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/isSi^ethode Curame des^Ttayes
F Maures de la TeHe humaine.
Auecles pourtraits des Inftmments nccéfïâi
rcs pour la curation d*icelles.
Par M. eyimbroifePare Chirurgien or¬
dinaire du lurtd paris.
î)ct!mprimerîe de lehan le Bpyert împrimèûr du it
Mathematiquès , demeurant en la rue S. laques, d
Henfeigne du Vray potier,pres.les M^thurins.
tÂrZQ P^riLEGE prKOTx
I f ^ I ,
[ïïnp]
Tlïïp
Tini
pmpïïipiïïpiTTïïpïïm
: 3'
4
5 6 7 8 9
JL
qA monfieur Chapelam^onJeHlet^i iç>r' '
premier medecimruimake dur iSpjpi - ; •
qt^i pat eu le pou : i
yok 4ç me femo^ " -
plus ipBguemeatlapuWieaÆi&n nol
& lumière de ce prefent^itEaitte,? '
k plus notable & fiaffiknte il
fté celle k que iene puis- fans. va?
biê g.r^dr;cgrptjïr^ doujeuaex^inbiî
treme^vqus e-xpo-feaMtendu IcnuEl
domaine ^ matbfiUf^q^^rpaidB
moie^j d ejppi W
de France a'dernierementrecetfc
Ce a efté k playe du feu Roy
Henry noftre trefTouuerain fei-
gneur^pour à laquelle remédier
toutes & quâtes fois qu cRoient
aflemblez les Médecins & Chi¬
rurgiens deleguez àee^& vous
Monfieur , cortime premier &
fuperincêdant de tous^efliez o r^
dinairement prefent pour apres
raifons entendues de.touslcs de
liberans^donneryne eonçlufion
-ôc certain arreft de cequll faik
loit executer en mal fi dange-
reuxj'v ou s d e voft re grâce me fai
fiez quelque fois Thonneur de
m’en demander mon opinion 8c
aduis. En quoy certes ie ne feis
faute d obferu er & retenir plu fi-
eurs fentencea^ lors mi-
fes en auant, cognoiffantpar ce-
k combien efl la fcience de Cbi ^
rurgie non moinsneceiTaire que
proufïitable aux inconuenients
quiiourncllement 3c àTimpout
ueu furuiehnent tant aux grans
Seigneurs, que gensdebalTe Sc
médiocre condition. A ce pre¬
mier motif eft furuenu pour eau
fe fécondé ce que i’ay apris de
rorateur R^omain qui en îbn pre
mier des Offices moftre euidem
ment Tbomme neftre n^ pour
fby feullement,ains deuoir eftre
fl udieux de la pofberité, ôcrie par
donner à fes labeurs , fi par eux
il efpere prouffiter au commun,
& mériter du public, ores encor
qu en trauaillant il ne puifle eui-
ter la calomnie des hommes . A
' caufe de quoy n aiant egard à ce
que me pourrot obîellérléis en- ^
uieuxj & me referuân t au prouf- '
fit vniuerfel de la Patried’ay pris "i
la hardiefle de aapportet én ' P
munJe peu d’expëtiènce que J
Dieu m a departy toûdhant m$
art, ôcde mettre erilümiere ce"
que lay peu voirô^ eompréridrè P ^
tant en celle ville , qu à la fuitre ' ",
de plufieuis eamps,& feiouis dd '
maintes villes enfèrmee*s PotiP'"'
c e fane le me fuis eftudied efcri- ' '
re fommairemêt 1 Anatomie dè
la telle , auec vn traître de i ope-' ’
ratio ^ cure manuelle des pky-
t s d icellcjnommemdfit des fra- ^ '
(fluie^ du Ctane.Et d autahrquc '
le Ckirurgren ne peift^ aucune¬
ment exercer & parfairb ce qU'il '
prétend; lân$ >mftruments;ÿld- ^
ure {ànsifes pjüÆîlz. Iky <|)ieia vbu
ippar mçfmp-iripyeîî adioufter
Ips figures des iiîftrumeBtz lïe-
^eflaircs &plus aiftz poirr la/cu-
^atipn d^icelles playes* Et erpy
■qu on pourra facilemét eonnoi-
firc^panles portraiiüzicyjrepre-
y^ue la plus|)art dÿeiux
{au rnoin^ veujîi^^
point plié pariautre^^iz en 1%
rniere y ypus adi^rtiâ6.nt que te,
neçeflùp / rnaitedlè deltniti y a
pontrain^fi peu dïnduftrieqdi
pttoitenn^^d’iiMentercesîn-
liruments, en exerçant l-oeuure:!
de, main, continuelemêt dppuîs
tiete ans ença. Eui^oitqu Hip
poeras fur tomiautrcs ‘anciens
doreurs aycÆrestien ^ trefcxk'
£tement efcritdc telles cîiofés^
6cque pour celle occafîon quel¬
ques vus pourroientpenfer que
iedeuroispluftoft craindre d’e-
ilre repris de quelque temerké,
que d'attendre louange ou re¬
merciement demo labeur: fi eft
ce qu il ne m’a pointfemblé efi
trange^ny hors de raifon quVne *
mefine matière foit traittee de
plufieurs de én diuerfes façons:
attendu que par ce moyen cha^
cun fubjet fefeiardt, & parfaid:
jde plus en plus (bn elpece. Joint
auffi que mon intention n efi:
point de contredire aux plus do
(des ôe renommez en noftre art,
ains pluftoft d’honnorer toufi
iours de bon cœur ceux qui peu
uent mieux faire en ceft endroit
que ie
qüe ie ne puis. D’auatage ie n "
iîime point qu’ô doiuetrouuer
niauuais fîi ayTuiuy vn ordre de
pratiquerjautre queceluy d’Hip
pocrat.IequeI(ainli que luymeî-
me a confeiTé) n’a voulu tenir tel
moyêd’efcrire^ pource qu’il ad^
drefToit Sc deftinoit fes œuures
à ceux qui eftoient ia auacéz , &;
par exercice promeuz en cefl: art
& difcipline . Car qui voudra
prendre garde aies fentences ^ il
trouuera qu’elles font quafî co¬
rne certains arreftz &: refolutios
pluftoîl: que difcours familiers
& cornus : aulïî qu’il atouliours
vfé de brieue & aphorifmatique
maniéré de parler^de forte qu’en
poifant lès mots^nous trouuoris
qu’ils font corne oracles, reque-
rants d’èftre expliquez & chten*
duz auec plus ample 6c plus Ion
gue déduction de parolles. Ce
que rayfait^dircourant le plus
clerement qu’il m’a efté poflible
félon ma mode fimple, commu¬
ne 6c familiere.-à fin de m’accom
moder , 6c communiquer mon
intelligece aux ieunes efcolliers
6c apprentifz en celle pratique.
G r maintenant quei’ay conduit
a fin mo petit defleing 6c labeur
ie n’ay pas eu grand befoin de
Inriguemet délibérer Ibubzl’ap-
puy 6c faueur de qui iele pour-
rois permettre Ibrtiren public,
linon foubz le vollrc , cognoif-
fant bien l’heureufe 6c honora¬
ble profelïîo que vous auez touf
iours faite de laMedecine, Chi-
rurgié Sc bonnes lettres, enfem- ■
ble la reuerence êc recommen-
dation,en laquelle voüsies auez
toufiours eues. Ce quim’alTeu-
reraMonfieur,que foubz voftre
aduéu & faufconduit,il ne pour
rà eftre que bien receu, &:{coni-
me i’eiperej dêlFendu cotre ceux
qui ne troüûent rien bon, finon
ce qu’eux mefmes auront fait.
Dont ie vous iupplie reCeuoif
mo petklabeur d’aüffi bo cœur
que ie vous le prefentej vous af-
feùrant,fii èfltroüué àggreable,
qu’en brefm’eifForccray. de pro¬
duire en lumière autre œuüre dé
lamefmeprofeflîon^comme i’a-
uois par cy deuat promis en mo
liure des plàyes faites par liaqué
buttes, delîrartoufiours de vous
faire apparoir combien eft gra^
de la bonne enuie que i’ay de
prouffiter au bien public, Ô^ fai-
te cliofes conuenables à la fa^
neur ôc bonne amitié quil vous
|)laift mê porter. Enfemble a la
vertu^ {inçerité & humanité que
toute la France 5^ moy aufli a-
Uons cogneue en vous, dont ie
me fens obligé à yous aymer, o-
beir &; reuerer toute ma vie.
En ceft MdroitjMoiiheurjiefup
plieray le grat & ronuerain Ar^
chiteàeur de toutesçhofes,qu*il
luy plaife vous cdtiniier fes grâ¬
ces, & vous donner félicité per^
pctuelle. De Paris ce zS.Feurier.
1^61,
V oflrre treshuble Ôç obcilTant
feruiteur Ambroife.Paré.
\^ornfHe Çuîâm dé
%ltac en fon chapitré Jtngu--
Hièr,aîny LeBéur^ou il en^
jetgnè tout homme hien ouuran>t^deui)ir~
comiflre le lièu dujuhiet àUipuel il (sut¬
uré :à fin quejon opération fiit exempte
de tout erreur , le mejiiispêrjuadé ce
^ué,dë toute antiquité de tempSj&fiu^
dàin (pue tart de Medecinefiut inmti,
lé s pim fameux médecins AJclèpiades
ont rectu par commun acco rd , comme
principe ^ theoreme , auquel en leur
art il ne faut aucmement contreuenir,
ffauotr eH què le Chirurgien ( qui de
toms lesQuuriersyfants delà dexterki
^iij
mmtieüe eH le plus exceüem) dokpar
necejiité Jçauoir exaBement la compo^
Jttion du corps htimam,au(ju.el il œmire
comme en fonpropre juhktj^despar-^
ties d’iceluy: pour ce qm luy deff aillant
cefie piece,c"eH à dire la cognoijfance du
corps fuliety il ne pourra faire operatm
qui fiit home , de laquelle ilpuijjè
Jortir auec ajfeurace de fin honneur. (Je
qui eHprouue fuffifammetpar Hip.au
commemement du Hure de 1 officine du
fC^edécin , ou il dit que le médecin chi
rurgien lors quil eH appelé pour guérir
^ne maladie 3 doit conjidererfi les cho^
fis fini fimhlahles ou diffemhlahles,
c'eB a dire file corps auecquestoutes fis
parties J aBhns d icelles retient fin
naturel ounon: afin qu’il puiffe confier-
uer enfin eftatjce qui retient encores de
fin naturel , ^ réduire à iceluy ce qui
en eH ejlotgne. 'jyaudntage (^alien au
commencement du liure des os, anom-
moment dit q^u'ïlfautcognoiflre le na^
turel des os connexion diceux fi on
*V!eut entendre q^uand ils font efloigne^
du naturel,C9^ les réduira en iceluy, at^
tendu que la guerifin neconfifle geint
feuÜement en la cognoijfance delà ma¬
ladie :mau en la fiience de lie ^deue-
ment ordonner appliquer remedes
propres tant à tout le corps qu*à fis par-
ties:qu4 prefque toutes , à caufi de leur
diuerfi nature, requièrent diuersreme-
des. fie qu'encores Çalien tejmoigne au
commencement du premier liure des li¬
eux offenfi^ie^au troîfieme de ta mé¬
thode quandil parle de tences. Or pour
lesjîifdittesoccafionsil m'^a femhU Ion
amy LeBeur^te propofer t anatomie de
la te fie ^ auant que defcrire les play es
çjr*fj^dBures Mceüe:k fin que tu lesfu^
ijfes mieux, &plm Jeurement traktèr,
per fi r^meclkwmenterj^fiumemr aux
accidmis. ^uefi tu me dl^ qu'il y a
plufieurs perfionnes tr autant s là (^hirur
giefiàns dmir la cetgnoi fiancé de l'anà^
tomie-,qui toute sfidû font de s cures quàji
defijperees. le terefiondray que teüés
cures fini fautes plufioft par fortune
que par le yenefice de l'art : ^ poûr ce
font màl confidleg touts ceux qui à tels
■impofteursfe fiemfiarfil aduient par
aduenture qu'xméfoh ilsfacem hîen^
ils feront puis apres mille fmtes , 0*
meurtres : ainjî que tefinoigne tresbkn
Cjalién enplufieurs lieux défia metho^
trique s de fôn teps.
^oncques amy,pour te guider à him
trait ter les playes ^ jyaBuresde là
tesichirmame , ie tay ‘Voulu déclarer
tanâtomk i'IceUe (feîon Idjùfftjknce
de l'ejprit qu'il a pieu àT>ieü me êon^
ner)^fant de plujteurs circonlocutions,
à fin que la choje tefuft mieux enten¬
due rParelttement tay fait tailler ^
pûurtraîreplufieurs figures tant de ta-
Àitte anatomie que des infirmi^nts ap-i
partenants a la curatio defdittesplaÿcs
fiaEturesdefqueUesfigures de tma
tomie i'ay extrait du liure d tendre
Zy^uefal, auquel la ^publique ejigra^
dement atténué', tant pmr fa grande di
ligence, que pour lesgransfiai^ qu'il a
Joutenu^ en tceuure de fin anatomie.
2{eçoy donc-ie te prie, ce mien petit ia^
heur ( attendant autre chofi promife )
daufii bon coeur que ie le te préfi'nte. de
bon ^ele : priant le TDku Z^iuafd,fia-
Beur de toutes chofis , nom enrichir de
fies grâces. •
alexairlns an leBeurpar
à fon am^ /T. authem de es
frejèntliure,
BIpotv^fentira^ieiltoutet4rchite£!ure
Du corp extérieur tO' comme nature
Ua de proportion egate compafe,
Uhommcdu jeauoir de foy , n'ejl en rien 4^
Si profonder encof le fecret-artijtc^
l)ef interne fugetyfdecouurirf office
Dttpoulmpneuentail de Idvitale ardeur,
Vapidumouuementâel'artere&dM tueur:
Si voir en fângifermeilfe changer la fubftancp..
Du foUde aliment, ^uî par fonaffuence.
Empliffant les vai féaux du corfsvniuer/elî
Refait pour quelque temps femhlable à l'immorteh-
■ Brieff toucher au doigt, fi conduire àla main
“Tout ce que dansfon creux cachek corps humain,
^efiafjèzpourfcduoirfolmejmefeconnoiflre:
Cd{ton aduis leÉkuf)comment pourrons nous efre
Dignes d’entrer en Delphe, ou kZatcrJeH
Graua fur kporiaildejon temple ancietr
Ces tnots, Nul ne s’ingère dpa fer plus auant
Si de foitnefmeiltfef premièrement fcauanü
Certes ilfautmonseriufqu’dcehaut palais,
Oufintelkatrauailk-eiTuefcfleiamdis,
Jl faut la mafe ronde ou nt^re efcritrepoÇe
Ecarter en cent pars, aînfi fera ieclofe
Darche de laraifompuis des vertus de tame
Les fiéges arrangeâmes condmts,^- ta trame
Des efprits animaux feront àl’homme voir, ,
Xokf ce que de foimefme ejî tenu de feauoir.
■ plufeitrs ôntirdudlle'tuf^ tcy,pourconduîrê
l^s ignorants cerneaux ce huttmais leur dire, '
leurs efcritsO' labeurs, qui fatisfût^/fez:
peuuent auoir au vueul des écrits rama^ex. - ■
De quelque ŸopuU]fe,ont manqué de doélriney
Sans auoir contenté ceux, que le trauaîl mine
lour c5* nuit au pourchas des plus cachexjicrets:
Defquels ayant Paré entendu les regrets,
pour n’ auoir entre mains quelque ceuureajfex capable
De leur fublinte efpnt,en afaitvn femblable
Dt refpandent au vœu qui tant les captiuoit.
Du chefhumén t entour çÿ* le dedans f voit
’ Si viuement depeint,qu’vn théâtre de tejlé
Bien appeler poüuons ce labeur tant honnejle.
Ou, mieux qu'en nul comicque ■& tragicque appare’d
Le [ombre hebergement on connoifi du fommeil.
Le fonge phanta^icq,les apprehenjîons.
Le lieu du fens commun , & defesacîions,
m ilieu,le repaire ou l’inteÜeB habite
^uecleiugement&laraifon,inuite
Chacun a contempler combien efl plus parfait
L'homme,que Ranimai qui fans raifon cftfah:
puis le dernier feioHT'enferme la mémoire
Threfor de l'ancienne gy^ plus moderne hifloire.
Ce que non feulement paré nous rnonjire à l'œd
Par fa dijfeélion, car pour bannir le du eil
Indicible quijuitde la teéle loffènce,
Il traffe les moyens, il donne Ufcience
De remettre en. ejlat,tout ce que lafraélure.
Ou la contufion,ruption & bîefeure,
j Incijion deglaiue,au crâne enuironnant
î L'imbecille cerueau,ef; de malprocuranti
Jriefme il a par labeur autant grand' qu’admîraUej,
\ Et par frais excef..ifs,fur l’enclume durable
^ Defon heureux efprit,forgé la plus grand part
lies infrumems gui font conuenables àl'art.
Tour Uquelhien(Pdré)fer<t l'humain
DoUhUmentredeuable dton double labeur.
Et moy four (Ctgmenlêrl^ytilitè publique,
T'exhorteray vouloir en ta do6le pratique
Continuer tes ans,a fn que la Praneoife
jbPntion.^arlamain 0- plume d’vn î^mbroifi
Tuiffe a droit fe vanter A- epre autant auancee
Q^e la Grecque fe tnonjhre en ce fcauoirpaffèe.
EftienaedelaRimere^à Tau-
téurfori bon amy.
Apres t’auoir de bon eiprit prouué
T ant par efFet oue par 'doéte efçriture;
Bref que tu es en ton art efprouué
Et qu’aux humains prpffitc fort ta çurê ,
Trefcher amy^ie te pry d’auoir cure
Paracheuer ce que nous as promis:
A fin qu*vn iour cognbiïïènt te^apiis .
Et eftrangers que labeur t’ a fait tel
D’auoir efté en l’eftat des Rois rnis
N on par faueur,mais |caupir immpfteî. ,
or>e
de Q^athunn
Qdamj^enois^
Q^V I veut bien confîdercr
La tefte en toute partie^
îl néfcauroit admirer
Plus notable Anatomie^
Ceft de Telprit la maifon>
Ceft le fiege de raifon
Qm mille organes àiîèmbléj,'
Lelquels touts diüerlement
Obt leur propre mouuemenr.
Et s’accordent bien enfemble.
Ce qui ièrt à {anoUrer,
A voir toute choie beîlè^
A lentir & odorer,
T out eft compris en icelle:
Comme il ell manifefte
T resbien par ce beau traitte.
Qui eft la douce Ambroilîe:
Dont Ambroife en Tes eferits^
Donne pafture aux elprits.
Si bien qu’il les raflalie.
Sa première intention
Eft de nous faire côgnoîftrè
Qu*elie eft la perfedion
Des faits du fouuerain Maiftre»
Veu ^ue non point feulemeni
La beauté du firmament.
Et de la terre habitable:
Mais ce qui n^eft quaû rien
Nous demonftre allez combien
Son faéleur eft admirable.
D’auantage ayant fait voie
L’artifice de Nature,
Ce iiure encor’ fait {câuoir
Quelle eft chacune blelfeire,^
Et fi qüelqu’vn offenle
A le Crané interefle ,
Ou bien quelque autre partie:
Icy l’on cognoiftra bien
Les outils & le moyen
Comment on y remediç.
Carl’autheur (comme eft requis)
N’elpargrie point fa fcience.
Bien qu’il ayt fbn art acquis
IPar bien longue expériences
Voire & par nccefsité
' Qu* il ait luymefme inuenté
‘ Maint inftrumentneceflàireî
Si veut il tout propolèr
A ceux qui pour en vfèr
1 En pourront auoir affaire.'
I L’apprenty donc peut trouuer
i Icy le certain vfàge.
Pour bien fon art e^rouuer.
Sans quenuly ayt dommage*
.-Al-
Mais Ambroifè pour auoic
Communiqué fonfcauoir.
Verra que pour recompenfê,,
De fa libéralité
lamaisiapbfterité-
N’en perdra la fbuuenancei
AD LECTOREM
GlGaroni
QuicqutdGaÜus hahet,qutcqui'dp;ripfire Latinf^
Egregîum q^lequid Gracia doUa dédit:
Qmequid tarais nobîsfetmorfe relrquîtinepto, , .
'^me tïbifraEhm ejlcapiit^ttàffî^vecérèhrutht
't^Ttfrons,anfaciesJauciatomibie^?
'eyinfduces,aures,oculifmtvulner£la^
Tôt tantifque malûfqugi^edp^tur-habetl
Hic ergo tydmbropuifinçerètaUd priant .
aÀn,non dignus neâare,^ e^mbro^àl
L’ANATOMIE DE LA
telle humaine, ilkiflrée par
les figures de Les parties. En^
fèmble la méthode de trait-
ter les play es , & fradures, a-
uec les pourtraiârs des Inftru
mentsneceflaires pour la cu¬
ration d’icelles.
ISE P^P^E CHI-
rnrgien ordinaire -du P^y ^ ^ luré à Paris.
J tA tefte eflle fiege des
i fins, repart de ral-
^ fin de fapience , ae
y laqueüe comme dJl^ne
% fontaine fi rtent dimr-
fis operations , ç^plufieurs commode--
A
Définit! O
de la telle
ANATOMIE
te^ que nom déclarerons cy apres . SL
le e^ Jhuee fur tout le corps ^ a fin que
F ejfrk animal refijfeygouuerne J ordon¬
ne dijfofe tout ce que Nature a or¬
donne fouh^ icelle y comprenmt depuis
, S'md^m. le fiommet nommé Sinciput, la pre¬
mière ffondyle ou *vertehre du col . St
Diuifion q^a,nt à fis parties y elle eH diuifee en la
cT cornet face fiontytemplesyfinciputy'vertex ^
nues en l^occiput. H^ar la face efi entendu tout ce
qui eft contenu, entre les Jourcil^ (^le
menton. n^ar le front, ce qui eH entre le
poil de la tefte Cibles fiurc fa. ‘Parles
temples, ce qui eH fiîué entre le petit ca-
thm ou petit angle de F œil ^ ïaureiüe
Par le finciput,ce qui eft depuisf extré¬
mité fikperieure du front ,iujques à la
fiontenelle ou future (foronale . H^arle
<vertex ou fommet , ce qui eH comprins
depuis ladiEte future foronale iujques
a la
a lit future Lamhdoide . Pur focpjputÿ
ce qui efljiny ^ termine parla future
Lamhdoide,-^ partie pofterkure de la
première ^ertehre du col.
Or de toutes ces parties, les ‘vnes font
Jimples,^ les autres copofees .ly aua^
tage les ^nes font contenantes , ds^ les
autres contenues. ayMais des contenanr-
testes ^nesfent communes a toutes les
JùJdites parties de la tefle, corne le cuir,
panicule charneux,^ le pericrane.Les
autres font peculieres à certaines par¬
ties , comme le pannicule charneux au.
col ,àla face , au font, aueuir qui
couure le crâne. La tunique , commune
aux mufles , à la graiffe à la fa¬
ce . Le crâne, la dure ^ pie mere , .au
cerueau. Les parties contenues fint , la Autres
Juh^ance du cerueau, les quatre a/Èri-
. ^ . . tenues en
eûtes corps contenug_ en iceMx , Les k tefte.
Aij.
ANATOMIE
nerfs proce^mammiÜaîres,le
xi/,4 choroïde,^ i^dmirdhle fgÏAndule
haftlaire ^ autres defquelles nom
traînerons cy apres .
(Ramenant faut pourfuiure les
parties contenantes ,en commençant au
cuir : car d’ordre tdenfei^nèr eB de pre¬
mièrement traîner des parties pmples :
îoutesfok ieparleray premièrement du
poil couurant le crâne , duquel en peu
deparolles diray ce cpuîmenfimhle.6t
<5^e ^^j^pourtant tu noteras quiceluy neB au-
<ine poil/ , , ^ ^ 1 -à
tre choje qu<vn excrementprodmctx^
formé de la partie plus craffe terre-
flre , de la f per fuite de la tierce conco-
Stïo, laquelle ne fe peut exhaler ne eua-
Yfzigcdnporerpar infenfihle tr an fixation, Id^-
tilitè duquel poil efl , en confummat les
excremeteegros cra^ fuligineux ,
du cerueau , enfemhk de feruir de cou-
uerture
DE LA TESTE. ii}
nerture ^ ornement à la teBe.Et fati.t
enteâre que ce poil eflfak de la premiè¬
re génération comme eflauÿi celuy der
Jourcil^: Vautré ‘vient a mejure que
le corps croifl, ^ Jè dejèiche, comme eVl
celuy tant de la harhe que: de deJJouV^
les aijfellesypartiés honteufe s autres
endroits de noBrecorps^:ceqm eflma-
nifejieàtous. »
Du cuir mufculeux de
latefte^.
Ecuir qm cou-
i tion du
ure le Crâne , cuir muf-
qui eVï cou-
uertdepoiheB
fans comparai:
fin plus char-
nugros,ejpai^^_
dur Confie ,^quen nulle autre partie ou.
H
ANATOMIE I
il neB coUMrt depoil.^D auanta^c, ou \
illecomre ,eB mejlè ^ infiltré aux ^
parties fuhiacentes, comme aux leures, -
aujront auec lepanicule charneux, ‘ '
pourceeftdïBmufculeux:e^esautres ^
eri'droits ,. auec cartilages ^ comme aux
aifles du ne^ tarfes des yeux ,
pourtant eB diB cartilagineux .Il a co^ \
nexhrPauec le ndericrane, a caufe qu"il 'i
eB infiltré auecpues luy . Il reçoit des ■
nerfs qîlîn;iennet dè lapremiere ^ Jè~
conde ^ertehre du col , ^dela troijl- |
efîne paire du cerueau yCpuife dlfemi^
nent ^ ejpandent par toute fa fuhBa-
ce : au moyen depuoy lesplayes^ contu^ j
fions ^ apo Bernes faites en iceluy ne i
fini à mejpr fir. ■
I^uPcricrafie.
de LA TESTE. iiîj
Bl n^encriine eH ^ne me-
I hrane fort deliee , laquelle
)ireueftant immédiatement
Itomles osde nofir^ corps,
eH appeüee enla teflej^eciallemetl~Pe
ricrane, pour ï excellence du Qrane . 8t
à tous les mtr es os ^eriofle . 8t tout ■
ainji que cefte membrane prent fin ori¬
gine de la TDure mere , par les futures ^^^5-
<S J ^ ^ ^ r cranepret
ou commtjjures du (jrane : amjt toutes naiflance.
les autres de no ftre corps font faites ^
d- J lïîcrç
produites ou de cefle cy osihie de la TDu
re merefaifants apophyfis ou produEli-
ons tant par les trou^ de la tefle , que
par ceux de la fimale medulle, iufques ,
a t extrémité de îos Sacrum . fe qui fi
peut prouuer jpource que lors qù^ne^
membrane , en quelque parue du corps
' que ce fiit, eft endommagée , la mefino
afieciion e§i communiquée iufques a loi.
ANATOMIE
T) un mm.Çe qui eB fort manfeBe en
ceux quijoujfrent douleur en quelque
partie, ^ fuft ce en ï extrémité du pied:
lors qu on eBernue ou toujfe, la douleur '
f augmente ,feBendant corrpmuni^
V tilité du quant iufques au cerueau. Son utilité
Pencrane ^ couurir le (rane , ^ luy donner
cognoijfance des chofis nuiJîhles,parJon
fentiment , ainji que fait le ^erioBe à
tom les autres os. T)'auantage, il fou-
fient c^fijpend la Dure mere contre
le Qrane ,par les commijjures , de peur
qu icelle parfapefanteur ne tomhaB en .
h CVS, ne MeJfaB la Pie mere, co-
fequament empefchaflla pulfation tant
du cerueau que des arteres , .lefquelles
font en grand nombre diBrihuees à la
Dure ^ Pie mere, ainjuque déclareras
enfnlieu.Le‘l?ericraneagrandecon-^
nçxion a la 'Dure mere^ au moyen qull
de la teste. V «>
mprentfanaijfance.O^parconp^^^
de toutes les autres membranes de no-
flre corps .laquelle chofe nefautnegli^r
pourleprefenttraitte.
. Des Sutures.
S 1er des Sutures appela
lees engrec T^aphé.qui
conioignetenfemhleles
osduQ’ane.leJqueUes
font cinq : Ceft à /cauoir trois ^ra^es.
^ deux mendeufis ou faulfes . Les cinq
^raye^ font nommées, l ‘zme foronale. Sutures
r, cr 1 • • (ï • Suture
en yrec ô tepbama. qm est en la partie coronale
anterieure, defcedant du Smciputtraf
uerfaUemet ^ers le milieu des temples.
8 f e^ ainjî diBe . pource quen ce^ en¬
droit on a accoujtume dfimpojerles CO-
ronnes a ceux quil appartient. D autre
ANATOMIE i
Sutuï:cSa.eB diBe en (^rec Ohelea, Sa^kàléoû
gitale. ^yolBe en Fràncoys^qui eflen la, partie
Juperieare , pource que droittement elle
diuife toute la tefte en deux parties ef^
galles J^eHendant par dejfus la longitu-
Suture (£ icelle ^depuis la 0)ronalejujques a
Xambdoi la tierce pofterieure nomee Lamh^
5^?’ doide, ainji diBe^à caujè quelle repre-
fente ceHe lettre (grecque capitale diBé
y Lamhda a . Ou noterai que tout cecy
doit entedrele plus feuuentfour ce qm \
îrouue quelquesfois des crânes n ayants
point de future anterieure des autres, de
poBerieuredes autres, ny ï^vne ny l au-
tre,fors les medeufes.Tu trouueras auf->
fe principalemet, que la future Sagitale '
defeendiujques à l harmonie o u conion-:-
Bion des os du ne^ . PareiÜement on>
trouuequelquèsfok trois ou quatre JutU:
rfs a l os Occipital,teliemet que le nom^\ .
hrenefe
f DE LA TESTE. vj ■
I tre nefipas toujîours certain, (e (jue Cel. li. 8.
Q)melm dlEiqt^ Hippocrates
a lai^epar efcrït qilil a eBé trompe au
nombre defditesjuture s ^ eHimant qm
î occiput fuft diuife rompu pour le re
houchement ajperité que la fécondé
future Lambdo idefaijoit à fin ejprou-
nette ^ pendant qU^auec icelle tl findoït
ladiElèplaye. Les autres deux futures
fi'ntdiBes en Çrec Lepidoidés^enFra-^
cois Jidedcufespar ce quelle s ont faillj^^S:
à Informe dés ‘vrayes futures, prenant
forme dappUcatio dos contre yn autre
eftat chacu de fa bafe gro s pfl ef^ai^,
au recotre l’^n ï autre atténué , ^
: fait en forme de taiüat de couteaux fu
I fi couchant fur ï autre, ainf quefiaiiles
r depoiffin. aAu moyen dequoyfint dit-
\ tes S quameufis , ainf que les frayes
fentdittes Serratiles, pour ce quelles fi
ANATOMIE !
mènent enfemhle en forme de dent^ de
jfcye, entrant ï‘vne dedas ï autre en leur
I^ourquoy ^mcontre. Et fi on demande pourquoy ■
fait leCra teBefquï efl ï organe leplusnohle de
ne dVn corps ) n"a eHéfai&e d'^un fed
fcul os. qu^eüe fu^lmforte e^Jèure.
Je rejponds que c^eft afin qu'elle fuÛ
conferuee mieux deffendue des in-
lures tant internes qt^externes : car
le Crâne efi:.ant en noflre corps com^^
me *zme cheminee ou fourneau de là
maifon , auquel toutes les fumees mon
tent^ fl 'Nature l'eufl fait tout d'yn
os , les fumees nef en eujfent peu exha¬
ler: e:J^par ainfi euffent eftaint fuf
foque tout le corps. T)ûncdepeurquetel
inconueniet ne ^int à l'homme^, idatU'-
" re luy a fait le (fane de plujleurs pièces
à fin que par les commijfures d'icélujy
telles fumees peujfent eUre euaporees.
de la teste: _ vij:
'^yla quant aux mutes Intemes.Au- ')
ont leur s cemijfures fort entreouuer^ Diuerfîté
tes apparatës.'les autres fort Jèrreës.
Etaceuxprincipalemetquinmtpomt
decomiffures, Mature a preueuàtel ac
cidet.’C'efi quà deux doigts près buenui
ro de la comijfure LaMoïde^afait 'vn
pf) leplmfouuet deuxtrou^par ou en- '
tre la ^eïne ‘7uppü dans le (/ane:qui
font fi amples , quon pourroit prefque
mettre ^n fer A aiguUette : par lefqueh
les sapeurs f exhalent jOu autremet ïa^
nimant mowroit, ^our les mures ex¬
ternes ^a ‘voulu qùil fuJifaiEi tel , afin
quefivhoseBbit fi^aElurè de quelque
chojèquecefuliy les autres pour raifin
de leurdiuifion, demeurajfent entiers
es^fans dommage, confequamimt .
que la playe fufl moindre , moins,
dangereufe .En quoy faut entendre, que
I
ANATOMIE
fl îos eÛant frappé coBéJè rompt
deï autrepart,cela aiuïet àratfonqùil
y a defaut de futures , ou bien qu'eÜes
font imparfaiBes . (lAutrement il eH
impo fille quetellesfaBuresJèfeifet,
‘veula diuifon ff) feparation defdit^
os, 6tfitum^olieUes (puonne troum
gueres de (fanes manques en futures,
le te rejpond^ que aufi peu fuuet ‘voit
on telles fraBures aduenir.
Or pour condufion faut que le Chû
■ Raifon rurgienjkche le nombre des futures , tÿ
Fe°cSrar leurftuation.’àfn quil fâche difcerner
gien doit les faBures fiiffrees d'auec les com-
nombre ^ depeur qu'il n'applicque fon
des Cm\i-Trepanjùricedes(tat qu'il luy fera pof
) à raifen qu'il romprait les v/eines
■^arteres,^ quelquêsfbres nerueux,
pm communiquent des parties intérieu¬
res aux extérieures : dont f en pourrait ^
enfuiure
DE LA teste; viij
'enjmureflux defang , (^uï decouîemt ^
entre le (jme la, Dure mere^ "^flu
jieursgermcteux accidetsxeqm eflfrou
id par Hipp .Si in ^etrem, wc.^ad Hipp.Ii.5:
le fang efl hors défis ^aijfiaux , necefi
fairement ilf^altere, -^pourrit. Pareils
lement laTDure merefis jilamets coup-"
pe^,pourroit tomber Jurle cerueau, qui
firoit caufi qu’il n’aurait fin mouuemet
libre jau dommage de ï animant.
Du Crâne.
fcAintenant faut avenir au
W/ane^que nom appelions le
^efijlequelaufi e fi nomme
^des (^recs (fanium^des La
tins faluaria , parce qu’il eft dejjus la
teÜe comme ^nheaume. JleBcompo-^^
fie de fipt os,, dont aucuns font plus durs de feptL.
ANATÔMIË
^ ({ùe les autres. Le prefnier e^
h s occiphalje^uelefiplusdur ç^ej^ais
que ml des autres. Nature la créé ainjl
dur^ ej^ah pour preuenir aux dagkrs
fumures externes ^quipeuuetfuruemr^
comme cheuttes coups,pource qu"e U
^artiepofierkure ny a point dyeuxpour ;
ypreuotrjnydemainspourfedeffendre.
6t eB ledit os circumfcript par la future |
Lamhdoide^ -^los ^afilaire . Les emk
neces de c"eB os font receues delà premk
renuertehrefur laquelle la iefte Je fléchit .
en deudt derrière ,par le leneflce de
quatorze mujcks (que déclarerons cy
apres ) -^ de hiai forts ligaments , qui
lient ^ joignent les cornes d^dit Occi¬
put, auecles cauite^ dhceüe yremiere ^
Ôs Coro-^ertelre du col. ^^Jecondos eB en la
-îial. partie anterieure nomee h s foronalje-
• qud tient te fécond lieu en force ^ ef-
DE LA TESTE. ix
paiJfeur.Et eft limité pdr la future Q)~
ronale, ^les extremite^dehs "Bafi--
laire ou Qineiforme:auquel eH fouuent
trouué ynegrade cauitéfouh^ les four-
cil^pleine d*yne matière gluante jCraf- De guoy
Je ^ 'vfqueufejde couleur hlache, qui
aide à elahourerlair four flairer, fen- qui font
tir,ç^dtHinguer les odeurs daquelle ca
uité eH au Chirurgien digne deHre hie
notee, fource qu’à lors qu’il furuiet fva-
Bure en ce fi endroit , U n’y a quelque
fois que lafremiere tahlede l’os rom¬
pue, qAu moyen de quoy le Chirurgien
ignorant telle cauité,penfe ^ croit que
l’os /oit enfoncé du tout au dedans ,
qu’il comprime les membranes,-^ par
^ .confequent le cerneau . St à cefie caufe
îceluy (^augrand dommaige dupatiet )
amplifie laplaye ^applicque Trepa^
nés autres inflrumentspour efieuer
B
ANATOMIE
îa^ fe'conde tMe âudït os : ce ^»’/7
Si le Chi- le foin, St mnft tels Chimmens imares
ignorant fiuuent font caufe de la mort des fau--
deranato j^y'es patients : ce que te puis atteÛer a-
ü5t eftcau "veu. Dont il eH hefoin au Chtrur-
fe de la aien comoîHre telle cauiti , ce qu^il fera
patiens. ropantpLu/teurs tejtes de mort, pour
en auoir plus ample e^pa^aiùle co- 1 -,
gnotf'ance . ILes trotjieme quatrie^-^.
me des os fufdit^ , font deux nommer
OsParie- „ . j ^ •
taux. Pariétaux ou bregmatts, tenats le tiers
lieu en dureü ef^aijfeur , combien
quhceÜe foit inégalé Çjp^diuerJê enfes
partie s, ^princlpaUement au lieu ap^
pelle Sinciput, vulgairement la fonte-
. nejc Ÿfe
hciput^
neüe ou le fommet de la teBe , laquelle
n'a point forme d'os aux leunes enfants
s ans enté auàtqu'ils nayent toutes leurs dent ej
qui qu'en ceB endroit on fent^ne
coüü:um.emollejfe au taSi, O^'vne palpitation,
pource
DE LA TESTE. x ^2-
Mrcé que leCdits os n’y font encore .
I ^ / r r ■ ' r auecquel
forme^entierement . Cela Je fait , apn^^^^sdets.
^ue la redondance de se xcrement^hu-
rrâdes ^ajoreux contenu^ aucer^
'ueau yjèpuijfen t exhaler parle moyen
de fa dilatation cotraBionjqm Jont
fes mouuernent^, qui peuuènt eflre no-
me^Siflole 'Diaftole . ^oncluJton}^^^f^^
fejdits os font toujtoursplm tendres naturels
Bus deliee que les autres: teüemet qu’o
I ■ r J -a:
les ‘z^oit Jouuent en aucuns endroicts e&teaf^c^
n’auoir non plus d’ejpaijfeur qu’nyn
gle. Par ainji donc eH f ie necejjaire au le.
chirurgien de comoiHre diligemment Annota-
, ^ J ^ J ^ / ..tiondîgnë
VespatJJeur des os du Crâne , lors qu^tl d eftreob-
faut trépaner. Et font circuit^ ces deux P^ruee.
os quarre^ en la partie fuperieure de la
future S agit ale de l’inferieure des
futures mendeufesou fcammeufes , de
f anterieure , de la Coronale ^ de
' '
ANATOMIE
la poJlerleurejLaml?doïde^Gci^ti^
me ^ lixiefinefqpt deux autres nom-
mé^os Petreux^puifiûuentlesjufdit^
en ef^aijfeur force defpuel^ font U-
mite^ de la future mendeufe^ ^ d’^-
Os Sphe- ^afîlaire. ï^ feptiefneleH tos Sphé¬
noïde on y , en ri ■ • r ' ^
Bafiiâire. noide OU Bajuaire : amjt nomme ^pour
ce qu'il efl fondement de la teBe portât
tous les autres en leur propre ^ dent
ftuatlonfans qu'il^fepuijfent deff ai¬
re . qA ceBe caufe a eBe appelle os Qi-
ne forme ,8teB ledit os fini termi¬
né tant d'^n coBe que d'autre ,par les
os dufi'ontj n^etreuXy Occipital du
palais:^ efl défiguré femhlahle a^-
ne chauuefouris,^prînclpaüementfis
apophyfes nommées en (grec A^terlgoï-
desy ff) femhlentreprefenter les orelües
d'iceüe. D'auantage dy a ‘vn autre os
fitué en
D E L A T E s T E, xj
fttui en la hafe delcos (oronal^ arn^uel
Je finirent le s proce^ mammidaimje-
quel a eHé nomme des mtheurs (Jrecs
Sthmoïde^des Lutins Spogkux ou (ri-
hleux : pource qu’en luyy u plujteùrs
trou^comme aux eï^ongesou crïhles^
pour conduire les odeurs aux 'yentricu'-
les anterieurs du cerue au.
Itenfjhntjtx autres petits o^elet^
contenu^ esosH^etreux , dans le trou
des oreilles J à Jçauoir trois de chacun
coHé mmme^ Incus , Aîaleolm ^Incus.
Stapé s , pour raijon de leur figure qui^^^^^^^
eB fèmUdMe tnyn à ^n enclume,
l’autre à yn marteau, ^l’autre à l/n
eBrier d’^n cheual %eiBre . L’m;^
faige dejquel^ te fera déclaré cy apres ^
lorsque parlerons delà faculté audt-
tiue . Outreplus on trouue en aucuns
Qrane s, certaine s diujlons d’os, comme
ANATOMIE
ptece^
ce Guenutron, ayants comm^nres pro^
presàeües^q^idjontchojesdignesâ'eflrs
hkn cogneues au Chirurgien , lors qu’il
eH hefoln d’yjèr de trépané ^8 1 telle cho
fe pourra eHre cogneuslors qu’d fepare^
ra le Perlcrane d’auec le Crâne , Car a
, „ . l’endroit des commiffures Ae Perlcrane '
ne ell fort eÛ pim difficlUement fepareque es au~
adh^-ent endroits OU U n’y a point de comlj^
lYcnàîoufdres.àralJondes^aijfeaux (^fihres
à^f com-ne-y'ueux'^qui communiquentde la TDu-
iniflures. i 7r r-n-
remereparlescommtjjures yUu Pert^
crâne à luy contenu . /^^^ûesTsAêl
femmes fent pim delle^ ^mol^qm
ceux des homes: des ieunes enfants,
que de s femmes. oAufl ceux qui n’ont .
encore s accompli leurs trois dtmenjtos,
les ont moins durs e^ai<^^ que ceux
qui fint perfait^, ‘HareÈement les.
DELA TESTE. xij
[ySthiopes ou adores tom autres
^ui halitet és lieux chaulx,yersle Adi
dy^tSqmnoBial jQntle Crâne fort
dur^Cs^ nont point oupeujdejutures .S't
tout ce y oBpour colliger ainjî que- dit
Hipp . qùen ceux qui ont fa&:ure au
Crâne mol ^ délié , les accidents fint li.des play
plus grande, ^la mort fera plus ^
chejqùienceuxquilauronte^aî^-Q^
Jolide : a raifen quil faut plus de temps
pour altérer ^ pourrir l'os dur ^ qu’il
n’eft requis à^n mol ^ délié, o^utre
raifen ceB que l’os tendre Cjsr* délié fera
plufloB couppepar latrepane,queceluy
qui eH dur w éfj>ai^ . Oultreplus au¬
cuns ont ^ne ou plufemsprominences:
ouenleueures en rondeur au Crâne, ou¬
tre le natureldaqueUe chnjè au fi eflbïe \
a noter pour deux raifens. La première
pour la conjfderatio du couppource que
■ .
ANATOMIE'
fil aduiem furîceüesgrânde ^ longue
diùi/ion: ilnepeut eHreque la playe ne
pénétré audedas^car il efl certain qu'on
ne peut couper faire grande diuifon
en ^ne chofe ronde {corne en <vne Iout
le) qu'on ne pénétré pim fort au dedans
qu'en ^ne chofe platte w point ef
leuee. La fécondé raifin ceH,qu'icelIe
prominence fait changer la figure
fiîuamn des commijjures . oAucon-
traire , la ployé peut eBre faite grande
fur la figure ohlogueyfans quelle pene-r
tre au dedans.D'auantage faut que le
y a deux ^lotrurgien Jache que au Crâne Jont
tables . ^ deux table s J entre lefqueües eji le DU
eft ^vte^P^oé ^ qui eB^ne JubBancefiongieufe:
{nh&înceoufmferent plufieurs %mnes^arte-
âtSIef res, quelque ftmilitude de chair. Ce
deux ta- qui O eBe fait par ^zme prouidence de
ature,afin que le Crâne ne fufl trop
pefant^
DE LA TESTE. xiij ^
pejknt , aujit four contenir lefmg
four la ruiurriture ^ie du Crâne ,
four donner fajfagç aux. ^afturs
contenues au cerueau. ^uantùlata-
hle Juferieure du Crâne , elle eftf lus
eF^ ai jfe , forte folie, que hinferieu^
re. D'inferieure e^f lus mmfefuhûlé,
'inégalé ,four h ailler lieu aux rei¬
nes arteres internes ( l'imfref'wn
defqueües efl euidente en ladlBe fe^
conde talle,fartie intérieure ) dejquel-
les certains rameaux entrent dedans
lediB (jrane,far certains fet'it^ trou^
au fi afferceu^à Væil.dyéu moyen de^
quoy la Dure mere est Juf^endue
attachée auCrane, tant far le s futures
que far les Jufdit^fet'it^ rameaux:
Chofes dignes d'eflre notées au Ch'irur^
gten. CarfarnL;ngrandcouf orhe (ne¬
anmoins qiû'ilny aytfaBure àhs)
ANATOMIE
pour l^eshranjlement du cermm , tl fi
J fiuuentesfoys ruption defdites^
coup ^ (trtereSjdont le fang découlé en-
bc fc h s 0* les membranes , 0 le pim
defva^- fiuuentla mort f en enJuyt.Cequefera
fcixu. A6t4e^claré cy apres epuand ieparlerayde
s^e^uit! commotion du cerueau . D'auantage
fautque le Chirurgie ip)it bonne cognoifi
fance de laJùbfianceJpongieuJe,qmefi
mtre les deux tables , nommee diploe,
laquelle eH fort molle ^ au regard defdt
tes tablesjorsqu-il trépané j0*qu"auec
quesdiferetio il ciodmfefa trépané, pre^
nant indication de là ténuité ou. efpaif
pur de la ficode table:de peur quotout
à coup en appuyant trop fort , il ne ten^r
fonce au dedas , dont fi pourrait enfiy-
ure couuljto, &par conpquet la mort,
cA quoy iePpere obuier parle moyen ^
d^^ne Trépané, que ïay inuentee corne
on^verrà
J La Dure
DE LA TESTE. ijdiij
m 'verra en ceprejènt traitti,
DelaDuremere
^Tantainjî demonflré
^ tout le Crâne ^ il faut
^ 'venir à la Dure taye,
\^^ui eB
fmieres ci^principales l\ne des
mehranes de tout le corps. Elle firtpar
les future s ^ par les trou^ des nerfs me
qui Jortént hors du Crâne , Cst^par les
trou^ des os Stmoïdes ou coJlatoires ^ a corps.
xeüefn que Pair les odeurs puiffent
aller au cerueau,lors qtCil en eBhe~
Join . Süe reueB la tunique intérieure
dune^. Pareillement fort par le^rand
trou par ou dejeed la nucque qui en eB
remBm, ^^eneralement chacun netfeenà par
membrane de tout le corps : à caufe
J ' 11 n -'.trou par
ée quoyfu eny a aucune, hkjiee en quel ou defeéd
ANATOMIE
la nucque partie du corps que ce Joitj adnjt que
nous auons dit par cy deuant ^Joudain
parla comxîon ou continuation quelle
a auec la TDure mers ^eüe communique
fin affeEiion au cerueau: comme pour
exemple muspoumns entendre de ceU
patries luy qui ayant ‘vlcere enfin pied ( par-
malades.^^*^ fnemhraneufie ) fentoit monter
tout le long de fin corps certaine matie--
re^ouyapeurfioide iujques au ceruéau,
dhntpuù apres f en enjuiuoit Spitepfie,
8t ft tu m'ohkÜes que tel fentiimt efiok,
porte par les nerfs Je rejponds que iceux.
fint confirue^ ^ ^eBu^ de la plus
grande partie defdites membranes du
{ul^fl^ce d^iceüeDurerm^
Dureme-^^ cfiaiffe^^dure fins que nulle au^-
.J? ^^-tre meorane , (hnt elle a obtenu le nom
dure. ^ Tl>ure mere: à raifin quklle engendre
Ks* produiBjConferue ^ entretient to u^
tes les
DE LA teste; XV ^
tes les autres. Son utilité eB ctenuelop~y tiliti de
jer entieremet.tout le cerueau
hlher (pC'tl ne foit hle^èdu Crâne , lors
qu'ilfait fin mouuemet: qui eB la cou^
Bume dénaturé jde mettre entre deux
contraires /zm moje:pource entre leQ-a
ne qui eft dur ^ e!^ le cerueau mol , elle
a mis ladiBe membrane qui efi de fub~
fiance moyenne entre les deux : la--
quelle eB Jiifi^endue attachée aux
futures par %^eines, arteres ^filamens
nerueux.qui entrent au cerueau , en
firtent , neB adhérente audit (fa-
ne (fi ce n'eB comme a eBé diB) ny au
cerueau ^ maisy a efface , afin que le
mouuement d'keüuyjoit libre. 'D’aua- Autre vti
tage elle a autre ytilité,(fefi de feruir de^f^
Dure me
conduîBe auxyeines ^ àrteres efians re.
entrées au (fane, lefqueüesf infèrent en
ûkature d'iceüe fiaiBe à la diui-
ANATOMIE
Jio du cereheüé 0* du cerneau , font
ainji codmEies tat d!^n coHé que cEau*
tre J far les parties latérales dudiEi cere
heüe iujqjies à la fimmité diceüuy.Au
quel endroit icelles ^nijfent finjt- .
nmt dedans l'autre duplkature d'iceüe
Les vaif- 7)^^^ laquelle diuife le cerueau
icaux qui ^ n • / r*
cntrét tieux parties, a jçauoir dextre Je-
Sïent ^nionfejîed iufques au
au torcu-frontjelon la reElitude de lajuture fa-
gitale: ^ a eflé nommee des autheurs
Veine tor a,ncies,torcular,autremet prejjôirpour^
cular. ce que d'iceluy ejl exprimé lefangqui
noumlî le cerueaupar grand nom-
Dernier de petits ^aijfeaux: Finahlemet le
gage de dernier ^fage de la Dure mere eft, de
j-e, diuijèr parja duplkature tout le cerue-
auyrincipaüemet en deux parties, Jca^
noir efl, anterieure ^ pojlerieure. Puis
apres en mejme forte die diuife encor le
cerueau
DE LA teste; xvj
cerneau en partie dextre JeneHre : à
jîn qu'une partie eBant hleÿée, autre
demeurai entïere ,faijant fin a&ion,
ainjt qui nous eft cogneu auxparalytic’-
ques . 8tte juffifepour leprefent delà
deJcriptiondelaX)uremere,
DelaPiemere.
(L^feconde memlra
\ne du cerueau eB no-
Vmeepta mater, jubtt-
ÿe fort deliee , tij^
^Juede plufieurs rei¬
nes ^ arteres ,pour fa^ie ^ nourri¬
ture,^ aufidu cerueau. Elle n’enue-
lope feulement le cerueau corne la Du¬
re mere : maïs aufiifinfire dedans les
profondite^ anfaBuoJite^ diceluy
pour le lier tenir enfemhle de toute
ANATOMIE
part lufcpes à la capacité des yentrku^
les, auec plujteurs petits fiéres ,parlef.
quels efl conioinEle aucc le cerneau: ^
àraifin dé fa tenuité ^ adhérence ne
Jepeutayfementfeparer . l^arquoyU
faut ^oir ^ confiderer en faftuation,
la leuer auec la (ùh fiance dudit cer¬
neau, Or icelles membranes quand elles
fini affligées, excitétgr ad douleur .pour
la ^èhemence de laqueÜe foudroyé af
Les lefdites.mehranes font plus
cerucau caufe dufentiment , que n’e^ la propre
ibntcaufè
^Jùbfidce du cerueauraux maladies du-
ment. ^ , quel napparoifi que petite douleur,com
me on peut 1/oir en la maladie nommee
Lethar-
Phrenefie le qui efi appeüee Phrenefe,qui eBpro^
irgus jdiffèréte w contraire d ceU
prepafiiondefdites membranes, comme
Zjethargie du cerneau.
XVij
DE LA TESTE.
Du Cerueau*
^Enjuit mamtemmlê
cerueau^cjuieBfnnci^
pe des nerfs , du.
mouuement l'olomai^
rejtnjirumetdela prc^-
mtere &•* prhpcip de faculté de îame^
ifèft àfçamîrjammale C7*raj/onnal?le:
lequel e^ plufrd à l’homme ^ue à nul
mtre animant ,rernpUjÇant:quafi-tout
le crâne. le dk quafi^carfil ïeuB rem-
ply du tout f on mouuement n’euBpeu-
eflre accomply .Son aViion 'fage efl
d'elahorer le frit animal nece faire a Cemeaiu
tout le corps.jtlp^deferuir comme d'orga^.
ne \ aux operations de la principalefa'.^
culte de tame^qui elî la raifonnahîe, .
Le cerneau eïi douhte^ anterieur
poflerieur,diuisé par les repUg. de la Du
re mere comme mus auons. dit. Dont U
C,
ANATOMIE
fojierieur eft nommé QreheUe , a rat-
fin de fa petitejfe , ï anterieur a rat-
fin de fa grandeur , a retenu le nom du
tout^afçamlr de ccrueaudepuel eft en¬
core s douhleydextre -^feneBre: eBant
aufi diuisé jpar la fécondé dupUcature
de la Dure mereiOu noteras que le mm
dhiifiô en ^ dluifo en ce lieu icy ne doiteftre prisa
ce lieu ne la rigueur pour totale feparatio de t'vn
prisà ^ t autre, farainfla diuifo feroit
gaeur, faulfe: maispluBoH comme chofe félon
fa plusgrandepartie diuifee: corne nom
difins des lohes des poulmons du
foye^ far tout ainfe qu'iceuxne font
point totalemet fèpareg diuifee /’>»
de ï autre ÿ ains continu^ en leurbafe:
ainfi pouuons nom dire des parties du
cerueaujefiuelles comme lohes, fint <V‘
nies en chacune dlutfio fur leur lofe ff!
fondemet, comme l anterieur tant dex-
treque
m feneHre , auec(pçs le poHeneur
au commencemet de la mccjue ou me-
duÜe finale . La Jùperfde. extérieure
du cerneau eH molle tinterieur-e du
rejCalleufe, fort ^ie^ au cotraire de rieure du
î extérieure ylaqueüe eji anjraEtueufe^
reprefentant/vers entortille^ en di- ^ Tinte-
uerfes maniérés fl l’etourde laditte fui?-
fiance càlleufi..
Des ventricules du Cerucau.
‘Lres ces chofis 'veuës pfi) L’^j-dre
cojldereesfaut 'voir les >e- anatomi-
tricules . €t pour ce faire eB
bejoin de coupper 'vne bon- têpiation
ne partie de la fubfiace du cerneau, p^-
enle couppant, de contempler 'vne reju- cerueau.
dation de fang qui fort des porofite^ de
fa fib fiance. OultrepluyS faut aufii con-
C ij
ANATOMIE
Jlierer la fuhjîance^oglmfeyenlaqueU
Lacuna lejont contenu^ lesexcremets , qui puis
toire. ~ font expurge^ par lacuna ou cola
toire.Ce fait, îrouueras dedans lajiih*
fiance diceluytant anteriePyrquepofie-
rieur, quatre ventricules ouçoncauite^,.
coioinB^enfi?nMe par certaines yoyes,
parleJqueÜes les efirh^ informe^ par
les eî^eces fnfihles inteüigihlespeu
uet pajfer (^communiquer ï^n à Pau^
tre/Docques les deux premiers pim
grads fnt mis ^ colloque^ au cerneau
anterieur, vn de chacun coBè : Le tiers
Jouh^ iceux,tout au milieudu cerueaU.
Le quart dernier eB jur la defiente
de la nucque, lequel on attribue totale¬
ment au cerebelle ,pourcequ on dit que
danucque fembleplmprÛre dudit ce-
rebelle que du cerneau . Or quant aux
deux ventricules premiers ante¬
rieurs,
DE LA TESTE. xix
neurs,tl^ fint couche^ eBedu^ tout-
le long du cerm au en forme de deux
croijfant^, les cornes defquel^ regardet
fvers le dehors :keux Jont fort grans
jpacieuxfûurce ^uil fatüokquelej^rk
eÜant encoresauec tous fis excrements
fut là elahori repurgé dkeux. oy^u
moyen deqmy telle grandeur leur aÆé
hailleeplm (ju aux autres ^mtrkules,
ou ïefirtte^ défia receu,^ en tout éla¬
boré C5?» ^uafi pafaiB.Lefdks ventri¬
cules fint fortMancs , vnis polis en
leur Juperfick ^face Intérieure , hors
mis (puilg^ ontjur le milieu du croi fiant
vne extuherance tant d'vn cofbé que
d autre : fiirla hafi de laquelle la fo-
hmne du ventricule moyen eB couchée
tsdant vérs le ne^fiuh^ le Septum lu-
cidumfiquel dhiifi fipareles deux
premiers y entrkules , Leditfiptumlu- ScptumL
Cîij
ANATOMIE
ûLutre chofs qii^'vne partie du.
tie du cer ceriieau meâîocrement folidcj toute sfok .
% lucide:au moyedeqmy
Tpai-ante . Us écrits animaux des ventricules an¬
terieurs comuniquent enfimhle:ç^com
bien que ledit Jeptum Jàit aJJe^Jùbtil
ç^tranj^arant : neanmoins il eH fort
denfe,yeu que teau contenu^ dans l'^n
des ventriculesne peut par îceüuypaf
fer autrauers de tautre ( ainjtque i^ay
fiuuet ohferué, ^ non fans grande ad-
miraùony en Vouuerture des^ens mort^
de par alyfejaujquels îay trouuelevt
tricule ducoBé delaparalyfe dilate,
^ eflargide la quantité d'eaueenke-
luy contenue: combien qùen Vautre ny
en euft point, ounopasd'duantage qtlon
trouue à ceux qui ne meuret deparaly-
fe. ’Toutesfok aucuns ont voulu dire,
qu ontrouue toujiours certaine aquofté
dans
\yfxe-
DE LA TESTE. xx y,
dans les ventricules ^luijè fait parla,
concrétion des Vaporeux esprits ani^
maux ,faiêleparla jroidure q^ui vient
quant ^ quant la mort,
Tyauantage il faut entedre que ces
deux vetrkules fe terminent en vn co-
mun conduit comme deux Jouffet^de
forgCypar lequel hf^rit defdits ventri^
cules anterieurs informé des efpecesefl
apporte au moye ventricule. Outreplus
il faut confderer efdits ventricule svn
corps nommé plexus choroïdés:Aujsi le
conduit ouvoye par laquelle les excre-
ments gros limoneux, Je purgent par
la glande pituitaire ou colatoire.
Or le plexus choroïdés neH autre ehojè Plexus
quvne epiphyfe de la Pie mere iüec en
noyée, farci tijju de Peines c>*-^ïr^^-.piphyfe
res dijferétes des autres, au elle a en tou
* / • r ^ J ^ ri ^
te La circunjerece du ceruean, Jeulemet
Cmp
ANATOMIE
mqtidnüü jtoutesfois Juffifintes tant
pour fa propre nourriture 0* ^ ‘te ^pus
pour la générant des écrits animaux^
lefquels prenmt de tel^ yaijfeaux pro-^
duïts audit TPlexus choroïdes deïarr
tere poferieure 0^eine torcuîaire^ma
tiere idoine ^propre ^foit qu'elle fit
^aporeufe ou autre, ctme aufidel air
parles apophyfis mammiüaires , qui
jontyoyes cornunes tantdluy q ùax
odeurs 0excremets fuperflm:nyeuque
l’ahondance de matière trop crajfe 0
^ifqikufe,empefche ïair 0i les odeurs
dèparuenir au cerueâu, corne l'on ‘voit
à ceux qui font eath arreux , 0 enm-
me^: d câuje dequoyfenjuymt doleurs
detefle 0eHernumes,lorsquela fa*
culte animale expultrice eH forte , 0
la matkre neBpar trop crajfe 0 ‘vif
queuje.
DE LA TESTE. xxj
Et quant aux exerew&s du cerneau
lefqml^ luy font apporte^ par les *veï- crements
nés ^ arteres ou autremet.ies ^vnsfent ceme-
rares ^ ahreux lefquelsfeùaporetin-^^'
fenjiblement par les futures du (fane,
ainfi quauos dit parlai des 'Vtilite^ di
celle s des autres fintcra^ ‘vifqueux
lejquel^ fini euacué^ des l^entricu-^
les par lesfufiits proce^ mammiliai--
res(felon l'opinio de (falien) d-^vnco- Opinion
Bé d’autre , enfemble ou àpart ; St
partant les'vns difent auoir ^zme narU
ne bouchée feulement, quad la matière
ouexcrement morueux defiend fetde^
metpar'yne de ces apophyf sdes autres
toutes deux, quad elles ne diftiüent ny
deTniinenydelautre.
L’utilité particulière e;^principale ^ Vnlité
diceux ^ventricules eB de loger la fa- venmcu-
€ulté imaginàtim ^eBimatiue ,lors^^^
- - <» - rieurs.
ANATOMIE
qu'îleÛ queBion quel'ame par keÜe
examine toute chacune piece Ulec
raporteepar les fins extérieurs , les con¬
férant enfimhlej ^ mettant par ordre
pour en auoir ^ray lu^e mgement
de la faculté raifinnal?le,la>queüe tient
fin confifioire ai^^entricule moyen.
ScS tiers 'Ventricule quieH le moyen]
efl fitué entreïextremitepoflèrieure des
deux ventricules anterieurs le ven
îriculepoflerieur.jMak auant que fai¬
re mention du quart ^ dernier ventrî
cule y il faut confiderer les fix parties
quifenfùyuent, à fi/^mirlepjaloï'deje
conarium J,e corps nomme natés, tapo-
phyfe vermiformUyle peluis pf) le con¬
duit pafant pf) trafuerfant de ce 've-
tricule au dernier.
ou forïx au premier nomme pfaldî-
de oufomix , ce n"èB autre chofe que le
DE LA TESTE. xxij
teB ou couuerture du fuf(üt moye 'ven¬
tricule, lequel reprejeme y ne Moufle fl-
tuee fur trois piliers : dont t^nfeHend
Herieures du cerueau,yn de chacun co-
fie . La caufe de telle figure qui eB par
dehors lojfue ç^par dedans creufia,
eBe,a fin quhly puijfe auolr lihre ejpa-
ce ^ aifie pour le mouuement que fait
le ans hf^rit animal •' (faufil qu’il
peufi mieux foufienir dp* porter lagra-
de quantité ducerueau qui est appuyé
ffi) mis tant d’yn coBé que d’autre.
^uant au fécond, c’eB ynepetiteglan-
dule de la mefine fuhBa^e du cerueau,
ronde ohlongue en forme d’^nepo-
me depin : acaufidequoy aeBenom-
mee (onarium, laquelle eB fituee l/is a Conaria»
yis dupetit trou qui defcend au dernier
iujques près le ne^fould le fèptum luci-
dumdes deux autres y ers les parties po
ANATOMIE
Ventricule eHam attachée auxfartks
latérales cticeli^ , ^partie baffe par
continuation de JùbHance de ladite
glandule du cerneau,
lé cona^ Vtilitè eH de renforcer la diuU
rium. fon desVaiffeaux illec conduits auec
aine apophyfe de la Pie mere , pour la
generationdeï eff rit animal y don¬
ner ^ie nourriture au cerneau,
fcSr du Le tiers (pue nous auons appelle glou-
ccrufeau. tia OU nates y eB ^n corps de fuhUance
fortfelide ^ treshlancheymisparfiu^
la fufdite glandule y lequel eft ainji ap¬
pelle , à eaujè quil reprefente deux peti-
tes fejfes d enfant ytoutesfois mieux aux
heHes qu aux homes ^ encores mieux
mmouton qu^en nul autre animal ,.8t
aeHe fait ainf felide, àfn quHlfup-
portaBÂauantage le trou quenoîss a-
uos dit defedre de ce dit ventricule au
DE LA teste; xxiij y/
pBerkur, par le moyen duquel le cer¬
neau efl conioinEi auec le cereheUe . Le
quatrième eft ‘vn apophyjè dudit cere-
belle ^portïo dhceUuy la plus haute,
faite corne deplujieurs pièces circulaires
ou rouelles iointes ensebledaqueUepour
la fimilitude qu^eüe a auec cesgros^ers
hlans que Ion trouue au boys pourri , a.
ejté appellee ^ermiformis , comme qui
dirùit ^erjèmblant , Son ytilité efi de Vermifor
feruir audit coduit comme de portier de-^^
quel en temps lieu laijjh pajfer des té,
offrit s tant qtûil en efl bejoin , au yen-
triculepoHerieur.'depeur quefilypaf
foit tropjùbitjl nefift confufion des cho
fis mémorables:^ partant a efléjitue
Jùr le commencement du cereh elle, pour
clorre ouurir ledit conduit . -^uant
au cinqieme c’eft le conduit a euacmr
les extrementsgros (^cra^par lepa-
ANATOMIE
lais ,lè(]uel four fa figure eji appelle
Choana ou nPeluùfource (ju il a fem-
hlancé d-^n petit h afin ou bien d'^n
entonnoir ^ pour fen lfaige, ainji
pource (pu"^ entonnoir de fa partie
fiperieure eft large déf endant tou^
fours ^n appetijjant: aufii ce conduit.
eB àinfi faitjl defiend depuis le fufdit.
n/entricule iufues a laglandule fituee
entre les dpophyfes Clinoïdesxomme tu.
pourras *voir à Pæil j 'conduifant den-
hault en bas quelcpùe werge ou quelque,
fi^atule bien deliee mince ypojêé de^
dans le creux dudit conduit . j^jie le
fixieme ^dernier deschofesproposees,
qui eB le conduit pajfant de ce Ventri¬
cule au dernier , pour eBre 'véhiculé de
hi^rit des conclufions prinfes au
moyen 'ventricule ^au pojlerkurxomme
en 'vn Hure de regiBres ou dedans 'vn
threfor
DE LA TESTE. xxni;
threjor d'^^uel on les futjfe rejeter ^
prendre en cas de necejiité . Or cedit co-
dmt defcend de fin origine auec le feU
uiSjfuis IfientoH apres le laijfant fen
y a par dejfouh^natés an dernier ^etri
culeià cefte caufe pour le monftrer faut
coduire la qu^uëd^ne fhatule tout au h
7 r‘ I ' r -7
long a îcelî^ tujques au ‘ventricule po - vêtxicule.
Jlerieur, lequel tutrouuerasparce moye
defehirant ledit conduit , diuifant
parmy nates . Zëvtilite ^fage du
ventricule moyen eH de feruir comme
deîrihunal conJlHoire à la facidti
raifonnahle J lors que tame par icelle Q^tiie^
veut faire fes iugements (^prendre fès ^f^uïc
conclujions des chojès àfiy prejèntees
par timaginatiuejefiimatiue ouphan^
tafie . Le qua^l: dernier ventricule^
eïijîtui (comme a efté diEl en la comw^
Bion du cerneau anterieur pofle^
ANATOMIE
rteur)Jurlà dejcetede fanuc^uedequel
un attrihm totaüemetau cereheUe,^our
ce que la fiifdite nucquefehle plusproce
der d'icetuy que du cerne au. Or eH d en
tre tous le pim petit 0* aujii plmjolide,
Plm petit pour ce qu"il tfamit a receuoir
quehjprit parfaiEtemet elahorè , cÿ
pource moindre enquatité :plm dur
plm folidepourle mieux, ei^plmfeüre
LVîilité met c’oîemr.D^Jkÿe et milité diceluy
du quatri n i 1 . ,
cme ven- ^P regarder ccjeruer ce qui aura e-
tricule. Jie coclu deliherè detejj>rit:àfin que
toutes les fois que la perfime Je Voudra
ayderdescocluJtospriJesauparau’dtjQU
- des chofes notables qu'elle aura l^oulu
retenir : elle puijfe tirer delà comédon
threJor,ce dont il fera hefoin en temps
lieu:eequtjera déclaré cy apres phts
amplement . D'duantage il me Jem-
hle q ue ie ne me ejlongneray gueres de
DE LA TESTE^ xxv
mon proposjt en cefl endroit le reduh en
mémoire les faculté^ animales , pour
leur grande exceüenc'è djgnité.
Des facukez animales.
One apres auoir parlé des
ventricules du cerueau , à
preset nom faut demoftrer
_ epue^ature par laquelle
t’entés le ^ieu vmat faBeur de toutes
chofèsyHe les a faits fans^radé neceÿké:
par ce pu’en iceux font contenues les a~
Eiions, faculté^ ^ operations de l’ame,
qui font chofis Juhlimes ^ohfctires ,Jl
bien que leur excellence furmote la ca¬
pacité de noHre iugernet humain . Tou-
tëspis comme dit Fierabras med-ecln
doEle en fa méthode , afin que nom ne
fufiions ignorans corne les belîesj Dieu
D
ANATOMIE
a n^oulu qu'en quelque partie not4S con^
.templions nature jen cherchant lescho--
Jes qui fe peuuetgrojjement demoflrèr.,
Et de fait pour efclarctr icelles chofes
hautes ^ oljcures. , les^ncfens ont fai^
cinq fins intérieurs^ correj^ondants aux
Les cin 'Voir, odorer ,gou<-
fens exiHer ^ ouir toucher. Lejqueî^ inté¬
rieurs te déclarerons U plus JuccmBe-
ment qu'il fera pofiUe félon ce que i'en
ay feu comprendre pour auoir leu
ouy plufeurs ^ diuers aut’heurs :
iaçoit que d'iceux ie tire quelques pro¬
pos cÿ" notariés fntencesfefl ce quen
cela ie ne pefe faire non plus de tort que
fait njne chandelle en prenant fa clar¬
té d'^tie autre . Or donc lesfns intéri¬
eurs fint cinq f f auoir la faculté ^
puifance animale fnftiue motiue,
laquelle n'elî diHin^uee aucunemet fé¬
lonies
an^ Jcn^
feneftrs
DE LA TESTE. xxvij
Ion les Ikux de fes operations comme
les autres fins : ams eB diffujè par
tous le s> 'Ventricule s, <voire en la Juh~
fiance du cerueau , 'veu quküe enuoye
aux parties du corps qui en ont bejoini
le femiment mouuement'voluntaU
, rejdefquelslesinfirumetsfintles nerfs
ç^lesmufcles.c^aisdeuantquepaj^
ferplm outre nom dirons que (fe fi que
fentir:qui éfipercemir quelquechofepar
le fins. 8t te faut icymter que première-
ment que le fentiment extérieur put fie du fenti-
eBre fait^quatre chofis font requifésdef^^^^'
quelles concurrent enfimhle •' a fçauoir
la faculté oupuifidnee de tamepar la¬
quelle font faitte s quelques æuure s ou
funElions qui 'viennent de tefprk ank
mal J conduit par les nerfs.
La ficode ^ c'efi l'organe ou infirumet
eontemperé idoine a receuoir lesfun^
D ij
ANATOMIE
Bions:en laquelle /:omme a fonfubteB^
lapuijfance de lame fait fon operation
La troijiemefohkEl qui eftla chofefen
Jihle ^ perçeptihle , ou ce qui eB obie*
clé ci^prejènté a l organe, &^enuer s le->
quel la faculté oupuijfance de lame el
xerce fs operations. . La quatrième eB
le moyen qui reçoit lohieB de la qualU
té fenfhle, le porte d l organe . Exe-
pie . Sas la faculté animale fenftiue on
ne pourroit aucunement fentir : pareiU
lement fans lorganequi fntles nerfs
dont le ^ray cuir eB tiffu ,par lejquel^
lef^rit O faculté animale eB portée,
on ne pourroit fntir: aufifans le moye
qui eB la •uole ou paulme de la main
des doigts principalement elp^e fias
en leur température naturelle : car au-
trement ne peut eBre idoine a receuoir
lesfunlîîQs de lame.Parquoy lamaîn
eBant
DE LA TESTE. xxvij
eBant trop rejyoidieou ejchauffee ^ ou
caüeufe ( comme peumt auoïr les char ^
pentkrsjforgeros -^autres Jèmhlahles
manouuriers ) ne peuuent auoir certain
tugement du taU.Dohkti du taB c’eB
la chofi jenjtble ou perceptihle qui eB
ohieEiee ^prefentee à t organe. ^ emers '
lequel la faculté fènjltiue exerce fin ope
ration : eist* cedit ohieBefl toute qualité
taBiüe faite des qualité^ premières ^co^
me chaleur~jro.ideur}}umiditè e!sr*ficcU
té 0r autres qui les acopaignent, com^
medurtéymolefieyafieritejlenît'epefan^
teur, legeretéjej^aijfeùry raritefiriahle^
onBmuxte^ encores d'autres adioin--
tes à icelles ^commegrandeurfetitejfe^
f gure, nombre jmotîonye^repos.
Le fécond eÜ le fins communqui re-
coït les images ffi) formes à luy offerte s-
^ apportées parles cinq fins exteri^
D if
ANATOMIE
eu^rs , (lijcerne les ohieEi^ dkeux:
ceH adiré cjuil comprent reçoit le s
operations , ef^eces ou femUances des
chofes materielles (put ont eHé receuës
par les cinpfens extérieurs, lefquels font
fevdement comme mejfagers au fins co-^
mun,pource pu il ny a rien à tentend^^
ment ou fins commu,pmpremierement
n^ayt eBe aux fins extérieurs : ^par~
tat le fins commun nous eB4onnépom
Les adios y^ceuoir les aBions des (èns extérieurs..
des iCtisex
terieursap Qar l'œil ne cognoift point Uanc ou noir,
partant ne peut difeerner des couleurs:.
aulens co^ i ^ u n > r
îîiun, lague ce qu'eUegouBe ,nyle ne^
qu'il odore , ny l oreille quelle entende,
oula main ,fans atmr touché ou palpé
chaut Gujroitpour ce que telles aBions
appartiennent au fens commun, qui iu-
ge l œil duoir^eu Uanc , rouge ou noir,
ou auoir'^eu ^n homme ou ‘vn cheual ■
QU autre.
DE LA TESTE. xxix^^
ou autre chojè materielle comme njn
chafteaUj ‘vnnauire ^ autres Jèm-
hlahles : nonohjiant'que tu ne les ^oye
flus , tu en aurais neanmoins en toy co -
gnoi^ance (jue la chojè efloit Manche
ou noire igrmde ou petite: ou auoirjènti
njn odeur fielleeïï lonne' ou mauuaife:
ou apres auoirgouBéf ileJi doux ou ar-
mer : ou auoir ouyji le Jon eBgraue ou
petit :ou ayat palpe ou touché ^ne chojè
Ji elle elh chaude oujrôide . Car toutes
les actions desjèns extérieurs jînijjènt
OM fins commun y comme a leur centre:
ainjt. que d'^vn cercle toutes les lignes
^viennent de la circunference Jînir au
centre qui eli le point commun y comme
H te peut eÜre demonHrépar ceHepeti'-
tejïgure-i
D ÏHj
1
ANATOMIE ;
St pour ceBe cauJèeB appelle iceluy ^
fens commit, premier exprime tom
les fens extérieurs ipource ^u'U en nfe
commêdefesjerukeurs en dluerfe s né¬
goces maniérés , iugeant ^ difcer-
mm les chofes qui luy onteHi offertes
■^portées. St pour coclffionfintetio de,
nmure a eBefeulemetquelesfensexte- .
rieurs ne receuffent fino tesohieEv^,que\
fuperfcieüement, corne <vnmiroerfait^
no pour autre fn,fnon que pour les pre
fenter au fens commun, corne à leur cen
tfre , primé ^ feigneur afin de les dif
Siepe f^commmdquera ïame,le]ie-
kf co mge d^nijquel eB en la partie anterieure
duceruéau,-
DE LA TESTE. xxix
Du fens imaginatif, cftima-
tifouphantafie. ; .
1 le fins comun rvm 1%
^ maginatif a^felledes grecs
^ fhmtajia y à caujè que dh
~ celle ‘vknnent les lâees
^IJtons qu^on, af pelle les phantajîesyla--
quelle point darrefljî cen^’efiendor
mantycncores le plmfiuuent efl occupes
en Jongeant ^ refilant plufieurs chofis
qui nom eBé ^ iamah ne feront. Jce-^
luy a grade feigneurie en nom , tellemet
que le corps naturellement lujoheïten
plufieurs diucrfes chofesy lors qu'elle
efl fort arreBee en quelque imagînatio.
Les hiBoiresJhnt mention que (Ldle^m&oite.
xandre le Macedjon > eBarù a dijner,
fin harpeurThimôtee iouant de fia har¬
pe ajfiaut de guerre , luyfiB ah an-
ANATOMIE
doner la tahle, ^ demtcler fes armes,
St à lors qu^il changeait adoucijjok
Jon ieujfe rajfeoit:^far telle admira-^
ïton d’armome de fes fans forts ff) eon-
Site fes ef^rits demearms^amcm,
éHoknt contraints y obéir Jie rendant
miacteux, tranquille ioyeux félon
la mutatïê du fin de fa harpe . ^ui foit
^ray , d[ abondant, cefié imagina¬
tion donc effroy 0*peurjors qu'on^oit
quelqu*^zm en quelque péril imminènti
Exemple. Lors que le Turc ddnfeitfur
^nechorde , les pieds dans ^n bofm,
plufieurs le ^oyat enperil défi rompre
le col, bras iamb es tremblotent de
peur, ne tofantbonnemet regarder Ea-
reillemét quelquesfoiscesîe 'vertu ima-
ginatiue fait choir laperfonne de dejfus
quelqueplache ou dequelque lieu haut,
pourla grade apprehenjton ^timidité
qu"on
DE LA TESTE. xxxj uv
qiConadetomher. Etfourtat auecles
chôfes demtditesynom mos encores he^
foin d’^neflm haute faculté ypur fça^
noir difcemer Jî les cho fs imaginées y
<veuès, ouïes fenties par dehors jont
bonnes oumauuaif s . Nature nom à
donné autre pmjfance , pui Sferne.du
bien ff! du malf cauf de quoy eft ap
pellee,raifin ou cogitation ^que déclare¬
rons bien to fl. Or ceéBe faculté imagina Sie<rc dc^
I tiue a (on ftege pareillement aux ‘ven- facult£^
— ~ f ^ O i imagina-
mcules anterieurs du cerueau auec- tiüèT~^
(pues le fins commun. Adais le fins com
mun eflfitué (comme auons dit )enJa
partie anterieure defdits ^etrlculês^
bimaginatiue au derrière.
Du fens appelle cogitation,,
ratiocination ou en-
, tendément.
ANATOMI^E
^ Près le fins irndgina,^
U faculü prin^
^ cîpale nommeemtjon,
? qui eB lu principale
ipartie deîamejlaquel
le peut ratiociner ^ compofer ou diuijèr,i
iuger en dernier report: pour ce^
fie caufe a eflé hommee des ancies, In^
teüeEtuelle oupenfee: qui eB 'vnepuif-
fàncejupremeynon JulieBe à aucun or-
ganejou inBrument.ne chofi corporelle:
mak au contraire en toutes fis aBions
eH libre ^pénétrante iujques aux pro
fondite^des chofés.En fomme , keïïe
feule inuenîele^ray,iuge le faux ,
diBingue ce. que de ou de l autre
fenfiit ou répugné ^en raportant les cir--
conBances des chofes roems(^ imagi¬
nées Jie s comparut les nunes aux autres:
ainji difcerne la chofi fi deuoir fai-
DE LA teste; XXX]
reonmn.Stj^ourconcluJtonceÛerAùo^
cmatwn . nous efi flus que necejfaire, ^
gil ^n^rmd bien à ct homme de -
n eHre trop foudain à^Jre m parler,
fins cjue frermerement rmfon^yt dif
coum le bien d'auec le mal . Carflufe-
eurs fè laijjent aller par leur juhite ap^
prehenjion^ n'attendans le mgement de
raijonfourpenjèr ^ dtfeourir aux cir
conHances particulières : par ce moyen
tombent en plujîeurs inconueniens,dont
puisapresfen repentent, Le fîege de là'-
dite ratiocinatio e§i au^vetricule moye,\z Ratio-
comme laplm haute ^plus feure for^ cination.
ter e fie de toute la te fie , à caufe de la
principauté.
Du fens memoratif.
ANATOMIE
X^Tres la raüocmaûon eji
fia mémoire daquelie^com^
t mejideüe tutrice ^retire ^
^ garde ce qui a eflè aux
trois ventricule s, receu élaboré . Et
fourceflecaufeàbodroit^eüeaeBedes
anciens comparée augreffe, auquel (co¬
rne apres tout ‘vn procès d'ehatu ) ce qui
eB décrété :,efl enregiftrexarpar mejme
raifon ce qui a efté longuemeî en doute
controuerjie,par la ratiocination en
la fin J le tout esî conclu ^ arreHe en
l’efirit.'CP^ celafimprime en la memoU
re comme en-^nregiBre , afin quil foit
reuoquej^ quofenpmjje ayder quai
il fera requis ^necejfiaire . ^uil fit
*yray: qix vaudroit auoiren fnefirit
tant de 'conceptions -^, tant de diuerfi-
te^,f elles n’eBoient en quelques lieux
gardes ^ Et pour ceHe cauje le grand
Archite^-
DEI.A TESTE, xxxîîj
"ArchiteEteur faBeur de toutes choJès.^cîi.
rieux de noflre ferfcBion^nom a donne
ce Jlngulïer remedef rompt commo^
de contre Mgnorance ouhliance des
chojès (fu^à ïayde de la mémoire , nom
f ornons de ce que nom auos ‘veu(com^
me dés chofes enreglftrees ) remémorer:
des apfrehendees ^ratiociner. Le fie- lame^
ge domicile d'icelle, efl au^entricu- moire.
le poHerieur ,Jitué au cerel^elle moins
humide , ^flm felide que nul autre
partie du certmau: pour ce fie caufe pim
apte plus idoine a receuoir les chojès^^ ;
qui ont eHé aux trois 'vetricules receuès
^ elahorees, 8t noteras en cè/f mdroit . fîôf^ •
güe cdûÿqui a le cerneau humide retiet .
^Iæ tofl ce qu'il a apris.que celuyqui la
pim fèc, mais au(fi l'ouhlira il pim faci
lementpource qu'en ^ne matière dure
Cf^ feichefa chofe fera de meilleure
ANATOMIE
plus longue confermiton qu'en ^ne qui
eB molle 0* humide, Or nous coclurons
que tejprit eB hrgane des operatios 0
aBions jùjdites , 0 ne font faites fans
quelque mouuement du cerueau , aitft
que le ftBole 0 diaBole du cueur meu
de tejprit yital . nPareiüement quand
tejprit animal frappe le cerueau 0les
nerfs cüme la corde du lud touchée rend
lejdn : aufipar ledit effritfnt faites
lefdkes aBions : 0partantles effrits
font les organes 0 inBrumets defdites
aBîons, -^ Us ^etricules les domiciles
des effrits 0 faculté^ animales : ce
qu'on peut cognoiflrepar feule experte-
cë.Câfôn ^oit ceuxqmpa^ayefm-
tufons 0 jraBures de la teBe , lors
qu'ils fnt frappe^ aux ventricules an
terieursfapprehenfion, imagination ou
phantajie eB deprauee, pf) aucunesfok
du tout
bE LA TESTÉ. sxxiij
du tout perdue. ê't ceux qui Jontf'appe^
au (ômmet , perdent la ratiocination.
€t ceux qui font frappe^ au derrière a
tocciput^perdent la mémoire: ce que les
arides ont laijié par efiript, q^ynpJn- /iû ha piquÂ
lofophe frappé dyne mille derrière la
teBe, oublia tout ce qM fçauoitj
mejmemem fon nOm ,pource que le do^
micile de la tnemoire auoit eBé hle^e.
Or fçaueir ^ cognoiBre neB autre
chofè que àuàir foüuenànce : dont ledit
philofophe aj;ant perdu fa mémoire ^ ne
fçauoit plus rienyà raifon que lefdites fai
culte^ animales ^ont yhe connexion \
fymbole t^ne auecques l'autre : dont
f enfuit fors que l yne diceÜes efî depra
uee ou du tout perdue jqtiepar cofèquent
lesautres fuffrent. D'auatage on ^on\
ceux qui ontgrad front ^ ejleué ,àuoirf Hôfa -
comunement hone imagination. Stcpuè}
ANATOMIE
e derrière de la teBe ejle^
ceux _
m , ont commmement auÿi bonne me-,
Çmoire . zAn contraire , ceux qui ne fora
tels, ont teü.es aBions defrauees.oAu^i
ceux qui ont le fommet. de la teBe ejle-
ue en pointe corne ïamitTherJltlsgrec,
^ Triboulet, e!^ Tonny, ceux là n’ont ia-
\ mais bonne ratiocination , ^partant
j Jont naturellement fol^,à raijon que les
^ventricules du cermau fontprejp^,
parcofequent anguftes.X>ont les aBios
^esjufdites faculté^ animalesjont dé-
prauees, par tant on ^oitjàcilêmet
qpie les organes font diflingue^ de lieux
•i^que leursoperatios font en pluralité:
toutesfois il^ nepeuuent efirejl bien co¬
gnent que les fins çÿi aBions extérieu¬
re s, tous lejquels tant intérieurs que ex¬
térieurs reço tuent 'vnepuiffance de l’a-
me,par laquelle ils font leurs operatios.
Celle
DE LA TESTE. xxxii{j
Ce^ê^me eft^n efhritou fkh^iance Pefinitiq
Y-> ^ n a. 1 . de Tame.
incorporée iînmjtble , mtellectueLe , qui
tout aïnjî quelle eÛ-^iue , auj^i donne
elle au corps ’ine ç^mouuemet , quand . ^
eUe eB ^niec^coniomte àiceluy. Oefi Gabriel
, 1 7,. t, • . du Preau
le réceptacle a mummation dmme, im- au liure
mortelle e:s^^erpetueîle:>crcèe parla pùif^^ la co-
Jdnce de Dieu \fake de rien pour fe ïffoy
fier le corps humain rD'auantage outre merme
qu'elle eB ^n esprit inutfiUe ^ efiandu
par toutes les parties ducorpsij elle eB eil a-
toutentieré en 'vne chacune partie
celuy-y ffi) ^ne en foy, ayant plufieurs leftes ^ &:
fiaculte^^puijfances, vertus ^ opéra- jjp
tios en diuêrfis parties du corps (comme àes philo
imaginer jentendre:tuger,memorer , •
régir les mouuemens ^ùlunt aire s) cüe
^oitgyt.odore^gouBe^ç^ ratiocine, fi¬
lon lejquedes operatios elle obtient plu¬
fieurs noms.Elleeflappellee amepou? fi
' ' éij
^mr
^îk>
ANATOMIE
? anime c^Ymifie le corps,
le efl dite e^rit^pour ce qu^eîle ajpire auW
—, — —corps, quelle eB comme rayo de
noms diuinité.Elle efl appellee^ raiJon,pour ,
_ ce qu'elle iu^ec^flpare le yrayd'auec
faux. Elle efl dite pefee, peur ce qu el¬
le recole Us chofes pajfees . Elle eH dite
cQuragêflourToperation de la volonté.
Elle efl dite fens , par ce quelle fintles
chofes fenflhles : ff) d^auantage elle eB
muiJîhlejintaBihle de nature inteU
leBuele. Et pour ce aufli qu'elle eflin-
corporelle, n'occupe point de lieupar ex-
tenflon corporelle , EteBant defemple
mature , ne croîB ne diminue : car elle
WeB point pluflrade en ‘vngrand corps
J qu'en ynpetit, n'y plus petite en 'zmpe-
I tit quen ÿn grand . Et efl aufli grande
dés le comencement de la ^ie d'^npe-
^tit enfant , qu'elle fera iamaü . Or il
y a trois
K.
DE LA TESTE.
XXXY
y ^ trois maniérés de corps qui ont ame
par laquelle ils ^mnt: le premier corps
le plus imparfait efl celuydesplan-
tes : le fécond deshefles, le tiers des
hommes. Les plantes n/iuentpar ïame
fvegetatiue ou croijfante.Les heflespar
ame fenjîtm , St les hommes par ame _
raifonnaUe inteüeSlmîe , Jbes he-
fies qui ont ïame fenjkiuejont pareille-
ment tes aBionsde tame ^egetatiue,
qui eft es plantes, c^ais lame humai-
ne qui eB inteüeBuelç ^ emporte toutes^
lesperfeBios ^ vertus des autres:
partant elle communique auec lesplan^
te s J par ce que tout ainji quel ame ^e-
getatiue donne mie aux plantes, pp^les-
fait croiftre:aufi fait lame întelleBue-
leau corps humain: corne les hef es-
ont mouuement fentimentpar hme^
finjîtiue qm efi en elles : aufi lame in--
eji
Platon.
ANATOMIE.
teUeBmle m moym de la portîonfenjt..
tim ,par laquelle elkpartkipe aaee le^
heBeSjdonnefentiment (g^ momement
au corps humain . 2\4akpar deffus. ces
deux portions, elle a la ratloclnatloqm
eft la ^raye cogmlffance des choJès,ta^
quelle procédé dH^^ne lumière dluine,.
8t par jpeclalprlullege a efié faite a îU m
mage ^JèmUance ds Dlew, St pourj’
' c'oclure, lame humaine a toutes les trois ■
puljfances fiflites nonfeparees , mak
^nie en y ne feule daqueÜe ne peut nd^
lement elîre cogneuë par llnteÜlgence
ç^mljonhumalnefar ce qu'elle eB ce-
le fie dluine. St téjùfftfe pour le pre^
Jent de ce petit fommalre des faculteg
animales. Maintenant nous retourneT
ro ns a p arler des apophyjes mammll^
lalrës,^Jumrons les autres parties de
la telle . \ - ‘
Des
DE LA TESTE. xxxvj '■â%
Des apophyfès mam-
millaircs.
Ss inflmments
coduit^ dela,fa.cîdté
odoratim (que nous
appelions apophyjes
mammiüatres ) Jom
certaines produEllàns de lamèjinejul?-
fiance du cerue au , faites en forme da
nerf lefqueües defeedent des cornes po-
fierleures des ventricules anterieur s ^
^ aux os mme^ ethmoldes^fiogleuxy
crlbleux^ou coliatoires du ne^:àfn que
par icelles la faculté odoratlue portée
par ïeî^rlt conuenahle à ce faire ^ put f vtiüté
fi prendre receuoir les ef^eces des
odeurs,e^ dtllec coduire icelles iufiues
auxvetriculeSjainfi qùil a eHénecef-^^'^^^^’
faire pour le iugemet qu"ll
enf
ANATOMIE
reçoyuent de la faculté rafimaMeJça
uoir de bonté oumalïgrùté ^ ou me^
dlocrité des deux. Or ne font elles point
appellees nerfs , iaçoit quelles en ayent
la forme, pour ce qu'elles ne fortet point
hors du crâne ^
Des fept coniugations^paires ou
couples de nerfs du cerueau.'
ainfi apellez ^ pource qu ilz
font toufiours deux à deuxrfça
uoîr eft^lvn d Vn cofté ôc l’au«
tre de l’autre.
^ nerfs font lesyoy^
mftrumentsou
^anesde ï effrita^
^imal,^ desfacîd^.
ÿte^ portées P ariceux
^ fini faits (t<vm partie Jtmple au de
dansdui.
DE LA TESTE. xxxvîj
dans du cermm , ou de la Jj^maîe me^
dule , maïs finis hors tant de l'vn que
de ï autre . Il^fintfait^ compose^
par la reueflure couuerture des me^
hranes du cerueauXî^ dyne tierce (fi^
Ion aucuns anatomiques)yenat des li¬
gaments 3 taut ceux qui lient les naene^
très qùautrés . Laquelle choje (fauf
meilleur iugement)me. femlle eftre im¬
pertinente , 'veu qu icelle membrane eft
îotallement contraire { comme infenjt-
hle)au nerf, qui eft de bailler fentimet
e!;;^mouuemet.Leurfubfiance -^por¬
tion contenue encore s dans le çerueau
n'efienrien differente delà jubftance
diceli^ quant en confidence Ùr* folidt-
te : mais leur quatité efi diuerfepour la
plus grande ou plus petite necefiite de la
partie ou ils fini inJere^.Leür figure ejb
^ond? en forme d^n canal ou tuyau^
ANATOMIE
Lmr compofition efl dedans le Crâne]
delajtmplejuhflance calleufeda cer-
ueati. Adais fuhk qulls font forti^ hors
le Crâne, font reueBm de la Dure
pie mere.Ils font nourris ^'ymifie^ ou-
par lesl^eînes ^arter^s capillaires (pù
defcendent en iceux auec lefdkesmemz.
iranèSyOupar auires conduits exterieu
rement en iceux . Et quant au nombre :
principal lequel medlatement , ou im^,
mediatementfirt du cerne au , il eH de
trente fèpt paires , dontilyeri afept ou
huit qmjôrtent immédiatement du rêh»
ueau , les trente par le moyen de la
fpinale médulle ; lefquels Ç Dieu ay- .
dant) te declareray en mon anatomk
generale. Mais quant auxfeptouhuit
couples quifortem du cerneau t elles te. ,
feront maintenant déclarées auec leur .
dfîrilution.
Dek
pE LA TESTE. xxxviij
De la première coniugatiori
ou couple des nerfs dû
cerueau.
A fremîere paire des nerfs
du cerueau efl pim grofe
que toutes les autres , la-
queüe^a aux yeux four
iüec hatJler^oye pajfagea fef^rlt
'vijuël : ■^toutesfois auantquéjortîr
hors du Crâne Jlsflnjèrent enfemble en
forme de fer de moulin fatfant con~
Wituant de leurs cauite^ non appar an¬
tes à l’ œil p^n commun conduit ypar le¬
quel ïeP^rlt apporte par fis deux nerfs.
Je communique dx ï^n à ï autre . Et
qu'il fiit ainjî, telle chofi nous eÜ bien
demonÛree tant par les hdcquehutiers
que arhaleiîriers, qù autres oyats per¬
du F^vn desyeux, ou bien clos , •voyent
ANATOMIE
plus Jlétïlement plus lom^ de [œil
qui demeure ouu^rt y que non pas des
deux enfemUexe qui ne fe feroity ft hf
prit (qui efloit porté à l'œil clos
ché)ne pajfoit à t autre . Et la caufe de
telle jukiltte de ^euh'par ^nœil,ell U
plmgrande ^nion de la •vertu yijim
qui eB en plus grande quantité de hf-
prit •vijmlyOmJi que nom enjoignent les
philoJophes:qui difenty que la •vertu •v^
nie eB, pim grade que dijjfcrjee. Or iceU
le coniugatUn eftant •venue iufques l
l'humeur •vitreux de l'œil. Je cojùmme
en la JirùElure copojltion de là tunh-
que d'keüuy nomme e entrée amphillk
Broïde ou. retiformejaquelle reueB par
derrière y ■^ nourriH ceB humeur •vh
treuxyainji qudtejera demonjiri en la
dijfeBion détail,
la fecon^ Jèconde coniugation fe diulfe en
portions
BÊ LA TESTE. xxxit .5^
portions Jùr lyffue du Qram, ^racine
de l'orhite fe diflrihm aux fèpt mufcles
dsï œil pour faire Us mouuemets d*ice^
luy.La nerce eH double ,^en JortantLa. tierce.
pareillement hors du Qranefè diuijè en
plufteurs rameaux .'dont les^vnsfen
yont aux mujcles temporaux, ^ aux
maÜicatoires ,^au cutr de la face, du
jront,és parties du ne^qui font capables
de fentir , Les autres rameaux 'vont
a la mandibule Jùperieure , ^parties
apartenantes a icelle : corne aux dents,
genpues , ^ aux mufcles de fa leure:
les troifiemes braches iettantsrameaux
tant d'vu coHé que d'autre , yont à la
mandibule inferieure -^parties d icel¬
le, comme aufi aux dent^, genfiues
^ mufles de fa leure aux ronds , Mufcles^
lefquels circumfcribent interieurement^^^^h
les parties latérales de la bouchexom-^
ANATOMIE
me II te fem cy apres déclaré en fin
lieu. Les derniers rameaux finferem
perdent en la tunipue de la langue
pour la rendre apte adifcemer desfi^
ueurs^au moyen de quoy Çalien les ap^
^ pedegujiatifs . La. quatrième conmga-
&pl^ petite je perf-^ confommt
prefque toute en la tunkque dupalau^
la rendant apte à mger aufii auecqms
'Ls.cmci-la langue :,desfaueurs. La cinqieme efi
ieme, double d fin origine dans le Crâne ,
enuoye fa plus grande portion au trou
de hreiüepour bailler pajfage à lafa^
culte auditiue , faite par la reuerbera-
tion deïalr, de laquelle font faits les
fins. Uaïitreportio plus petite /va aux
teporauxparletrou prochain ^ duquel
fert le nerf de la fécondé coniugation. '
La fîxie- Lafixieme apres les optiques plus gra-
de eftantfirtie hors du Crâne toute en-
tiere,
DE LA teste: xIç^
itère f h aille certains petits rameaux à
aucuns mufcle s du col ^ du larynx,
puis defcend dans le thorax,^ fait les
nerfs récurrents ou reuerffs: puis defce^ Nerfs'rc^
dent en toutes les parties des deuxl/en- currêtes.
très inferieurs iufpues a la yefie
aux telîiculesy ainfi que déclarerons en
mûre anatomie. Lafeptieme coniuga^ La fêpti©^
tionfepertg^finfere aux mufcles de^^'
hs J/yoï’de cp* delà langue, en au^
cuns du larynx , pour faire le mouue^
ment cliceux,çyr>fert hors le Crâne par
le trou de Vos Occiput près des emineces
diceluy : tous lefquels te feront demon^
Ûre^ par ^ne figure cy apres mijè.
Du Retz admirable, &
glandule Bafilaire.
ANatômié
^de ^kal eH fait
hfjrit animal, enuoyl dît
cueurpar les arteres Caro*
tidesintemès aucermau,
four ce ^u^lleftoitre/^uis iju^ïlfuümk
eux cuit diicrè:è autant que toBïo
animale eÛflm nohle que la vitale.
ê‘t pourtant nature a produit
evnediuijto d'arteresen petits filet^ en-
trelace^ enfemble en diuerjè forme, paf
fant t^n par de fus l'autre ,par plu-
Jieurs fok fé couppat et diuifant^ main¬
tenant en ^ne forte ^ maint enat en au-
tre,auec plufieurs circouolutions en-
tortiüeures comme yn petit lahirynthè^
faifant ynê merueilleufe texture en
niere d'enflé ou rets. & pour cefle cau^
nürable^'^ ^ 'j^ts admi¬
rable: a efté ainffait, àfn que hf
prityfeit plus longue defneure pour dite
$Bré
eBremieu^x agité élaboré ^Jidtilié
^ mis en extreme ferfeBto,ce (jue fait
animal prompt idoine a rendre les
funBions ^aEiions cy dejfm déclarées
de la faculté animale : laq^ueÜe aufi a
obtenu de Nature les inflruments pim
parfait^ £ autant qu’elle excede la^i-
taie, OreB ledit 'Ret^ double fitué aux
parties latérales des apophyfes Clinoï^
des J diuisé -^feparé parla glandule
folatoire , laquelle eflmijèau mdieu
defdkes apophyfes Clinoïdes fiub^ la
TDure mere jaufquels il y a certains pe¬
tits trou^ Jpongieux ,par lejquels paffe
(^tranf ouïe la pituite excrementeuf
Cjer> fubtile qui defcend du moyen Ven¬
tricule par le conduit appellé Peluis ou
lacuna, pour puis apres eflre ietteepar
les deux troux latéraux de l’os baflai
re du palais,-^ de la expurgé tant par
ANATOMIE
le ne^ <j^ue parle palais jdot iepenfe (put
la faliue e H faite en partie: attedu pue
ceux pui ont le cerueau hùmideyahodet
en icelle Ja iettat puafi continuellemm
Definkiop^j, louche, Le S apophyfesQmoïdes;
phyfeF fini certaines produBions d'os ^ faites
Clinoi- intérieurement de l'os hafilaire, entre
lefpuels ladite glandule Colatoire efifi
tuee auec y ne portion du 2^ts admira-
Me. Orpour auoïr encore plus ample co
gnoijjance des partie s fufdites de la te-
fte^ tefautamir en contemplation^
fpeculation les figures put fenjuiuènh
DE LA TESTE. xlij
La figure première de la tefte
apres auoir oflé le Crâne.
ex/ JLa face exteneur e delaTyure
mere,
^ LayetneTorctâar,
C La •veine iugulaîre interne , di-
flrihuee en flujîeurs ^diuers
rameaux,
DD Certains petits rameaux de la
•veine Torcular^qui ÿot au tra
uersduCraneoudiploé^ç^au
cuir extérieur de la teÜe.
SC fertaines fhres produites de la
Duremerepaffantparla fu^-
tweforonalej&con/èquem-
met des autres Juture s pour la
production du P ericràne.
F ij
DE L A TESTE', xÜij.
Seconde figure.
AA A La dure meremcijèe.
Lacaumdela'veineTorcular
de laquelle e§l arroujèe
nourrie toute la Juh^ance du
cerneau.
CC Lesl/emesiffantes duTorcAar,
lie es ^injerees p aria Pie me
re : P arlejqueüe s la nourriture
X^alimet efl porte au cerueau
DDD La Pie mere reueftat tout le cer
lie au auecques les pleines
arteres diceüe.
Et quant àlajuh^ance JùperJicielle
du cerneau qui efl comme njers entrela
ce^ ou entortiüe^enfemhleyeüe fefl ma
nifefieàtûsil.
Fiip
DE LA TESTE. xliii
Tierce figure.
AA AAonHret le (^erehettum couueyp
de la Pie mere,
JLe Verrniformk tant anterieur
qtiepoBerieur.’dontl'aterieur
efl entièrement fep are ^
CC Jj endroit du Cereheüu qui pro¬
duit tejiine meduüe.
if
ANATOMIE
Quarte figure.
AA
Montrent les portions ducer-
ueau qui produifent l'eFpm
msduüe.
•B
Le conduit qui dejeend du tiers
yenWicule au quatrième, par
dejfom les deux corps nome^
(^loutia ou Natis.
C
Le quatrième ventricule.
ro
Le Conarium. .
EE
Les corps nommer Gloutia ou
Matés.
FF
Le commencement de tef^ine
meduUe.
G
Lacauite de lef^ine meduHe.'
FF
Le commencement de tej^ine
meduUe Jortat hors du crâne .
DE LA TESTE. xlv
Cinqieme figure.
Figures des hui6b coniuga-
tions des nerfs du cer-
ueau.
AA A AdoBrent la face extérieure àu
cerneau qui eB comme Iters
entrelace^ enfemhle.
SS La face extérieure du (ereheU^,
ANATOMIE
CC Les inflmmmts de l’odorat.
D Z^e principe ou racine de tef^lne
meduUecontenant enpartiele
quatrième ventricule.
E EeZ^inalemeduttefortanthors
le Qrane començat adejcen-
dre auxvevtehres.
EF Les nerfs optiques qui fent les
premières paires.
G La coniunSlio defdits nerfs, qui
eft en forme de fer de moulin.
HH Les tuniques de l’œil nommées
Amphihllflrdides, faites des
nerfs optiques.
Il ^Lafeconde paire des nerfs mou-
uantslesyeux.
La troifeme paire des nerfs qui
fe diflrihuent , ainfi^ qu’il fera
monHrécy apres.
LL La quatrième P aire de nerfs qui
DE LA TESTE. xlvj ^
fen^vaaufaldîs.
MM La cmc^teme quif en y a aux (?-
reilles , m enfin extrémité fi
dilate, f0 fait la mehram du
Qecumforamenjlaqueüefefl
montrée par 00,
MM La fixieme P aire laquelle defiet
comme il te fira cjy apres mo~
Hré.
00 Lefiquel^fiont fiuh^ les MM
rmÛret la fiptieme paire, la^
quellefenyaàlalaguepour
le mouuentd icelle.
PP La huitième P aire, delaijfee des
anciens anatomiques.
DE LA TESTE. xlvij ,
Lajfîxieme figure.
AAAA La, Juhftance calleufe du cer¬
neau.
LesanjvaEimiJtte^du cerneau
CC Lès cauite^ des deux yetricules
anterieurs.
DD LeFlexus Qordidis.
LL Lajigure extérieure dufomîx,
F La jartiejuferieure du Septum lu-
cidum jfeparant les deux 'ventricu¬
les anterieurs.
xlyiij
DE LA teste;
La fèptieme figure^
AA AAonflrentleformxremersedi^
demnt au derrière , ^ couure
le tiers ventricule.
Le Plexus (oroïdes.
Q II endroit de la glandule nom-
mee (onarium.
DD (Certains vaijfeaux produits dé
lapartie anterieure duPlexus
(joroïdés.
xlix
DE LA TESTE.
\ LahuitiemefigureduRets
admirable.
AA MonÛrentUs àeu^x arteres Ca¬
rotides qtii mirent en la tefte
parles cofle^des apophyfes Cli '
noïdes Jefqueüesfentrelaffent
enjèmhlepuisfi reunijfem tou-
tes à QQpour aller par toute la
JulHànce du èerueàu , au
Plexus (^oroïde.
'D JiPonHre la glanâith ^afilaire
receuant le conduit du “T^eluis^
par lépuel elle rècùit ta pituite
du Tiioy en ventricule.
G -
ANATOMIE
La ncufieme figure^
AAA2\dmÜrem la face extérieure
ducerueau dejhueedejesme-
hranes.
S L>afacedufereheüum.
C Wn des inflruments de h dorât.
D L^'vndesproeé^.mafnmillaires
E Jj^n des nerfs Optiques.
F des nerfs de la feconde
paire.
O Vne portion de la tierce coniuga-
aujrot merjuéfar(^ i )(l*ou ^ns
fortion y a àla membrane dw
ne^ J merquee far (z) Et n:;ne
autre fortio y a d la mandibule
fuferieure merquee far (3 } y ne
ufcle te-
H \MonBre la plus grande fortion
de la tiercef aire dont la frémis
. re ramifie atio qui feB merquee
par ($) 'va aux dent^ aux
genciues de la madibule Jupe-
rieurs ,IJ autre qui feB mer¬
quee par (6) f en ^a à la man¬
dibule inferieure: d^nuquel ^ne
portion qui feji merquee par
{j)fen ^a d la leurs inferieu¬
re . Et le rsBe quif eB merque
par (^) fen 'va perdre en la
autre portion 'va au\
forai merqmpar(^)
ANATOMIE
/ MonBre la quatrième paire des
nerfs , laquelle f en ^a perdre à
la tunique du palais qui feB
merqueepar(9)»
K ^2/ onBre le plus petit nerf ducer^
ueau ( lequel a eBe laijfe des
anciens anatomiques )fen ^va
auxmufcles mouuansla man^
dihule inferieure fon ongme eB
toute prochaine du netf auditif
laquelle auons merquee en la
figure des nerfs pour thuitieme
paire ^
h ÀdonBre la cinqieme paire des
nerfs , lequel fe diuife en trois
portions , dont la plus grande
merqueepar (lo) fait la tuni¬
que de huye , Les deux autres
pim petites qui te font merquees
par(ii)^(îz)yont aumufile
tem-
DE LA TESTE. Ij ^3
teporal auecques portio de
la troifieme paire ,la(jueüe
faite en maniéré de caprtoles de
yigne:ainf (^ue tupeuxyoir en
' la figure trait dudtt nerf,
MAd JHonHrent les nerfs de la fixie^
me paire, lefquelsfe diflrihuet
ainji quefenjmt , H^remiere--
ment ils enuoyent leur premier
2(ameau aux mufcles pofie-
rieurs du col, qui fe^merquee
par (i 3) . Secondement ils en^
uoyet^ne autre petite portion
a aucuns mufelesduLarynx
qui f eB merquee par (14).
Tiercemem ils Je rediui/ènt en
deux rameaux, dont l^ndef
ced le long de là racine des co^
[fies intérieurement. Je méfiant
aüecquesles nerfs intercojl aux
Giip
ANATOMIE
par certames petites produBU
ons merqu^espar'T , qui Jortet
de l’ej^ine médullaire pour aU
hr aux mufcles mtercoïïaux^
quifefl merqueepar au
treportio qui feft merqueepar
(i é) defcedràï eBomach , ^
fe diuife ainjlquefenjuit. Pre¬
mièrement ils rmuoyent deux
petits rameaux aux mufdes
qui montent duTorax ^ cla-
, meules %fers le Larynx, qui te
font merque^ par( i ’j)puù fait
le nerf recurrat qui feB mer-
qué par(i S)du coBè droit: car
du coMé gauche il eft apres la
diSrilution quifenjuit . Sça-
. uoir efl,auxPoîdmons ^ au
Péricarde :d^t ceux despolrms
te font merqueg par (19)^
: - ceux
DE LA TESTE. Ii| t
ceux du Péricarde paï'(io)^
le refte nja à torifice Juperieur
du ‘ventricule ^ en tout fitp
corps.
5^^ Montrent la Jèptîeme pairx:
desnerfsjaqueüefidiuife co¬
rne il fenjùit . Premièrement
auxmuJclesJortasdéVosfl^^^^
loïde m clauat, merque par
(zi ) ‘Secondement aux muf^
des de la langue, à ceux de
lys iroïde,^en aucuns dula
rynx quitejofit merquexipar
(^^): Le demeurant Je me fie
auecques la Jtxieme paire com.
me tu'yoispar(2.$)
0 Q2PonHre‘vne portion de Péjpi-
noie meduü'ejffuehors le Qra-
ne,
G «ÿ
an A T. DE LA TESTE. liij r
Orlljùffit des parties contenantes
^ contenues du Qrane,dpres lefjmüê$_
fenjuyuent celles delà face.
De lafàec.
A face efi tout ce
eB contenu entre le
Jourcil ^ le meton,
en laquelle
m ynerueiüeufe fahn
catÏQ a Islature,d’auôirfakqu"ef petit
efface entre dix milliers d'hommes ily
dyt tant de dfferènt^qUè'deuxJèule-^
ment ne peuuent eBre trouue^fimUa-
hles 3 que fuhit ne [oient diBingue^par
certaines notes fignes ^ afin qu'on
^eujicognoiflrellfnd'auec î autre. P a
reillemet Nature y àpreduit-dela har
he pour ornement 3 ^ faire la dtfferen*
1
ANATOMIE
. ce de t home auec la femme ^ e!^la ma.
turite des çorfs^aages^^ temperamtts
y ^ fait aufiyne heautèjigrarde^
aucuns défirent mourir de leurhon
tKcs^du^réypour la heautld'Munes perfinnes,
qu' aucune sfok de-
mennent infenfe^ perdent du tout
leur entendement pour les aiguillons de
ce^e heüe face qui pénétrent iufques k
la plus ^iue partie de leur ame:quï fait
que les pauures amômëux ^pafiion-
ne^ la rendent martyree^oheiffante
chamhriere à leur concupifcème ^ de-
fir. ‘’D'^aüantage tly a encore s *zme au-
trechojè admirable àla face y Comhien
qùeüe ne fit plus grande que de demy
pied: toute sfois en la moindre mutation
diceÜe nous apparai fient les differents
des hommes^ ^ femmes eflre ioyeuXj
ejperants^àmoureu^t^ef, crain<
tifs J hon*
DE LA TESTE. Lnj
nfsjjonteuxjmaladesyou fains/vifs ou^
morts. Ôrwye,e^oir^amourjont 4%ti^e a 4I
moumnentsparlefcpelslefang^les l
eï^rks font doucement -^ benignemet
re^^andm pour la fruition du bien pre^
fnt.'é^teïsmouuéments font fak^ par
la dilataüo du cueur^parlaquelle fim-
ble que nom embrajfons VobieB gre*
fnt, ^ gar tant la face femoBre >^r-
meillejoyeuf riante, Or il eBwray.
femblable queïobieB ejmeut lapuf
fancefarlaqueüelecueureBmemfar
parauant qu il f jneuue a courroux ou
a ioye ou autre pafion , il faut qM co-
gnoiffe Vivùure ou la ioye ou autres paf
fonspar les obieB^xar les fens comme
nom auons cy deuant déclaré auxfa-
culte^animales,appercoiuetpremiere^
ment leurs obieB^ de là fnt Jubit
prefnteg^ au fins communfiqml en^tm *
ANATOMIE
Prouidé- fmmentpar njne fromdence
^^^J.trmjntuent aux faculté^ (juifint m
Mainte dmerjès parties de mflre corps . 8xem^
rions iamais fans cogmifire
en fô trai lejait OU dit , -^ tout fubk tauoir co^
ütdud^i^^ , nous mettos à rire pour la propti^
tudeduconfentement qu^ont lcsfacuU
te^ï^ne auecque si* autre : taffeBion
rijijypue efl mijè fouhs lapafion de l’a-
me mmmee îoye , laquelle procédé du
cueur, lequel eBdtfappidece qu’il iuy.
femble agreahle y Je dilate ejlarfû
JouhfuementyComepour emhrajfer ïoh-
ieBpreJenté.'C^. comme mus amns dit
cy deJJksj encefte dilatationy il eFjanâ
ie chaleur natureüedtiecqms
lefang y^ êncoresplm décrits : de f
quels en enmye bonne portion à la face
lors qu’on rit de hme affeBio: au fnoyt
deqmy elle f enfle &ejlargit :parquoy
leflont
DE LA TESTE. U éf
Ufyont eH redu clair t^poly > lesyeux
rej^lendiffent luyfent , les hms de^
meurent 'vermeilles Jles leUres aplaties:
toute la louche aucunement fè reti¬
re façomat aux deux hues à d'aucuns
deux petites fojfettes ou cauite-^ quon
nomme Gelafim , qm fè font par laco-
tr action que les inufiles endurent par
la replethn dufmgjuhtil ^abonda-
cédés effrits quiy montent lors que le
cueur fi dilate , Et pour le dire en bref
toye fortifie les 'vertus animaües ^ na
tureües^reueiJle les èfprits,ayde àladi-
geftion, e!î^generaüemetàtouteîhabi-
tude du corpsxor par icelle (corne nous
auons dit: ) le cueur enuoye beaucoup de
chaleur naturelle auecques le fang ,
encore pim d'ejfrits à toutes les parties
du corps .'dont les mebres font imbus, ar-
roufi^ ^ humeBe^ par l'humidité
ANATOMIE
Juh^atlji(jue contenus en lamajjefin
guinaire, c> toutes les punies
fengro^ijjent engraiffent.oAucon^
T 'ft ir tout le corps : à
* raiso que le cueur eB referré O^eflrumt
à cmfe de qusy ne fy peut engendrer
grade quatité d'eJ^rits .Ft ft peu qu'il en
y a , encore s ne peuuet Use (ire ayséndt
diflr'ihue^parlesmemhresauecquesle.
Jung . Et partant lu ‘vertu vitale
fes compaignes font affoiUies , par
confequét laviue couleur de la face eB
effacee ^prefque aneatie:^ par ain-
jl tout le corps deuient maigre (§^ atro^
phié : dont le plus fiuuent la mortfen-
Crainte. fait . S emhlahlement frainte reuocque
attire fahitement lefang les ef-
prits au cueur, -^partant on voit que
le vifage paltH, w les extrémité^ de¬
meurent faoide s auecques tremhlermt,
vniuerfeh
DE LA teste; Ivj
*vnmerjèl, n^etre à quelques y ns fi
lajchejt^la^votxejimterropueauec-^
que s 'vngrant hatemet de cueur: par ce
qu"il dejire eHre d'auantage rèfiigerL
Pareïüement^ne trejgrade ^fiudaU
ne crainte eB quelquesfois caufide l^
mortjuhke , a caufi que toutléjangfi
retire au cueur ^qui efiouffejuffoquet^
eftainti du tout la chaleur naturelle
les ef^rit^,dot la mortfenJûit’Ho^ Honte.’
te eH'vneaffeBionmeJlee de courroux
de crainte: Ji la crainte Jurmon-c
te le courroux fait que le fang fi retire,
au cueur radonc le ^ifage paliB, fi-^
Ion que telle affeBionfiragrade oupe^
titefenjuiurontles accidents defim -no^
més:aucotrairefileçoUfrouxfiirmon^.
te la erainte, efinèut le fangy ejr* le fait
monter au ^ifage.Et aufi filon quelle
feragrande oupetite les accidents Juji^
Verecun-
ANATOMIE
urontJly a *vne hou appellee des La,
tins Vèrecndia, qui cmfe que les ejprits
Je retirent m centre à iHnJîant mef.
me reuiènnent: laquelle chojè eH fort fa
miliere aux enfants aux 'yier^es:d
lepainB la face d'y ne couleuryermeîl
le,plaifante agreâUe.Etpour con-
clufionylespafions dèl'ame fnt mu¬
tation en nôjire corps .pour amat quel¬
les fini caujèdii fnoumment des écrits
^dela chaleur naturelle par ce qmU
lesddettent ou compriment lé cueur :au
moym dequy les écrits font refod^
ou aHramÜs : ^'par ainfi la couleur
de la face eB mueexar c^ejî lepropredu
cueUr mettre en la face certaines mar'
ques de fon affeBion.St quant aux df
ferences dufain^muîladei 'vifoumort;
ie n en ayrc/otdu faire aucune mention,
attendu que cela eB aufi clair que k
iour.
DE LA TESTE. Ivij (j
mir . Mamtemnt mm faut retourner
àî anatomie delà face , pur laquelle
hkn aisément déclarer faut commecer
aux os d’icelle: fans la cognoi fiance def
quels , ie ne fçauroü lien defgner l’ort--
gine infertion défis mufcles.
Des os de la face.
8s os de la face fint
^ fii^CyOU
ily en a
jîxjàfçauoir trois de
chacun co^iftue^autour de l’orhita
de l’œil,dont ily en a ^ngrand ^ ‘vn
autre getit , ^ l’autre moyen tant en
quantité qu’en fituatïo . Tom trois tou¬
chent ïosdufiont yn leur partie fiipe-
rieure ID’auantage leplmgroseftcon-
ANATOMIE
rnntpar Juture amc ‘vne produBto ^
apophyfe de h s Petreux, ^ conÜme,
^fait le ^ygomA,leIugdoulos P a,
ris,q^m a efté fait de nature pvur lacojèr
uatîo du mujcle teporal, ainfiqu'ilfira
déclaré cy apres . Le plus. petit eH fitid
üugrad cathm de l'œil,dedds lequel ejt
yn trou aüat aune^fur lequel ejî
glade,à laquelle fe fait legilops.LemoU
en efl prefque aufonddeHml^equdefi
fort délié quaf corne parchemin. Jprês
ces trois JuJditsoSyfyumtksdeuxdu
ne^ , lejquels font coniomtsparjùmrés
_auecqués l’os du fi^ont ^ gp* enfèmhk en
leur partie anterieure par harmonki
c'efi à dire de droite ligné , ^ de leur
partie latérale ou poHerieure, auecles
autres deux os njn de chacun coBé , qui
dejcèndent d epuis lés dufont(^auec les¬
quel ils font aufi conioinElspar future)
^viennent
DE LA TESTE. Iviij ^
yknnent receuoir toutes les dets. J ceux
P muuent feu puuent fepare^ ^ ainfi
que dit (jalien , Or font ces deux cy les .
plus gros pim efjpai^ des os de la fa-^
ce nombre^ iufpues icy^ ^ pnt conexe^
(;^ajfemble^ par future j auec le pim
grand os de l*orhkédetæil deuers
fa partie poflerieure, auec tos ^aflaire
^partie interne^auec les deux petits os
du palais intérieurs : lejquels conHituet
intérieurement t extrémité d^iceluy : au
moyen dequey nom lespouuos appeller
les os dupalamnterieurs çjTfofierieurs
font l'onfieme doufteme os en
nombre: ^ reçoiuent ces deux petits os
par leur partie latérale près les apophy-
fes Pterigoïdes de l'os ’^afilaire ( chacu
de fin cofié )yn des nerfs de la quatriè¬
me coniîgationjejquels nom auons dit
ey dejfm fi perdre en la membrane du
1/ îj
ANATOMIE .
palm.Ily en a encoresdeux autresfe.
ion Çalien, en la mandïhule inferimre,
qui font comoincls au menton ^ comhm
qu'aucuns ont ^ouludire nyenamtr
qu^‘vn'.fource qu'il n’appert au fensdt
la y eue aucune diulfio entfeUx, Mm
ceux qui le njentje lesprk de les 'vou¬
loir chercher èn 'vn kune enfant :
les puis ajfeurer qu’il^ trouuèront U
preüue.Mais aux parfait s d’aa^em
peuuent eflre apperceu^, font en m-
hrè tn^emci^quatorfieme.Qes deux
os dtcfaifants la mandibule inferim-
refont en leurpa.rtre pofiéneure djsuxA-
pophyfsde chacucofiéjde lapart qu’ils
regardent la madibule Juperieuredef-
quelîes l’'vneefl faite_ en pointe d’effee,
appedee^zjulgairementfbroni^.i^'tau-
tre moujfe rMedaquellef’infere de¬
dans laca,ulté ftueeen laracine del’a-
DE LA TESTE.
Ex 71
pophjfè de tospetreuxijm aide à faire le
ZygomapresletroudehreilledaqueU^
le Je peut luxer ^ers la partie anterieu¬
re, en h-aiUant , qui fe fait par la retra-
Bion des mujcles qui naijfentdes apo-
phyfes Pterigoïdes, ^ dejthet aux an¬
gle s inferieur s ^ quifiht en la partieplus
large de ladite mandihule . Or eBce-}^°^^°Py
n J'J 1' ^ 1 r ' îamandi-
Jte mandibule came corne ' - ' - -
buieinfe-
re, ^principatemem en Ja partie pofte rieure effe
rteure .'Contenant en J ai:apactte,ynhu- tient va
meurhlanc glaireux, propre ami-
lier pour la nourriture accroijfemet
continuel des dents . Loquel pour l’ac¬
cu engendre du fang,receuant de fa
partie poHerieure intérieure fouh^ nourrira-
la racine de tapùphyje ronde, les^aif
Jèaux à Jçauoiryeines,arteres,nerfs^‘
ef^rit^ apporte^par lefdits*vaijfeaux
mec le nerf de là tierce coniugatïo , par-
yntrouajfe^ mftgne.Aumoyede cjmy
fes parties font marries ^yiuijîees^^
les dents outre les autres parties, redues
sejthks par certaine portio defdks ne fs
îüec apporte^ ^ diBrihm^ auec ‘vei¬
ne artère fuffifantes pour leur mur
riture y te, par certains petits trou^
Jttue^ ^fihl'eimt aux profondite^ des
racines dèfdite s dents : à caujè de quoy
en douleur de dents eB fenty douleur,
pulfatiue ,pom la fluxion faite par les
àrterès.^m foit yrayjôrs qùon les ar¬
raché, on muue enUurs racines juelcpie
petit^eflige defihBace nerueujè. Do¬
uant âge il faut conjtderer, comme ladi¬
te mandibule produit de fa capacité
mterne,deux nerfs afle^ inftgnes à cofle
du menton, a tendrait de la dent cani¬
ne inferieure, e!9ide la première des plus
petites des molaires ,pour le mouü&mjt
^ DE LA TESTE. îx
^fentlment de fes parties àfiy appar
tenates , aif^ que ie l*ay déclaré en par
Uni de la difirihution de la tierce con~
mgation des nerfs . letay bien youlu
admonnelier dececy^à fin que tu te do -
nés garde dkeux, lors quHl fera befoin
de faire incijton aux jùfdits ^endroits.
Or il refle encor ù ’vn. autre jîtmfur le
fdak, duquel ^ient le Septum cani-
lagimjum dune^ , diuijantle ne^en
deux nafeaux ^^fiparant les deux
troux du palais, lequel a efié obmis de
tous anatomiques que iejçache. Or à
fin que chacun puifife plus facilemet re~
tenir mettre en mémoire le nombre
des fujdits os, nous feras ^ne hrieue^
generale répétition d'iceux, H^remiere- .
ment ily en a fix,a fçauodr trois de cha
cm coBè, que nous pouuonsappeüer Or¬
bitaire s, a tetour desyeux. Les fept ^ *
Lf’nifi
!
ANATOMIE
huit Jèpeumtapeller najèaux : le neuf,
ieme ^ dixième maxillaires, heson,
^teme ^ douzième ,peumî e^redit^
os internes du palais* Les tr externe
quatorzième^ os de la mandihuleinfe,
rieure . Le qumZeme peut eflre dit le
murmettoyant ou Septum dune ^.fjs i
os ainji hriemment ^Jommairermt !
mmme^, nous fautmaintenant parler
des dents, de s trou^ du Crâne, fourcils, r
cuir , panniçule chameux , mufcles
confequemmet des autres parties de U
face. .
Des dents.
Trente (
deux dé ts î
B Ss dent S Jontdu nohredes
os , dont le nombre eH de
trente deux au plus , aux
hommes fçamir eB,feit^
encha-
de la-teste; ixj
'.ejitii^es par ordre:
defqueües en lapante anterieure eny a
quatre dejfus^ Mat deffouhstracha-
tes odarges ^normes Inclues pourcoup
per les naïade s:&* nom chacune qùn;^
nejèule racine: puis y en a deux de ch a
eu cojié tat dejfus que dejfouh^ynomees
£antnes :pource qu'elles font aigues ^
fortes corne dents de chien pour rompre,
hrifer cajjer les chojes folides: aucus DêtsœiU’
les appellent dents œilleres enhaut prin^^^^^'
cipalement-^ nom pareillement cha~
cune qu'^m feule racine , plus longue
toutesfois que nulle des autres . Apres
fenfùyuent les maxillaires ou molaires hiKs.
qui font dix de chacu coBé tant en haut
quenhas;^fentainfnommeespour^
ce qu'eUes.mafchem,hriJèm e^f^commU
nuet les yiandes ainfi que fait la meu¬
le des mouïts, des grains, lafarine:a fin
ANATOMIE'
ijiiÆ fok pim facilement digeree dam
hUamach: ce ^u'on dh^folomiers , la
n;iandehknmaJchee,eB àdemydige^
re& . £t pour csfiecaufi, ont eBé faites
larges w a ff tes J dejquelles celles qui
fini ficheesala mandihule fuperkun
ontleplmjouuent mk racines ^e!^hien
foment quatre. Celles de. la mandibule
inferieure n en ontque deux y e^queU
quesf)ktrok:pour ce qù icelle mandihu
le efi pim dure que la fkperieure . Les
dents fim coniomEtes aux mandibules
par ^ne espece de comxmn qui efi dite
Gomphofis y EeB adiré fchees dans les
mandibules en certaines cauite^ appe-^
lees AlueoleSyCome Impau.jiche en ter-^
rCyOU 'zmgon dansdubm: carmefines
en quelques ^vns on trouue que leurs
dents font coniointes ^ ^tmies auecles
madibules Ji fort yqùà lors qu'onlesar^
DE LA TESTE. Ixij
rache^on emporte pûrtlan. defiites alueo
les mmdihulesxe cpue idj^eu^Jou^
uentesfoîs aueçgrant hémorrhagie, la^
quelle àgrand difficulté on poumke^
flancher . Or lefdites dentj different des
autres os ,par ce qu'elles ont aBion , à
raifon qipeüesmachet:auflipar cequ^él
les fe peuuent regenerer quand eUesJont
perdues ont croffement continuel
iufques àlamort.'àraijon qu'en flajpat
principalement en la maBicatkn,
ï‘Zfne contre l'autre, Je comminueM
f^Jènt:ce qu'on l'oit manifefiement en
ceux qui en ont perdu quelques ^vnes:
celle qui n aura plus la rencontre de ed-
le qui efl per due, demeurer a pim hngué
par ce qu'elle ne f'^fe ne cômmtnmm-'
me elle faijoit lors qu'elles Je mmtroiet
l'nt/ne contre l'autre. JJ' auant(^e,diffe-^
rem encore des autres os, à raifon qu el-
ANATOMIE ■
les font plus felides dures , ^ auj^i
qu'eües^nt fentimetdeqml leur empor¬
té par certains rameaux des nerfs qui
fartent de la troijieme coniugationjep
quel^ entrent dans leur fù^^ance ;
pourrai appercemirlefdits nerfs en caf-
fant quelque dent/ecetement arrachée
delalfOuchedequelqu'lfn,leJquelszfer |
ras manifeflemet: dont par le fentimt
dicelles eB fenty douleur înefiimahh
quand il fy fait quelque defluxion , ou'
quelque grant fait le s touche : tel fenti-
mentleuraeHedoneyàfnqu^eUeseuf
fint confintement auec la langue , pour ^
difierner ç^luger des faneurs ^come ont '
les autres parties de la louche. Lefdites
dents ont encore ^ne autre grande ‘vti- \
lite, principalement celles de demt,
c' eB à ayder de lien proférer la pârollé.
^^uil Joit njray^ il eftcogneupar expe- ■
DE LA teste: Ixiij
rïenceen ceux c^t les ont perdues qui ne
peuuethîe proférer laparoUe,aînJt qu ils
fa fient auparauat les auoirperdues: ,
mais au contraire halhutïet. Ainjtfont
ceux qui les ont trop courtes ou trop aua
cees audeuant jchèuauchant les'vhes
furies autres. D^auantage il eBcogneu
aux petits enfants , lefquels ne parlent
ny ne profèrent hieleurparoUe iufjues
à ce qu’ils ayent leurs dents de deuant.^
Pareillement les (vieillards apres qu’ils
les ont perdues, fetrouuent légués e^ne
pouuans prononcer leurparoÜe. Etno>-. .
ter as en (feH endroit que le s dent s font
folides,e^ia offeufesaux enfants eftats
encores au yttre delà mere.fe que pour
ras yoir à l’œll(comme iay fait) en dif-
fequant^vn enfant mortfuhitementa-
près l’enfantement.
ANATOMIE
Des troux de la bafe in¬
terne du Crâne.
Sljds âeuxkmes ceux
Les tf oljîémes des
nerfs motifs de l'œil ^ ^ d'auemespor'
tionsde lui tierce pake.
Les quatrièmes jmtpourwne partie
delà quatrième P aire des nerfs qui^a
aux, mufles Crotaphites mdes tem¬
ples,
Ljss cinqiemes fintpoUrla trafiolatio
de ^humeur aqueux^^ jukil^iefcen-
dantdu moyen yentrkide du ceruèau
au palais J faifant l'humidité faUuatte:
Ofont quafi infenfhles al' œil JlefqUels
font fetuecifouh^ laglandule Colatoire
entre
Ixiiij
DE LA TESTE.
mtr S les apophjfis CUnoïdes,
Le fijàemeefl entas Sphmo'ùle^u*
neifotmeméaJîUirepourdm^
aux arteres QtrotidesJnwmeSjfaiJknt
le^ets admirMe ^aMmt rendre dedds
lagrmd creuafje/fujmte, >
Le fiptieme efl doMUe le plmfiuuet,
pour donner entree kyn rameau delà
Jugulaire mterne.
Jje huitième efl ohlongen forme amU
le, par lequel fort ^ne partie de la troif-
kme P aire, tome la quatrième pai¬
re de nerfs.
Le neufiemè fait ceux de ïouye.
I^s dixièmes font fort petits,e^ bail
letpaffage a^neruéine w artere pour
aller au conduit de JormUe ^fitue^ au
deffusdutrau du Cacum.
I^s onzièmes font les dejchire^, qul
donent ijfue àlaflxiemepairedesnerft
ANATOMIE
partie delà Carotte à ^xm
rarneati delà îugulaire interne.
Le douzième pour donner y^ue a la
Jeptkmepaire,
Letre^temeefllegrandtroude tOc
ciput pour donner ijfue à la nucque.
Le (puator^eme eBceluy qui eHle
plus fouuent derrière ee grand trou j par
lequel entrent les arteres eÿ^eines Cer
uicalles,.
Des trouz de la B aie exter¬
ne du Crâne.
'^xjourcil^y al^n troude
I chacun cofié, par lequel
I pajfe *vn petit nerf eie U
^ tierce coniugation Jortant
de la cauité de ïorhite^paÿat à trams
dp lys du.fi'orptyàï endroit dufourcth
DE LA teste; kv
fmr donner moummetaux deuxmuj^
cksdu fiurctl Juferieur,^anjront:
mais le pim jouuent le trou ne fe trouue
tpi en *vn coHè , quelcpuesfois njne fente,
quelpiesfois du tout point.
Le fécond eH celuy dugrad fanthus,
par lequel defcentyneportïo de la troif
ieme coniugation des nerfs à la tunique
dune^,dans lequel eftjîtué laglandu^
le Lachrimale.
Le troifieme eÛ ftm au deffouh^ de
Vœil pour la defcente d^ne autre por-
tio de la troijieme paire, pour aller aux
parties de la face , aux dents de la
mandibule Juperieure.
Le quatrième e^ au commencemet
dupalais entre les dents incijiues : par
lequel pajfe quelque petite ^eine elsi^r^
tere,e^ la tunique dupalais.
Les cinqiemes font cotenu^ dans les
/
ANATOMIE
os du palais, par lefquels defcendent les
nerfs de lacpuatrkme conm^ation,pour
faire le gouH,
Les fxiemes font les grans trou^du,
palais feruants a la relpiratwn,^oîir
'vuyderlephlegme tumhat duceruem
par dedans le ne^ : refie ‘vne fendafe
foukei le Zygoma montant danshrhi
te par ou pajfent tat lesnerfsdelatrotf
terne paire aux mufles frotaphites jue
aucunes ‘veines arteres.Plus m
îre fttue entre tapophyf 2\daflotde, le¬
quel ne pajfe outre fenfihlement.Üam
îage vn autregui efl à la racine pofle-
rieure de tapophyf.Mafioïde, appelle
d*aucuns Procès mammiüaire : par
le^ueivn petit 2^meau de la veine
iugulaire ya dedans le Torcularex-
terne.
^uant efl du nomhe de ces trois
■ queU
DE LA TESTU kv}
q^uelquesfoîs tu en trouuer as fins, autre
fois moins.
Item fènt deuxaffe^ grandes cauU
te^fouh^lesfiurcils, rempli^ d aucun
humeur ^vffueux^ (pù firuet à hdorat
comme a eHé dit cy deuant.
Itemfint deux autres cauite^ aux
apophyfes «J^dafloïdesou proce^ mam
miliaires: efcjuds eB cotenu 'vn air im¬
plante pourl'ouye.
Item deux autres cauite^ aux ma-
dihuleSj dans lefcjueües est contenu ^n
humeur ^ipjueux, ejpais ^gluat,qui
eH pour la nourriture des dents, comme
amns ta prédit.
Des S ourcilz.
t ij \ ^
ANAtÔMiE
Es Soutcil^ne font autre
chojèquelepoil ordonne en
forme de croijfant ,jur la
droite U^ne deïorhitefipe
rieur de t œil depuis le grand angle iuf
que s aupetitdefquels nature a ah for*
du corps, e:^prm-‘
ciiz. cipalemet afin qu'il^feruent aux jeux
comme depropugnacle defience con¬
tre la fueur acre mordate,qui pour*
Du Cuir,
(L^çoit que mm ajos par¬
lé cy deuant du cuir, lequel
couure le Cranè ,fieB(^
qu'il faut encor à prefinî
déclarer plus amplemet celuy de U fa-
ce, des autres parties: lequel èfi doU“
Uepp
roit couler du fient dans les yeux,
DE IA TESTE. Ixvij ^
hUS^vn 'vray, lautreno ^my. Jud
"yray eft appelle desgrecs Derma^pour^
ce quhl fè peut partout efcorcher ç^fepa
rer , hors mis es parties de la face ^ la
paulme de la maÀn , plante dit pied^ ^
en OMCunts mnBuresj,&parties hoteu-
jès:aujcpuels endroits eft infiltre &mefi
U auec les tendons ^ autres parties
Juhiacentes: de ftrte qu"on ne lefiauroit
deumentfieparer des parties à luycon-
iointes ,amfiquhl firaplm amplement
déclaré en ne ftre anatomie. Le no'^ray Le cuir
eB appelle desgrecs Epidermis : pource
^u"d fieBed -^couche fiir le ^ray:nous
Rappelions en noBre langue ^ cuticule ou
petite peau.ou cuiracin.Sa fid?ftanceeft
detexcrementouefftoreficencedulfray
cuird^(pueüe nous eft clairement demo^
ftree enpofiant 'zme chandelle atumee,,
QU •vn charbon flambant près diceliys.
ANATOMIE
on le 'voit efleuer en huhes on^e^les^ou
par auolr eHé longuement au filell en
temps chaut , principalement èsper-
fonnes qui ont la peau délicate , gs7*.qui
fint dcouHume^ JeBre à lomhre , on
'Voit leur peaufe peler , la Cuticule,
perdre . D^tilitéAe c'eld épiderme.
TEpider- eîl de polir le'vray cuir , afin qu'illuy
fû'tt paremet ornemet^ainfi que font
les manouuriers , qui donnetles demie
' res couleurs ^pûlijfeure s a leurs ouura
gesjpourta heauû et perfeBio dJ icelles.
Et fie peut hdit cuir reparer ffiJregené'
rer toutesfois qu"'éeflperdu:,au contrai-
redulrrayi cuir qui eB defiil>BaceJper-
matique.y qui ayant perdu quelque
portion dé fiy^ ne la peut regenerer telle
quelle eftok au parauant. Parquoy au
lieu diceluy fien engedre 'vné autre ap-
peUee^îcatriceJaquellefiefait de chair.
DE LA TESTE, Ixviij P
defeichee outre fapropre nature. Uy tilt
té êt^eluy , eft de deffendre le corps des
mures externes: a cauje deqtwyprincî-
paüemetj il a eflé fait par tout fenjihle:
toutes fois ^en aucunes parties plus , aux
autres moins félon leur dignité ^ ne-
cefité . Son fentiment prouiùnt des fila-
ment s des nerfs dcspartiesaluyfuUe-
tes J afin quelles fentent les chofes à foy
contraires ou conuenahles, D'auantage
il faut entendre qu'il eB poreux ffl
tranî^irahle,ainfi quelon ^oitpar les
fueurs qui fertentpar iceluy . Et aufiï
qu'il faiïïoit quepar ces pores lesarteres
attiraient a foy l'air amhient ( ou qui
nom enuironne )pour modérer , nourrir
entretenir la chaleur naturelle ,
exhaler ou euaporer hors les excremets
fuligineux: laquelle attraElio dl air p ar '
ledit cuir.eB bien demonHree aux fem
J îiij
ANATOMIE
mesjquî ontjùffocation de matnce: lef.
quelles nont autre Jruhion d'air Jînon
que de celuyqui eH attiré par lefdites
arteres.
Du panniculc Charneux.
n^resle Ifray cuir f en
W^w^^nwfiit^nemelfraneap-
^^^i^^MÊpellee d aucuns anate
mlquespaniculeChar
des autres
2idufcle lar^e,ouPeaûJter,€ouurantîa
face commun mafquedequel eft com^
pose de trais genres defihres: c'eB à>fça^
uoir ^droits y obliques -^tranfuefaux:
au moyen de qmy par icetuy (outre les
mufles) fintfaitsdiuersmouueménts
au font <&àlafaceyainfi qu'il eflcau
fe qu'en toutes les parties des befies che-
DE LA TESTE. kîx
udtneSyhmf^^ aucunes. autres .leur
cuir fe menue en diuerfes façons four
çhajfer les moufches (jui les niord'et ^
ficquent.Mais à thomme ledit fanni-
culeneÜ caufe d'aucu mouuement fors
qu’en la face ^ du col. Et pour le hieri
^oirfaut eforcher fuhtilementtout le
cuir delà face, fe donner garde de ne
le huer auec le cuir, auquel immédiate
ment il adhéré en aucuns endroits .co¬
rne au font , aux paupières des yeux,
au ne^.ès leures.fi e^roiEiement qu^on
ne le fçauroit fèparer î de l autre, ny
aufi d’auec aucuns mufcles de la face,
8n fimme cedttpannicule reuefl toutes
les parties du corps .prenant en aucuns
endroits chair, comme au 'vftge ç^au
col,8n autres, grejp, comme au deuant
^ derrière ducorps:aux iomBures&
extrermteymemhranes fimplemet ^
ÀNATOMIE
dux iamhes aup,frincifaüemmaït
droit des gros faciles :^ert aucunes au¬
tres parties fe trouue eHre fait de mef
JlangedegreJfec^memiranes,
Des mufcles de la face.
I Aintenant faut efcrire des
^mujcles de laface,lejfuels
Jont dixhuiB en nombre:
^ajçauoir^cjuatre enchacu
ne leilreydeuxnaijfants delà madihu-
le fugerieure dtp Èygoma , ^ deux de
hnferieure , ^ui naiffent des coBe^ du
menton: ^parfeflksmu0esksle-
uresfont diuers mpuuements parle he^
ne fice des nerfs qui recoiuentdes man^
ddhules tant Juperieures qu’inferieures
procédant delà troifiéme^ cinqien^
Lefdk
DE LA, TE STE. kx
Lefditesleüres fermnt de comrir les L vEage
. I U ■ r ‘ 7 t /- des leures
dentSjdefeur queLdtrjyotd neLeurjdce
lejtonxdrtllenr eflmnemy . Ellesfir-
uentau^idfrofererldpdroUeydmdn-
nr fà hoïrey^ d orner le yifdçejtem
. ri des pour
Jmt Cinq dutres mujdespour lemoime- le mouue
ment dé Id mdndibule inferieure, d fçd
• 1 r '' .la mandi
mtr qudtre qm Id ferment , qm bule infe
l"ouure,fentens de chacun coflé. Le f re-4^^?- .
mierqui la ferme, eft le flm grand jpufde de
tous: efl nomme des grecs Crotaphi- la face, .
te, d eft à dire temporaUl prentjm ori¬
gine des parties latérales du front ,
de hspdrictal,^ dpfcent par deffouhs
le Zygoma, inféré à ïapophyfe de
la mandibule inferieure nommee des
grecs Qoroni, pour la ioindre amener
contré la fuperieure, ^ fermer la bou¬
che, ^ mordre. Sticy noteras que cedit
mufle efl tendineux iufques au milieu
ANATOMIE
de fôyJceluyfait la temple, O pour es
fie caufè efi appelle Teporaldeguel plus
^^^^^^uenul autre , commedïFHJpp . au /k
‘^^^^r^wé~dJ^vulnerihm capitü , eB fuhiëtg
playes iftorteües : àrai(on delaprande
^tmltitmedes nerfs gu il reçoit , àfça^
mtr de la troiJteme, ^uameme
terne conm^at ton. • .
^ ^ ^ Le pcod mufcle naijfant des as Ch
mufclede^^^ fitJ-t appelle^ des grecs St'dà-
Uface, des Je termine en la madihule inferieu¬
re prés lementa : lors qu*il tire ’vers
Jon origine, mure la houché:(^ eÛ cedit
mujclegrejle ^ tendineux en fin mi¬
lieu, ^charneux enfis extrémité^: ce
qu 0 ne trouuegueres en autres mufcles.
Le troifî- Letroijtemeefi appelle ALaJlicatair'e
wîiê’, naifant
' f^e. du Zygoma, einfinfire à la partie in¬
ferieure ff) poBerieure de la. mandibu¬
le infe-
DE IA teste; Ixxj
U inférieure dé tapôphjfjè appellee
roniouScutiformis^ (pourcequelleeB
Aigue comme ‘Vnepointe d*ef^ee,) pour
ieeüe amener en mat ou en Arriéré pour
la mAflication des*viAndes:à CAufe de
^uoy ^Ature luy a dont double fibres,
dont lés ons 'viennet du ZygornA ,
defcendent obliquement exterieu-
remet^vers f Angle -^pArtiepoHerieure
de la mAndibule inferieure ,pour ieeüe
amener ou Attirer en Auant.Les Autres
fibres jortent de lapArtiepoHerieure du
dit ZygornA, dejeendent Aufii oblU
quemetpAr de fus les autres, fe croisât
/’>» par de jfiust autre en formede croix
bourguignonne, f implante àladite
mandibule près ïapophyfe Coroni,pour
ieeüe mener moumiren arriére, ain-
fi que les autres Jontcaufe delà mou-
uûir en auant.Toutesfoû Çalienauli-
anatomie
uredes momements des mujcles , -^
del’^fage des parties , cUt que chacun
mufcle n'aqu^'vhe maniéré de fihres^
par lejquel^ font leur operation à part
(^fmple:^leûrsfhres font faits par
tie des ligaments , ficeux font faits
les tendons ou Aponeîirofes:^^ partant
lectit mufcle maHicatoire nepeuteHre
ditl>n feul mufcle, attendu qu'il a dou¬
ble aBion,^ doubles fibres, pour chaf
fer en auat retirer en arriéré la ma-
dibide inferieure ' parquoypour fauuer
(falienil •vaut mieux le faire double,
ou le dire mujcle à deux teftes ^deux
infertiàns : cé qui luy eH commun auec
le Trape^e.
Le qua- ^ quatrième efi appelle le mufcle
trieme rod,fiîué dans la bouche entre les deux
mufclede '' j-j r i i r • • r
k face, ntanawuies, lequelprentjon ortgme de
toutes lesgénciues de la mandibule ju-
perieure:
DE LA TESTE. Ixxij
ferleure:-^f inféré à celles de tinferiem
rCyfaifant la circonfcription des parties
latérales de la hauche:de la tunique de
laquelle il efl intérieurement reueflu,
extérieurement couuert degreffe^co^
me prefquexous les autres fent . Son a-
Bion yjage efl non feulemet de fai¬
re ioindre la mandibule inferieure con¬
tre la Juperieure :mais aufli de feruir
d'y ne pelle pour ramener flubsles dets
la ‘viande qu'on maflhe , qui.efchappe
de deffoubs/vers le dehors : ainji que la
langue fait ^er s le dedans . Ce mufile,
me femble appartenir , plus à la Icure^
qu'àlamafchoire.
Le cinqieme eB le plus court , cisèle Le cinq-
plus petit de tous, lequel naifl du creux
de l’apophjfl de l'os ‘Bafilaire , nomme face.
Pterigoïde fl'efl à dire en forme d’aifle )
inféré intérieurement à l'angle de
ANATOMIE
la madihule Inferieure, -pour keUeauf
Jt amener contre la Juperieure, ç^pour
lier tenir ferme ladite mandihtde
contre la fuperieure:
fu onomre
comme
an fait en baillant , faifant trop ^ram
extenion
fluxe^W f>ors de f on Lieu
ta'V%>eu aduenir plufieursfois.
Dixième figure.
8n ceBe. figure te font demonftre^ au¬
cuns muf les de la face»
A MonBre le mufle temporal.
% llos Parkfouh^ lequel il pafe.
C JLemufle (JMaHicatoire.
D Le mufle largequifattache tat
a la madihule fiiperieure (^ue
mfmeurefatfantlacauitéde
ANATOMIE '
Onzième figure.
En ceflé figure feji moHrè des muf
des qui ouure la louche , lequel amns
dit eHre tendineux en fin milieu, mer^ ‘
quêparD,
S I^mufil'emajîicatoire: Dorlgine |
d.uquel à tes Parts , lequel [
os e^ couppépour mieux fauoir '
monBré ledit mufilé,
tJG Lesmufiles qulmouuentlateÜe ;
^ers laterre, lèjfiiels te fint mi¬
eux monBre^ en la figure dix-
neufieme e^demlere de la tefle.
ANATOMIE
Des Yeux.
g 6s Teux Jont les orga,
%nes inflruments
ytJueüe,-^mejfk->
keux on cognoiB F home eftre ioyeux ou
courrouce . / fint mi^ ^ colloque^
au haut de la Tefle ,pour illuminer
conduire le corps . Et pareillement par
keux nojîre ejj?rit efi ejleué à contem¬
pler Ipeculer les chofis hautes,-^ di
urnes ,Jîtue^ en leur domicile , cjui font
deux cauits^ nomees Orbites : lefjuel-
les Nature leur a données j àfn qu'il^
fuffent prefèrue^ des offenfes iniu-
re's externes. 6t d abondant pour ï ex¬
cellence, letir a produit trois montagnes,
comme bouüeuërstà fcamirhmmence
des
DE LA TESTE.
Ixxv
des Sourcil^ Je Me^ ç^ le ^ygo'>
Trois
Jl^fintcompojè^ chacun defipt muf- pour la tel
dès, cinq tuniques , trois humeurs:
1 r 1 • -X tence de ,
deux nerfs, deux 'vetnes^ me arte- i^ceil.
re,d'vneglandulejltuee augranâan-
gledûceuXy dans ^n trou (jui dejcent ‘
aux narines: laquelle contient svn e hu¬
midité qui fert de luhrljier les yeux:
afin que leurs mouuements Jolentplus
libres. . Et quant aux muJÛes lly en a
fept , dont y en a quatre droit s, deux Y Ϟ..
obliques c> 'vn rondylequel eB/ttué
en la racine de ïœd , au tour du nerfi
Optique . Le premier des quatre droits
prent fin origine au deffus de l Orbite A' œil
Son aSlion cB defieuer Lœilen haut
^ersle ciel . Lé fécond e^ au dejjoub^ lêcond
four le tlreryersla terre. Le tiers efi au Le troifie-
grand Qanthm ou coin de tœil,pour le
tirer 'vers le ne^ . Le quatrième eBau
ANATOMIE
■petit coin pou-r tirer l’ oeil s latem-^
pie ^oreille . Le premier oblique
Le cmq- cinqkme en nombre ,■ d fon ormne à U
ieme. ^ ■ r- • i u ‘f ^,1
partie juperteure de i œil par^ne
membrane êH attaché au grand coin.
Le fixie- Jècond oblique Jixieme en nom¬
bre .a fin origine obliquement au défi
foub^ dup'etk coin , ^ icèux mouuent
Le feptie- ^'éeil circulairement . Le feptieme
we. dernier prent fin origine de la racine de
kœil 3 ç^ enueUpe le nerf Optique de¬
puis qpJil eBfirtji hors du Crâne y 0<fe
termine auec tous fis compagnons à tl-
rk qui efl le milieu de f oeil^ ou le blanc
fie comoint auec le noir , ou les tuni¬
ques fiafierriblmt enfemble, ^fint d^s
cercles Son attion efi de tirer tœil au
dedans deLorbite , eBant aidé par la
compre(iioh. du cuir mufiuleux./^
palpebres, \
Orentre
DE LA TESTE. Ixxvj
Or entre les Jufdits mufeles ily a cer-
talnegrejjejqut Jert (corne elle fait aux
autres parties )pour cotenirpltds longue^
ment la chaleur naturelle , auElrice de
la concoBion,^aufi de les humeEler,
oindre lubrifier :d fin (comme nous
amns dit )que leursmouuemmts fiaient
mieux parfaits. '
Douzième figure.
Les fipt mujclès de ïœil te font mon^
Bre^parcefie figure..
qA ^Monfire laparîie antérieur e
de l œil circonjcripte part Iris.
S Le nerf Optique Jortant du.(rct
nepour entrer en l’œil.
CCCC Les quatre mufeles droits,
DD Les deux obliques.
E Le fieptieme Pyramidal.
m
ANATOMIE
Des cinq Tuniques prin¬
cipales de TceiT
S*enjùk
' Enjuiuent le s Tmt-^
que s qui fini cmq(co^
me nous amns dit )
dont la première eïh
mmmee
d'aucuns Adnata^^desgre^Sfi^
fephj/cos. Süe a fin origine du Ferlera- Origine
ne: elle enuelope tout l*œil rejlelapar- iunâiue?*
tie anterieure delà (omee ^finifjant a .
l Iris ou cercle de I œil. Son utilité
de tenir l'œil conioint dedans ÏOrhi- la coniun
te , dont elle en retient le nom de Con- e*
tunBiue , La féconde efl appellee fecon
neajC^ en Grec, [eratoidés. Icelle en- de.
ulronne entièrement l'œil:^ en la par¬
tie anterieure , ■^principalement à l'e-
droit delapupiüe^efl lucide ^ tr ama¬
rante, a la forme d'y ne corne de lanter¬
ne bien ^nie polie , dont elle retient
ANATOMIE
le mm de Comea . Mais par derrière
fi^efl point luifante , ou tranjparante , à,
L’origine (^uoycÜ appeüee d aucuns J,a
ô€ vtihté "Dure membrane de tæiL EÜe prent oi
de la tuni la, "Dure mere, a telle ‘vt'h
rfiee Cor- de receuoîr les eP^eces ^iJîhles(com
n ea. [q tyQyYe d yn mtrotr ) ^ cotentr les
Latiercc. dudit œil . La tierce éft nom^
mee Vue a , ou "B^^des en (jrec: pour I
ce pu' elle rejjemble àlejcorce oupem
dy nraijin noir, en fapartîe extérieure: j
dont pareillement- entrent au^i le mm
y tilité de Vuea'.maken fa partie intérieure re
prejènte toutes diuerfs couleurs, co-
méfait l’Arc au ciel, a fin de dif'emer
les couleurs receuës rêprefehtee s à
l*œil extérieurement-, puis.reuerberees a
Vhumeur CryBalin, ^de là à Idfacul
te animale yijueliè, -^fns commu:^
eu icelle tunipue n’euB çBe tainBe en
de la teste. Ixxviij
pL partie intérieure, que <i’‘vne feule ou
certaines couleurs, toute s chofes^ifihles
ou ohiets neujfent reprefnteque lacou-
leur qu" elle eufl eu. Secondement elle a
eftè faite notre derrière ,pour congreger
^ •ztnir les ef^rits dippe^ par la lu^-
mi ere,po ur la conferuation reiouif-
fance de la 'yeuS: ainf queleploml?
qut eft mis au derrière d^njn miroir:
d fin que fa reuerheration (oit plus
J -t y pourquoy
grande , que les -epece s fp cou- Nature a
leurs nepajfent outre le ^erreiains fiet
retenues enfa fiipsrficie,hien ramajfes fuft noire
‘vniesjàfin que par fin ohfcuriü eU
le empefihafl que les couleurs ohiets eure.
nefuffent bien reprefentees à thumeur
Criftalîn,X9*deldaufenscornùn.D’a-
uantage elle a eBè trouee par deuant,
(diot iceluy îrpu.efl nomme "Pupille) d^
peur que hf^rlt animaL^ifsël nefusi.
ANATOMIE
trop Jubitement di^ipè
Joit 'urayjors qu'il adulent qu'icelle pu
pille eft dilatée ,par coups ou autremet,
^euè'efl deprauee diminuée .S'e^
Juit la quatrième nomee Aranea.ainfi
nomee pource quelle ejljubtile ^de-
liee comme la plmjuhtile toiüe d'^ne
araignée qu'on puijje ^oir , ^eftfort
luijante tranJparantedesGrecs l'ap
pelTent Arachnoïde :eüe enuelope par de
LVtilité uantd^humeur QriBalin:àfin qu'elle le
nie deffende comme principal
injlrument dela^veuh', lors que les au-
Origine très humeurs feroient intere^e^. Son o-
Jranee^^ peut eÛre de la matière excremt
teujè dudit humeur QriHaltn: ainji en¬
durcie par la froidure des parties circo-
Lacinqie ]_^ cinqieme eftnommee 'Ré¬
tiforme : pource qu'elle eH tiffue dephi-
feurslfeines ^ arteres, infiltrées ÏPne
parmy
de la teste. Ixxix
jarmy ï autre ,auec(^ues le nerf Opti~
que^come ^vn petit rets depefcheursAot
eüe prent le no de ’B^tiforme : les Çrecs
Vappedet Ampl)ibliHroïdés7Son^tïli’- L’vtilité
îè eB de nourrir , enueloper
par derrière ledit humeur F"itreux:eüe
eB fort mo üe^plus que nulle des autres^
de peur qu'elle nef B offenfe audit hu-^
meur.Sn qmy tu noteras l'ordre de na¬
ture auoir efté bien objhrué en la pofitit
defdites tmiques ( comme il a eBé en
toutes les autres parties ) car apres les
deux plus dures terrefires^a fçauoir
QoiunBiuee^Qorneeya fait t'vneplm
molle ^ les deux autres encore s plus,
d fn que comme par degre^ d^ durejfe
mollejfe, nature pajfaft d'^vn degré
a l autre. Outre ces membranes tu peux
adiouBer celle qui ‘vient de i Vuee^qui
enmlopepar deuant y l'humeur /O i-
ANATOMIE
tHuXy reffemhle aupo 'd du JoumU
Des humeurs de l’œil.
"8 njuyumt maintenant les
humeurs contenu^enlœil^
lej^uels nom' ams dit eflre
trois.'dont lepremi'erefiap^
x\pour lafimilitude qu'il a
queux" ^^cques l'eau: ç^efi ^tm entre la par¬
tie anterieure de là (orneey de t hu¬
meur Crifialin, qui efi 'à l endroit de la
pupiüe:afin que retnplijfant tellç ej^ace
%fuyde,il diïïede ladite (jorneCj w par
Vtiiité de moyen prohibe ^ deffend qu'elle ne
‘ tombe Jur ï humeur Qr^alin : qui euB
eHeau dommage de layeue\8t d'aua-
tage afin que par fon humidité , il défi-
fiende que ledit humeur (jriflalïn ne fioit
par trop défiché . (jeH humeur aqueux
peut eHrèengedré par la rejudation de
lafirofiti apportée par les ^aijfeaux,
' Trois . ha-
meurs en'
Tceil: pre¬
mier nom psîlèAqu
DE LA TESTE- hxx
iefquds félon leur flm grande partie,
produifent leurs anaflomofes c^extre-
mite^ iufques à la pupille c^pdieu dudit
humeur QjAêjueux.Ije fècodhumeur ^ Le fecod,
mojeenftuation,eB appelle (fiflalin, Criilalin.
pour la couleur confidence (pu il a
femMahle au ÇriJlaLSa figure ed ron- ^
de . Son utilité ed de firuirpareiüemet criftalin.
comme de miroir, a la faculté ^fueüe
^ fenseommu: ts^ed le princip al in^
flrumet d.e l<^eue\Le tiers (^dernier, L e tiers.
ed l'humeur \/itreux ou Alhugtneux,
ainfi nome: à caufi (pu’ en fa cofidece
couleur, éft sehlable a ^err8fodu,ou au
hlanc dl^n œuf . S afituation ed enla
P artiepoderieure de l’humeur crijîalin: ae Thu-
pour reprimer aucunernet ïimpetüofité
de l’ejprit animal ^ifuel: afin puil ne
fud trop Juhiîement difiipé ,^euaporé .
<iAinfi pue nowpouuon$ lien dire de
Pour-
^ les
^ANATOMIE
l*humeur Aqueux, auoir éflemîs au de
uat dudk humeur()yftalîn,pour refera
uerKmpetuoJîtè des couleurs exterteu-
rcs refrefentees en keluy. Or icy noter m
humeurs q^p^f^neprouldece de Nature, lef^
ont efté dits humeurs ont efiè faits Diaphanes,
^ traJparants,c"eB à dire, dts
i^arants. lejquels on peutlrpir au trauers, comme
on fait en Peau claire ,pu parmy le uer^
. re, corne de Panteme c^autres fmlla-
Mes chofes diaphanes : fimMaMement
la partie anterieure de la fprneei^ de
PAranee, àfnqueïeP^rityijuèipeuÛ
pajferau trauers ainji que fait le foleil
autrauers d'yne <verrine,8t fuhit qu^il
y a en iceux quelque choje eBrange , la
yeuëefldeprauee,ôu du toutperdm.St
d abondant, faut icy noter que Nature
ne leur a donne aucune couleur, de peur
qu^eües n'empefchajfent leur aBionP^
de la teste. Ixxxj <^3
yjk^e qui eft de reprefenter les couleurs
des choJès^iJtl?les, telles quelles font
Buellementxe qu"il^ Weujfent peufai^
re jfd^eujjènt eftétaints de quelque
particulière couleur, far tout ainji que
les lunettes taintes de couleurs rouges,
merdes, ou autres, nous reprefentent tou
tes les ejpeces ^ifèles de leur couleur:
combien qu’elles ne filent teües : ainji
eujfent fait les humeurs à la faculté >/^
fuelle ou fins commun ,fil^ eufient eu
certaine couleur . ’^^e à parler de leurs
'vatjfeaMx,qui fint les nerfs,'vemes ^
arteres. Or du cerneau naijfent deux
paires de nerfs, qui fi diUribuent aux
yeux. 6n la ^remkre (ont les nerfs Opti
ques^atrfi appelle^ des Çrëcf^ en no
lire langue 'Uifuel^:à raifin que par i~
ceux l'ejprit animal elî porté aux yeux
Toute sfok auparauant que finir hors
L
-
ont
ANATOMIE
ilsfïnfermt enfemUe enfer¬
me de fer de moulin ^ (comme tu eus peu
‘voirenlu cinqteme figure en la lettre
<7. y faifants de leurs creux oucauU
te ( non toute sfois manifeBe a tœil ny
par aucune fonde) ‘vn commun codait:
afin qu^vne choje fimple ne nousfem^
Me doulple:ceque certainemet euft^
faitji lefdits nerfs n^euffent eu conmu^
mcaüon ffi) ^nïo l'm^n auec l" autre, (e
^ qu’il muse fi clairement demonBre par
i l * yj Tes hacquehufters w arhaleBriersdef’
- r— Sr-H— — ~~.~^T~rrT
V , quels qyats clos ‘vn œtL^ potentpjmjm
^ 'tÏÏement , plus loin , , deTæÜqut de^
~^meure non cio s^gu^TIs deux enfenMe
eflants ouuers: ce qui ne /g pourroit fai-
rèTTl’elprtt animal yîfuël eftoicenmyg
a T œil bouche Xuns auoir
firàfautre. farÇcommë eût leplôTlofi-
p^ejla^ertu 'vnie eB phs forte ,
lors
DE LA TESTE. Ixxxij ^4
lorsqu'elle eB di^^erfee . La fécondé
faire de nerfs fe diuifi en feft rame¬
aux àTiJJue du frane^c^camté de hr
hitefe dMrihuant auxfeft mufcles de
chacun œil ,four leur donner fentiment
^ mouuernent. Et quant à leurs rei¬
nes arteresj^ des autres parties de
la teBe, elles feront cy apres defcriîes.St
icy conclurons que la ‘vfon n"eB autre Qu eft
chofe que le fentimem de la ^eue\ rece-
uatpar les yeux J,a lumière,^ les cou¬
leurs ^come fis propres ohiets, ainji qu'il
fint reprefinte^ à l'œil , par la lucidité
diaphane tranjj^aratejCome das *vn
miroir:-^ font ^n (fine oifPyramide:
dot la hafeeft ce qui recourt àl'œil:^
là pointe , eB en la chofe ^euë: dont la
pyramide fi fait d’autant plus petite,
que lesyeux fint plus loin de leurs oh-
ietsEtpour te faire familiairement en-
L ÿ
ANATOMIE
tendre queceBque du (one ,freffe de
nuit à demy ton œil ^ers ^zme chandeL
le allumée , c!sr*^rajement tu aperce^
uras plujîeurs rayons menants de la lu
rnkre de la chadeüe, en figure Pyrami
dale: dont la hafe fera 'vers ton œil^ç^
la pointe à la chandelle . Ü quanta^
_ge te faut encores noter que la 'veue eB
fiudaine en fes operations rjue n’ell
£onAzmQ_Pouye:c[m foit yray on 'voityhfiofl hf
^^^-^^^d^düTtomerrê^oùlëf^ d’^yne piece
d'artillerie , cfu'onn'oit le [on d'iceux:
^ toutes fois en'vn mefme in fiant fè
font les deux. D' abondant yu peuxen-
cores cognoiflre cecy par^nfigne fia-'
milier exeple , en 'voyant quelque bû¬
cheron , dans 'vne fioreB : car fit de loin
tu prens garde quand il haujfie ou ra¬
bat fie la congnee en abbatat nvn arbre:
U te fiemblera que le coup Joit plufioB
donne
DE LA TESTE. Ixxxiij
donné ^que le fin n'en efl entendu: de fir
te qîie tu iugerois y auoir quelque eJJ^ace
de temps entre les d^ûx.comhkn qu'il
i _ J ^ J
ny en aytpomt:aont nous conclurons la,
^euceHre plus fiudaine queïouye.
Du Nez.
S Me^ eft hrgme
rmflrumét de l’o
doremét , appeÜé des^
Çrecs 2{his : à caufi
quepar icelipy cou¬
lent ^ fluet les excrements des yétri-
cules antérieurs du cerueau : ^ adue^
nant que lestrou^crihleux Joiet eflou-
pe^dl fiy engendre^ne grande puateur,.
pource que lefdits excrements ne fi peu-
uent repurger. Ce qmaduiet fiuuentes- .
fokàceux qui ont le neg^ fort enfoncé
L. f
ANATOMIE
à'j- aha'îpe au milieu . D" auantage il
a encùres plujteurs autres ‘Vtilite^
offices^ e"eft d’attirer l'air aucerueau,
^ le mettre hors pour la génération ^
conferuation de l’ ejp rit animal. St aujii
pour dijcerner les odeurs . Or tu enten¬
dras pareillement que ledit air efl atti¬
ré despQulmons extérieurement co-
duit parles narines en 1:0, houche ypar
lés deux trou^du palais,^ de làyà la
Trachee artere aufditspoulmons.St ou
lefdites narines n’eujfent efté , nous euf-
Jions éHé contraints auoir touftours la
houche omerteypour injpirer expirer
ïairyCe qui eB tout manifeBe . Car lors
quily a ohflruElton aufdites narines y
mus femmes cotraints auoir toufeours
la bouche ouuerte,feit en veillant ou en
dormat:à raifen de quoy Nature a fait
h ne^ creux 0' double ,par ‘zrn carti-
DE LA TESTE. Ixxxiii[ >
Uh miCepareles narines ^appelles ep- Septum
1 J r II I camlagt:.
mm carttlagmoJum:a Jin (pue jt par jor nofum.
tmeyne narine eHoit eftouppee^l autre
demeurai ouuerte pour attirer iet-
ter ledit air dehors . ^Pareillement fert
grandement ala heaute de la face ,
hiy efl ^vn trejgrand ornement^: ou il
dejfaut,UperfenneeHgrandemetSf-
formeJl eft composé de trois os(comme
nous amns dit ) dont les deuxjont ex^
ternes, cornoint s enfemMeparni^ne
ligne droite . Le tiers eft au dedans cpui
Jepare les narines . oydceflits^osfint
pendues les Cartilages, qui constituent
O forment le s narines , dont leurs ex¬
trémité^ font appelle^ d’aucus,lesAif
les du ne^ :^ont eHé ainji haSties de
Nature : afin que le ne^ fuSt mobile,
^par confèquent moins fùbiet aux in^
mes externes . Et eH'^ay femblahh
L. ilfi^
ANATOMIE
que fil euB eHé tout ojfeux ^ nom huf
fions eu feuuentesfois rompu par coups,
cheutes ou par autres caujès ,
principalement les petits enfants qui le
pim Jouuent tombent de jfm. n^areiüe-
met aufi a eftlfak mobile pour mieux
fe moucher pf) purger , pour eiîre
pim conuenable a la refiiration ex-
piratio.-pour laquelle parfaire, Nature
Quatre l^y ^ baillé quatre mufles , à fauoir
mufcies de chacun co fié,rvn extérieur,
au nez, ,, . • •r,*' * r
L autre intérieur. Uexterteurprentjon
origine delà Pommette , ^ defcendo-
bliquement efl annexé auec celuy
qui ouurela leure fuperieure, fe ter¬
mine à l aife extrémité du ne^.
Ijinterieur fort interieuremet de lama
dibule fuperieure par dedas le ne^ ^
fe termine aufi aux aife s 0^extremk
te^ du ne^.Leur aBïon efl d^ouunrô^
ferrer
de la teste. Ixxxv Sï
ferrer les nàfemx jour iùn^iratïon
expirât lou • £yt c^uâfht turitijuc
qui reu^B interieuremet le ne^,elle pro¬
cédé de la Dure mere ,fortant par l'os
Qrihleuxou^ongieux^ctmenomauos
dit: elle reçoit certains petits rameaux
desmrfsdelatrôijlemecoiugatioparle
trou dugrand angle de Icèilqui defced
dedans le ne^ . Et pour coclufion lé ne^
a eflè faitpoUr plujtéurs caufes ; mak
principalemetpourïodoremetj qui n"efl
autre chofe qù^’nfentiment procédant ?er.
d"^ne effumation^aporeuffortant de
la chofe odorante. Et afin quùceUefex . '
halant dés corps, fie puijfe éfiandre, il a /
eflè hejoin de quelquemoyen,par lequel
eüejoit transportée à t organe . Parquoy
nousdironsquecemoyen'eBen musJi^ ■
no que y air que nom odoros en rejpirat,
en tant que nom l"a ttirons e^ quipre-
ANATOMIE
mier <t receu l'odeur de lohîet adorant^
qui fefait d'<T;ne fumee ^ exhalation
en lair chaut . le dk chaut : car le jrok
condenfe ^ referre en ce faifam
prohibe hffumation desodeurs:au con¬
traire f chautattenue\rarifiej Jubtilie^
fait euaporer ^fortir ^ effumertes
odeurs:ce quieflcogneu’dhncem.^à
tajfa odorata^ autres Jemblables,
lors quon lés èmjle, Pareillement aup
en eHé , la chaleur fait firtir de s fleurs
leur odeur: c>* au contraire fhyuerles
L*organe
des O- deurs font les proce^ammiüaires, qui
deurs. Us communiqmt aux ‘Ventricules an¬
terieurs du cerueaUj^au fmscomm’u.
Lesnarînes fint lescanaUs^parlefjuels
Obiedde lefdîtes odeurs fint portées . Son obieB
rodorat. eB hdeur qui eB ^vne qualité en noHre
haleine fleurementjfirtantdës cho-
fesmir
DE LA TESTE. Ixxxvj M
fes mtfleSjefqueües efi flm ou moins, mi
jiionnee *vm humidité aéree . Or ily a
deux différences d odeurs: Jcauoir eB f^tenccs
yne hone,^l"imre mauuaife.St la fin
de î odorat a efte principalement pour
cofiorter le cerueau . Et daudtage tcy no ^
ter as que l'homme n a fi bon odoremet me n’a fi
que les hefles:pour cequil agrade qud- bôodorat
tité de cerueau , lequel eB fioid hu~ Ses.
mide , partant ne peut fentirque
greffes gp* fortes odeurs. zAu contraire,
les hcBes ont moins de cerueau , pfi) eB
moins fioid humide : comme prin¬
cipalement les chiens , loups , aigles
autres :parquoy Jèntent les odeurs fort
fiihtiüemet, ^de fort loinxe que l'ex-
periencemonBreapertement,
De la Bouche,
ANATOMIE
E nom de la iouche
emporte ^figmfieU
capacité qui eH entre
la mandibule JliperU
eure inferieure ^et
les. dents ^ leures: en laquelle efl con^
tenue la langue pf) autres parties ^ue
déclarerons bien tofl^^ premièrement
DaPalais .
S Palais efl lapartîe fufe-
rieur e de la bouche faite de
plufleurs replis a'^eri-
te^ yparlefquels efl prépa¬
rée la 'viande a concoElto. Il a eÜéfiit
en forme de 'voufte ,pôur la refinance
de la 'voix'.qut foit 'vray lors qu^d y a
quelque perdition de fajubflanceojfeu-
feM
DE LA TESTE. Ixxxvij 53
fe, la ‘Vdix fe fert,Ji far artifice le trou
tfeH eBoufé.’d reçoit deux rameaux de
nerfs delà quatrième comugation :
noue que four les bien 'voir rnoBrer
il faut inc fer intérieurement la tunique
dudit folaü (qui eft aucunement char^
neufe )mfquesaux osdiceluyfres les
dents fiaijànt de ton rajoir deux lignes
droites /vne de chacun coBé tirant ^er s
ÏZ^uuüefuis leueras fefareras lei~
dite tunique de cotre les os^aufquels eft
lien fort adhérente : far ainji 'ver¬
ras lefdits nerfs qui fe definent ^fer-
dent dedds ladite tunique dudit falais:
à la fin duquel, font deux trou^
ne^ de Nature,k fin que far keux fin fin du pa-
Jfiratio ^ exfirationfuB faite en dor-
mant, e^^mengeant, ou autrement. Et
fi elle fe fuft oubliée ( ce que iamàis n'a
fait en chofe qui fuB necejfaire à la co -
ANATOMIE
pjîtion ^fahrtcAÜo iu corps humain]
de n auoirfait lefdks trou^: nom enf-.
fions ejll contraints d^auo'tr ordinaire*
ment la louche onuertepour la necep*
te delinf^iration ■^ expiration.
reniement Ufiüts trou^feruent lorsque
le ne^ eïi interejféou eBouppéj a ce pie
lesexcrements puijfent par iceux e^îre
^acue^ e^deriue^ par la louche : ce
que r expérience montre.
De la Luette^ V uulle ou
Gargareon.
A Luette eB y n petit corfs
charnu pongieux : de
figure prefque a ^ne pom¬
me de Pin^fupedueperpe-
Wage àe ^iculairement àlafin du palaU:d fin
de roprelimpetuojité de tair extérieur,
attire
DE LA TESTE.' Ixxxvîij
attire 0*m^iré des poulmons,m le re^
tardant aucunement pmr le modérer
^ temperer de fa trop grande froideur
^ crudité jpar la chaleur de lahouche:
depeurdela trop grande réfrigération
despoulmons:qui fit y ray yCeuxOMf^
quels a eHé ladite Luette incifie^oupar
accident corrompue, fentent leur in^fU
ration plus foide : dont plufteurs font
mors Phthifîques, à caujè que les pouL
mons ont eHé par trop réfrigéré^ par le
deffaut de ladite Luette. Aufi ftrtgra
dement a la confirmation de la'voixxe
que déclarerons bien toBen parlant de
la ^oix^
De la Langue^
ANATOMIE
5 Ld^uc elle fiï oy.
^ane ou in^mment depro^
èferer la paroüe , mejja^ere
^^truchemet pour interpre^
ter déclarer noftre phatajïe, opinion
iugemet.St au^ipar fon mouuermt
fait la conformation articulation
de la yoix, qu^elle reçoit du neud delà
gorge appelle ]Larinx,c‘efl a dire le chef
de la Trachee art€re,(;s^daucus le S f
flet,d"autresle canal outuy au de lej^rit
par lequel l'air extérieur elî introduit
auxpoulmons : auquel principalement
fe forme la ^oix,ainfi qu'o ^oit en h-
flroit conduit ^auquel on fiuffle en nm
flulie,c^ principalement quant ÏEpi-
glotte ou languette touche ropt lair,
ainjî que font les doigts qui houchetlet
trqu^ de la fluflepour faire diuers tons.
Lefemhlahlefait l Epiglotte , qui eou-
ure&
un, ^dejcouure la partie Juperkure
dudit Larynx. Pareillement VZJuuüe
eu Gargareon ,fert à la conjirmatio de
la ^oix, comme peut faire lepkBre ou
archet des violes, luy donnant magnk
tude ^grandeur elegance , diufant
lair enferte qu^il puijjè eBre diffus par
toute la houche,pour en iceüe refinnant
par le henefice aufi dupalai6,eBre ar^
ticuU formé de la langue: ce qui eB
cogneupar expérience a ceux, aufquels
a eBé ladite Luette incife ou corrom-^
pue, comme nom auos dit, par ce qu'ils,
ont la 'voix ^ntiee enparlant du ne^.
^Pareillement ladite langue fert d'orga
ne a la faculté guBatiue ,pour donner,
l^ray iugemet certitude des faneurs
par le moyen delà faliue, véhiculé di^-
celles, imhue en fa (^hairj^ongieufe.-^f^^pf^^
aufi aferuir a mafher lesyiandes,les
ÀNAtOMlÊ
toumeunt yirant decofté
tre,^ mefinement à lesamller:àcau-
fe de (juoy a eBé faite flexile ^ rmhU
le entoutes les parties de la iouche,par
le moyen de fes mufcles qui font dix en
D‘ muf fcamir cinq de chacun coBi:
des pour defquels lepremier eft fort eflroit en fin
le mouue- commencement^^ lareeen fa fin. def
inentdela i i i • r • » r
Langue. Cendant de la parue Juperteure de l os
Styhïde à coBè de la langue ^ laquelle
il tire enhant auecfon compagnon qui
eH de ï autre coBi . Le fécond prentfin
origme de la partie intérieure de la ma^
dihule inferieure , à hndroit des dents
molaire s ^^f implante au cofteypartie
inferieure de la langue ^pour icelle atti^-
rer à coBé.Le troifeme *viet de la par^
tie inferieure du meton, elp^fen ^a im^
planter à la racine delà langue ypour
icelle chafèr, tirer mettre hors de la
DE LA TESTE. xc
louche . Le quatrième qui eB lefluê
£rand ^large de tom^na^ de la lajè
de h s hyoïde, ^ Je termine en la far--
ùe inferieure de lalague : laquelle auec
fin compagnon qui ejl de t autre coBé,
tire la langue en arriéré dedans la lou¬
che , Lecmqiemeelp*^rmer*zAent de
la partie juperieure des cornes de l'os
lîyoïde , e^fen %^a implater au coBé
de la lague entre lesdeux premierspour
iceüe amener tirer à la partie late~
raie de la louche. Ladite langue eB La lâgut
double, toute fois non diuifee , corne elle
eB aux Serpents : car cela euB empefi
ché de proférer la paroUè, ^ de lie ela^
hourer les viande s:c*eB à dire, les tour^
nerc^^irerenlalouche.'elieaejléfai
te dyne chair laxe,rare molle, à fin
que plus facilement peuB difcemerles
faueurs , aufii pour mieux proférer
JM ÿ
ANATOMIE
les lettres . Sa racine eH faite large
forte pour ejireplm ferme maïs fin ex^
îremité eH tenue pointue ' afin ^ue
plus lihrementfiH fis mouuements . Or
pour ce (pue ladite langue quand eüe eH
defeichee deuiet plus tardiue inepte
à faire fis mouuements : comme ilefi
manifeHe a ceux qui ontgrandfi f tat
parfieures ardantes que par autres eau
fis ; en cecy Nature y a merueiüeufe^
ment hienpourueuiear afin que la lan^
guenefuHmoleHee de tel accident J elle
a mis a la racine dùceÏÏe , deux glan-
dule s fort l^ogieufis, nommes Tonfittes
-^^^gdales, aïnfi nommées, à caufe
Ivrilité a ’i quelles reprefintent deux amade^fine
celles. chacun cofi:è: lefqmüçs comme efion
ges,Jucent reçoimni perpetueüemet
^fvnhu-
DE LA TESTE. - xcj 103
eÏÏeîulfrifie ^humeBé continueUenm
non fèîdemet la langue ^mais aujii tou^
tes le autre s parties delà hoùche. Plus
elle reçoit deux l/eines ^ deux arteres
y ne de chacun coBé , ^ui precedent des
(parotides Jugulaires externes : lef-
queüesfen ^otmanifeHement iufques
au haut extrémité ^partie inferU
cure de ladite langue : ^ font lefdites
^yeines appeUees vulgairement 2^nu~ Les vei-
lesou noires , lefjueües font feuuent in-
cijèespour les affeElios de la langue,^
des autresparties de la houche.D aua-
tage ladite langue reçoit deux paires de
ne fs du cerueau.Dvne de là feptieme
CO niugatio n qui Je diBrihue a Je s muf-
cles, par lejquels elle fait fes mouuemets
JL autre de la troi/temeyqui Je dilate en
toute fa tunique ^qui efl commune auec
celle delà bouche: lejquels f nt appelle^
tij
ANATOMIE
ftatii <iuefrtncifdenm
par iceax ladite langue difceme ^ iu-
Dii fens^^ ^ desfaueurs. Or pour hit
^\x^Q^Çc, entendre quecefl que le Çouji^kdü
que c^eH %^nfemiment enlalague ^
aupalah, gemralement en toutes
les parties de la houche^qui reçoit, apre^
hende retient les faneurs. Son orga^
ne efl la tunique, qui eB en lafipefck
de la langue, ef^andue en toute la hou^
che.SonohkElfintlesfaueurstlesdife
rmçes defqueUes font neuf, que ne trai¬
teras àprefint.par ce que ce n'ejl le lieu,
L,e moyedugouf efl la chairjpongieu-
fe de la Langue , le fuhieB eB 'vne
humidité fdiuale , -^fans laqueRe rit
ne peuteflre bien fauouré: ^ efl ^ray
femhlahle que fans iceUe rien najflge
legoufl.parqmy il faut de neceflité que
îachofeguflatiuefoitaEluelementhu-
DE LA TESTE., xcij \om
mie, corne le •vtn ç^cuares chojès fènh-
hlahks:ouptenttekmet,come lejuccïfe,
lequel posé fur laiague incotinent féli^
quefie fe fond. Aucuns toutesfok ne
Jônt potentielement aEiuelemet hu¬
mides , corne le poiure ç^ autres chojès
JèchesdeJqueües pour ceBecaufè ont he
foin d’humidité, qui eft la faliue
nee de Nature ,pour ayder à difierner pour aider
des faueurs . St ^oila la raijon pour- ^ J
qmy la Langue eHant intemperee par €a.Mems.
trop grande JèchereJfeou humidité, ne
gouBe point parfaitement lors qdeüs
eB 'mhue de faueur outre fon temperti-
ment naturel . Sxemple, Si elle eB im-
hue d’humeur cholérique , toutes chofes
hiyfemhleront omeres .'parquoy ileB
nece faire que l’organe dugouBJoiten
fin tempérament , ff! deBitué de toute.
fitueur.Car tout moyen doit eBire priui
ANATOMIE
exempt de là qualité de ïohieEi, 8t
te fujfifèpour leprejènt du [es dugoufl:
çjM amenant mm faut retourner à
parler de l’os de la Langue .
De ios Hyoïde^ouLaiidé. :
Zjdntàïosdela Langui
il efl nomé des Çrecs
oïde:parcequil refemhh
a'cefle lettreÇrecque fno
mee 7~pfilon. Il eH fait de trois os , def
quels celuy qui e^ au milieu eB appel-
lé la "Bafe , les deux aiâres qui font
dcoBé,les.cornes:comhie qu’aux yieux
on en peut trouuer d’auantage .Il e^ fi-
tué filon fa hafijur la partie Juperieu-
re du fartîlage du Larynx fiomé Scu-
tiforme, de la racine de la Langue y
^ défit hafi drejfi fis cornes ^ers les
r
DE LA TESTE. xciij
' parties latérales de la Langue: lefqud
les f attachent par certains ligaments,
produits d icelle, àlos Styloïde oucla-
ual. Son'vtiliteeB de ailler ligamets
àla plus grande partie des mufelesde
la Langue, qui Jortent diceluy : ^ de
. l ailler infertion tant aux quatre s an¬
terieurs fliperieurs du Larynx que
auxjiens propre s ,dejquel^ mm faut
maintenant parler.
Les mufcles de l’os Hyoïde.
■Es Adufcles de h s
Lfyoïde font huit, d
fçauoir , quatre de
il en y a deux que
(qalien référé entre les comuns du
Larynx , l'autre entre ceux qui meu-
ANATOMIE
mtl* Omoplate Tomesfois comntet(pi}
ce fait jte premier des (jmtre prem fon
rîgine de hs Styloïde , &pajfantpar
dejfts lapartie neruenfe de celuy^uiott
ure la madihule inferieure jf inféré aux
cornes dudit os l/yoïde . Cedit mufde
eH fort délié aucunement large
facile à coupper,Jt on nef en donne lien
Nota» degardejenfeparantceluyquiouurela
madthule inferieure. Le fecod montede
la partie fiiperieure de l’Omoplate fret
fin apophyfinommee foracoïde (yjuU
gairemet 3ec de corhin ) olUquemet au
comencement des cornes dudit os Ltyo-
ïde^ eficeBuy rond ^nerueux M
mllieUy corne celuy qui ouure ladite ma
ddule. Le tiers a fon origine delapar-
tiefiiperieure du Stemo^ç^i afin infir-
tio en la racine hafe dudit os Lfyèî-
de.Toutesfok (jalien le référé entre les
contr
communs du Larynx : le dire duquel
doit amlrplufioB lieu aux heÜesbru
tes qu'aux hommes .-‘veu que ne trou^
uons ce mufcle à l'homme (ortir ou eflre
inféré au Larynx , comme on le trou-
ue aux heBes . Le quatrième ^
dernier defeend intérieurement du men
ton , -^f en ^a perdre àla hafi du¬
dit os l/yoïde . Or tous cefdits muf
des mouuent ledit os, haut ^ ,de^
uant derrière.
Pu Larynx.
B Larynx comme
nous auons dit) efl la
teflede la tracheear
pereappeüè'vulgaire-
met, le morceau D'a
dam ou lejîffet dc lagorgedleBcom-
1
ANATOMIE
fûsi de trou Qartilages conioïnts enfem
if le par certains ligaments mujcles:
Le Carti- [anterieur le plus grand eH appeÜl
riforme^"^^ ^^^<^sThyrotde ^^dgairement
Scutiforme,pour la Jlmilitude (pu"il a %
^ne rondeüe^ou ^n pauoîs . Le fécond
kg^ Sris ^poHerîeur , eft ce-
nom. luy qui fp a point de mm, -^partat eft
appelle des- Latins (fartïlago innorm-
nata. Le: tiers dernier çy* plus petit
Le Carti couchl fur les bords late-
kge Ark raux ff) fuperieursfur lequel il faites
thenoide. coBitue 'vne figure femblable à bi¬
beron de pot a huille: à caufe deqmy a
eBé appelle des (f reos Arithenoïde,-^
Je peut Jêparer en deux. Ces (fartilages
ainji coioints adapte^ enjèmblefot
lageneration diftinBion de lalfoix
par le bénéfice de [Spiglotte , dp^quel
parleros bihoB:enJèmb’le de leurs muf
DE EA TESTE. xcv
çles:lefjuels M^item ^ omrent, com¬
priment ferrent lefSts Cartilages, L’vfagc
^encefaifantfontles diuerjite^des ^
füoix . Exemple , Lors qu'ils fomrent
f ont la'voixgrojfe, comme ^ajfecontre:
Au cotraire quand il^ font comprime^
feront la n^oixgrefle corne 'vn Dejfus,
ainji félon qu ils Jêrot aBrainEis ou
ouuers,plus ou moins feront diuers tons
de^oix parle henefice des mufles, de f
quel^nous faut maintenant parler.
Des mufcles du Larynx.
tAture àdoné dixhuït muf. Dixhuit
\cles aufdits fartila^safa ^'^j^^ynx
Moir neuf de chacun coBê:.
Mefquel^ il en y a trou com¬
muns propres. Le premier des co¬
rnus, qui cB cachéfuhs le troifteme dès
ANATOMIE
mufcles momats h s iJyoïde ^pret fin
ongiM de la racine dudit os,^deJcen^
dant ohliquement f inféré a la hafe du
Scutiforme if ourle dilater en haut ^
enhas, JLe fécond monte ohliquemetde
lafartie intérieure du Sternon y tout le
long de là Trachee artere (au moyen de
qmy il eÜ afpellé ^ronchiq^ue) en U
partie haffe ^latérale dudit Scmifir
me, four huurir O dilater far fis aifi
les:^ eB trouuè cedit mufcle des fin o-
rigine , iufques à quelque partie de fin
chemin , adhérant eBroi&ementauecq
le tiers de Fos Lfyoïdefouhs lefquels fe
manifeBe corps glanduleux tant
d^n cojié qued autre, tout àhntourde
lapartie anterieure w {uperteure de la
Trachee artere, à hndroitqu’ellefelye
auec le Larynx ; lequel corps glandu¬
leux référé plufloB n^ne Juhflace char-
de la teste.' xcvj
neufe ^uemlle autre : iaçoit cefoit
rime ^andule , laq^ueUefour auoir e§li '
arrachée far^Smf trique es affeBios
mrnees Efcrcueües^ apporta confequece
déperdition de'voix d’^n coHé,pour
hmytmdunerfrecurrant^montatpar
dejpis ceHediteglandule pour aller au
larynx. Comme dit Çalien au Hure, de
hcü affe&û . Le troijieme mujcîe GaEen au
demter wtet de la partie anterieure des
fpodyles du col, couché tranjuerfalemet
Jùr les parties latérales de ISJophage
aux aijles coHe^ du Scutiforme,
pour le ferrer contre le fécond cartilage.
Or iceux mufles fint appelle^ (om^
muns,pour ce quils prennent leur origi- ^
ne d* autre P ante que du Larynx, pour
f inférer en aucune partie diceluy: tout
ainfi que les propre s, à caufe qu'ils ^ie-
nent des parties du Larynx mejmes:
ANATOMIE i
Pijemier [ej^ueîs nom ams dit eHreJtx de chai '
propre au coBé.dont le premier fort de la par-
Larynx, tk anterieure du fécond fartilage^ache-
nantie cercle fiuhslahafeduScutifor
me montant ohlicpuement , f infère
à la hafe dudit Scutiforme ^er s le
derrière pour la confirmation dila-
Second, tation diceluy . JLe fécond ^ientpa-
reiüement du fécond fartilage de l'en¬
droit ouilf attache auec le premier ,
f enlf a obliquement croifant le premier 1
en croix bour^uigmnne en la p artie in¬
térieure, anterieure dii (fartilage no
me T hyroïde près défia bafè , pour ice
Troifie- fif-rer contre te fécond. Le troifieme
monte direBemet deÎÀ bafepofierieure
du fécond Cartilage , Çj^àla bafe du
tiers appelle o^rithenoïdepour ïouurir
Csr*affermerauecques le fécond mufcki
Le quatrième rnonte aufii du coàidu
fécond
DELA TESTE. icvij * }
fécond fdrtiUgefres hri^ine du ficod
mufele aux cofle^ del^nthenoïde,
four aufi l'ouurirètfirrer aueçle ficod
Le cinf terne pretfin origine du milieu GMcpc-
intetieur du Scmdformet define à la
partie anterieure de lArithènùïdejpres
la fin ^ injèrtion du (pmtrieme pour
ferrer ledit cartilage .Le fixictm g^der sfxieme.
nier mote de la hafi pôflerieure de l*A^
rithenùïde, en la hafi anterieure de luy
mefmespourlejèrrer . Et noteras que
tom fis mtfles cy (lefquels ont leur ori
fine de bas en haut ) reçoit^ rameaux
des nerfs récurrent semais prîncipaUmet .
ceux qui Quurent ^ferrent tÂrithe^
noïde. St te fuffifi^s tmjUesdu La*
rynx . amenant nom faut parler
desnerfs^currents.
Des nerfs Récurrents.
ANATOMIE
% 8sjïifdits mufcles rèçoiutt
I des. nerfs de la Jixieme con
^ mgatio appeÜe^ T^ecurrets:.
i ainjinomme^pouree qu'ils
recourent duThorax en haut aux muf
J ■■
des du harynx-y afin quen fi long che-
mm , ilsfujfent redm plus durs ^ plus
forts:d'auantage pource que là fixieme
paire ^km debautye^nepomoithaiU
Ier rameaux ànx mufcles qui prennent
leur origine de las enhant ,fi elle ne rc:-
monjiait ^ers. haut, 8t noteras qu'ils ne
recourent pas.d^m mefine lieupainsle
dextre remonte dedejfoulg^ l'artereno^.
mee. et aucuns (ùAxiüaire dextre , des
autres Soulfilauiere , 8t le fineHre,
eÜpardefiouhg le grand tronc deîar*
tere defeendente aux parties naturel¬
les . 8t montent iceux nerfs chacun de
fin coBèylateralemet le loî^-de la Tra¬
chée
DE LA TESTE. xcviîj
chee artere(^amjique îu ^erra/s en la fi¬
gure qni fenjùit) iufq^ti^s au>xmujcles
du Larynx , four ayder à parfaire la
yoix. qA caufe de quoy onteBé appel-
le^^erfisde la^Qix..^uifoit‘vray, .
lors qu ils font incifè^ , Id'voix eft per¬
due, dont l expérience en faitfoy:^ ôu
tu 'voudras leproumf , lepourras àifè-
ment faire à yn chien, auquel les ayant
lie^ 0* fèrre^, iamais nal>aye ne crie.
FiguretroifierriejclelaTra-
cKee artere .auecques TE- ,
. piglotte &: les nerfs
récurrents. •
^ DemoBreVEpiglottequifècou--
che par deffusle chef de laT
chee artere,pour prohiher que
la dedutîQ rien n^entre en la-
ANATOMIE
dite Trachee ancre y
four Ayder à parfaire la)>oix,
duftel épiglotte parlerons hïe
toB,.
% Lefanilage nommé S cm for¬
me.
£ ha Trachee anere amulee,com
metu^vùk.
DD Les deuxglandulesjttueès aux
parties latérales, du commen¬
cement de la Trachee anere
pour remplir layacuité d’icel-
les.panies ,ç^pourfiuBemr
la ramifcàtion des nerfs recur
rentsjeBants monter au La¬
rynx : aufi pour contenir
^ehumiditéSaliuale yfrùur
humeBer la langue.
€B Lesnerfsdelajtxiemeconiuga-
thn^uiijQnt au ventricule.
XCtX V
DE LA TESTE.
P Le nerf dextre recurrant
^ tartere Axiüatre ou Souh fcla^
uiere^montant le longde la far-
tic latérale de la Tracheeartere
iufques aux mufilesfrofres du
Larynx,
Ç Lenerffeneflrerecurratfarfouhs
ïartere mmmee Aortaj^ aüant
de fin coite au Larynx ainfi
que tautre, comme il fell mon-
firépar LfLC, La telle defdits
nerfsyot aux parties des deux
centres , Qe qm fira déclaré en
fin lieu:&* etufii quant à la dé¬
claration du refie des autres let
très , te m en tatray pour lepre-
fiem , 4 caufie que ce n'ell icy le
Ikudenefirire,
Figure de la Trachee artère.
^ if
De l’Epiglotte;
j \Amnta,gé ilfautenten^
I dre noter que de la raai
Ine de la langue , efl dref-
^ sè 'zm corps (Cartilagineux
moyte ^ ^ifqueux , qu'auons cy de-^
mnt nommé I épiglotte 3 qui f attache
^ lie tant d^n coHé que d’ autre C ^ . -
comune membrane de là houché ,aiiéc\ ^. > ' ^
les parties latérales du (Cartilage nom-^
mé Arithenoïde , iufquesàfapartiepo:
flerkurepour couurir x!tt*deJcouuriréo'.
fifice duLarynxpourla diuerJîtédeldy^^CioC
'voix:au^i afin qu^à la déglutition rien^ te. ^
d-entredas la TmchéedrtereparleLa^
rynx ^Jl ce n'eji quelque petite liqueur^
qui çlefiendpar les parois intérieurs du
dit Larynx: autrement en yain on o r-
■ donneroit lesLohots ésaffeEtions peBo-
rales.étpour ce que tel corps efloit capa
ANATOMIE
Me de momeinent'volmtaire filon au^
cns Mamreluy a h aille qmtre mufiles
àfiauoir deux qui huurent deux
qui le fermet/vn de chacun cofié . (eux
qui touurentj defiendet de la racine de
h s hyoïde, ^n^fint en leur infir^
tîon,ieJtnantàla racine foflerieure d%
eeluy épiglotte: les autres quilefermet
(es animaux^ aufiqueUllsfitrounent)
tiennent intérieurement entre la tunU
que dlceluy jon cartilage. Or quant
a fis quatre mufiles , ie ne les ay point
yeu^ ny difiemé aux hommes, comme
i'ay^eu aux heBes hrmes: iaçoit , que
îayemis tQute pémê^^ diligence aies
trouver.
Du Pharinx ou fauccs, en
GrecParifthmîa,
DE LA TESTE. cj
2{far le Pharynx efl ente-
du la partie intérieure
pofierieure de lahouchequi
efl entre les deux amigda-
les daq^uelleeB ainflappellee ^pourà^^?»^
^ue ç'efl *vn lieu an^uHe -^Æroit,
four ramajfer adapter F air receu
dans la bouche y ou trou du I^arynx ou
Trachee artere, de peur qu^iln^entrafl
trop impetueufementrmaUy fuB aucu
nement reflené , ainfl (pue peut eflrele
fang Çf^l'eflrit entrant au eueurpar les
oreilles d-keluy.Et tejùffife des parties
de la bouche . Maintenant faut parler
des oreilles.
Des Oreilles,
Fibra.
Pinna,
ANATOMIE
^Es' Oreiües Jont les
^or^anes mHm-.
^(ments duJensaudL
^if,compofeesdecuir
feu de chair, car^
tilageîyeines, artères ^ nerf s. Le moU
ht ou on fend wolûtiers les bagues , e^
nommé dés anciens Fïbra, le de fm
‘Einna.Et ont efléfaittesfar ^nefro^
uidence de '^dture, en formé' de figure
anf aBueufe comme: ^ne coquille de
Limajfonou E/cargot, faiftnt la ^oye
tortue auec circuits e^defilour s obliques
toufiours allant en diminution iujques
à l’ extrémité du troudicede , affellee
foramen. Çœcum for amen ,fQur mieux receuoir-
eyn retenir tair,^ ramaffierles efieces
dr* différences des fns é^yoix,0*ge~
neralement toutes chofes que nom corn-
frenonsfarlouye^ dijperfes far iceluy
Cæcum
r
pE LA TESTE. cij lit;
Qœcum: afin que far apres elles puïfi et
eHre conduites iufque s a la membrane
qui eflmediocremet dure fiaitedes nerfs
delacinqieme coiugatio ^ appelle^ Au¬
ditifs. n?areiRement ladite anfiaBuo-
fiteaeBè faite de peur que l'air ne les du
fions n'entra fent trop, impetueufiment^^^^,^^
das les oreille s Jef quels eujfent peu bief
fir ou du tout gaBer l'organe auditif.
Et neanmoins ladite anfiaBuoJttè on
•voit aduenir que l'air eBant. trop fort
agite, ropt,efclatte ^ difiipe quelques-
fois ceB organe auditif: comme il ad>‘
uient par la trop grande njehemence. de
L'artillerie, du tonnerre, gro fie s cloches
autres gras bruits femblables .D'a-
uatage ladite anfiaBuoJltè a eflé faite
de peur aufii que l'air fioidn'etraft trop
a coup au cerueau,ny aucun corpsejtra
gc n'offenfaBl'organe (^Auditif : plui .
ANATOMIE
Nature a emoyè humeur cholerk
t^uegros ^ gluant, da,ns le trou dkel-
le s, pour purger le cerueau: mak princu
palemet à fin fuefi aucunes petites he^
ftioles entroient dedas, quelles yfujjent
prmfes comme en de là glux .Orpour
La manie entendre comme Ce fait l’ouyejl
recomme^ . .
fe fait premièrement eognodtre ^ confi-
y^- derer la ftruElure fabrication delà
jufdite anjraEiuoJtt'e , dont fi fait ^au¬
dition, au moyen de la membrane qui
eflçompofie de la tunique du nerf au¬
dit e^ tendue intérieurement das
le trou de ï oreille, comme la peau d^vn
tabourin: car icelle efi enflee de l'air im
plante par hjprit auditiflequel efi en¬
clos dans la cauitè del'apophyfi.Ma-
de foedu forarnem à ce qu'c-
font les fiant jrappee de l'air extérieur, ce fie me
fons & la reçoiue hbiet qui efi le fin ^
l'oiXj,
DE LA TESTE. dij uf
yoix,^uf neft autre chojè ^u'^ne quâ^
Imfertnamte du departement ei;^jra^
Bien de ïair , faite par la coüijion
rencontre de deux corps durs : lefquels
l^’vn a receu le coup ^ -ÿ l* autre ta don¬
né. Or ceBe Cûüijton ^foijfemèntfef
pand en tair comme dyne pierre iettee
m teauj dont nous *voyùns par l’agita¬
tion d’icelle, des cercles, ^rondeaux ou
ckeouelutions feBendre dedans l’eau,
tiA utre exemple , On *voit es fontaines
eBroites qu’M fiudains tours inun-
dations circuits f aits (par l’eau fir-
tant hors de fa feurce ) heurtent contre
le mur eBantrepoufees font d’autres re
tours circonuolutionsen ejlaigijfattt
tAu caspareilceBefa&ion d’air ren¬
due en Ueuxcouuers ^cauerneux ca¬
me es ciBemes,puis, ou eglifes, ou é s ef-
pcjfes foreBs ,fait douhk fin , dont la
ANATOMIE
duflicdtion eBaffellee Seho : ainjie^
L air en ceHe façon l'audition^arlair^
S)uyc? dei'ouyejeq^nel eft dou-^
Ue , a fçauoir extérieur ■^ intérieur.
Par ï extérieur fofit portées les inunda-^
tions dont éH faite ledit €cho . Din-
terieur eficeluy qui efl enclos dans la-
dite càuite Jïdà^cüde ^ CT* auQœcum
foramen dequêl n'eflpaspur^mak tem^
perè farl'e^rit auditif . Et qui Jokyray
les operations de tous les fins ne fe font
Grande î’ef^rit qui éHen eux, pour re-
ânnoia.üo çeuoir lejdites inundations , ou circuk
. tîons:c!^keluy touchéladitem:em^ra-^
nefaqueUeainfique la- peau du tahou-
rin^ reçottdesfim de fin air qui efi en
kelty enclos, dppeüey^ir'impldte.
quôfdela ‘vient le tintement ou corner-
ment doreide , quand au dedas d'elles
ily a quelquesyapeurs Cotre le naturel
Çefti
quhrouhkîedit atrtemfèn,^l-efi
^rit auditif. Or tout celan’efldjfe^pour
parfaire Vouye : car encore pour mieux:
diêinguer les fins 'voix. Mature
a.produit trois petits ojplets ^Dnjn ap-^
pelle Incusf autre Maleolus^ennofire
langue enclume gnarteau:e^ le troifie^
Stapes jpource qu'il repre fente *vn
eftriefct^ncheual reMre^ ou Deltoï¬
de, à raifinqiïil rejfemhle d^n Delta
des (y rec s, fitue ^derrière ladite mem^
hranedefijuel^ lidaleolus Jncus e-
flans meù^ agîtes des mnndatïons
de ïaiccxterteurfiappdts ladite mem¬
brane, confiituent Us differeces des fins
e!90foix,ainjî que faitlachorde qui eH-
amrauers de lapéau pofiefteured<vn:
tahourin . Comme pour exemple,
quand fis petits ojfelet^ fini legere-
ment meu^ Cfl agîtes \ il^ /eprefin-"
ANATOMIE
unt Xlà fatuité auditiue au fent
commun fongrauc ^ ohjcur: mais
iorsquHls fini fort agke^,ils luy repre^
fintmt *vn fon efclattat 'violm.co*
me m la comotio de l'air faim par le to
nërre ou artillerie jclothés, dams se-
UaUes ieü^finahlemet filon ju'ihfent
agîtes entre fis deux extremes ^ appro¬
chants pim oumoins de tynou de hu
tre^ rèprefintent diùers fins au fins ço-
mmfilefiuels te donne ky la figure.
Figure quàtorziemc de In-
cus,MâleoluS| & Stapés ,
Jldaleolm.
^ încm lefiuelsfint adhérants en'^
fimhle.
ôA t^aleolm^
IB înmsfipareefynd’auect autre*
DE LA TESTE. cv
^ Stapes où e^rief. D^fagt dù^
q^uel nuloy^natomique n'a en^
coresparllyaumoinsqueiefça-
che : eft ce point pourJouBenirla
membrane du Cœcrnn for amen
efleul en haut^ afin que la facul
té auditiue fiit plus parfaite?' '
^tt^fUffifi delà déclaration delà
'^értu auditiue. Maintenant nous faut
retourner a parler des Parotides*
Dés ParotidcSè
■^^restes oreiÜes félon hr-
^dre de dijfeBion anatomi-
ÿque faut conjtderer ^ mo
^flrerlesglandùles tant dès
tfnuncioires du cerueau nommées Pà-
O
ANATOMIE
Tütîdes, lefqueües font Jtmees derrkn
lapartie hajfe de ï oreille nommee Fi^
Ira, que celles quifint Aude jfouh^de
Ia mAndthule inferieure ^Aufqueüesfi
font communément les ef rouelles
Autres Ahfces froids: de toutes lefqueÜes
^lAndestunoteras feulement eneelieu
■Vfage des içy leur n^fage.St premièrement des P a
|kndules yotides, lefqueÜesont eBé faites dei^A
îure^ afin de rçcemir. Ia mAtiere ^ene^
neufe xp^yirulentè^repouffee pAr le cer^
uCAuen icelles, P ArlA multitude dçsyel
nés arteres idée diBriiuees, comme
font lesgladules des Aijfeües,ducueur:
^ des A^nes, dufoje : quant aux
autresglandes,eüespeuuent fermr* a Ia
dîufiion des^vaifieAux ,à fçauoir des
yeines ^ arteres idée diuifees,eir*peur
l^humeFlation de la mandibule , ligA-‘
ment s, memhanespar le continuel
^f'equent momement de ladite ma-
diMe, ^ pour remplir les caulte^ qtâ
fent en c*eM endrok,Or maintenat faut
dedar^ Us ^e\ms ^ arteres de la te-
fie.’ ljes.pa.vths de la teBe font nourries
^ ^mifieei des fvemes arteres no-
mees Jugulaires ^ farotides.Les •vei
nés Ju^làirejJant doubles, d Jçauôir,
mternes ^ exmmes.llinteme ^ pim
petite, monte tant d’^neoBé que d'au¬
tre ,par les. parties latérales de la Tra¬
chée drtere iufques à la bouche , au
Qranesm donnant nourriture aux par¬
ties , par lefqmües eüepajfe . Sticeüe e-
fiant •venue d la hafe du (fane ,fe di-
uije en deux rameaux idot leplusgrad
entre das le (fane, auec la petite artere
(farotide,par le trou de là Jîxieme con-
nigation des nef s:^ le pim petit, apres
amir haiüé quelque. petit rameau au
0 îj
V eines lu
gukircs
& Caroti
des.
ANATOMIE
-Qecum forame;fm <va dedans le (rd^
ne ou ilfepert en la Dure mere ypres le
îrou de latroijîeme (Quatrième paire
des nerfs . Le rameau extemeXs^ plus
■grand > eBant monte à la hafe de la tè~
fie, fi diuifi enplujîeurs rameaux, défi
ppuelsï^vnfen^aaux mufëks de h s
Lfyôide , du Larynx , de la Langue
g^en lapante inferieure dicelIe,ou elle
efi ouuerte aux Squinances autres
inflammatios de la bouche, pareiüemtt
à la tunique du neg:plm enmye nm ra
meaupar le pim grand des trou\ Sth-
moïdes, lequel fi refiat fur la Dure me
re .L autre rameau f en ^a à la Dure
mere,paffanttant dl>ncqfii quedau
trepar le trou Jiîuè fouhs Dapophyfe
A4 afioïde .-lequel montant obliquernet
tant d’^vn coHe que d autre par h s Oc¬
cipital ,mfque s à la haute partie delà
DE EA TESTE. cvîj * «
Juture Liimbdoïdejauquel endroit lef^
dits rameaux fe rencontrent fyuif-
fent dedans le reply de la T)ure mere,
qui dimje le cerueau anterieur x!s?s^ofle
rieur jpour faire la 'veine'Forcular . L^
tiers rameau matant par dejfus la par.-^^ dfia vd-
tie poHerieure ^ bafe de lamandibu-^ ne T orcu,
le infirieure ,fe diflrihue au^x hures
aux aifles du ne^, ^ a leurs mufeles^
femhlablement augrand angle des
yeux ( i^entens toufours chacun de fan
cQÜè) au front &autres parties delà
facefaijkntk la fin fur la partie ante^
rieure du font , Peines enjçmblej,a^eh
ne nommee ’BpBa m Fronth, Le qua^ Vena Rç,
trieme rameau monte parles glandu^
les qui fini Joubs les oreilles apres leur
auoir bailUpluJîeurs rameaux^ fie con-j
Jomme encoresen deux rameaux infi^
gneSflefiquelspaffient enfemile derriem
Qiif
ANATOMIE
ïorèiUe > -^fe ferment au cuir de la te^
He. Le cinqieme^ dernier monte par
la hajè du (rane,^fen >4 à l'occiput
VeinePupjf^;^^ rz/eim Puppis, laquelle feïiend
le long de la teBe filon lajuture S agita
l^> ‘^a;pemUer auec^
fait que fi lâtefie Mmdlade extérieur
* rement en fitpa^è mtxmureoupoHe^
tieure powrlufemlfim -delà matière^
fiigneeptemihéf&m P^&ne m l autre.
■Et icy
me mm amm -dit}lmdite '^eme Puppn
, enmye quelle foè fOr ou deux
troux:Sfie^iifigneSjWmpffrtimdeJoy
mx parties wmkuret. ée lateBe ; la^
quelle 'z/emepemefireômertepourfid
re rt^actmtion ^remfion delà matiè¬
re qut interkurementlamolefl'exeque
tay
de la teste.. evig \lo
farquet^uesfûis félon hrdon-
nonce de M.Sylum^auecgr and effet.
Des artef es Carotides.
Es ârteres Camtides-
comti-
gulairesmtemesjf^r les parties latera^
les de là Tmchjee artere:(^lors qu’elles
fontyenucs ati Pharynx fedmifentcho
cune de fin cofié i -en^ denx rameanx,->
t^vn interne ff outre externe: dont tin-
terne le plus grand, fi dijfemine aut
Pharynx,,Lorynx,i^a la langue :puîs^
entre dans la tefie,çy*de ldenuoyeplu^
fieurs ramifications au ne^y Oux y eux
aux mffcles Temporaux en leurs par-
O mf
A,NATQMIE;,
thsintmeûresj^* àlaDuremere^-^. '
le rejîe du tronc entrât f dr les trou^ Ur
î "BdJllaireJ’enyap'es des
Plexusad apophjfes Clmïdes dMit os^our faire
mïi-âWe. lePlexHS ou %ets admirahlepuk apres
ilfi' confomme ç^pe/t par la hafe du:
eermauje diflrihmnt plantureufemt
mta Piemere^^ ila membrane mm
mee Choroïde ou.Plexm Choroïdes.
lJ,externe'& pltis petit rameaufenya
aM'grand Gapthm desycux mx
parties latérales- d^ ne^^aux temples,
aux iouës Csr*. derrière les oreilles .pareil
lemët enmye ^n petit rameau aû mup
de long du col, Mt tout lércfiedu tronc
jlen^^a^iermher. auecla ^eine lugu-
taire externe-, pPlî4S il relie ‘zm-O ^eine^
artere de chacu. coflè dites Cermca-r.
lesxlefpueUes ayants prinjeleur origme..
delAxidake^o^Soub^
cix
PE LA TESTE.
parles troU^i^mfint mx. apophyfes
yertehresdu col, ou cerr
uix puis enxret dedans lé Crâne y an lès
mu^fiui font aux deux epfie'édumuy
parmdefet la I^ucq^ue,éS^delàfen:
•vont perdre, dedans le Torctdar. Une
reHe pim a déclarer des parties delà
teïie que les mufles qui lamouuentyà-^-
uecla première ^ficodefondyle du
cohf nia première dejquellesyclléfife--,
chit eHedypuis auecla première y en
tehre fe tourne en rond jùr la fécondé yCo
me fur vn pjuot dénombré defquelseU
de q^ator^Cy à fçamir fpt de chdcuco-^'.
fléydontles*vns ïeHendent ^laleuet
en haut vers le ciel : les autres la baif
fent ^ fechijfentv^ers la terréies au¬
tres la mpuuent obliquement , tom
enfmble par leur mauuemet Jùcceftf
çirculairemet:tomleJquels te front de^
ANATOMIE
moflre^far ks figures fui
Ivfefcles freff$krepeürede0ts mfile^
ques. fimtksdeuxSflenedfues^amfi mme^
pourra^ndelem' figure fmlsmtkU
rmed*^chim, ^premmt kurorU
gmetkseif^elpmes fiferieumdîiMe
taphrem^ W fuam mfirieurès du
cd : definer é'hiupfiemm
(x>mreh:s-^püpdmfis
m Ifou mçepefiguremerfm^par AA
Et fuammx mtreshetres ^mfimhle
des oMresfigimsJls tefimnt déclarées-
en lewr liemcarpmr hpmpnt icommt
kay dit ) ne ^z^xmoinBntfm iana^
tomiedelateBe,
Figurc qitiïîzieme.
/ANATOMIE'
1a Jèconde pake Jont deux autres
mufiles que Syluim appelle (omplexi,
eu Sntrelace^ à raifan de leur texture:
pource qdil^fepemeiitfeparer en trois,
ou quatre,neanmoînimirade difficul¬
té. ïls naffmtdelamijieme , quatriè¬
me cïnqieme dpôphyJè TranJuerJè
du Metaphrene 'vont triffrer
droitement atOcciput.pour ejleuerpa-
reiüementlateBe en hautainji que lès
Jffdksdefquel^te font demonBre^par
ceHefi^ute des quatre AA Ad.
Figure {èiziemc.;
ANATOMIE
La tierce faire Jont les deux pre^
tniers nomme^ Droits^ qui montent de
l*ef^ine de la féconde yertehre quelque
peu ohïiquement fd t Occiput : Joubs lef
quelle ftjituee la quatrième paire fai-
fat lesdeux OiUrès petits Droits qui rm
tent de ïdpophyfedela première yerte-
hre du col à l'Occputj^ui ne tepeuuem
eBre monHre^: pour ce qu ils font fouis
les premiers Droitspomfne nous auons
dit) lejquéls auecques lesfufditSjleuent
La teBeyers leêïel.fefie troijieme pat'
re feft monBréeèncéJlef^ûrepàrAA.
La gnqiemejont les deux OlUques,
propres a ïeleuatiôn de la ièjledèjquels
montent de l'apophyfiTranjuerfe de U
' première ffondyle du col près iHnfertion
des deux premiers droits 3 laquelle t efi
'monBreepar^S.
Lafixieme merqueepar CÇ, tnon-
• ' ' . fre
DE LA TESTE. çxij
jlre les deux Obliques propres au mou
uement de la première ^ertehre du col,
^ par accidet de la tefte: lefquels naif
fentdeh^^ine de lajeconde ^ertebre,
(^finfiret a tapophyjè Trajuerfe de la
première : ou noteras , lors que chacune
paire defdits mufcles eBenfin aUion,
cela fait que tous enfemhle eHants oc~
cupe^ ,font leuer droitement la teHe en
haut.’ci;* au contraire ,fi les *vns ou les
autres font leur aBion ap art, ils la tiret
feulement ^ers leur principe ^ori^ne
particulière, chacun félon fs fibres.
Figure dixfepticmc-
DE LA Testé, cxüj
pDphjJè M.<iflotde , au moyen de quoy
eHappeJUmufcle J[dafloïde:fon aElio
eflde hai^er fléchir la tefle auec^
(juesfon çompagmn.
Figure dixhuitieme.
ANATOMIE
Z) MoHrent deux autres mujcles
qui flechijfent le col , ei^par
confequent la te fie ^ lefquels
montent du quatrième ^er-
tehredu (sfMetafrene : auf~
quels eB faite hf^ecede P a
ralyjîe appelée SmproBeta-
ms,quiefl courber la tefle
'vers le deuant.
Figure dixneufieme.
DE LA TESTE. cxiiij
(lAw^uel endroit donnerons fin a ce--
fie Anatomie de la te^le^nepajjant ou^
tre mon intention -j^our le prejènt .* mais
filplaifl a Dieu fi ie yh^^cognois
ce mie petit labeur eHreagreahlenkfie^
re mettre en hrief'vn œuureplus ample
de la totale fiahrication compojition
du corps humain^auec certaines figures
necejfairesypour plus facile cognoijfance
d'icelle.
Fin de l’Anatomie de la
^ teftehumaine.
T ÿ
CXV fU
LA METHODE DE
traitter les playes & fraârures
de la tefte auec les pourtraits
des inftmments necefïaires
P ourla curation d’icelles.
gkn ordinaire du Eoy,0‘ itirià, Paris.
Des playes & fractures
dii Crâne.
amir ainjl co-
^gneu les parties natu-
^ relès delà tejîè, mam
f temtnous fautdecla-
rer les chofesrepugna-
tej àMature^ç^ Jpeàalémet dès places:
? if
;::î DES PLAYES
0^fyaEiures dûcelle.Donc pour entrer
en matière: Ilfautfcamir que la teHe
eB aucune sfok hlejjee auec petite cotu^
Jion fans ployé: quelquesfois auec^
incijiondu cuirquiconurelefranefeu
lemenu8t aufifouuenton trouue com^
plkatîon des deux , d Jcamirplaye
contujion. T^^auatage toseH aucunes-
fois faEture JuperficieUementjÇ^quel-
quesfois iujques au Diploë,ç^Jouuem
en toutes les deux tables ^auec les mem
branes, comprenant aufi la Jub^ance
du cerueau. Au fi Jouuentesfois admet
^ne commotion ^ ou esbranlement au
cerueau : auec ruption d! aucuns ^aif
Ce quijèra déclaré cy apres par ordre
auec la curation de chacune mauuaifi
dijpGjitidn ;mnjt bien que ie de f rerois ^
mais le mieux quÀ me fera pofible ,Et
Jmuray le dium H'tffocrdthjiecj^uel en
Jon Hure des play es de teBe , a fait cinq ^ap. fait 5*.
eB?eces ^^Sfferences de ira^ure au ^^?^ccsèc
differen-
Crane, cesdefra-
La première eB appellee Fente
Scijpire.
La fécondé jContuJlon,^
La troifieme, Smharreure ou Enfon
fu-re.
La quatrième, Incijio ou <J^/ erque.
La cinqieme,quad h s eBfaSluréou
ef latte autre part qu^à tedroit ou a eBé
doué le coup.St de ces cinq ejpeces fit en
cores plujieurs différences ; car aucunes
fint^randes, moyennes petites, tref-
petites'.aucunes longues, larges ,courtes:
aucunesjuperfcieles: les autres iufques
au Diploe, quelque s f ois pafent tou
tes les deux tables , Lésâmes fit defigu
re droite, oblique, -fronde . Les autres
DES PLAYES
Jimpksdes mtrescopojees entre èües^co-
me (otujio aueeFijjure,^femhlahles:
lesynes font campliquees auec douleur,
chaleur, tumeur, flux defang , au^
très accidents . ^elques‘vnes fonta-’
ueccjues *vne ouplujteurs EJquiJles d’o s
fepare^,aMres ne: toutes lefqueües dif¬
férences font diuerffler la cure . Or
maintenant faut 'venir aux caujès-,
Caufis.
Es caujès d'keües
faBuresfim exter
nés, comme çheuttes
coup s de ha^on,
demajfe,de lance.
■,pterres,a
pee , morjure de heHes^ autres femr
de la teste. cxvij sV-)
Jy a doubles Jlgnes,far îef
quels on cognotH les os du
(rane eflrejrâBure^.Qefi
à fçauoir CoieBuratifs^^
Qrtains.Les (joieBuratifs sotcogneu^
fur les^accidents^comme fi le patient efi tifs.
tobe du coup en terre : ou de haut en hcvs
fur %>ne chojè dure fil a demeuré queU
que temps fans parler, ouyr^e 'yoir:ç^
aufi par le récit dupatient, qui dit fen-
tir grande douleur,-^ porte fouuentla
main a ï endroit du mal. Aufi faut a-
mir contemplation du bafion , comme
fd eHoitpefant gs^obtu^picquant pé¬
chant ou autrement.'gsr^d la force de ce-
luy qui a frappé : gf^fil eBoit en grand
cholere lors qùil (hnna le coup. Aufi f
le patient auoit la teBe nue, ou bien co u
uerte,fil eB tombé en Syncope apres le
coup^ ^fil a perdu fa.ratiocination am
DES PLAYES
pm eHre retourne dudit Syncope i
qtCïl euB esMouyjfement de s yeux ou,
/'Z/erti^ine, cejiàdire.quilluyselflafl
^ue tout toumafl, ce dejfus dejjouhs ;
ç^fil a, îetté fangpar le ne^J?ouche^ou
oreilleSyCP^fil a ^omy.Qtr Hippo.dk
pt^^^d le cermm eft %^ulneréjl eft
necejfaire (pue lajieure le ‘vomljfe-
ment bilieux Juruiennet : autant en dit
Galien au (^alkn au troifieme de lock afféBûy
à la, fin, ou il dit pue ce¬
la ‘vient puandlesJraBures pamien-
nent aux membranes ducerueau . Or
tous ces fignesicy font grandement con^
ieBuratifs pue le Crâne fottfiaÜuri,,
le cerueau offense : ^ toute sfiois on
peutyoir pu^aucusaurot fiaBured'os,.
qui du commencement ne frapoint dp-
perceuc par aucuns de cesfignes'.mdis
telle chofe efi bien rare. En c eft endroit
-klfenx.
de la teste. cxviîj
le njem réciter t aduertijfement que d&
ne Çu-idon, qui dit qu"à lors que lajra- Guidon
Bure eB incertaine ,Ji on •veut cognci-
Hre à la vérité ou h s eH rompu^il faut
mettre entre les des du patietyne corde^
lette , ^ jrapper deffus : car au mejme
infiantje patiet portera la main au lieu
de lajraBure pour la monBrer au Chi
rurgien. Ce que toutesfois ien'ay fieu
trouuerpar expérience , iaçoit que taye
pensé plufieur s patients qui^auoienttos
fiaEluré corne ie voyois d ï œil. Et fuy-
uanî lé precepte de (guidon /te leuray
fait ferrer auec les dents vne cordelette
ou bien vn moufihoir: neanmoins fans
laijfer a tenir ferme y ils ne faifiiet point
fimblant de fi plaindre yuy dernenfii-
gner le lieu ou îàs eBoit rompu: à caufi
dequoy ie nepuishonnemet afieurer que
cefie raifin de Guido fiit certaine , y eu
DES PLAYES
^ue té yj^enay rien trouuefarexperteni
ce . e^aintenant nous faut parler des
Jignes certains.
Signes Certains,
I Ssjignestertadhs é^înfaU
5 lihies font ceux qui filfoy-
^ ent a tæil , principalement
! quand h s eB defouuert:
aujii quand les cheueux font i
(^demeuret tous droits ^entr ans dedas
la play e: alors on peut prédire ^raye~
ment, que hs eU incise, pour ce qu'il eH
hiedifiede decoupper le poilquï ohéiB
'os ne le fit aufî quant ç^quant.
C'eft 'vn ProgmsBique qu'on peut faire
Hipp. de deuantqued'hahiüerlepatient.Cèque
YuLcap. rjr:^ ^ _ ' A n- . n. . . v
Htp.a cofirmé.Aufipeut eflre cognem
lafa^ure quelque sfok au ses du taB,
de LA TESTÉ cxix
le cuir ncH dejcouuert.qui Je fera .
euprejiatdes doigts Jur la JraBurexar
à lors on fint l*os eHre ejleué ou enfonce
outre le naturel . Or quelque fois h s
jlantcontu^yfendujOufcijfuré , nef eut
eHre cogneu à l'œil n'y far la fonde:
mats quand on aura afferceu far le s
fgnes ConieSluratifs cy dejfus ejcrits,
faut far artifice, chercher la Fiffurefar
mixtion d'ancre ^ hmlle,^injt que Jè-^
va cy afresdeclarè. St ayant cogneu l'os
eBre llejii , faut diligemment Jçauoir,
combien le mal eB grand , ^y remé¬
dier fromftemet. St lors que le couf ejh
fur les futures , le mal eB dficile à co-
gnofire,Ji l'os n'eji grandement romfu:
fource que les futures ainjl qu'ams dit,
refrefentet les Fiffures, à caufe qu'elles
ont alf erite^ corne les futures ; auquel
ca^ Hiff ,a eBe deceu, ainjl que nom a-
DES PLAYES
mns dit. (lAfres auoir ainjt déclaré U]
eFfeces, différences 3^ fignes en gene^
ral desffaEiures du Qrane: maintenat
faut traitter de chacune ef^eceàpan,
commençant à la FiJJure ou Fente.
De ScijOTure^qui eft la premiè¬
re efpece de Fracture.
! Ile chirurgie cognoiBpâr
^les fignes prédits fos eBre
^JraBuré ^ fcffurè ,
^ qj^il ny ayt playefiffifan
te, pour la traitter faut premkremetra
^er le poil : puis coupper le cuir mufeu^
leuXj(^ le n^ericrane, auec rafir,
faire la feBion triangle ou cruciale,
degràndeur ^u^ilfera hefein (Car telle
chojè ne je peut lien ejcrire)euitant tou^
Jtows tat quepofihle fera^ les comtnif
Jures,
fum.St fe fera ladite feElion , auec
tel2{ajôir,
Ràfoir pour faire incifîonr
cAucm enleuent toute la pièce
dudit cuir mufeuleux Pm*-
crane , ce que i'ay fait plujîeurs
I fais. Puis apres faut hiefeparer
le^T^erîcrane dauec le Qrane^
, de peur qtlon ne le touche de la
I Trépané (cartel attouchement
î ferait caufe d'induire douleur
! infammation}en commen¬
çant aux angles de la play e a-
uecques tel Qi^eaw.
Cizeau pour feparer le
Pericrane.
DES PLAYES ^
T apres faut
emplir toute la
iltpye dechar-
py: afin de te¬
nir les leures eleuees^ei;^ di¬
latées iufques au ledemam
t^par dejfus appliquer re-
medes 2(epercufiifis ^2(e-
Jiraintifis du flux defiang.
Bt fil aduenoit pu^il fiuH
impétueux ^ ^ fi gràni
quilmpeuBeflre eHanche
par iceux:, alors faudroit
lier le ‘vaijfieaufiaifant^n
point d'aiguille J començant
à pajjèr ï aiguille a la partie
extérieure au trauers de
tout le cuir mufiuleuxpuîs
la repajfer par la partie intérieure ^
faire le neuddejfimde ferrant fi fort pue
de la TESTËr cxxj 1^5
kfang nepmjjè pajfer outre ledit ynif-
feau . Çt amji faifant ton efianche les
jiux de fang^que les remèdes AftriBïfs
ne feuuet faire :ce que i'ay fait puis na-
guère s àyn charretier lequel ainji qu'ait
tHoit fur fa charrette tomba la teHe pre
miere fur lepauè en ce fie ^iüe.ei^ f
■<vne biengrande contujîon fur tos Pa^
rietalpartiepoBerièure: Au moyen de^
quoy ieconuint incifer , tant pour faire
^acuation du fang meurtri que pour a~
mir egard au^ice'de tos: par ladi-^
îeincijionfufi couppee ^ne ancre . Dot
celuy qui le traitoit ne luy fceût êÜan^
cher le fang > duquel ledit charretier
uditperdu fi grande quantité ^ qu’il ne
fepouuoit pas feulement tourner dans
fin lir,e3r* à peineparler, tant eHoit foi--
ble debile. Icy i’ay bien ^oulu réci¬
ter telle hifloire ^ afin d’insîruire le ieu-^
DES PLAYES
ne chirurgien , qu ll ne laijje mourir njn
homme par faute dHm petit point iaU
guiUedequel ne doit feulemet eHrefait
en la te fie, mak aufi en toutes cmres
parties du corps en ccesfemhlahlefil efi
poJiMe faire ledit point d'algulMe . Or
pour retourner a noBre proposée lende¬
main fera regardé quelyice fera en t os:
au cas qu’il n'apparuH aucune fea-
Bure au fins de la ^euè\ ou autaB de
leferouuette , neanmoins on conieBure
par les fegnes prédits, y amir feaBure,
Alors faut mettre Jkrï as qu’on aura
defeouuert ydeï ancre àeferire , mejlee
auec ^npeu déhuiÜeroJàt , à fin qu’eüe
pénétré dedans la fente ,fil eny a,
que l'os en feit imhu. Bt au premier ap¬
pareil d’apres faut ejfuyer l’o s,-^ ydr
fi l ancre fera entree dedans, qui fe fera
en ruginat raclant l’os auec rugines,
iufques
DE LA TESTE. cxxij
tuj^ues ^ ce (^ue lon trôuuelafin de la,
mircewr de laditté ancre, qu'on ^er
ta l'os eflre blanc: adonc faut cejfer.
Et apres encore^ pour eflre plus ajfeure
filaFtjfurêfenetrelesdeuxtahlesftm
faire clorre le ne^ ^ la bouche aupa^
tient, le faire expirer:^ regarder fi
par la fente Jm quelque humidité fan-^
puimîete, d caufi quepartel moyetair
de la rejpiramfak enfer ey^efeuer la
jubftance du cerneau ey^tes memhra-
nes,.d(mtf enJùitl*expnlJion de certaine
humidke:e^teüechofeappardiflfera
n/rs0f jlgne mamfeBe que les deux ta¬
bles fom rompues entièrement^ adoc
faut empper f ôs par les %ugtnes oupar
atsSresMf fumets propres à ce faire , tuf
ques à la Dure mere:fjgard at la tou¬
cher aucunement, Et ft laSdjfure efloit
fm ligue Jl ne la faut pas future, mais méthode •
'
DES PLAYES
dirque {’il yffue tranf
yadelogs'^^Y • ; ’ // ^
fragméts ^ mauere.'oe feur qu elle ne corrom*-
d’os du pel'osj-^fefaceapofiemeaucerucaui,
ne les fdtre ouuerture en ïos
tiiêt pour /g troifîeme iour/il efipoEthle. Stprln-
fuiure iuf' : , ^nt y ^ r ,
(jues à la Çpd,Lemet en cjfe:a eauje nya en-^
iin de la core inflamatio Joute sfois Ÿe ay rugint
p^ourueu ^ trépané apres le feptiëme i^;* dixie^
qu’on co-jne tournât en hyuer que efié^qui en sot
quS^e t'echappeg.^auj^iplujteurs font morts Je ^
s’en enfui dîscèsohofis^àfnque iamaîson ne laif
de da°SV^ (co¬
rne dit Çalieenfamethodeyd eft meiU
. '' leur de foyer quelque remede,^oire
douteux, que nul itoute sfois en falsat an
pdrauat Ion Prognoflique,pour ce qu’d
en meurt plus fans cHre trépané^ , quo
de ceuxqtpo trépané. OrlennÜrunfts
propres à douer ouuerture auxSciJJures
Jdntappelie^7{ugmes,deJquellesasfcy
lespom-
les pûurtraïhd&diuerjèsjortes.'kfin que
tu en pnijjes chpj/trfelo qu'il te fera l?e^
foin: les pourrai toutes inferèr ï^ne
apres l'autre dans la d'^n man¬
che que tu ‘voUicy mer que, par laquel¬
le y f tu cogmk ajf^ par les extremi^
te^defditsinflmments.
Rugines, pu Rafpatoires.
DES PLAYES
Rugines d’autre façon que les
precedentes, pour coupper
d’au ant âge l’os .
DE LA TESTE. cxxiiij
De Contufiofl qui cft la fecoii-
dc eipece de Fradure.
ArQontuJimJè fait fomt-
Usfois ^ne ScchymofejCefi
à dire effujio de fang finis
le cuir muJculeuX:,auec'Coa:
gulation du fangfiansglaye.St ft la co-
îufton eHgrande, que le cuir fit Jè~
faré du (fane, à lors faut faire feEiion
tf^ ouuerture , àfindeuacuer lejdng,,
appliquer nuUemet remede s Sup¬
puratifs (ce qui Je pourrait faire en *vne
autre partie charneujè)de peur que l'os
ne f altéra ft : car toutes chojès humides
Jont contraire s aux os. (f qui fera claî^
remet monftre cy apres. On^oitfouuet
^enir telles Contîijtons, principalement
aux ïeunes enfants, le cuir fi depri^
^cr pour leur molejjè rarke lù
^"ï
DES PLAYES
fan^ découler entre le cuir & le (rane]
fent on mollejfe C57< inondation
à ledroit de ladite contujionxe que ïay
plujleursfoü omert auec <vne lancette,
ç^parlouuerture faijois feuuentjor-
tir ^n fangfereux auec Thrornhu^qui
eB Jang coagule ^ fort noir: puis apres
auec comprejiion mûderee, remedes
"Defkatifs promptemetefloientguem.
Pareillement par ^ne grande contufto
le (fane des petits enfants fe peut enfan
fer au dedans, comme ton l^oit aux de^
lïe^ Itaiffeaux d^airain,deplomh, de^
ftain,oufemhlahles, quad on prejfe du
doigt défis, il fi faitltne fojfe ou caîdte:
telle chofi fe fait principalemet aux
ieunes enfants fifquels ont encore sieur s .
os tendres, lanuleux mols:g^ en tel
càs faut appliquer iJneT^^ auec-
qnes grande flamme, kfinde retirer tos.
cxxv
de L ATTESTE. cxxv
enfonsé enfin lieu naturel fiil eBpofii^
hle.^tfifar laKentoufe nepeut efire
réduit yadonc faudra fairefiBion au
cuir, appliquer ^n Tirefons comme
.. I . ainjl que fot
. I les tonneliers
J. : . • . I quadils^eu.
I letretirer<z/-
. I : ned/yuuedu
I : deddsaude^
I hors.
..i .'I ' £toutdcas
• aduiedroit a
W •vnosfilide,
pf) ePpai^ ,
^ que par tels moyes ne peufl eBre le-
uè : adoncq faut appliquer nme petite.
Trépané , 0* faire ouuerturê au Crâne
DES PLAYES
au milieu de los (juifira enfonsè
far Vouuerture lo ejleuera ledit os auec
eefteEleuatoire à trois pieds, lequel le ti
rera de ligne droite:^ a puijfance telle
qu*on la peut deJtrer,pour ejleuer les os
enfonJè^^Sa figure a efié faite triangle,
afin quilpeufl eHreafiis en toutes les
parties de la tefie.-pource qu'elle eft de fi
gure ronde : pareillement Ion pourra en
fin extrémité infirer diuerfes poinEles
filon qu'il en fera hefiïn,ainjt qu'il i efi
montre par ce pourtrait:,
Eleuatoirc à trois pieds..
DE§ PLÀYES
faut pour Hfleuer O donner y jjue
chofes eHranget faire ouuerturs amc
Scies Jèmhlahles a celles cy:car par icd
les on peut coupper de Vos fans compris
mer dejfus ) tant fi peu qu*on %/ou~
drafans eHre en danger de comprimer
TosfiaBur'e fur les menéranes^els^par
confiquentjurle cerueau.
Scies propres à coupper les
os de la tefte.
La figure
de laTre-
. pane exfo
liatiue.
Galien au
liu.de vfîi
partium.
DES PLAYES
Et fi h s n*eBokconm^que mj^ues à
la fécondé tahle,ou moins : n'y
euftfigne que lafaElure ne fenetràh
plus outre^y il fuffira de defcouurir hs
iufques àlafin de la Contufion,de peur
q^u*d naquiere Inflammation ou autre
mamaifidiflojitiondaquelle chofe fefi
ra auecq' ‘vneTrepane
exfoliatiueparlaqueh
fefera amput'atïo dehs
tant ^ fipeu que ton
^voudra.
Çalie au liure dey fit
panimn ydk que h s fie
peut enfonferen h as par
^e grande Contufion,
■^Jùhit retourner en so
lieu. St telle choje Je fait
principalement aux hk
ieunespour la chaleur
fVtUCf
PE tA TESTE. cxxviij
^ ^Mtude d'ejferks:^ en tel
cas Jùruknnent (quelquefois pîu/ieurs
accidents, par faute que teUe chofe n'eB
cogneue au chirurgie, qui ne donne ijjue
au fang ref^'^u entre les deux tables,
quelque .fois fiir laDure mere, c>»
jur le cerueau : dont la mort f en enjùit
le plus fumnt.D'auatage aduiet main
tesfois que la première table dudit Qra
ne eft entière, que la ficonde efl rom
pue , auec Efquiüesqui comprimentla
Dure mere , qui eHaufi caufe delà
mort du patient: ce que fay^^eu adue-
nir a •z/ngentilhomme delà compagnie
de monfem dDBape s, lequel fut bief
si jur la breche duchafteau de Efedin,
dyn coup dehacquebuteqùilreceUtfr
l'os Pariétal, dont le troifieme km mou
rut A^opleBique. Dot aduint que pour
enuie que tamis de cognoiHre fa eau*
DES PLATES
fe défit mon te luy omry le Qrane^ dtî^
quel troumy la fécondé tahlè rompue
aiiec EfqutUes d'os^quieHoient infirees
danslaftiflace du cerneau, encor que
la première table fuf entière. Qe quepa,
De yiz^^reW,ement de Z^i^o atteBe auoir %>eu
aduenir.
Des émbarreures ou enfonfeu^
: res, qui eft pour latroiiiemc
: eipéce de Fraâiûre.
■^oAr grands coups orbes co-^
J^me'de baHonpeftnt, rond,
^ou quarre, en ruant oufap
^pant,aufi par cheutes d'e^
haut en bas aplomb, (corne nom :auôns
dit Jfiuuet les os du Crâne fntfoijf^,
fendu^ ^ enfinfi^ plus ou moins,
en diuerf s fnanierès, filon la ^eheme-
ce du
de la teste.' cxxix
ce du coup , ^ la diuerfité desïnHm--
v^ntsquï hlejjent lapartle qme^i
endomagee.Stpar ainjî félon la diuer-
fiti dëfdttes jvaElureSj defdits acci¬
dents cput fenjjtimt faut changer de re-
medes ^ infimmet s, Orpofnrlefdk
^ue lôsfik etfonsl auecf'vm ou plu-
Jteurspieces â’eJfUilies fepareesjejquet
les (èpeuuent tirer ^ efleuer fans Inap¬
plication de la Trépané , laquelle chofi
fi pourra faire auecques EXeuatoires^
Tincettes, propres à ce faire ^come celles
quitefinticjypourtrakes*
Ele-uatoires. -
■ . .--■■'T 'K '
DË LA TESTE, cxxx
Or il faut bien fe doner garde en ef-'
leuant tirant lefdites SfquiÜes , ou
portiosd’os^ qùo ne blejfe les mebranes:
car aucunes ont des ajperite^ ^ foin-
tesjjui gemet hleffer lefdites membra¬
nes en les tirant Ji Ion ny prent biengar
àe.Aufi quel(puesfois on ne les peut ex¬
traire fans accroître Vomerture d.e la
faSure: en tel cas ou ily aurait ef
P ace lieu à mettre l'extremité de ces
tenailles facilement on pourra coupper
auec icelles itat fpeu d£ tas que l’on
*voudrapour donneryjfue aufdkes 8f-
quilles fepareesfatïs appliquer la Tre-
panCi fe {pue fay fait phfeur fois auec
boneyjfue. L’operation defdiîes îenaiU
les eH plus brefue ^plus feure que par
la Trépané fe que nous deuostmfiours
chmlôer. Le pourtraitdefdites tenailles
eflteL
I
DE LA TESTE cxxx} î^>
Stda^ondant tu as eikores tcy jigîi^
"res diuerjes de petits cy^eaux, auec^' le
maillet de plûljpour applanir les ^e-^
riie^ des o s, d^m Us figures Jont telles.
Figures de diuers cizcaux & pin¬
cettes auec maillet de plomb*
PJ. A YJ_S_
applFu^
Tyê^xië^ âokapplifuerTr^anen^^^^
^^^'^±-j'éïurhs mtknmemft-a^uri , depear
'gs entle- f ^ preffant dejjkf, m ne èklfa^lk}
" ^ tes fam,0‘ le pim près de là,
f'dBuH ^ut pmrm^kfn d^ mBer h s -
^ m dejcouum le cerne m 3 ^ue le
rhomsqu'onpourra,. Pareiüemem faut
enceres htm noter ^jpiefi lajraBure e- ^
(fiokgraj^^cyflkdirelg^^
I dntont ojler : nonplm fue les longues j
Flores m dohenîeflrejumks(^comme \
Hiftoif i2 ^gluttne le Crâne par Callus^ co~ ’
feur g^g fuit au^i es autres parties du !
môfîeur -corps.QejguiaeHjfajtpuk n^
ftiSer du^ ^onjteur Grolo, ;
U^'
^(^ueleud^vn coup de piedde muleià Roy
la teBe -, de forte qm le crampon du fer
U^ylraBura ^fu emharrwe ahs (p
fonpOèt eBant mandé pour le penfèr^
^^^yantjopneufos^ éHre enfonsé au
dedans Je fois fèBîon trlanple pour ap¬
pliquer la Trépané. 8t le ïmdemainle
Trop ana f pour efleuer ïos fi^aSéure^^
^ ayant fait tomerture/uoidm extraire
‘hs^a£iure , ^ le^ulmt tirer hors ^
co^neur la grandeur dicelle froBwe
(parcequehslranflott)ldquelle€ûm^
premu^^mTeJntÏÏmfdujfBJmfq^
au petit £anthm oucoîn deïœil.Addinc
cejjdnt de tirer c"eBpSjk commençay^
Içjîcuerenh^^^^^m^Mm^^-
fok pim la 'Dure mere, ^ parïouuer-
jure de la Trepanej_yffoiet les matières:
^la Dure tmre omit tranff irdtion.'^
- neanmoins feù pronofiïque audit
K‘‘f
DES PLATES
W^( lequel eB&k fort curieux défaire
^ImttêTJo^ruitew ) ^u" a gm^peimy
fveu la grandeur de ladite JraBure,
pourroiül réchapper. Toute^ok grâces
l^D'teu il e^^^ry , refteræÏÏ^mco^
de lafraElure iju^'tl a pjerdu. Fmat ne-
faut oHer les grandes pièces d'os fi eües
. ne/ontmit^lèparees de h s nonf
Burijfourceiju’ils (è r&mf[^pa^‘vn
ain^ciùe les, autres os des autres-
parties: ce qu'eBattefif^Tom^ande
^9» 1* ^ _ - _ _ - - - - - - - - - - l■l■ll^
à&l^it&c.deilateÛçs. _
I>e la quatriiètn-c eipece de Fra-.
(îture qui eft Inçifionappelee
de Hip.Merque ou Siégé :au-
tremét figure delaiiïèe du ba-
fton^duquel l’os aura efté fra-.
pE LA TESTE. cxxxiij mi
h y afemMahlemetfluJt-
eurs ej^eces (kmciftas faites
au Qrane; aucunesfuferfi'
cieUeSjCtdùres moines perte
tratesmJ^uesaMDiploè\aiarespenêtm
tes touteslesdeuxtaMes:aucunes sot a^
uecperdhU de la juh^ace d'o s: aucunes
fentloguesj autres font courtes: aucunes
larges j^les autres eflroites: aucunes fent
faites auec inftrumet aigu corne la
pointe d’y ne dague jpoinsoyd’haleharde
eu autresfimhlahles. Aucunes font co~
plicjues auecques Cotuf on, Fijfures,tsn
SmharruresC^autresaccidets.'Css* filo
icelles differeceSyfautpareïllernet diuer->
fifier la cure. Ft partant en aucunes d’i^
celles feront applique^ ^gines,Trepa^
nes,0 autres inBrumentsflon que la
necef ite le requerra , comme auons dit
par cy deuant Qril fm. kymter que
DES PLAYES
fil aduiem qti'il y dyt grande playe a-
près am 'ir couppé du touths, ^ qm
portion du mir mufculeuxfu^ demeu¬
rée fans eÜre mtkremet couppee: en tel
casnefataparachemr de coupper ledit
■cuir : mais faudra feparer tos qui fera
■dutomcouppeyéauecqueslePerkraney
finderedmre ledit cuir en so lieu pour
Jèruir de cûuuerture aucermau^^peur
quetairexte
du câ . que ie feis au
Hydrô pais peu det^s futdlefé en ceHe ^ille
Jtlfncoup d^efpee au milieudePes Co-
tonal .Ét efiok ledit os couppé du tout
iujques a laT^uremere , de grandeur
^largeurde trois doigts ou enmro, ^
tellement qu’il [è renuerfik jur^le
ne ternit plus qu^au. cuit mujcu-
leux^enmrojxtrokdoîgts : ^prompte--
ment voyant keüe playe.yfu^ quajt
dopmotk
de la teste.
cxxxiiij 'HV
fer^mamonfiieray ijue Hypfo.t!^*
0Ur^s hom praticiens ont toufioursfro^ttnesxi
hiht de non Uijfer te cerueaudefeomert^J^^^
fil etipofitle. Alors hjèparay ledit oj'3Hc^’° .
jraEiurê d'auecques le n?ericranefuk^^^
fefuiayle fmg qui eBoit tomhèfurla
Dure meredaqueüe bnyoyokfort mou
mirai" œiLpukrenuerfay ledit cuir le
pojani en fin lieu: 0<pour le tenir ,fek
trou poinEls d" aiguille aux parties Jupe
rieures^el^ mk des tentes aux coBe^ de
laplayefijmdedonerijfueàla fanie.
'-Et le tout fut fi bien adapte, que parla
grâce de Dieu il m guérit , iaçoit quil
euB encores plufieurs grans coups d"efi
peétant autrauers d"yne cuijfi qu"au
'z^ijkge,ti^^ autre aucûjîé droit près
deseojhsl
1
DES PLAYES
ik èajje de Wmoplate.St pour conclu^
n ne faut faire amputation de cuir tjui
couure le Crâne ^ moins encore des^os
d*iceluyj[tnon le moins qu*il fera pofi^
hle : de peur (^ue U cerneau ne fo'tt def^
couuert.
De la cinqieme efpeccdc
Fradure qui fe fait du
côfté oppofite du
coup.
CidJî'aEture fé fait
quelquesfokdueojH
oppojfltedù côupifo^
me fi le coupeft en la
partiedextrejajla^
^re ouFiJJurefe fait au coflefenefire:
qui efi^vne chofe hièn dangereujèficau
Je que.rarement on ne peut cognolBre le
de la teste? cxxxv
mal ; ^ moyen ny artifice ^ray
de le co£noifire:parquoy en tel castjuaÀ
md admet Jie Chirurgie eflexcufahlei
Ce paeiefuis^rayemet atteBerauoir
*iten aduenir , neanrmms que Paulus
Mginetafenmùcqmdi^atque Nat»
re a fait le Crâne deplujieurs pièces
commijjures qui le fèparet , afin que fil
aduenoitFraBure à >» cafte, qu^eüe ne
fuft communiquée à tauîreFt ainfi C0--
cludqtiiceUe FraBure ne peut eftrefaî
te au cofté oppoftte du coup . Ôr i^kqut^
léWc^Jeefiyr^ a ceux gui ont leurs
comm fii^^arfaites: mais à ceux ^
n'en ontpoint onfont impafaitès : il (h
^ürra faire fequ'elladuenuplufieurs
fois mejmes puis, nagueres à
^Jeruiteurs de monftéur du ^fMats, dvnfèruî-
CmtrefoUeurdespoBes , lequel eut
coup de pierre Jur dos pariétal par* Mzzs.
DES ÎPIAYÉS
tle dextre amctpes petite
decomftm ^ tumeur £tluyfuftfam
mijîonpour faire aggrandir Uflaye^
faire vacuaût dufang contenu en
ladite tumeur. St fut traitepardeffuns
d ^difire Thierry de Hery, Lieutenant
pour lors du premier harker du^y,
duquel fiik ajfeurè qtûil n'oùUm riett
àfaire defen deuokpaurcequ^'d au&it
, "DîeudeuatletyéuXj^qu^ileBoitlfie
exerce: ala ChirurgiéiÆt apres hmcifio
faîte cogneutà œil que lygefloit entiers
n^^insamitmieBure^r^de ^uehs
pouuoit MrefaBuré^our ce qtfincott^
net qudfutfrappe^tohaenterrgÿ^^VQ
imft:et eut oMres acci^ts quidenototep
FraBure.Tanty a que le patientmou^
rutWSmgtynien^emurjdmh^^
' îy m-enuoya quérir par laperjuafio du
ditduMatSjpourfçauoirïacaufède
fa mort.
DE LA TESTE. cxxxvj sm%
Ja mon. Et luy ayatjcié lef/ane^trou^
uafines à la> pâme oppojîte du coupygra
de ([ifdntid de fank ^ apoBeme en la
Dure mere, mejmes en la juhflan-*
ce du cerueame^ ne luy fut trouuee au
tme commijfureyexcepté les deux liée-
deufes. Et par tant conclu^ par auBo^
rite éHippo . ^ par raijon &* experte-^
ccy qu'il fe peut faire FraBuredu coBi
oppofite du coup.principhtlement à ceux
qui n'auront comiffures,Qu qu'etiesJoiet te àn co-
fon iointesensehle. D'autre coflè il neB
pasaufiimpof îUe quelaEijfurefifa coup ; ce
ce à hppofite ducoup a^k au rnefme queautlio
^ I rite,raifo
es y w non en lautreyCn ceuxquiontle & gxpe-
Crane bien conformé, ^ diBifigué par nencede-
jùtures .St telle efi l'intention d*Hippa~>
crates en cepajfage:parqmy ne doit
firejuiuiel'opimode felfi en celieu,efti
mantle coupdfk en*vn'os,0*la Fif^
£)ES playes
ta reietant la fenténce ctHip. corne cho
fi imfopMe^OFffj^o .netaiÏÏeaucu^
ne if
"fece fi^üre^fimr ce ne peut
î^rayerrnt co^noiHre le lien MeJ^èfour^
tantUfitmfi uuentfintmorteüesToii^
te fiais fi faut efforcëFa^eo^noîftre^en
apf>li(fuanrdejp4s( ayant tout rasé le
foil ) ^ne em^allre qui fera faite de
foîxli^uide,e^ de poix mire /tre^auec
questerMinthim ^£.o^r.e fi J reos 0*
e^dfif c ’/Çi^fi on. ‘Voit quelque endroit
eBrefius. humide çp^plus mofcÿ du-.
commet tuméfié (^enfitiOnpourradi'
repar coieSure qtpen tel endroit doit e-^
Hre lafi'adurefiijfuree. I ointaufii que
^epdtient metfiuuetla main dledrglt
ou efldâjraBure, yo^mtteUès cho:^
de la teste, cxxxvij
cjdéuantejcrks jpluBoHquelaiJîerié
patient mourir, confeille faire trépana^-
tion'yfantparauant de honFrogmfi'
(pue MX parents ^amüdupatient^
Au fi appelant eonfeil tant de docteurs
médecins pue Qhirurgiens,depeur puA
nefetrouueempefché Jid'auaturelepa
tient 'vient a mourir : car ce fera chojë
plus àjjèe à püatre de le porter en terre
ptCil nejèroit à 'vn fèul Or retournons
a nofire propos cocluant pu- entre les ef-
pecesdejfaEîures du Crâne fini pua-
trêpuipeuueni deceuoir le Chirurgien
La première puandïoseÛ contu^,c^ ccs
promptement retourne en fa place.
fécondé puand ily a 'vne petite Scfjfu- àeccuok
■ /.„ TeGhirur-
re comme ‘vn
poil. La
tierce q
a. ri > ~ 1 1 ~ giendont
estefclam au dedans ^ par dehors ic padenE
efi entier . La puatrieme puand hos^^^^^'
éti faBurè à la partie oppofite du coup^ '
S
DES PLAYES :
Delà commotion ou esbrarile-,
met ôc concullion du cerueau
"(lAuAntage faut entendre
q^u" outre les fufdites jra^
Eiures ^ il fe fait ^>ne OdUre
diî^ojttion appeliee Corn-'
• motion, ou eshranlemem ^ coneufion
du ceruem,qui caujè Jèmblahles a£ci-
dÈs quelesf'dBures du (/ànedaqueU
le Commotion fe fait pour amir tombe
du haut en basfurchofe Jôlide e!^dure,
oupar coups orbes corne de pierre ou d’>
■ ^ ne maffe^oud^^vn coup de lance, ouVair
d^'vn coup d'artillerie, If pire de la main
Hiftoire ouoMres femblables, ^utfoit ^ray,
ddipp.au cinqiemeliure des épidémies
cpidemies en efcritcefie hiftoire quif enfuit . Vhe.
fort belle pucelie fille de Nerus , aagee
delfingt ans, eBantftappee par manié¬
ré de ieufur los du"Bregma,ile la main
de la teste. cxxxviij \'Ç'3
'eflendue,d^^nejîmne amyefutincon- .
tïntt jurfrifi de Kertigine fans refgmr.
çyéufitoftqfeUe fuBde retour en fa
maijon , *vne fleure aigue la faijît auec
douleur de teBe ^ rougeur de la face^
au feftieme tour elle ^uyda par lo-
reiüedextre*vnho^erre de houe pua-
te ff) rouge aBre , ^ luy femhla eBre
aüegee.Maisde rechef ta fleure Juruint
^ lors fut ajfoupie ne pouuant parler ^
auec conmdfion de la partie dextre de
laface:,e!p^ difficulté dhalener . çAufli
la couulfion ^ tremblement de tout le
corps enjùiuitja langue liee f œil imrno
hile auneufleme tour elle mourut.
D'auatage noteras que le patient ïaçoit
qu^il aytyn armet eu (UUrehahiUemet
de teftejors qu'ilferajrappé, neamoins
pargrad effort eshrÛement de la te
fte yjè peuuent rompre reines arte-
DES PLAYES
r-es^^on feulement œlles qui pajfent ^
entrmtfar les futures ymak aufi aucu^
nés de celles qui. 'vont par cy ^ par là
entre les deuxtahleSjau lieu ditDiploe,
tant pour fufpedre ç^attacherla Dure
mere cotre le Crâne ^a fin que le cerueau
^ _ ,^^_aytfion mouuementplus libre, que pour.
lejan^ ^ aiment au (/ane,du
lieuqu'iceluy n"a mæüe, ains eB nourri
le comme fam Contenu au Dtploë , ainlt qu"a^
les âiîtrcs ^ O j[ */ J. ' •
os^ains du uonspar cy deuant déclaré. Dotfienjùit
fang con- ^ qui decoule , OU entre ïos
tenu au ^ ^ j /
Diploë, ^ les mehr ânes, ou entre les membra¬
nes ffi)le cerueau : lequel fiang efiant
_ hors de fis propres 'vai (féaux, fi corropt
^ putréfié . Cequi.efl approuuepar
Hip .en ï Aphorijme.Si in 'ventrefian^
^uîs prêter natura . Dot plujleurs accU
dets aduiennent : corne eshlouiffemetdè
yeuëfpomijjement, lequel fie fiait parla
DE LA TESTE cxxxix
€otti^ance^amitk,qu\a hHomach _
uecle cemem par les nerfs de la fxie-^^c^^
me cmmatio.kffuels defcendent du €ery)S^^^^
mau^ W je y ont tnjererajon orijice ji^ZvLCtSim.
perieur, ^ de là en toute fa juhBmceT
au moyen depuoypar lafecktejè com^-
prime et referre en fyj&^ a lors iettepre
mierementcequieflcontenuenfacapa
cité d’ahodant emprunte delà cho~
lere du Ci fis fellisjaqmUeiette femhla
Uement:puis quelque temps apres fur ^
nient inf ammatton aux membranes,
auyerue au: loiqueüeeB communia
quee à toutes les parties du corp s: à
lors f faitfeure ^rejùeriejaquelle e s
play es de te (le ,e(i danger eufe fumant
bauthorité d'Hippoml'^phorjmeJn^^^f
capitisiB'uobBupefcentia defpkn^^ -'yy^
ùa/nalum. Stfupeur qui eB diminua
ti& de' mouuoir ^ fcnür faite par l’ob-
- ■
DES PLAYES
JîmBtodehf^rit Animalypmapùfle
me pourriture au cerueau^auec trejl
grande dijjiculté de re^^irer^qui promet
quoy fur- propre inflrument de la re-^
ment dif Jpiration^ne peut faire fon office^ pour ce
refpirer qti'elesmufcles quiom mouuement du
quand It eemeau ^ de ïejfine médullaire ^par
off^- Animal enuoye parles nerfs ^ ne
Té. peuuet efleuer leditThorax^par ce qu'ils
sotpriue^ delà faculté de mouuoinff)
. -par tels accidets la mortff^it.Tous lef
quels accidet s m la pim part, on a y eu
DE LA TESTE. cxl
iufjues atipemcoin dçl’æil feneftrCj^
mec ce plujimrs petits jragmets ou 8J^
qmlles de HfcUt demeurent en la Juh
fiance dudit œil jans faire aucune
Bure aux os. Doc a cauje de telle como
tio ou eshranlement du cerueauj^l dece-^
da lon^iemeiour âpre squ'il futfappe.
Et apres fin deeës on luy trouua en la.
partie oppojite du coup, comme enuirôn
le milieu de la commijfure deïos Occipî
tal/vne quantité de fang ej^andu entre
la Dure mere,^ Pie merei^ altera-
tion en lajuhjiaceducerueaùjqui eftoit
de couleur flaue ouiaunaBreyCnuiro la
grandeur d"^n pouce : auquel lieu fut
trouué commencement de putrefaBion:
qui furent caufesfufffantes de la mort
aduenuë audit fii^eWjj^ non le %^ice.
de tæil : Ce qù aucuns ont ^oulu réfé¬
rer a la càufi de la mort. Car on a ^e0
. \ S üip
DES PLAYES
flujteurs quïom receu déplus grandi
coups cpuc eeHny Jiir lesyeux:neamoms
ne sot morts. (orne aufi on ayeu de fief
che mémoire fimonfieur de fatnt leha,
du roydequel eflant au tournay
fleur de quifiut fait deuant ïhojiel de Guyjè,
Kanefcuy d efclat de lame ^par de-
çr duRoy ddsjd <ziifiere, de longueur ^grojfeur.
d’^n doigt ,Jouhs1! œiljdedans: hr^aey
pénétrant d^ trois doigts ou enulron,de- ,
dans la teBe, ^ le trakay auec home,
compagnie tat de médecins que de Chi-. ,
rurgiespar le comandemet du ^y Ht- ,
ry deffunt:entre, lefquels efloietmojteur
Z/alerap 2\4edecm ordinaire du ’Egyy
L/oysDuret’j^dolphe (h l'or^DoEieurs
7(egens en la faculté de medecine à Pa-
riSyCt laque s le leha d'Amhoi
fi chirurgiens ordinaires du "Eoy. Ne-- ,
anmoins la play e faite, par ^nft grand..
coupa.
de LA TESTE. cxlj
couf ^ eBé^uerje par tayde de Diem
St d^ahondant en ceB endroit, neveux
laijfer en arriéré la trejgrade. ployé cjue
monfeigneur Fr acùis de Lorraine Duc
de (^uife reçeut demi ^Qulongne,d"'vn
coup de l^e,(piii au dejjoiù de l’œil dex~ gneur ie
tre déclinant y ers le ne^,entra Sp^paf- Guyfe,^
fa outre de loutre part, entre la nucque
laureiîle , d^nef grand' %>iolence^
que le fer de la lance auec 'vne portion
du lois fufl ropuê‘, demeura dedas,
en fine qu’il ne peuft ejlre tire hors qùà
grandie foree,mefmes auec tenailles de
marefchal : nonohfiant toute- sfoisceBe
grande violence , qui nefuB fins fia-
Bure d’os,nerfs,njeines,art€res au^
très parties ropues ^ Ir fies par ledit
coup de lance , mondit feigneur grâces à .
Dieu, fufl guery .Dot conclurons qu’au-,
cms meurent de hkn petites play es, les
DES PLÀYES
imtres réchappent de trejgrandes/votre
(jui font entièrement defej^erees tant
aux médecins q^u^aux Chirurgies: màü
telles chojèsjè doiuent quelque fois refi
rer aux teperatures ^ principalemet
à Dieu, qm tient la 'vie des hommes en
fa main. Et tefuffife de la commotion
du cerueau des êf^eces de fraBuré
du Crâne . amenant faut parler
du PrognoBique.
D ti Prognoftique, c’eft à fçattoie
dire les chofesprefentes ôc fu-
‘ turcs ou aduenir,
Lnefaut négliger les pla^^
y es de la tefle,-^ ny eut il
que le cuir incisé ou comug:
mais encor es mots lors quil
r
de la teste. cxiij \?Cf
^uesfoû Jurmement grands accidents,
le plus Jouuent la mort :prmcipaler
met aux corps Cacochymes [^acoe-’
thupes^comme /ontyerole^Jadres,hy^
dropiqueSjphthlJtquesouheBipesrckr
àtels leurs playes font dijfciles à curer^
^ tien fiuuentlmpo fil? les.
Les jraBures de teHe faites à ceux
qui releuent de maladie font difficile sa
curer J ^ quelquefois impùfilles.
Les playes de teHe faites par contu^
fion font plus longues ^ difficiles à gue
rtr que celles qui font faites par mcifioi
iJosnefropt point, que la chair de ' ^
dejfus ne foit Uefee , excepté en lafa-
B:ure quifefait àl’oppofite ducoup.
Les os des enfants font moins
t^^plmdelie^,arroufe^C9*imhtis de ' '
f ng, que ceux des ^ieux repartant
f altèrent pourrffentpluHùB .Parr
DÉS PLAYES
quojf leurplayeds tefie efiplus dagerm
fi ffi! mmeJk epue celles des’vieilspar
ce qùilsfalteret ^pourrifietpluflofl^
à r afin qnilsfint de temperatureplm
chaude et humide par cfiequetplm
tendres: ç^pour leur tendreté ^moU
lejfe communiquent plujiofi leurs pour¬
riture s aux mehranes , au cerneau,
dont la mortfenfiiit pluHoft qu'à ceux
qui fint daa^e ^iril . L'home 'vit pim
log temps d'vue play e mortelle faite au
Crâne, en hyuer,quen eHe:a raifin qu't
hyuer,la chaleur naturelle efiplus forte
quen efié:pareiRernet l'humeur fi pour¬
rit plufioB en e fié qu^enhyuer,au moj^
que la chaleur contre Nature > eBplm
Hip . aph hyuer.fe qui eBap-
qumzie- mouué par Hip, en taphorilmt quinrie
meli.i.Vê^ / / J. ^
très hye. ^ dupremterUure, ventres hyeme
0ic,Et ou la chaleur naturelle ne peut
curer-
de la teste: cxiüj i$f
mrer lafraBurC i Nature eBdnt jlus
Jorteyrolongela^ie,
Lesflayes du teru.eau des mem-
Iranesjont mortelles le plus feuuent J à
caufe cpuefouuentesfokfenenfuit alla-
îion de l'aBton des mujcles duThorax^
des antresferuants à la rejpiratîon:
dont de necej^ké la mortfenJiùt.Q que
mus auons par cydeuant déclaré.
Si apres coup donné a la teBe , il
juruiét tumeur fèpert toft/eftmau
uais jlgne ji ce neB par caufe raifinna
hleyomme apres ^nefeigneejpurgatio,
oumedkaments \efilutifs . Ce qui y*
prouuepar Hip..^uad lafieure%^ient
au commencement^ eB a Jiauoir dans
le quatrième oufeptieme tour (ce quelle
, fait le plus fouùent )onpeut iuger qu^eüe
'viét pour lageneratio-dela fanie,aînJÎ¥ii^.Aph',
qu’deB efcritpar hip.Du pus ^'éficiturf^^^^f^
DES PLATES
(^c.St telle fleure n"e§h tant à craindre
lors^que quad elle^iet afres le fèptleme
hur ^auquel temps adecouflume de laif
fer le patient: mais quand elle^lent au
dixième ou quatorzième , auec froit
^^tremblement , elle eft dan^ereufe,.
pourcequily a Jùjpicion qu’elle feit eau
fee de quelque putreJaBlon, qui fi fait
au cerne au^ou à la Dure mere,ts^ qU’d
hfett aufei accompagnée d’autres acci¬
dents: comme fila. couleur delà playe
n’efi rouge ynakhlï^arde,comme chair
lmee:ldquelle chofefefait à raifdn que
i la chaleur naturelle eBprefque eBa 'tn^
te^^le Pus deuient %:tfqueux, pour ce .
que la chair efl liquefiee.Puistofl apres
ladite playe deuient aride cir* fiiche,ne
iettdt quajîrien,acaufe que lajchaleur
naturelle eB pareillement languide,
uajl Juffoquee : à lors Ion peut
- PrognoBi-
de EA TESTE; cxlüij
Pro^noBtquer le patient eHre en péril
^pdanger de mort mais Ji laditefieure
procédé dSriJy fêlas fait ouàfam^e
plusfiuuentn'eH mortelle. Stpourdîf
cerner fçauoir Ji laditte fieure e^t
caufee de maûere ^rijypdateufeou 3ir
lîeufe:c"ed qu'elle Jèra tierce y c^qtCeüe
commencera auec grand foid fuis 'viet
lachaleurauecquesjueur,w^^l<^if-
Jèra le patient iujques à lajùfpuration
ou rejblution de la matière "Bilieufe,
çAufi les hures de la ployé autres
parties à l'enuironyjèronttumefiees^en-
femhle toute la f ace yOuec grande inflU^
^ motion aux y eux. Or telle defiuxion
Srijîpelateufe eH engendree faite de
fàngCholeriqueyfuhtilychautwfiàde-
' 1 ir' Pour-
quel occupe communément Laj ace pour, q^oy e-
deuxraijonsda première ypour la fulti-- rifype-
Uté de l'humeur d'autre pour la hnuitéyfçlf^J^
DES PLATES
^ rdritè iîi cuir . t^infi les accidents
fintplusgrads (jue d^ynefluxio Phleg-^
monetifei qui font chaleur ^ dotdeur^
poignate mordante auec rougeur ;ti^
ram fur le citrin ou taune ( par ce que
ehacun humeur dôme fa teinBure au
qu'onprejfe du doigt def
méthode fasja couleurfeuanouïflj(^tûfi retour
au liuides pour là curationfoM auoir deux
tumeurs . i « a j, ■
cotre na.. mtenuonsu me a L euacuatwnf xÉr t ai^
tre à la refi^igeration X^humeElation,
8tfi l'hurmur eBJîmplemû cholérique
'nefautfeignerimaislepurger par reme
'des quipurgent lacholere , appelle^ des
anciens, Cholagogue . Toutesfois ft ce^
floit yn Krijyp elas phlegmoneuxfau^
droit faire faigrtee de là 'veine fephali-
que,ducoHe auquel le mal froit pluf
grad.Etpour ce faire appeler as leme-
fi tu es en lieu ou l’on le puijfe re*
couurer»
DE LA TESTE. cxk ïO
€ûmrer.,^t après les chofes ^niuerfeües
ainjt faites , jlfaup appliquer medica-
fmntj ^fi'ÿeratlfie^ îfumeBatîfs,
(■mme Smjm filanh^empermuhpQr aux Erify
tdaç§> mnerkdenti-
ce qu^ti» mnmjfam les prendre xoMy
makleyfintmppmrfi^^^^^^
fvm m des m^res.^^reiSement pour ^
rae^firie ÂçemfayoSahpaquacom
mmladm,q,p0fie4pi^iemrc^eQle~
turper fitaeeu^addedo ^ngmti rofacei
•velpQpideempertionem kkquamr^
mtresfemUaihsdêfqudtferûnt.renou
mleeffiuuetyiufciueskçequela chaleur
qui encontre Wapurejfiit eftainte . Et
faut eultér toutes chofes %>nBueufe s é?* vudueu-
oleagineufesj à raifen que promptement ^
f enflamment, e^.cauferolet le mal pim prompte -
T
ment s
flammét-
BES PLAYE^-
apresfileft hefilrirîonyfe^
ra, des remèdes refolutïfs.8tky noteras
ceH'vn hojîgnedeguêi'lforilors (ytte
tel humeur efi ietté du dedt'sau dehors.
8t au contraire y^uad il retourne de de-
hors au dedans, fans caufi ratfonrrahU
(comme f ar les remedes fufdits ) (feB
mauuakfrefage:amjt (fuetexfèrtece le
Hip. aph. Ce qu’auf 't H if .a efcrit . ^at
z$.\u6 . E-.fds eB furulent, il^vient des fuflules à
abinSo f tomhe de. la fa-
ribiis dcc.niefarles tréu^ du f alais jWr ladite ïa
gm:^quadellej/eHarre§lee,farfen
acrimoniefait efleuerlèfdite s fuflules:
(fuand tel accident aduient ,feu de
^ens enrech^flënt ,
Oefl mauuak fi^eï^ùand le fa
tient^ient comme J fofle£ii fle,af res
auoir eBé fl'afffcar tel accident ne mo
flrefeulenKtl’eseBrehlefll,makaufli
le cer-
de LA TESTE. = cxlv|
le cemm : lequel fe peut pourrir ^
Jphàcekr.’ce qui eft prouuepàr Hip Ai-
fantque qu'M h s eH mpuniïetyil naifl es de teftc
despuBules à la langue, le malade £>e U
meurt ayant les fins entiers: aux
<vnsjuruîent conmdjtonûufiajme ala
partie oppofite du coup : aufii ton^ùk
communemet par expérience qu après
tel fiafineda mort adulent , %fn feul
n"erechappe:ce que fay Vérifié pdrplu-^
fleurs fois^ouurant la tefte de ceux qui
de tels accidents mouroientyOu fdy trou
uèp'trtion de la juh^ance du cerueaU
ç>f des mehranes pourrie fphacelee.
Ùrlacaufi pQurquoy le JpaJme •vient poxi>
a ïoppoflte du coup , c"efi à raïfen dé la q^oy .
douleur de la playCjÇ^ aufii que îeshu^^j^
'meurs esprits naturellement couret'^fi^l^^
^ers la partie hlefiee : lef quelle s déuxl~^-^‘ ’
chüfis ej^ufint , fikhent ^ confumenp
‘ f T’ ÿ
DES PLATES
le coHe de U partie faine , dont puk a^
près tombe en conmlfion.Ce qui fe peut
prouuerpar (^alien au quatrième Hure
de partm^qui dit. que le Spuuerain
conduBeur a eonioîntles trois ejprits en
mutuelle connexion^elp^ infragUeconfe^
deration par leurs produBions^quifint
reines ^arteres ^ nerfs: parquoyf*vn
defaut en ^n membre fs autres pareil
lement le négligent: (^partant la par¬
tie demeure languide deuient en a-
trophie^ou elle fe meurt du tout. Et fi on
m^ohieBeque Nature a fait tout no^
ftre corps double fi fin que fi 'vne partie
eBoit blefieefioMre demeurafi en fin
entier , ie Raccorde.. Ad ais ie nye qu-eüe
ayt fait tous les ^aiffeaux doubles:CM_
il ny a qu'une 'veine pour le nourriffeg
ment de tout le çerueau^ffi) dé fis ment .
hranes.qm esi leTorcular:parla^u0é^
DE LA TESTE cxivij
lapante feneftre hlejjee peut e^uifer
Idimetde la dextrey-^ par cojè^uent Grande
caujèr la conutdjionpar deffcmt d'ali- tion.
ment . Or il eft ‘vrày qu'aux parties ou
les mufilesco^enere^fint égaux engr’d
deur force nombre da refilutio cau-^
fe cmidjton accidentaire à l'aiure:mais
m cerueaumfe fait aînji: car les deux
parties jC'eÜ à Jcamir, dextre -^fene-
fire, font chacune leur offce à part,
nef attendent tnsne à l'amre, comme il
appert en paralyfie:<m^rement ilfenjm
uroitqu'keüe lorsqu'elle eft njniuerjèl-
le (c'eB ajcamir de la moitié du corps)
apporteroit quant ^foy^ conuuljton h
la partie oppojiïe.Qe qui eft faux, com¬
me onyoit iourneüement par experien-
tefParqmyde concludsÇfauf meilleur
mgémet ) que le Spajme qui efi a l'oppo '
fite ducoup,ri;ientparmanmo cir^fau’-
te d’aliment nourriture. Et pour reW
tourner à navire propos , Cr^te dire tout
en fommaire.2)e tous les accidents fuf^
dits tu peux faire PrognoBipue de U
fnort du patient j lors qu’il pertja ratio^
çination, n’ayant pim d^ mémoire ,
^parlefansoccqfo, a lesyeux te-
nehreux aufiln oyant point, ^fe vou¬
lant ietter hors du lit, ou nepomat mou
mir,ayantfeure continue , auecpuflu-
les d la langue éBat feiche noire,
fa ployé aride, ue iettant aucune chofe,
ou bien P eu, de couleur comme chair,
falee,ou qu’ilyayt apoplexie, phrenefe,
jpajme,paralyfe, ^ le poux formicat^
retentÏQ d’urine, autres excrements,
tombe enjyncope:alors fais tonPro-
gnp Bique que bien tofl tp patient mour*.
ra.Lesfufdits accident ffiennent quel¬
que sfois aux premiers tours , ei^ queU
de la teste. cxlviij
quesfoîs ajfe^ long temps apres le coup
donnLEtftlsnjtememauiCQr^^
ment. , c'èft quand le cerueM èÜ hle^é
par ineijton-yçontujim , compre^ion ou
ponBion^ouparcommotkrtque nom à- -
mns par cy dmant appelle , eshranle-
ment . Eiquandils 'viennent quelque
temps apres lors qu’il Jurment in*
fianirnamn/^ qm lefangfe putréfié^
Ç^quel’as fefdit purulént^^^ pardon
fiquent apoBeme au ceriéau.E)’abon*
dat noterez quefiuùentes^ozsyneplajé.
faite au Qraneicaujç 'vnpapofeme âû
foyefe que %phert Greaumèyregënt eiv
la faculté de medècmex^Mnpfqûêffn
mrgien mrékParkyë^tmy auonsl^.em
puhn-agueres en trois patient s. Et Ji tu ^
m’obieBes que telle apojleme elGit ïd
ceçreëe aup arauant le coup donne : à ce
k rejpons que les patients auparauant
T ïtij
fiisrc<
1
DES PLAYÉS
éHre èlêjje^ > aboient 'vne *v'mè ^
naturelle càùleür,fa^s àutmjigne de-
Ûre hepati^tmï ÿ ^ eÜfe hkn hahU
fùe^ : ce (jWé M founà^ ^ïr par eJc-
pénènc^y f rMMi garde 3 céfnme i"a^
fait . La caufi dé ce 3 peut eÛre pue
MmU/c fifimanï 'offénfiepàrlagrau
de^èhefHence du Mp^oüigeé^:^ rétire
dJû'nJécouŸ%fisfôMî^*Pë
fès lespafîie^dutëffs^^ifiM iefang
(ÿ" les CW0 ^
ât}^qué^yd%sWfew^traïme:é!^
àdoWcfàît Ÿèfl4^^^aâèném fpje: ainjt
quil fifait’^qmlpMpartié y lo rs pué
le fàng cà^é e^pé^rÉ^puMïïe quil
Weft hefoh fâïïrfâ Muf PifUfe ; dont le
foye ayant recMplM de fanges èjprits\
léfquéls nëpéuuént éBre déufnenteua-
tîUe^,pour teéciguité anguBie (c'éB
adiré pourlapéûteff ? ^ eBroiJféur de
fes
Ignés ôs ptefagcÈ dt
bonne guerifon.
^ t^^mntraînym
Mme
nfon fem tors ^üe
fütim f^^fomt-de
tesfoismmuraâfùéUs andmismt^
expém^
. DES PLATES
Les fradu ^g ) due les frâBmes du Crané ne foni
res delà te» '-t - r ' •
ftene de perd, mjques a cent tours apres.
Lors depe/^ ^leffure faite .partant faits auec ton
rildemort . ^ r i •
iufques à bonguet tant en Jon boire, man^
eétiours. ger, repos, coït, ^ autres chofes.St an^i
fcm qu'il fe garde du grand jyotâ,pour
le perd ^danger de. mort, qu'on a l^eu
en telles play es Jômetesfokarriuerpour
tels accidents , aptes la guerijon faite
defütesfaBures . Outre pim i'ay à te
déclarer que le Callm,Jpulde, ou *vnto
desosdu franc, f fait cemunerjmtm
quarantêoù cinqM^teiours : toutesfoü
mn^enpem dsner.^aye certitude pour
la diuerfite des tempéraments
ges.Carduxieîmesfefaitplufiôl^ux
Iftelsplmdrd.Sne Jufffedesprefagesi
ti^aintènantfoM parler de lacurege
nerale,puis de la jpeciale , qui fèfera le
pim. fiiccindement ffl. le pim cUr qu'il
de la teste. cl Mol.
mé ferafophle, LacjuîUe chofefefem'
^rmleremmt en ordonnant leregimei
jùr les fixchofesmnnatweüesr : n-
Régime vniuerfel qu’il faut or-
' donner aux playes &: fradu-
, res duCrane,6c aux accidents,
icelles. / ,
Tpremierément foM tenir,
le patient en ^vn ah teperey'
cjui je fera par art fil n-eB^
tel par Nature : comme Ji,
ceB; en hyuer ffatu faire honfeu eh la.
çhamhre du. malade , lesfeneÜres c^;
portes lien clofes: ff) aufi a lors (pue-pn
traitterasp^ penferas lepatientpefcm
auoir ^ne h afinoire plaine de hraife,
. qjfpne pelle de fer laquelle fera tant ef-
chauffée qu'elle deuïene rouge,
DES PLAYES:
mïniflre lé. tienne fir la te fie du mala^
de de telle hauteur , que le patient fente
aueunementlé ehaleur:àfin que par la
yeuerheratio d'icelle l'air ambienty (feH
Hip. lu V. à dire qui eBaSentmrJoit corrigé^Car
aph.xviij. Çcome dit Hip .) eH ennemy du
cerueaujdes dï^^de tous les nefs, fÿ*
generalement de toute no^re Nature,
çylufi eH il contraire aux ulcérés, en
dejchîràut la playe, fichant les excre^
ments qui puis âpres minent l'^^lcere
empefhâmiajùppurationt-^pQurce
que ceile partie n a accoutume d'eHre
defcouuerte de fk peau . ‘Pareillement
la trop grande chaleur fira modereeen
rejrechijfant la chambre auecque s eau^
froide , ouQXicrat , rameaux de fauxi
fueilles de y ignés ^ sucres chofsfrK -
blables. Aufinefrà ledit patient ex¬
posé en. grande clarté , principalement
iujques^
de: la teste.; cîj
mj^uesà ce queles acddets foietpaffe^:
i cmfe f^'tceüe diftpe réjouit les
e f^rits,èf* augmente U douleur, fleure
autres accidents.
llfaut mfli du tout euiter le ^In.Ce H°ppo.au ^
H îpp , enjoigne : mak en lieu de^in li. devul. ^
pourra boire eaûdorgefiu eau cuitte,ert
1 n .. . • 7 _ _ . . ..
nU^f-
laqueReon mettra miedepdty^uê t
appelas eau pannee, ou bien d'hypocras ^^^
deau, QU eau bouillie ^puk mejlee anee^^&
Jyrop rofat, violât , ou aceteux, ouau^ 1 -
tre bruuage appelé Potm dmintu Je- Votm âU
quel eflfakdeau cukîefumejet m de
lima ou citron JeJquels tu pourras b ail¬
ler félon legouB du patient J ^ que Jon
ejiomach yourra bienrvjèr . £/t de têlx ^Êrôi^e
brmagesjn doit njèr le patient iuJques^^S^.
acequelesgmsaccidentsJoientpaJfexJ\ï^^"^
qui font communément x^leplm jouj'^j^'^y^
liour^ . - J ^
MS PLAYES "
Son man Son manger fera panade, or^e mun*
^ de, -^non amd^SjT: pour ce (jue les
mandes caufent douleur deteBeAraU
Jon queU es fontyapôreufes:aup U pour
rd ^Jèr de prunes de T^amcus eûmes,
. . . . pajfulesjraifins de Damas confits auec
^n peu deJùcreçS^canelle (laquelle e fi
fingultere pour ce qu^eüe conforte l"eÜo^
machjÇ^reiouïfl les efirks)e;^parfoh
i-’vnp ethpoulet pigeonneau p^eaUiche
ureaudeur aux petits oyfeauxdcs chaps
corne faifiinds,merlespourtres, perdrix
griues et autres hohesl/iddes houluesa-
aueclaiEluespourpied, oreille, hourro-
che,hMglofie,cichoree,endme çS^Jèmhla
hles.Aufiiparfoüpourrontlefditesyia
des aucunes efirerofiies,etpeut ledit pa
tient ^firauec icelle s, de merlus , or en^
ge s, citrons, limons, grenades aigres, im
' d'o^eiüe, les dmerfifitans félon le gouÈ.
de LA TESTE. clij
^afmlfahce de la hourfe du fatienîi
Çtacêux qui ^oudrot'vjèrde poijjon,
truites , loches J brochets nourris en eau
clere ^ mnlimoneufe^ autres fem-^
MaUes pareillement 3 raijins (^prunes
de Damas^cerifes aigres, pa(fules:mak
qu^il fahHtenne de choux , ^ d^e tom
legumagespar ce qudscaufent douleur
detefte.&apreslepaB, 'vferadedra--
gee commune: QU dnis,fènoil, cbriadre,
confits :ou cotignat^ afin degarderque
les 'vapeurs wfumees qui montent de
hHomach à ïa tejie , ne Méfient le cer^
ueau i^aretïïement le cotimat pris de- Double
uant lepa/fafirain&le'ventre
quM eji fliptique ^ a^ringet,^par-
tant ferre tefiomach . Aiakpris apres
lepafi,lelrfche:àraifonaufiiqu^illere
firre, eji raint,a^ainEl,w contraint
iss viandes deJortir horjiQrfic eH y n
DES PLAVES
Çfifdntjuy çpnumdra donner f eût 0*,
foumnt d men^er.fpur ee que les ternes
nepeumm porter Id fdim comme 'vn
plus ddgi , drdtfin qu'ils ont cha,-
excepm: parquoj/ils Qnt hefoin de,
liu.i. . grade nourritweymtrefnem hurs corps
Jfèconfommeroim cqntrpre
cmfe de qmy d porte miem U fam
que le iemé . Btpar fmhhhle rdijon
en ternps d'kymr en toutes dages
donner pim d'aliments y qu'en eBipour
ce que la çhaleur, naturelle efl pim gra-
H' à h dUfre temps 3 ainft
xv!h. pie- qtM eHpromé par Hippo- Ïï't apres le
mien vê- quatorzième four (fipple y f H uy arien
-xacydcç, qui repugneyÇommeJieùresir* Autres ac-,
ddentsjon peut donner vnpeu de '^in,
augmenter fin mager peu à peuyfir
ion qu'il fera hfoin , prenant Joufiour s
, indication
de LA TE STE. cliij
Indicatm la*verm ^ coufiume du-
Le patient doit euiter le dormir dê Du dor-
tour fil efl pofihle ,fi ce n"ejî bien pen
pourueu la Dure mere, ou le cerue^
au nefoit affligl de n^hl^rnon : car en-
telle necefitê ilferott meiüeur faire du
tour la nuit, principalement la pre^
miere partie du tour , à Jrauoir ^ defix
heures du matin iujfi^àdix : pour ce
qdil caujè crudité^ en teHomach , ^
rout^ aigres, d'oufèfeuentgrojfes ya^
peurs,t^ humidite^fi.perflues,au cer^
ueau : dont fenjùitpejanteur, douleur ^
(^inflammation à la tefle,-^parco^
fiquent de tout le corps.
Le 'veider pamüemet doit eBre mo Du veiU
derexar le trop yeiller corrompt la bon-
ne température du cerueau: pour ce que
àufi pareillement excite crudité^, dou~
DES PLAYES:
leur.pefdnteur de tefie^ç^ rend lesplad
yes arides, fetches ^ malignes.
‘Ji le patient mpeut dormir à cmfe de
tinjiamaàtdesimhranesdu ceruem^\
Çalienvomande amre^temedela me \
thode.,fairede^^sperfuJlonsd^^
Biom dans lés narine s^^ aùjrontÿde
chofes rgp'igeratiùes : a cdufe fusils en^
dorment C£7^ rendent Jîupides les mem^
hranes^k cerueau,(fmjdntexcej^me
met eJchauffe^.Pourcefle raifin on ap¬
pliquera duxtm^s^ÿtmguentum^-
0^ oxicrat .cLdufiiuyf^ fintir
wne el^onge trempee en ‘Vm decoBion'
de pauot blanc ownoîr , amcefcorce dt\
mddragore^emence , dehjojciame, lai-
tuh\pourpier,pldtainynorelle,ou autres.
Semblablement on luy pourra faire
^npotaigeou ^n-orgemundé:, auquel-
'-S l’on
de là teste. dnij
roft mettrayne emuljton de femence de
pafaueris alhhou lien prendre l .j.^el
%.j.^AeJirupidepap(tuere, auecq^
a<jwe laBuc§:e!(;^ faut que ledit patient
fvfe de telles chofes deux heures apres
foupper , àfiu de luy prouoquer le dor--
mir . Lequel dormir ay de grandement
à faire ladigeflion : il re^aure la Juh ^
fiance du corps ejprits qui font difii-
pe^ par le tropyeiller .r> auatage apai^ _
files douleurs : il fortifie ceux qui ont
lafiitudes: pareillement fait oublier les
courroux trifiejfis J -ÿ corrige le iu^
gemsnt defiraué: parquoy efi hefioin au
chirurgien prouoquer le dormir au ma
lade lorsqu il luy efi necefiaire.
Pareillement fi le patient est replet,
fikfait euacuationpar fiïgnee , oupur- •
gation ^grande diettefielo haduü ^
Confia du doBe medecin:0* en cefi
'Vij
DES PLAYES
decines”^*^ ks mede
font con- /orf^^ mfditesflayes , principale-
traites aux jf^ent au commencement : de peur den-
cemenrs les humeurs, faire comme
des v^Q-yes tion àtoutesles facultés: qui fèroit cau¬
se fradu- r Ji' J •' Il 'JJ r
res de la te/^ dmetum tnjiammauon,clouleur-,fie-
iie.^ ure autres accident s xeepuetay y eu
admnir fouuentesfois, 6t quant aufi à
la feignee (félon Galien au quatrième
^gYa Ma ^ Methode)ne doit eftre feulement
faîte pour l'abodace dufang:mak aufi
pour la^grandeur de la maladie prefin
te ou future: à fin de diuertir tp* faire re
uulfion pour retirer la fluxion: laquelle
comence auxparties contraires:^ cel¬
le qui eÜ ta coioinBe,doit eHre 'vacuee
de la partie mejme, ou la deriuer de la
partie proche [Bxemple pour fatrelarë-
uulfon : fi la partie dextre de la telle
de la TESTE; cîv
Cephdijue du bras droit (fil ny mort
grande plénitude ) i;p* en deffaut delà
fephaliquefaut ouurir la médiane:^
Ji on ne peut trouuer la Mediarte ^fùit
prinfi la 'Bafilique:^Ji laMejfure eft'
duceftè feneftre, fera fait lefèmUaUe-
du brasfeneflre ypluJioHquà Toppû-
fte: afin que pim aifement on attire O»
defeharge la partie, P aria reEiitude des^.
filaments.: en tirant le fangfaut^a-
uâir ojgard jur toutes chofis à lasvertu-
du patient , qui Jè fera > en touchant fin
poux (file médecin n'eHprefent )pour Ueftne-
ce comme dit Çalie au Hure de fangul- ceÏÏairF“
nis mifiione,quÿl montre infaüihlemet
la 'Vertu ^ force du patient. Parquoy'BiéïT^ .
faut aueir ejgard en fa mutatïo ^
galittyffiJfitu le trouues petit lent,'Umc^“
aufii 'vne petite Jùetmqui commence i
*venir <^u jroitt, mal de>cueur, corne ‘VOr^
V iij
^.cin n*eft.
preïeri.^"
DES PLAYES
bnte deyomir,c^ bien Jouuent dajjeb
ler^duectjues bâillements, mutation
de couleur, ayat le s leures pâlies. Si tel¬
les chofes apparoijfentjubit te faut clor
re la njéme , de peur que tu ne tires l'a-
meauecques le fang :^^lalors àonm-
ra^au patient ^njeu de pain trempe,
m ^in, 0*ïuy frotteras les temples gÿ*
te ne^,de fortpvinaigre:ç^ le feras cou-
cher tontàplatalarenuerJeTEtquant
auficJSpomt^f^fd^lâ fluxion ia .
faite arreflee en la partie, elle doit e-
flre njacueepar là partie mejme ,oue-
ftredermeepar laproche.La partie fe¬
ra defchargeede la fluxion coioinSle
arreÜee en la partie, faifant des fcarifi-
carios aux leures de la play e, ou par ap¬
plication de Sangfkes bien préparées: la
matière fira deriwt^ enouurant les 'vei
nés proches delaplaye,dJhauoir, de la
*veine
de teste : cîvj
yemePuppe^ou ceüe du milieu du fi'ont
ou des reines ^ àrteres les pim appa--
retes des teples^ou celles de dejfom la la
£ue . Pareillemet feront faites. f iBions
et applicatios de 'vetouf s^defqueües te
doneray lepourtrait cy apres )Jur les ef~
paulesjüit auecquesfiarijicatïo ou fans
fcarificatio: filon lanecefiité. Outrepim
noteras quependat la curatiofiuuetes^
fois il cmiMra faire des fiBions ajfe^
lo£U€s fortes ^auecque S linges ynpeu
afireSf yniuerfiüemet par tout le corps ^
ekçepü lateBeHefiquéües firmront tant
pour faire reuulfodes matières qui pour
roiet moter en haüt,qupxhalation (per
halitu )c"eft Èdirepar infinjtble trânfii
ratio de certaines ^vapeurs cotenues
ire cuir chairdejquellesf augmentée
fort en noflre corps ^etpmcipalemet pair
faute de faire l’exercice accoufiumi»,
Vcroufcs
ciediuerfè
grandeur
auccqu^s
vne lâcet-
te^de la-
quelte fe¬
ras, les (ca-r
rificatios
pluftoft
qu’auec
vnrafbir
d*autant
qu’elle
couppe
plus lùbti
îernêti&a
moins de
doufcur.
civîj' *
DE LA TESTE.
Outre plus i'ay Æauanta^e *voidte
donner çeÜe figure pourtrakdec'e^
inBrument (put efi fort prompt ^com^
mode ù faire les fcarificattos apres l* ap¬
plication des ^entoufesdefqueües fcarî-
fications fe font tout à ^vn coup par le
lenefice de dixhuit rouës d’acier bien
trechantes,quijè handentparl^n refin
0* desbandent. Et filon pue l’on <vou--
dra faire lefditesfiarificatio s profondes
ou Jùperficieües ,faudrapjus ou moins
prejfer dudit inBmmet Jùr le lieu qu’on
^voudra fiarifier.
^^fonflre le couuercle,
*B: La hoifite ou sot inferees les roues
C La clefpour bander le refort.
D Lx bouton pour le deshander.
E Le trou par lequel on bande le
refirt. *
F FF Les roms trenchantes.
de la teste. ' cIviTj
jyahoâant m ‘veuxmtre pajfer qm
ne récité de la, feign^e ce fie hîBoire, di-hle de la
gne au Chirurgien,^ à tous
notee.C'efi que ces iourspajfe^,fu^ap--
pelé aux fauxhourgs faint Germain
despre^jàlymage fàint iJMichel,au
logis du fire lehan Matiau,pour’Vtfi~
terc^medicamenterynjèruiteur,aa^
gede^ingthuhans ou enuiron,^ de
teperature fangutne,de monjieur Dou-r
radour , l'^n des maifires d'hofiel^ de
madame l'Admiraüe ^rïon: lequel e-
fioit tombé la tefie fiir ^e pierre à
droit de ïos Parietalpartiefenefire:^
au moye du coup,fefioit fait l^neplaye
contufe, fans toutesfok aucune fiaBure
d^os:par le moyen de laquelle le feptie-
me tour luy furuint 'vne fieure continué
e!f;*rejuerie,auecques grade infiamma-^
tionPhlegmoneufe, caujèeparlalejton
DESPLAYES
df^Pencrane , accompagnée d!^ne tu^
meur memeillmjè de toute la tefle
le col, ayant le ^fijagemerueilleujèmet
d^ffgure^ne pouuantyoir ny parler,^
moins auaÜer aucunes'chofesjî eJks. n"e
fiaient hkn licjuides. Suhit 'voyant tels
accidets, neanmoins que le iour deuant,
qui efioit Ihuitiemç iour défit Mejfeu-
re,auoit par Germain Agace , maigre
harhier audit fiaint (qermain , eBé fiei^
^e : lequel luy auoit tire quatrepalet^
tes de fiang, ^svoyant les- accidents fi
grans, la force ^ 'vertu du patienî
hme, réitéré lafieignee, ^ luy. tire qua
tor^e palettes pour cefiefois:puis leJour
Juyuant , 'voyant que lafieure ny au-
cms des accidents ne-feBoient nulle-
lement diminue^, mais pluBoB eBoi-
ent augrmte^, réitéré la fiignee,(^luy
îirp de rechef quattrc palettes , qui e-
fioknt
de la teste. dix \t»
fioicnt 'vingtdetix : ^ le lendemam
^voyant encores les accidents n'eBrè dï^ .
mime^jfiis encores d^auisle refeigner,
ce quen*osay le faire feul/oea lagrade
tuacuation qùon amitia faite , Eta
lors prie Monjleur Uiolene , DoBeur,
regent en la faculté de Jldedecinejbom-
me doBe fçmanti^ de Ion jugement,
pour njoir le patient : Lecpuel ful?it luy
auoir touché le pouxje trouuant fort ro^
huBe , njoyant pareillement à tœil,
lagrande tumeur ,e^ïimpetuoJlté
^ehemence de l'inflamation,fut d'auis
ipue proptemetfuH feigne luy ayant
dit qîie ia on auoit tiré ^mgt deux pa~
lettesyn‘yfa deces mots,EBo,qu^o luy
en euB tiré d[auantagefeefl ce qtt^il luy Deûfln-.'
èn faut encore tirer, attedu (pue les deux
indicatios principales (pui nous indiguet^esli^^
U faire ta feignee,eftoiet prefentes:àfça'^^^^l'^ÎL^
mtr la grandeur de la maladie prejen^
. te, ^ la force ^erm du patient.
donc fm bien ibyeux,^ foudain luym
tire encores trois palettes en fa prefince:
^ luy en ‘vouîois tirer dauantage , ce
jj qtûil remiH à taprefdinee , ou ie luy m
W retire encores deux , qui fint ^ingtfept
fï^cs ^ûtt-ptdette s :qm furent ürces audit patient
I I en quatre iours fuiumts. 6t la nuit fui-
il I rispeuuêt
^ÿenirtrois tuante le patient repoja fort men: ^ le
|l 1 ^ lendemain le trome fans fieureja tu^
meur grandement diminuée, Mnflam-
y ' mationprejque toute efleinte : hors mis
les paupières Jùperieures desyeux,^ le
mollet desoreties:lefquels endroit s fa^
^ toBumerent, ^ietterentaffer wande
rV,- i^^auanttte éeh^^^^
efl emierernetguarigracesà
I Dieu,paries remedes:qm sas la èenedl
!| Uionduquelfontdutôut inutiles . Qr
\ ' i^ayiien
DE^ LA teste: ck
^ày h ‘te*voulu recker telle hiBolre:àfrt
que kkme Chtmrgten ne fiit timide
ûrerdufang mx grandes inflamma-^
thnsifourueu que prmciyaîetmt lafor^}
cée^p^^ermdupatientjokgrade :te dm
grMe,par ce qu ily a des perfinnes quel
Jion leur omit tiré trois palettes de Jang)
on Jèroit caufi dgleuroHerla'vie.
Or pour retourner à noHre propos U
faut que le patient cuite laBe 'Venerie,
non feulement pendat que fa ployé nef
encores conjolidee , mais encores longr^
temps apres, pource qu’enpetke quanti--
tl de fmenee,eHcontenugrande quan^
tke d’ef^'rks:^ qu^'vnegradeportiode
ladite fèmece procédé ducerueau^quiefi
c-aufe de dehilkerles ri;ertus,e^princi-*
palemet la faculté animale. Dont gras
àccidûs^fiuuent mortprochaine ad-^
mm par tel aBe^àceux qui ont player
:e ve-
nericn.
DES PLAYES
à la teÛe i cequeief uîs atteBer dm/
^eufimet advenir en èienpetités pla^
y es de teBe^ encens (^m la playe fut dn
îoutconjolidee.
Semblahlemet le Chirurgienne dok
meFjjfrifer les affeElions de tame, pour-
^ ce qùeüescaufent grands mouuements
mutations corps , à caufi qu’elles,
dilatent compriment le cueur:^ en
ce faifant les ejprits Je refoluent , ou a-
Jîreignentj -^Juffoquent : lejquelsjont
ioye, amour, ejperace, ire ytrifteffe,€rain*
te, -^ autres : tous le/quels doiuet efire
corrige^par leurs contraires.
SS&— ' D^auantage faut que le patient /oit
én ‘vn lieu de repos , e^ hors de grand
hruit,fil eji pof ihle, comme loin dè clo¬
ches , non près de marefchal , tonnelier,
maletièr, armurier, e^pajfages dê char,
rettes ^ leursfemhlahles, pour ce que
le huit
DE LA' TES TE. civj
, /fi fie
ure , &* aMres mmmü accidents . Et ^
me Jomient quand feHok dernieremet
au chaBcau de Hedtn , cqtCa iheure de
lahatterk 9 le hruït ^e^ràmtiment de
l’artillemcmjoit auxpatiets yne dou'-
leur extrewe prin^pa^met a ceux
qui eBoient hlejJh^ à la tèBè: car Us dk
fiientquUlleurfijnMoit\aduls ^ qu'au-^
tant de coups de canoH^qu’ùn tiroit^qu’o
leur donnoït amant dè coups dehàBon
jur leurs playès : ffi) mefinement leur
Jùruenoitflux^deJdng par icelles dont
ilsfaifiientgranspleursy^ lamenta-;
tiens :de forte que la douleur, fieuré f0
autres accidents eBoient par telle ‘vehe
mence ^grandement augmente^, la
mort àccelereé Ettejujfife du régime
^niuerfel . 2\4 amenant foM déclarer
la cure particulière félon qu^ aucun s des
X
DES IPLÀYES
anciens ont èjcrit j anj^i félon ce que ,
fay expérimente y arplujîeur s années.
De la Cure particulière.
^^Fpourla cure particulière]
\mus commencerons k^ne
^ldyejîmple.j îaquettepour
cure ipa qu'rcmfèut
Jlmple Scop e,qui eB ^niôn: maü fi elle
eft compofeejOMant qu'ily aura de cor
plicationsi amant faudra il qu'ily ayt
d’indicatiqns . £t en icelles faut garder
Gai. 4. àtl'ordref "Argent çp* la caufe. Donc fila
playe ejîjimple ^ fùperficielefaut pre
mierement ra^er • le poil d'entour elle,
^ appliquer tvn médicament , fait
cum albumine oUt ^ bolq armenico
e^ aloes . Et le tendemain appliquer
<un emplaHre de lanua ou (f ratiadê,
e^lâ continuer iujques à la parfaite
<vnion
de LA TESTE. cixij HH
rz/mondelaplaj/e.-mahjilapli^eeji
profonde iuj^ues au Tericranè , on ne
peut faillir au fécond appareil à mettre
dans ieeüéyn digefliffait cum terehin^
j- thinayenetal>itellmuoru^oleo rojkceo,
^ e^tatiüocroci:^ en fera continué iuf
■ ques à ce que laplaye iettcra finie ;
! alors fera àdwuMé audit digeHîf mel
-rojàtumygp^ farina hordei.^uis apres ■
feront applique^ autres medicamèntSy -
.• aujquels n^ entrer a aucune huiÜe ny au
I' tre chofi ‘vnElueufe, corne cefeuylB^ Te
I' relinthine ^enet. î . q.Jyrupi rofati I f
I i puluerls aloesynïrrhggs^ mafliches an.^
^ l.f.incorporenturfimul,:^fiatnjn-
I guentum : duquel faudra ^fer iufques
I àlaprocreationdelachaîr . Puis pouf"
; faire cicatrice , fera appliqué la poudre
i ■ qutfenjuit. Çi .aluminis cOmhufli.corîi- gp'jj
cisgranatoru comhuflorum an. 5 .j. mif longue
Xq
DES PLAYËS
tdfS?' , ts^fiatpuluü , Et fi h
pldyeeflok figrade qu'il faille faire au<^
cun point d'aiguiUe , feront faits en tel
nombre qu'il fera befoin. Comme ie feis
à 'vn foldat^quiefloit danslechaHeaù
Hiftoire de H edin . 'vnpeu deuant le pernder^
AVn fol- . • / f . f r
dat qui 3 hechoît en terre mec plujieurs
flit bleisé autre s, pour la porter Jùr les rempars^
fteau dé defquels en tomba fur eux ^ne grande
He din . quantité de ladite terre, qui en eflouffa
laplusgrandepaniededitfoldatfuttk
ri de defious, eut tout le cuir mifcUr>
leux incisé, Cs^ deprime iufque s au Péri
crâne, commeçant faplaye deux doigts
au d.ejfî4S du jommet de la teHe , e-
jîoit renuersé fur le ^ifage : ce qui fau
fiit grand horreur d regarder Et tayat
yeu,feis appelerCharles Lambert fhi-
rurgie de deffunt mofieur le Ai arefehal
, dfic de 1Bouillon,pour m’ayder aie pen^
fer:dont
[ fer':dont î ordre fut tel . On luy Imu fat
’ ^Uye de clairet peu tiède , tant
pour 0 fier le fang coagule, pue la terre
q^uiy efioït puis fut icelle hkn ejjuyee a-
uecimge molet délié. Et luy appli^
I puâmes fur toute fadite playe 4erehm-^
thtne de îTenife , meflee auec peu,
èeau de ^ie,en laquelle auoit eftè dif
fouî fang de dragon , aloés pouldre
' de maflk:(^ apres luy fut renuersè
remis ledit cuir enfin lieu naturel , ^
I luyfifnesplujieurs points d'aiguille peu
ferre^pour euiter augmentation de dow
j leur, ^ inflammation, qui fi faitprin^
cipalemet au t^mps que la fanie fe fait,
pour teniriointes les partie s qui efloient
disantes ^fiparees,çq^garder laite-,
. ration de lairfequel nuift grandement
a telles pldyes [comme nous auons dit.)
^ufi luy furent mifis des tentes affe^
. ' '
DES PLAYES
longues ^planes, aux parties inferi¬
eures delà play estant d'^vn coflé que.
d’autre, pour donneryjfue alafanie.St
pardejp4s toute la tefle luy fut appliqué
wn cataplafme tel que fenjùit.-^ fari¬
na hordei -^faharû an. l. 'vj. olei ro-
fati. l. iîj. aceti quantumjùff kit: fiat
eataplajma adformampultis:lequel a
njertu dejicatiue,refigeratiue ^3?» reper
€ufiiue:aufii de feder la douleur, ejian-
eher le flux defang0^ euiter inflamma
tion.St audit fildat ne luy fuBfaitfeï-
gnee , kraijdn qu’il amk eu grand fiux
defang,principaleimt par certaines ar
ter es qui font aux teples éBant bien
aduerty que l’ennemy nous menait toB
afiiegerf uy cpfeiüay defè retirer a Ahe
müe ,àfin qu’il fuB mieux traitte , ce
qu’il fiB.6t depuis 'vous puis bien ajfeu
rer l’auair 'veu audit Abemüe, du tout
guery
DE LA TESTE. clxiiii '•Yk
guerjjlorsfmretoumaydeprifend'en--
tre lcs mmns des ennemis.
Or pour retourner à rn^re propos ,Ji
U ployé eHoit faite par morjure de he^
Hejl la faudroit traitter par cmtre ma¬
niéré. Ce que ie te ^eux bien en c'efi en¬
droit aufï démontrer par l'hiBoire qui
fenJuit.V'n iour e fiais les Ijons du def-
funB 2{py Jdenry , en cefîre ^illè aux dvne fiî-
TournelléSjÇ&mmeplkJieurslesalloient .
‘Voir, il aduint qu^vn diceux Je defla-
cha ietta fagrife fur yne fille aagee
de dou^e ans ou enuiro, atterra. (Je
fiait engoula fa tefïe , l^^ dents
luyfieit plujteursplayes, fans toutesfiois
luy faire aucmeJraEf'ureaux os. St eft
yraysehlahle qiiil feufldéuoree,n''eufb
eBé que le maiBredefiditsiyos luy ojia
d'entre fies griffes ^ gueulé. Et fie trou-
ua aledmP^n nome 2^liandClaret,_.
X iiq
DES PLAYES
fnai^ire ^drhier Chirurgien a Park^
pourpenjèr ^ medicamenter ladite fil,
le . Bt quelques iours apres fus mandé
pour la ‘vijiter, laquelle trouuay fiehrU
citate, auec grand tumeur infiam-
matio de toute la teHe^ enfemhle d^ne
eifaule, du Thorax, principaîemet ,
aux endroits ouïes dents (^griffes du¬
dit lyon amient'entré: eHoiet le s le ^
ures defditesplayes Uuides: dicettes
Jortoit matière Aqueufe 'virulente
fortfiœtide ^ acre ^ quaji intolérable a,
fentïr 0>injt que d^'vne charogne tde cou^ .
leurnoire_ 'verdoyante:e^ difiitla^
dite fille fientir douleurs pongitiues
mordantes . Et promptement 'voyant
tèEaccidents me 'vint en mémoire que.
les anciens auoient laifièpav eferit que .
tou-tes piqueure s morjure s de beUe s
('voire fiuffient elles fiaites d'hommes} .
DE LA TESTE. clxv
Croient ‘veneneufes les 'vnes Jes
aulres moins . Et partant fuficançlud
jiCilfaiUoit amir egard à ïimpré^ion
du^^enin delaijié tant par les detsqm ■
par les griffes dudit Ij/on^ g^qu'ilcon^
uenoit appliquer chofes qui euffent fa¬
culté fffépuiffance d'ohtundre tous
pins Et partant on luyfB plufieursfia
rificatios: appUquaJmes des Sangr
Juesjpour tirer le ^enin dehorsÿ-^ défi
charger le s partie s enflammées . Êtfii:^
hit luy fut fait ahlumn dEgiptiac,me-.
îridat theriacqûe^ainfiqu'ilfenfiit,
à fçauoir^metridat ^ne once^ -^ de À
riacque deux onces, egiptiac demye on^.
ce\ dffou^ en eau de ^ie , de char-:
don h eniB J luy en furent lauees
fomentees toutes fes play es. 8t aux mé¬
dicaments qu’on appliquait tant dedas,
fes play es que dehors, eBoit mis dffiits.
DES PLAYES
themcaue ^metrïdatn^arelJlement
hiy en fut doné par tejpace de quelques
tours à Loire auecques conferue de mfes,
^ Luglojfe , dijfout dans eau de petite
oreille chardon Leniji pour la corro^
horation du cueur^ afin qu'il ne fuÜ in^
feBé des sapeurs malignes . Pareille¬
ment Itÿ fut appliqué Jur la région du
cueurtelepitheme: Çi. aqu^erofaru cp*
nenupharuan. I. nij. aceti fiittkid. l.j
CoraÜorum -^fantalorum alhoru^
ruhrorumyrofamm ruhrarum,pul.fipo-
dij .an.% .j.metrîdatij^theriac^.an . J. ij.
forum cordialium puluerifatarump fi
erociXj. dijfoîue omnia fimul.fiat epi-
d}ema,quod (uperponatur cordi^cu pan
no çoccineo crntfionfia-.^teBoitceditrc
mede renouueüé fiumnt . Et ^ompuîs
ajfeurer ^ que des la première fois que
nous eufmesfait telsremedes Ja dou-
de la teste. cIxv)
leur inflamation auec autres man-
tirais accidents , commencèrent à dimi^
nuer,^ depuis fut^ueriereHe que pim
de deux ans apres ^ au lieu qu'elle Jou^
lait eftregrajfe ^ en ho poinEt^demeu-
rafort maigre extenuee de touts fes
memhres:mais àprejènt Je porte bien.
Or i'ay bien ^oulu reciter teUe hiHoire
auieune Chirurgien ^ afin qui! tienne
en mémoire que les play es faitesp^ar pi- es^^ftes^"
queures morjures de beBes,deman- par mor-
dent autre cure que les autres faites par
atitres cauJes.Or maintenai il notufoM deman-
iretourner aux au4;res dijjojltios^comme ^es^cures
Jt c'eH ^n coup orbe^qui ait cause contu que ies au
Jton fans ployé :a lors ayant rase tout le
poil(ce qu'il fauttoujlours faire afin de
cognoiBre mieux le mâl^ que les re^
medespuijjent pareillement mieux pro
fiter) pour le premier appareil on doit
DES PLAYES
R^epercur- comme d’oxiroS
mm, ou- tel cpif enfuit.'^, olei rojati. |
iîj.alhumina ouorum numéro .ÿ.pulue
mnucu cipre^ijhalaujli^^alumnis ro^
ch<e,rofarum ruhrarum.an.$ .pincorpo
renturfimul ,fiat medicamentum ad
%fjum diBum . Ou auUeu d^iceluyon
peut appliquer le Cataplafine fait de
farine,dorgedefehues ^ déy'm aigre, ^
huiüe rojdt, cy dejftu efcrit , ou au¬
tres femhlahles: lefquels remedes fè dot
uent renouueüerfiuuent . Et apres que
la fluxion dmleur font appafe^,,
faut appliquer des refelutif s, à fin de re
fiudre les humeurs diffluees à la^ par¬
tie . Exemple, . emplajiri de mucila
ginibm^. ij.emplaftri de meliloto ^
oxicrocei.am. % .j.olei camomiUg ^ ane
thï.an. I f . malaxentur fimuL tir* fiat
emplaBmmad/vfum diBum: duquel^
DE LA TESTE.’ cîxvîj
partie . Pareil-
lemententelcas^onpeut^ferdefome-
tation comme dece^e cy.T^. ^'miruhrï
iiLmj.lixiuij comunis lihjj^nuces en-
prej^i contufas numéro .x.pulueris mir-
tillorum.% .jjrofamm ruhrarum^ahjin-
thîjfoliorumfalui^^maioranie.jiecha-
dos^florn camomille ^meliloti. an.m,^.
atuminis roch^ , radicis cyperi , calami
■aromatici. an . % .J?, huüiant omnia fi-
mut ^fiat decoEtîopro fotu:^ dhceU
le fiit fomente lelieublefiéjauec efion- Galien au
ges ou feutre s. Icelle fomentation refont J
feiche le fang meurtri^ corne on peut que la fo-
cogmijirepar fis ingrédients:^ la fam lonCTue-^"*
faire longuement: ffil apres fans efiuyer mentfeite
O* fiichertreshienla teBe Paûec linges
chaux, appliquer de fus encore s cho le n’attiré.
fis plus ref lutines, pour toufioursconfk
mer^refoudre:commeleCerat^efcrtt
DES PLAYES
Cerotum par Je Vigo appelé, Cerotum de minlo:
letiuel a^ertu d'amollir^ refoudre ^
t^ efitél, Y^. olei camomille, liliorum^
anX.x.olei maftkhk ÿ.pmguedmis
'veruecis lif? flitargïri aurei l.^ïij.mu
'i^ij I .f'vm bord cyathum ^mum:bul-
limtomnia fimul,bàculo agitàndo,m
primh lento tgris, e^in fine, îgnkaugme
tetur ., donec aepuïrat cojorem nigrum
*vel tendent em ad mgredinem, adden-
doinfinecociurieterebmtin^lîb.fi.pul.
maflkhk.lfi.gPMtfntelefnni,^.j.cerie
quantum fuffick , buüiant rurfm
^na ebulîkkne , c^ fiat emplaftrum
mode. Stfi par tels môyes on ne peut re^
foudre ,-^qu on ‘voity amtr moüefie
mmdatkn-à lors faut ouurir la tu--
Les eau- meur le plufioB qudl fera pofiihle. Car
dr l’or"
purulent. rk,ede altéré hs g le rend purulent,
tant
de EA teste. clxviij
tant pour Hnflammatîon que pourra’-
crïmonie de la famé qui tombe dejfm. :
ainji que declareros cy apres . Parquoy
faut promptementfaire apertionetmo^
difier laplaye auec tel modificatif:
^.jyrupi rofati,e!i^ abfntl}ij.an.hpteT
rebinthine | .jfipuluermreos^aloeSjma
flichîSimyrrhiefarinie hordei^ an. 3 fi:
ou egiptiac méfié auec apoBolorum par
ties-ègalks^oupurfiileB mefiier jpour
mtmdifier grande pourriture. Et apres
la mondification faut 'vjèr de remedes
incarnatifsypuiscicatrifatifs.
Or apres auoir parlé des rèmedespro
près au cuir mufiuleuxfelonla diuer^-
fiîé des dijpofitiûnsd'iceluy:maintenat
faut déclarer ceux du Crâne ^ ^ de
la Eure mer e . Doncques fi los efi
fiaBure , quflfoit befiindéïe Tre^
paner, ou hfieuerou ‘Ruginer : apre$.
r DES PLAYES f
ûüoîr fait feEiion audit cuir müjcui
leuxÿfm déprimer le ‘Tericrane de
contre le Crâne (ainjl qu'auons dît)
Ce^uine fe peut faire fans grande dou
leur pour la fenfhilitl dùceluy, la
■connexion cpu'il a aux membranes dû
cefueau,6tpar tant faut bien amir ef
gard à mitiger la douleur ypoureuiter
inflammation ^autres accidents,
TDonccjues apres fu^on aura fait le
premier appareil , & efleué lés anglés
de la ployé :au fécond framis ^nDï~'
Digeftif. geHif fait de iaune d^ œuf et d^huilte rù
Jatÿt fiir tos qu*o Voudra garder fain,
Üàî vi chofeshû
mides.'énfiyuant^aUe pui dit, qu^o^nê .
doit mÜémet^fer aux os denue^ decho ,
Jes 1/nBueufs: mahau cotraire detoü^
tés cflflfès qutdejèichênt toute l?umidite.
fuperflue.Dom faut mettre fiir ledit os.
de la teste. clxix V?/-
charfi fec.oufoudres G ephaUque s (lef-
ipeües deferiroscy après )etgarder (pa'il
nefok alteréjtatdèïair fœ des niedica
mentshumïdès, PareiÜemet apres qu^o
aura trépané faut auoîr grande JoUcitu
de à lien trakterlaT)ure mere , Car
quelque fois il fort gra,nde quantité de
fang de quelque ^aifeàu^ qui pourrait
eHre attaché contre la feconde table: fe
que kay ^eu foumtaduenir.Et toutes-
fais ne le faut fubit eHancher : mais le
laijjerfluerjelonla plénitude force,
^ertu du patient : car par tel moyen la
fieure autres accidents Jont moins
grands :ce qui eB prouuèpar WippT^
dit , qu'il e/^ecefairelaiferf^
fàng aux play es retentes, excepté au
treicar par tel moyen elles feront moins
mdtefeesde douleur inflammatio,
e§*Wautres accidents^ Et le s vieilles
- Y
DES PLAYES
^dh d^cn les doit faire fouuent feigner\
a raifin que far tel moyen on dejchar-
^e la P ortie des humeurs comoims à kel
le. Or doc apres en amir laiféfuer af-
Medlcr ^^^^de ef
“m&tt&^crit de Galien, ^.pulueris aloes, 3.ÿ.
flux ^ thurü,maftiches,an.^ .jf.aUuminao-
fange^ric uorum numéro. f agitentûr Jîmul cum
incifisfiat tnedU
lameth. " camentum. Et après que le flux firae^
Jfdché pour Jéder la douleur Jèra applk
qui deflfm ladite E)ure merefang de pi
geonj/ecentement tiré de dejjous t ai/le:
^^^^pt^^dre quif éjùit.'^. aloes
£01171]^ îhurisynyrrh^ejfanguînis draconis^an,
JukUis. Et pourra
temêrëT on aufi faire ‘vne emhrocation d'oxy-
rhodinum, ou autre "E^percuf if comme
h cataplafne fait de farines dey in
atgre huiüe rofat ,pour adoucir
DE LA TESTE. cïxx
affa^r la douleur iujijues au quatri^
tme iourpuis onpourra feurement^fer
duceratde'UigOj lequel mefemhle
flre fort propre pour les os du Crâne f a
Üure^ J pour ce qu il attire la fnatierê
du profond à la Juperficie^refeut cin de--
feiche tnoderement : à caufe de fin
odeur, reiouiH ïejprit animal, rohore le
1 cerneau-^ le s memhranes.Cefaifant
: appaijè la douleur comme on le pourra
IcognoiHrepar les ingrédients, qui ^titret
en fa compoftion, qui eH teile:2^oleïroçr:c aux
fati omphacini,refin<e pm,gummieleni
j an. mafliches. | . j.fs. pinguedhis
' •verueciscafrati.i.q.ffoliorumlethù
nic£, matriflnx, anthos an. mmipuL
j^ammoniaci % f , granorum tinBo^
rum 3 . AT. liquéfiât pmguedo, c> trim^
I radatrituretur,ç^liquefacjimulam-
nioniacum cum aceto jciliitico : deindè
i rÿ
0
DES PLAYES
huüïmt omnia Jîmuljn Ithru ij. 'vmî
èoni, lento i^ne^Jqueadconfimptione
*vtm, deinde exprimiturxum expref-
Jîone addmtur terebinthime^enetœl,
^\n (jumtum fiffick: fiat ce^
rotum molle :defiiu€ls remedes fèra^sê
felolanecefikéxe quiejieniomt d'Hip,
en la méthode de (fi allen, (pttî com"
mandent toujiours indications contrai->
ms.Pamüemetluy faudra fiotter tou¬
te la nucque du col hlfiine,de ce Uni
ment, lequel a^rânde faculté d'adou¬
cir les nerfs , pour empefiher le Jpafime:
comme pourras cogmiHre aufii parles
ingrédients qui fenjuiurt ruta, ma-
Linim ent rul?fi,rorfimarini,ehulorum,falui§,her-
contrele haparalyfisanm
fpalme. . i .
n,baccarum Laurt
mœmèli, meliloti, hypericonis an. m.j^
pinfàntur ^ macerentur omnïam^i-
no alho^
.fi.radïcis ireosficype
an.ï. j.florumcha-
de la te STE. clxxj (t)
no alèo per noBem : deinde coqmntur
in duflîci cumMeo lumhrtcomm^
lîlhmmyÇ^eterehinthin^ y axungice
anj}ris&^ hummt ana ^ ij. ^J^ue ad
conjumpthnem^'inipofleacolûur,^
in çolatura adde terehinthina ruenetæ.
I iij.a(iu^^it£e ^ji.cer^ quatumjuffi^
citfiat limrmtumfecmdum art e: mais
la douleur ejhant appaifee jaut dejifter
de toutes chofis^n.3:ueufes^depeur que
elles ne rendentla plagie firdide^ ma
ligne , & que les parties proches ne fi
pourri fient y^: par confiquent la Dure II ne
mere , &l"os: pour ce que hsp<itties ne^^^^^^
feroient gardées parleurs fimMaMeSylesi^meux
ce qui fi doit faire par remedes deficca-^^f^^^^
tifs. Parquoy ne foM aux play es etfia^BmS^
Bure s de la te fie ^ fer de remedes olea--bl^Ê^
1 • 1 r' r /y ticeneit
gmeux , humides J ^Juppuratifs : y? ce pour miti^
tt^eftpour mitiger la douleur y^fippu-^^^LÈ^
Ti% — ^
DES PLAYES
; car ( comme St
méthode Gdien) il fiUuUijfer feuuentesfoh U
propre cure ^ pour jubuenir mx nccU
Hippv . WmôMdipe Jïlpp^fmT^e
\u.cap. ei;sutju'auxfra^re7ÏÏuÜrm^J^
fait fomentationle^moûJtènpeÏÏJ^
célien peu f interprète Z7t3SV^mJ
fi ce n'e^ quant on craint infiamma^
tion :pmrce que la fomentation de rvin
a faculté de reprimer, rejroidir^fecher
(^JùppUqueledttl/infoitnoir^rudey
Et comhie que ledit *vin ait faculté c^.
l^ertudeficcatïue^outefoisaEiuelemét
J)umeêle, ■^.potentielement refoidtfij
Çe qui e^ grandement contraire au^
plaj/es de la te^e,^ principalement fi:
I l'os efldejtouîtert: en forte quily auro it
danger , par la refi'igeration du ^in^
qu'd feroit au cerneau ,,qiCil ne JuruinP
fiafine,ou autre mamak accident. Eit .
_Poïï3rc&"
DE LA TESTE. clxxir
f drtiint nefmt i:j>ferde chofis fi'oidbs
(^'humides J (^Jlce n^eH comme auons
dit) pur réprimer l'inflammation j
appaiferla douleur, caujèe par ladite
inflammation : mais firont applique^'
fur les as defnue^ ,pudres catacmati- ^ -
^ues,^ cephali^uestainf appelées des'^giëïr
anciens grec s, parce qu'elles font propres
aux jraUures des os de la teUe ^ au¬
tre s :à caufe qm par leur ficciti conju-
ment l'humeur Jùperflu , ç^en ce fai-
fant a'^dent'àhlature^ feparer lejdits
os, ^ engendrer chair dejfm . Etfont^~—~
lefdite s poudres telles :TSm , radlx /-des^m^
dres Ce-
reos florentine , farina hordei ,-t^ erut^ . — ^
pul.aloeshepaticçJanguisdraconis,ma ° ^
ftix,myrrha,radîxariflûlochi^,gentia-
nç, erucç 0\generalement tous fmples
quifint ahflerff^fanserofiondefquels
firont applique apres que la douleur, .
DES PLAYES
inflammation apofieme feront pafl
fe^:maÏ6 a Ion qu'onyouira mondifier^
lés meinhranes,-^ faire feparer in^
carner éj^ couurir les os, en conment 't/-
fer, en les diuerjtfiant félon la tempera^
ture '^habitude du corpsl^ des acci¬
dents qui feront trouue^ aufditeffraf^ •
Bures .‘feyâmWé^Sëration^uéhs
pofteplusfortsrermdes, ^eutaufi
plus efere defeicheque le^erkrme,e!^
Dure mere : d’autant qu’il efe plusfec;
no fenfible. Et pour cefte rdifen lors
, q-um appliquera le/ditespoudrescepha
liques aux membrane s , feront mejleès.
auecmîel,qujyroprofat,oud’ahjynthe,,
ou, leurs femMàbles : afin de les rendre
Dî^me- moins deficatiues0* acres. Si par fortu
ne ta Dure mere efe incifee ou efeorchee
^^^^^our laglutiner, f/lppo .comande y ap¬
pliquer fuccûnepet^ a mejîe auec farine
d’orge,.
de LA TESTE ' clxxiij
d"ür£e . En lieu Aicduy rermde on pem
fvfer decefle pondre qui a pareille fa^
mlté.'R.colophomie 3. iü.mirrha , aloes ' ,
• Poudre
majttmdangmnn draconu.an. ^.f.cro- propre
ci farcocoUa an. ^.ÿ.mijcemtur, wfia,t
puluk fuhtilk . Bt pour expurger le x:q,
fang t^ la finie qui eB ou peuteBrey
entre le Crâne , ^ la/Bure mere y
faut mettre ^n peu de Unge délié en
deux ou trok doubles , trempé en firop
refit d’abfyntheyauec ^ifnpeu d^eau
de ^ieyCntre le Crâne la B>ure me^
re:àfin de comprimer aucunement la
"Bure merCyde peur qu'eÜe ne touche au
Crâne pour donner iffue au fang ou à la
finie y qui peuuent eftre tomber mm
hs ladite Bure mere:6t auppour
deffendre que par lapulfition du cer^
ueau y la Bure mere ne fappe contre
les hors du circuit de tos qu'aura coup-
DESPLAYES
pe la Trépané. 8t a chacune fùh qut te
patiet fera hahiüê, on mettra ^ne autre
petite comprejfe femhlahle , iuj^ues à
ceq^uela mundificationfiitfaitte. 8t le
chirurgien chacune fois qu'il habillera
le patient , comprimera la T)ure mera
auec^ntelinBrument. Stluyfatufai
re clorrele ne^ ^ia bouche , quil
fouffe ^ expire:àfin que par tel moye
il expurge la faute, qui eB entre f os
la Dure mere, LeStinBrument du^
quel fera comprimée laditte Dure mere
doit eBre rond Jarge,poly^ 'vny en
Jonextremit€,c.ommeceJity(y^
ïnftrumcnt propre pour pirefïcr
Sc baifler la Dure raere en bas,
à fin de donner iffue à la fanie.:
de la teste. cîxxin|
Btpar dejfus la fufdite pou^
dre fait mife jur laTDure me^
re/z/ne e^onge trempee^mau
bien ef^remte , en 'vne de.co^
' Bio, laquelle ayt faculté de-
jtccaûue,rohommefaïtte de
chofe s aromatiques propres à
la teBe, comme df enfuit,
^$..foliorum faluice, maiora-
n<ieJbetomc<e,ro fatum ruhra, -
r.um,ahfinthîf ^ myrtiüoru
, forum chamameli^melilo-
^ â jfiæchados ytriufquejana
m.Ji . radicis cyperi calamt
aromaticf ireos, faryophyüatce ange^
licç ana . Ij? . huüiant omnia ficun-
dum artem , cum aqua fahrorum^
'vino ruhro :fiatdecoBio ad^vjum di-
Bum , Et en lieu d'icelle on pourra:
\i^
DES PLAYES
'vjerds ^in clairet ^auee portion 4em
de 'vie.'àfin (pue laditte ej^oge attire
feiche la fanie emres humidité^.
celle Jèra plus propre qu^‘vnlmge oy, au^
tre çhofe,pource (pue dette mejhie elle at
tire la fanie, aufi pueüe oheiBpar
fa mottejjeyà la ^ulfation du cerneau.
St par de fus toutelaplaye ^parties
Empk- proches fera appliqué eplafire,fait
lire 'Di^deTyiacalchiteos^fpuefllauec ^inai-
teo?^' ^^^ou%fm&huitterofat:àfinqùiceü^
emplaBrefiit rendue moins chaude '^
Hip. au U. plus molle, far comme dit H^p. Onm '
djottmettre aucune Wf dure , elsr* fort
dehteüe -
pejante jur lesplayepae ta teiie,nyjat-^
re ligature fortferree: de peur ^induire-
Gâlenso doîdeurjÿ irfammatim : ce gui giî
Im. de la Gdien,Bu"^m apatiji- ‘
debâdcr. Caire auoithande eir* lie f fort lateBedi
qu'^n y qui auoit (douleur caufee
dinfamr
DE EA TE S TE, ^ clxxv
^^Inflammation , qu'il fut caujè de luy
fairejorthr lesyeux hors la tefle : à rai^
Jcn que telle ligature comprimoit lesjh--
tureSyCnJorteque les^apeurs fuligineux
qui f exhalent tant par les futures que
par les porojite^ du Qrane ^nefe pou-
notent exhaler par icelles: aujii que
par telle comprefionfes arteres nepou-
uoient auoir leur mouuement pulfatif
Pour ces caufes la douleur inflam¬
mation fStjî grandement augmentée,
que lesyeuxluy creuerent, ^ Jortirent
hors la tefle. fe que ^eritahlementpukpi^^ôîts
atteHer auoir •veu aduenir à Ittflèurdeffl^^^
feu Loys de heiüy marchant drappierlts
demeurant Jur h pmtfaint <J^ichel
Parkjaquede euB ‘vne fi extremedoux&%^.
leur e^ mflammatio à la teHe, que fis
yeux luy forment, ^ creuerent en- ma
prefence:no paHgature^ mais par^vne
DES PLAYES
extreme mfiammatio des tnemlranih
^ar ainji à bon droit Hip Aeffend coti
urir lier par trop lesplayes de là fô-
flè . En^uoy tu retiendra en rmmoire
que les empl^mjuetu^^^^ùeras
JmlateBe , feront d^conJiHencemoïïer
^ les compreffesÿjgreitement ,ferû^
faites de linge mol w fbtil> ou de cou
ton ou de laine, ou deBouppes , fira
la teBe{coin'me auos dit)peuferree
prejfee. ÉfàprësfuëTepdttent aurae-
fté habillé , le faudra faire fltuer fur la
playef ileBpof ible, ^ qu il eBouppe
parfois le ne^ et la bouche, (;^ qù il ex¬
pire , pour faire efeuer^^ enfler le cer¬
neau : afin que par tel moyen la fanie
contenue au dedans , fit expettee , de
peur quelle n' acquière acrimonie
OîUre mauudtfe qualité . On pourra
mettre aufi entre le Crâne fiy la Du¬
re me-
de LA teste; cïmj
re wtre huyle de terebmhine
feudei!tuden;ie mec aloé
jùhûlement puluemé ,pour mmdtfier^^^*^
^déficher U fanie.cÿ^utre pour mej^
me effet. '^meüh rofm.ï.ij.farmg hor
dei jpuluerù alaes.^ maH'tchès ireos
floremiç.an.^.ji. aqu§ ^hçparum :
coïporentur fimubjiatmundijîcatmum
adyJumdtBum,
Or qu^lquesfiis fe fait mfammm
tion apres laTrepanation yàla Dure
mere , laquelle fe leue fffl fort grande¬
ment par le trou qu'o aura TrepanL'au
deffm du Crâne , dont plujîeurs mau-
uak accidents fenjuiuent : mais pour
ohuier à la mort ffodU faire pim gran¬
de ouuerture au Crâne , mec nù^ te-
nailles capitales incifues, àfn de don¬
ner pim grande transpiration ^eua-
cuatio aux matières contenues foub^ le
DES PLAYËS I
Crâne à Ion fera rekeree la fit^ee
ou purgation: enfmhle conuknt ordon¬
ner •vne diette tenue au patient, e^ tom
par le confeil du doBe medeciniçs^ np- .
jpli^uer remedescontrarians à Vinflam-
motion : qui fi fera auecques fomenta¬
tion d^ne décoBion faite deausen la¬
quelle on fer a houiUtrSeminkl'mij aU
theafœnugrecti pfillij, rûfarumruhrà-
rum.anî .jfilaniplantaginis.an.mf
ou autres remedes propres à tel^ acci-
dents , 6tJton n^^oitqu^fcBle tumeufim
fi r^lue, ^ppiêtonej^fiupfin qu'il
y euH pus au dejfomià lors on doit faire
mfifionaT^Duremere ^àuecgpies^^^^
Tancettè ou auecques ^ne diHorié donr
iudeicyTaJ^re.
■ Tournant
- ^ ■■
DES PLAYES
Tournant fa pointe •vers le ciel de peur
de toucher la fuhflance du cerneau: ^
par tel moyen on donnera yffue audit
Pm. (j jui a elle fait par aucuns Ch)U
rurfiensldontles aucunspattets ont re-
ceu fantéjes autres n‘ot laife a mourir,
Partant il ^aut mieux tenter vnre^,
mede grand extreme ^fon a enco¬
re s quelque ef^erance ^plufloB que de
laijfer mourir le paîiet fans ejfayer au¬
cune chofejl aduient aufi que la Du¬
re mereefl noirepar la cotujton ^ye-
hemericedu coup, ftng ref>andu o*
congelé de fus , ou par altération dair
f oit j ou par application de remedesno
propres d fa fuhHance tempera-
meni:ouparputrefaBion . ^arquoy il
fâuthien que le Chirurgien ayt egard,
à corriger tels ^ices . T>oncques pour
oBer la noirceur faite par contufon : il
faut ap-
DE LA TESTE. clxxiij
fàut Appliquer oleum ^iteüü
J . ^ J J . propre
ru-np auecques ^npeu a eau de pourofter
faffr an , enracine d'ireos de
cefuhïîlementpuluerifee . duremere
faire fomentations de chofes refoluti^^^^^^ par
\ 1 r n r contuEo»
ues , aromatiques ^ leJqueUes Je^
ront houiüies en eau en ^in ■. ‘T^a-
reiüement fera appliqué le Cerat de
Zdigo yquemmauonseferitpar cyde-,
uant. Etfic^eHpar fang congelé Remede
eîfându dejfus là IDure merefèra ofté fan^co^n-
auecques tel remede , i^. aqu<e/vitie ë^^^ ^^^~
î . ij.gr anæ finifim<e fÂtiliter tritura~\f^^^f
ta^. îj.f. croci.^.j, mellhrofatij.jf.!^^^^-
fàtocollïe.'^. ifhuüiantomnia ftmul ^ ^ ^
parum.,^ colentur ^ [oit appliqué ®
dejfus iujfuesàce que la noirceur fit ^okccm
oHee . Et f ceft par l^alteration de j-e mere^'
tair,f ra appliqué tel remede. 7>- faite pat
fehinthince ^enccte. iij . mellis rojati
Zij
des playes
I ^kellum njnm om^farim hordeî
^.iij.croci -.jjkrcocolg 3. ÿ. aquie^tta
3. zÿ. incorporenturjtmul , huRiant
fmlulum : en foit appliqué fkr la
Dure mere iufques a ce que la noirceur^
^ fa temperatuY'e fok reElifiee .Si
par application âeremedes indeuèmet
applique^jilyfmt mettre d autres co-
trariants . Comme ft la noirceur %>ient
par tindeuë application des chofes trop
humides ^feront applique^ remedes de-,
JîccattfsjCompte font les poudras catac^
matiques , ^les céphaliques . Si(fe^
par remedes acres ^ f ient applique^ re¬
medes douxCST* familiers. Or fia noir¬
ceur ^ient à putrefaSiion^ de ZJigo loue
„ J telremede.
Remede . _ r • n
pour la pu '^.aquæ^it<^î.{j.meüisrofati'l.f.
de la Du fi 9^^^' moyen la putrefaBion ne peut
rc mere. cBre oBec , fera appliqué remede pluf-
fortjCom-
clxxix. *3?
DE LA TESTE.
JorîjCommecefluy.
aqu^ ^lîûe. ?* iîj. meUis rojatî. j.
pu-luem mercurij 3 .ÿ. ^nica, ehuüï-
tione adinmcem huJlhnt:miJce ad
fum diEium.
• oAiüre, f.j.Ji. Sj/mpi
ah/tmhq\0* meüis rofati.an. ^.ij. ^n-
gmti Ægiptiaci Jar^ocoü<eynyr-,
rh^joloes-an^^.j.^m alb't boni ^ odo
riferi . | .j.bulliant omnia fimul parum:
deinde colentur ad ^JùmdtBü . Outre
plus fila putrefaBhn eftoit fi grande ^
queüene'peufiejireofiee parlesreme-
des quenom auons ia dit, fer a appliqué'
egtpûac pur ç fait en eau de plantain en -
lieu de ^maigre ; oupmdre de mercu^ ^
re toute, feule , ou mefiee auecques T
peu d aluni Et ne faut craindre appli¬
quer tefe remedes Jùr la E>ure mere,. \
l8rs:q:u^eüe€flputrefee : àcaufe qu'aux
Zig
DES PLAYES
^ Hu maladies il faut ^fer de for s re^
medes:0^ fi far tels moyens la putréfia
Bion ne ce fie , (pue^ la tîrmeurfuàjt
grande que la Dure mere fiortM foorsla
play e y fans aucunement joy mouuoir
■^quelle fiuH noire aride les
yeux du patient rouges0* enflamme^,,
fort an s comme hors là teBeffia ^eue nt
afieuree, auecqués inquiétude ts^phre^
nefie ,fi tels accidetsne cefientfiien toB
faits prognoftique quelepatient en hrefi
fmurra,pour ce qi^il moBre la chaleur
naturelle eBre efieinte.fidu contraire fi
la Dure mere a fia couleur naturelle,^
qu^elle ait fin mouuement a fie ^ libre,
- laplayenonaride^^td fianié louahle,;
^ que lepatient fioit peu fehricitat,aye
hon efjpoir qu^il guérir axe qu^aHorts dit
parcy deuaht. ^
Qr àprefint cvuient an ieune chîmry ^
gtenfia-^
de LA TESTE. clxxx
gien fçamtrla ràîjonfourquoy on Tre^
panelesfiaBum des os de U tejie, t^^nTrepï
non de/ autre fpàrties. de noHre corps.J^^:t-
le dû que c'efi à caufe- quelesjuperjiut
te^nepeuuent ejîreexpelleesnyprohi- ^
lees du lieu affeSié^izp* desparûes')foiJt
nés par ligatures y comme es autres me-^
hres : P arquoy conuient au chirurgien
dejnuer leCrane-y&*^^itrirlafraBu^
re:à celle fin qu'on puijfie ^acuer,deier^
ger fekher lefang, ou la fanie qui
pourroit tomber furies membranes. Et
ji ne cofiuoit ou découlait par les JyaBt&^
res du Crâne quelque Juperfiuttè aux
parties internes, cefiroit chofijùperflue
au chirurgie d'excifir ou trépaner I'ost
mais il n'efi pofiible.^ui efijouu^t eau
Je que les membranes fie putréfient , ^
mejmes la Jubftance ducjerueau :par^
quoy doc U eji necejjaire d'ouurir le (j(&
DES PLAYES
ne par trépané ou oMres m^rrnnents^
tant pour donner t^ue,(^ euacuer les
fiperfluite^ , que pour efleuerles. os qui
comprimetouplcquentles membranes ^
^ quelque sfoh la Jubflace du cerueau
oupoûr OMres caufes quauons par cy
deucmt déclarées. Or la caufepourqu^
les ligatures qui fini propres aux fra-
Bures des OMres parties de noflre corps
ne fini •vïtles ç^.commddes à celles du
Crâne , c'^ejl a caufi que la figure delà
îefte efi. ronde , laquelle ne fe peut bien
commodément Jèrrerx!s^lier , ^enco^,
res qu^on le peuB faire , ilfenjkiurok
douleur dnflammation( comme nom. a-
mns par cy deuant declaré)pour ce que
par là comprefiion on prohiberôk ïex-
qm
f’exhalent éuaporent ^ principale¬
ment par les commijfure s . D'auanta-
gel’on'
halation des sapeurs fuligineufès
de IA TESTE. clxxxj ‘35
ge hn gardemt la fulfatïon des artè¬
res :fareiüement hn remoîroh lefang
duheu' hle^i aux. membranes ^ au
cerneau (comme not'U auons prédit)
feroit on caufi d’induire douleur , cha-
leurjfieure^ apoBeme, apoplexie, jjpap
me , P aralyjie , ç^ par conjepuent la
mort. Etpartant,pour euiter telsacci^
dents, nom conuient faire ouuerture au
Crâne , lors qu’il eft f aSiuré , ce qu’il
n’eft le foin aux aates parties.
Et auparauat qu’on applique la Ire^
pane, faut hienjltuer le patient , luy
mettre fouhsla tefte quelque drap
en plujieurs doubles, et prejferjùr le cheüenT^^
uet ou trauerjîn, afin que lors qu’o fera^^''^^ ^^^
l’operatïo, que la tefite dupatmn’enfon''’^
ce fur la plume , mais quelle /oit fiable
fans qu’elle tourné de coBe ne d’autre
Ji ce n’efit par le commadement du Chi-
DES PLAYES
mrgtenijuitrejifM^. Auec céla liÿj^^'
bien e^oupper les oreilles de cotto :àfa
éohtu>dre le ïruit de laTrepane ou au^
très mjtruments capitaux^Et aupar-
auantque d’appliquer la Trépané , on
doit commecer à percer l’os auec in^
^rument lequel aura fa pointé défigu¬
ré triangle: à fin qu’il couppe mieux
plus fubitj n’aura fa pointe non plus
grojfe que le dm de laTrepane y à fin
qu’elle ne tactile de cofe n’y £ autre.
La figure eft prefquefemhlaUe a ^n
foret, hors mklapointe, comme tu/vok
parcepourtrait.
Foret pour commencer à ou-
urir le Crâne.
Te monBre le manche.
"B'B Les pointes quif infèrent dans le
manche par 'vne^ig^.
» Main--
-
DES PLAYES .
de rondes qui couppènt
nés. ïos circulairementplus ou moins ^feton
qu'elles peuuent eÜre gmnâe s oupeth
tesdefqueüesdoimm auoir %>n clou ai¬
gu , ou pointeau milieu de leur circuify
^quil pajfe %fn petit outre les dents
de la trépané: afin qu'en trépanant fik
Halle J ^ ne/vaciüe de coH'e ou d au¬
tre , tuf que s à ce qu'elles ayentfaït leur
circuit,^ couppé pour le moins Ja pre¬
mière talle^ou emlron. oAdontfaut
ofler ledit clou , de peur qu'il ne touche
(l'os eHant coüppèfia Dure mere.Vm
fil ejî hefoin f oit continuée la perfora¬
tion entière des deux Trahies. D'auan-
t âge faut qu' autour delà trepaney ait
yn chaperon J àfin.qu'eüènepuifiépafi-
fer ç^ coupper l'os^lds qu'on ne^ou-
dratdepeurdufiiyu'en Trépanant ^ on
mlenfonfe furla Dure mere, Pa¬
reillement
Î>E LA teste; clxxxiij 15/
relüemmfonÏÏoïf^n peu hmÜerTôÆe
trepmé, à celle fin qu'elle couppe mieux
pp doucement^ Ce qui efi: cogneu
par tel artifans qu i fiottent leurs Jcy es
de chofes oleagineufeSj à celle fin qu el¬
les CQuppent mieux . ^mètaMemX,^
fmtjouuent en trépanant leuer c^ïf
pane , la tremper en eau fioide , a ~
cèüe fin qu'elle n'efchauffe trop tos lear
toutes chofis qui tournent auecquesye-
hemencefiefchauffent : ^par ainjîla
trépané tournant en l'os fejchauffe,^^
îosfimhlahlement aufiifiejchàufi'e^
defeiche^^par confequentf altéré: dot
fen pourrait fiparer d'auantage apres
la trépanation. Et icy ne fi^ igno¬
rer queteufipurs Nature iette^ne ex^-^otcf
foliation d'os ou la Trépané aura fait
fin circuit ^ aura touché , auf-
fi%>nc petite paillé de ta juperficie qm
t)ÊS PLAYES
mra, efii dèjcouuene, ^ que l"alr ai2
/ ■ sA ' x*- touché » Ètj^our ^der à IVaturéd
faire ladite exfoliation ^ on appliquera
deffuspoudre deru/:a, autrement dite
roquette, hrionia, concombre fauuaîge,
ariftolochiae^ autres qui feront décla¬
ré^ cy apres. Et à lors qu*elles feront
pareesfon appliquera cèfle poudre , la~
quelle a faculté d'augmenter ta chair
Jus l'os ^tendurcir.E^puluerh ireos
tllyric^j,aloes, mann^e thuris , myrrhae,
ariflolüchi^.an.^J.Puh apres lagene-^
ration de chairfit faite cicatrice, auec
poudres d'eforce de grenades drufleesj
* ^ alun cuit . Et ne doit le Chirurgien
tir^lejdites failles Csn osjar 1/iolen^
^ ^ , - rp.'WL/tk fmt attendre que Mature ayt
^^^^^Qifyne chair defous,C^ qu'elle iette
j^m^^l'os dej^mfnes :pu autrement fefe^
foir nouuette alteration^, -ÿ corruption
DE XA TESTEE clxxxiiîj 1%
didtt OS . Ce ^uî fera cy apres plus am^
plement déclaré au caries des os^Celuy
qui Trépané doit conjiderer que la figu¬
re de la teHe eft ronde : pareillement fit
Trépané , par ainjî ne peut coupper
h s egalement, comme fi cejloit fur
lieu plat. cÂufiiqu^ hsn'eB par tout
d'^ne mejme epaifieur:f^ partat fiant
quil regarde fouuentfiil couppe îos plus
d'^vn coHé que d autre : qui fie fera en
prenant garde fouuent au circuitqu^au^
ra fait fia trépané, auec 'vne èjpingle ou
chofie fiemhlable . St ou il fiera trouué e-
flre couppéplm d'^n cofl'e que d'autre,
faut décliner ç^prejfier la trépané fur
iceluy qui fiera méns couppi,-^ plus e^
pai^. Orquantà latr€pane,plufieurs
enontinnoué àleurplafir:deJorteque
maintenat on en treuue de plufieur s ^
diuerfies façons :mak ie te puis bien afi-
DES Î^LAYES
fiurer que cefle cyqui eÛJ^drmoymut*
tee , eÜ plus feure que nulle autre ( du
moins que i'aye cogneu ) pour ce qu'celle
ne peut ducunemet enfoncer dedans le
frane,^ par conféquent Htjjerlesme
iranes ^ le cerueau , à raifin d’^ne
piece de fer appelée chaperon : lequel je
^aulje ^ haijje du tout d ta 'volonté,
garde que le Trépan ne pénétré
pajfe outre ce que feulement tu pretens
coupper de l-os,lequel(cdmmenom auos
dit) WeH d’^vne mefmgrojfeur , efjef-
feur duré jfe,cs^ par amf nulle Tré¬
pané ne peut ejire faite de certaine hau¬
teur cupetitejje fans iceluy chaperon, le¬
quel fe haulfant et hàijfant faktel ar-
rejî d ladite Trépané qu"il te plaiJî,'Voi
re fujl de hfjejfeur d^yne ligne. Et
le danger de pénétrer jon Trépan aux
membranes au cerueau , n emporte
^ feule-
DÉ LA TESTE, clxxxv
Jèuîemem que la du patient: ce que
tay 'veu aduenirplujleurs fdüjnon feu--
lementpar la fodUe des ieunes chirurgie
ensimau aufi de ceux qui plujteursfois
auoiènt trépané : mais auiourdhuy tef-
pêre que ieunes ■^ •vkilsj ^ire appre-
îifsypourronttrepanerfànsdangier^a-
ueequeSceJdités trépanés s^dejquelles m
as icyiepoUrtr ait,
<lA Lemanche.
Latrépanéi
£ Là quitientiaditte trépané
r àü manche, ^ ^ '
D Le chdpero qui frôhihe gar¬
de que la trépané nepajfe outre
la *volunté de celuy qui trépané.
8 Là virole quife haujè de telle
hauteur qù il eH necejfaire. que
le chaperon donne entree à la tre
pane.
DES PLAYES .
XJm autre qui üent ferme
ladkte'viroUe,
La pinte triangulaire , laquelle
doit l^n peupajfer outre les dents
de la trépané : afin qu'eüepuijfe
efire tenue fiaUe:^ ne Vacillant
decofténedautre: ^ doit efire
pajfee droiSlement au milieu de
la trépané, en JapartieJupe^
rieure doit efire en vtK. » comme
tu 'vois en cefie figure, à fin quon
injère autour diceÜe, cefie petite
^iroUe ,merquee par LT, pour
ï extraire Jlor s qu^on aura trepa^
m iufques au L>iploe,
Figure delà T repane..
Or tou-
çyépm moir êjleué auec la Trépané^
ceBe piece ronde dé l"os,f îly a (pu,elques
a^erite^ dumjh en laficodetahk
Aa .
e:ie jera auec cejt mftmment nom^
Tirefons^ duquel pojèrasla poinêîe
rou qu'aura fait h clou de la Trepa
nedeshraches duquel peuuent dufijèr
•deflmatoires,
Tirefons à trois bran eHes.
J
DES PLAYES
pôumietMejfer laDure merejofs qt^el
lefaitfônmouuemetnl les faut coupper
X^applanir mec*vn inflm-
\metnomme Lenùculatrede--
1 quel efl ainfinommi ypource.
quen ftpomBeya*vne ro~
tundkijèmhlahle à y ne len-
tille, de peur qùenapplanif
Jant les aj^erite^,@n neUejfe
laDuremere, Sa figure ejt
telle.
Lenticulaire.
Et ouledit Lenticulaire ne
peujl coupper tos qui pourrok
, efire trop ejpai^ , on lofera de
ciseaux jfiappat dejfus auec
tnaillet , y lequel fera deploh,
âepeur d^eflonnerlecerueau
que le moins qu*ilfera pofiU
hle. Etferontofeees letejquillesc^per
^ titsfeag-
DE LA. TESTE. cWi^i
ths fragmets aueccpesfetîtespncettes.
Et quand le lieu ou fera la fi-aBurey
nefermet faire feElion four defeouuftr
hs à fnd^ appliquer la trepanCyComme
lors que laf/aBure eji pes dùmujek
temporalyOUfresdes commijjures : lors
au lieu d!^neyen fm$ appliquer deux
ou trois (fil efl hefoln ) lien petiteSy
plus presdsvne de ï autre qùil fera pof
' " fillerde façon que le circuit de la fécon¬
dé ou tiercCypredra fur le circuk de lau
tre. EtfilapercüfhWeHfur^nTc^
y ne faut appliquer Jur icelle la
\ trépané ( comme nom auons dit ) mais
; fera appliquée des deux cofee^ dicelle^y
' en laiffant la comiffure entière yde peur
I de coupper 0^ dilacerer les fihres ner-
I ueuXy‘vein€Sy^artereSyparleJquettes
la E)ure^ mereeB-Jùffe ndite au Qrane .
n?areiUeme7ufilonne fâifoit apertion
j -- Aaiiij
mijfure .
DES PL;AYES
que eofléd&la commijjureje fmg
^ mtresmàtieres, ne ppurroient enti¬
èrement efire euacuees: à raifon que la
Dure mere eB entredeux, ; , Or au lieu
de trépaner jpn peut ‘vfer aûx casjuf-
dits Çpourueuquehsfeit Juffifammet
defcouuert )deceji injlrumentjquiéfl en
maniéré de compas^ lequel fe dilate
ferre ainjî qu*on 'veut^arlemoye g^’>-
ne ç^ufionpourra. changer les
pointes dieelf^filo la nêcejiité, lejquel-
les fè ront tenues fermes par 'vne ^'i^.
Compas pour coupper
l’os du Crançv
Lepiedduçopasquicouppeïos,
^ La petite ^i^qui tient la pointe»
£ Deux pointes différâtes^ leJqusU
V ' les f peuuent inferer dans le
piedduCopasmerqulA^ainJt
quel" dffmre le requiert.
\ ' D La
DE LA TESTE. clxxxîx
D Lagrmie tient yne pie^
xe defermer^ué par Epar la^
quelle le copas fi dilate. ^ fer¬
re comme ileH hefiin.
DES PLAYES
Or il eH necejptire qti'^e tamhe
du compas foit appuyée fermemet pour
coupperd^l* autre îaye, zAumoy en de-
quoy t*eB necejfaire auoir 'vne ptece de
fer trouée de petits trou^, dans lejqud^
ferale pied du compas appuyé : de peur
quil ne vacillé ça ou là outre layolon-
té du(^hirurften. Pareillement faut que ^
icelle pîece de fer foit courhee:àfin qu'el¬
le pmjfe eBre appliquée en toutes le s par
ties de la tefte conjiderant la figure ron
de d'icelle.
de la tester cxcj
Or apres auotr defcrlt les Trépanés
autres inBruments capitaux ,fam n^^doip
maintenant déclarer, les lieux m e^-appliq^
droit f>,ej^uels nullement ne faut appll-
(puerTrepanej^ ^ v ^
- Ét premièrement firtd s faBuré du
tout , ou fm laplm grand" part feparee
d'keluy qui demeure efttier , c"eji à Jça-
noir^ qui n"eB faBuré : de peur qu"en
preffant dejfus ^ on ne hnfonçaB fur les
membranes.^ _
Second^fmntjurlesjutures.
Ttercement jur les Jourciües, pour les
ràifonsffiites.. : .... :r
^fdnementdux^artiesjnferieûres
de la teflefil ejlpofiblèjdepeur.quela
fahBace du cerueau ne firte dehors par
l"buuerture faite enhs ypourfapefan^
teUTi ■- . . 'L:" '
Suintement Jur les os S^mam des
DES SLAVES
petits enfants lej^ueh ne font encms af
fi^folidespûurfufenirla trépané^
Sextement fur les temples faraîjon
âumujcletemppraljpouroiuieral’ac’^
Hippo. décident que deJcrïtH'ip . quefi orfaitje^
vuLcapit.^^
au mulèîe dextre de là temp^fir^
ukndrajfapnede tamrecoBé : fi
on là fait aufineUreJefèmhlahle. La
raifonefl que le mufcle incisé en trauers
pert fin aBio: qui eHoit mouuoir
mener la mandibule inferkurey ers la
Jùperieure.Ce faifàntfe retireyersfa te
fie origine fie qui efl propre a tous les
autres mufcle s ).Stà lors quûl eft incisé
en trauers J pert fin aElion entièrement^
^ fon compaignon oppofite eBant en
fin entier c^perfeBion (qui eB aufi ti~
terrer s fin principe ) tire àfiy iadité
mandibule inferieure:e^celty quifira
incisé n’a plus nulle contrariété à fin co~
pagnon:
DE LA TESTE. cxdj
fa^non.’famnt lafartle/ame mirera
ivers file la maladie : wpar ainfila
louche ri^ oMres parties de lafacFde^
meureront tortues y principalement pim
du foftlno incise ^ue l'amre incisé ^ pour
les raifons prédite s, -r
Or il ny aura feulement cédant
ger^ mais encores<vn autre plus grand,
pour fe que ledit mufde femeuten maf
chant, en parlant, Etpartant dif¬
ficilement efl confelidé , aufi que
fouis iceluy eH la commijfure Petreu*
fe . Pareillement qu*en fa JùlBance
font plujteurs 'veines ^ arteres
nerf ^ , au moyen dequoy feuuent be¬
aucoup d^ accidents aduiennent cpynme
douleur, inflammation, fleure, ffafene,
nonfeulement particulier mais aufli lfr-
niuerfel y^par confequentlamort, _
Parquoy nul ne fera fifoley* hardy de
DES PLAYES
coupper teJSttsSûjclës^s temples^b^
pou^it efire en tel endroit. Ad dis f lu- ]
Jiàftferafaite apèrtio au deffus, ou à ca !
fli^t^lepluspresdelajFoMureij^ûeî’o j
pourra . Ce puefeis a <vn gentilhomme
nommé mofteur de la ^retefehe, lequel
Hiftoire à l'entrec du feu^y Lfenry ,fütMê^é
la dé pierre ,Jur le pont Moflre '
Bretefche bamèjencefieyiüe de n?arh:laqüede
luyjraBural'ospetreux auecquesgra^
de côntujion du mûfile Temporal, Jkns
play e. Dont ie fmle t’endemain enuoyl
quérir pour lépénfer 'en fin logû, rué de
la harpe à la rofe rouge. 6t ayat cogneu
lafiaElure 0* la Mature dü lieuMefi
Je , *voulu^ appeler conjèil, tant de mer
dêeins que Chirurgtèns . Entrèlefiquéls'
aucuns furent d'aduis défaire oüùèr-
ture dejfus ledit mujcle , afin dappli^
DE LA TESTE. cxdlj
quér lairepdnêpour extraireles osfyd-^
._c^ qu^ie repugr^ Ikn fqrt
âÛ^^t^^onü WHip AU lmre âej}^^V‘
Tl^es de làte^ leguefÏÏWend de
faire mc'^oneute^^ok , pour ohiuet "
aux a€cidetkifr^its:^t aufi par lex
periece qn^dUqns cogmue que ceux auf-
quelson duattfak feBbu^-^couppé le
dit mujcle tôM^qiem en cûnuuljton
moùrotent: maufm de c^eft àduh qu'il
fdillok faire oméftùre à Idpartiejùpe^
rïéùrè ^ {-^'le plm près de îd ffÆure
qu^ppourrôk,fdns^toUtesfô00ucherau^
dk fifufcle que leWoins quilfirokpofi
hle . Or le f'tre dudit fleur de la "Bretef
che qut cH des prothenotaires de
inànfeigneur le reüerendtflme Cardk
ndl de Chaflillon , comme il efloit pre -
fentàla confultation pour la grande a^
mkïè fraternelle qu 'il luyportok , dki
DES PLA.YES;
que nullement nefermettrott qu'on jetji
mâjion fur ledit mufiley de peur que ne
Jumint l'accident qvCauou demonfiri,
Etamfi fut accordé de tom que la fi-
Bionfiroit faite au deffis dudit muf
de, ce qui fut fait par moy tout à l'heu¬
re;^ lePendemamÇquiefioitle troifie
me iourfele trepanay,0*parla trepa,
nation quelques iours apres, tiray qua^;
tre efquiües d'os de lafiaBureJuy met:,
tant ^ne tente deplomh canulee ,.defi^
gureplattef corne tu %io.Mpar cefie figu¬
re fumante) pour extrait la fank qui.
firtoit d entre l'os, e^laT^ure mere^
Eilors que Idoadtdmfi^afiis haif-
fer ïaieBedi^asf^ferrner la houcfie
^^dènè^d^d'expuifir lafanif^rsi
puis luyfaijbk inkBionfichofes deterf
ues,auecfinepetitejyrmgue : dot as icy
aufi lepourtraît,Ct* auec autres reme^
DE IA TESTE, çxciiîj
desfujt par la grâce de dieu Joie guary.
Tente de plomb Gannulee^deiî-
gure pIatte,pour donner y ffue
, àlafànieretenuëentrelcGra-
ne & la Dure mere.
. <L>^utrehifiotreprefquefem
hlahlcj q^ue ie ^eis au^Jtege de
<iJMetSjde monJteur dé Pien-
ne nomme alors 'Bugueno : le^
queleBantfitrla hrefehe fué-
MeJ^e en la temple auec jrd-
Bure d"ô s ,parsvn cfclat de
pierre de là mur atüej fait d"u>
coup de canon tiré par hnne-
my. Etfihit quHlfut fiappl,
toi? a en terre, ^ ietta le fang
rnngue.
Hiftoire
de mon¬
de ur de
Pienne.
. DOES PLAYES
parle ne^ ,par la bouche ^ parles
reiües^auecquesgvanâ^omijjemet^^
fuflpres de quatorze tours fans parler
ny rathciner^ xognoillre p^rfome.
Et luy Juruint auf i des ieEltgationsou
trejfaiüements, approchants de JpaJme,
euH tout le ^fage enflé ^ fort Imi
de. Il fujl t r^ané à cojté dudit mufch
Jur Ïqs Coronalj par in nomme Pierre
Aubert, Chirurgien ordinaire du
Et auyingtcinqiem.e iouril luy Juruint ,
n/ne chair moüe ^ fort fenjlble,qm for
toit de la Dure mere , à l'endroit ouPon
auoit appliqué la Trépané ; laquelle
chair croijjoit de iour en iour., neamoins
quon appliçafl dejfus chojes corrofiuesi
toutesfoûdepuis(nednmomscejtegrdd*
playe faPlure, ^autres accidents)
futguery. Les anciens ont appelé iceüe
chair Fungm,arafon quelle efl molle.
DE LA TESTE. cxcv
ayant 'vne racine comme^n Potiron
ou champignon, ^eBlarge en fa par ^
îiefoperieure ^ en l'inferieure grefe ff)
menue, paugmente félon la quanti^
té de fa matière, ou filon qu'il fira auf
fi traittépar remedes contrariants à fa
caufi,c^ au fi le plus fiuuent fini fæti-^
des : les ^vulgaires les appellent le fie S . ^
Fiacre yqui eB:^zme chofe alfiirde&
mal mtedue,Pource qu'il n'y a point de]^ n’yanul
J }. 1 ' Cf ^ ^ lemaladie.
maiadîes clejatncts, de fainrs.
Or la maniéré comme fi font le fdits Gcnera-
T-, , n ^ ■ r , 1 tion des,.
rungm^'ejt quamjtquaux tronc sdes'^^^^^^^^
arbres quelque humeur a demypourry^
'vient àfortirpar l'efiorce,cir*peu à peu
firtant hors prent accroijfemet en forme
de F ungm fimblablement le Crâne e-
fi^amrompu,quelque humeur fort aucu
nesfoifinontoufiours)ducerueaUie^fe
forme mn. F ungm , lequel comme dit
%hiq
DES PLAYES
Çalien, tient de la nature fuh fian¬
ce de la partie ou il naifi. n^àrquoy di^
fois qtid ne fe failloit ejmeruelller file-
dttFungtd^JortantdelaDufemereje-
floitfortfenfihle. ‘
Or pour la curation d'iceuxfmt ap-
pli^uer remeies^quipar propriété occul
te ont faculté de conjumer telle chair Ju-
perfim, comme cefiuy . Çi . Sahime:^ . ÿ.
ochne ^.j.pulmriséturfimul,^fiatpul
uis. (Loutre. ^.hermodaBylorum com-
hufiontm. ^f.fiatpuL Et ou keüe
chair fongueufe firoit fort accrue com¬
me il fen ^oitjpuelquesfoisgrojfe corne
<z/n (cuf , plus oumo ins /on ia peut lier
auec fil de foyé déplus près de fà racine
qu’onpowra,puis eHant toméee, appli¬
quer de fus des fif dits remedes^^ in-
faÜihlemét on le curera, mieux, ^ plus
feurement que par outrés médicaments '
plus
cxcvj 7of
DE . LA TESTE..
Ÿlmcorroftfs.
toutes ces chofesjufdhes bien
cogmuës^refte traitterde Ïalteratïo, ca¬
rte 3 Cj^pourrkure des os': choje au chi¬
rurgien necejptire d'eHre co^euë , pour
ohuier aux périls dangiers cjuiJ^en
enjuyuent._
Les caufes pourquoy l’os,
f altéré ôe pourrit.
ç:Amtenantf(mtdep
crire les cmjès , par
lefqueÜes hsf altéré
pourrit . ^uand
doncily aperditio de
chair qui le couuroit , a lors il f altéré:
pour ce qùil efiexangue^Cp* le fang du-r
dit os fe defetche par tair amhient , que L’air eft
les os nuds nepeuuentlonguemet endur je,”^iesQs.
^b iiij
DES PLAYES
rerjans qu'ils f altèrent. oAu^i quand
^neplaye eji de longue duree , la Jante
^ ^ découlant dejjmf imhihe en fa fuhjian
de^lâ met': ^ parrit ."'Pareillement par l'inr-
deuë applicatio d'hmÜes ^ amres mé¬
dicaments humides ff! fiippuratifs ^ à
caufc qu'ils rendet la playe Jordide^
maligne .puis la chair des parties ^oijt-
nesfefchauffe fuppure , ^ la fanie
L'os peut defuant dejfus^ l'osj'efchmffe l'in-
fieuxe!^ deuietfehricîtant: ^pour
dm en hrief .ftlpeiit tomber en tous les
Hip.au M.maux dejquels la chair eB ‘Z/exee : ^
frâ lésas deùiennent purulents.
dures. Or aucuns pourront dire que les os ne
peuuent auoir pulfation, attendu quils
nont fentimet aucunxar il eU ejcrit des
anciens que le pouxjtgnife mouuemets
des arteres auec douleur . Il efi nuray
que ïos n'a aucun fentiment: mais c'eÛ
la mem-^
DE LA teste. cxcvij
la mmhrane qm le couure:^ les artè
res qui entrent en leur fiih fiance, quani
tUesfemement ejlants comprimées
efchauffees dehs , caufent douleur en
ladite membrane , tellement quelepa-^
tietpeut fenîir douleur pulfatilem h s:
Les figues pour cognoiftrcI'alT
teratioii ôc cpie des bs.
^Q^lteration -^ca¬
rie des os efl aucunes
fois cognêuè. a Væih
JçauoireJi,qudd tos
' efl defcouuert onlfoit
qudy a mutation en Ja couleur natu¬
relle, cefl qu aulieu quil doit eflre hlac-
fera liuidejaunaflre ounoir. Aufli fe¬
ra cogneu au taEl de la fonde ou efprou
nette, quad on fent af^erité ^ inequa^
DES PLAYES.
UtéjCü^ ên comf rimant de jfm, elle entre
enfaJuhlïacejComme en %fn bois pour^
iy : pource (^ue t<rs Jain doit eftrejdlide
^non mol. Neanmoins J quel^uesfois
tay ^eu.l'os Ayant efie longùemet dej^
comeytjejire altéré fort dur, en forte
quelaTrepane ny oMre inflrummta
peine lepomoit coupper. ‘'Pareillement
‘'düjrt VÆeration ^pourriture Jèra co^
fneue par la fanie gui fort de l^Lcerê,
"^iJaAplmJuhtile ÇM claire ^ueÆ~
le qui coule d'^^ne.autre^^lcereelidnl
enlâ~cd^ir , ç^ lî eB moms^ijfuèi^
plus fœtide que celle cjuirvimt des
nerfsfënlonsji^ immbranes iDAuan
la^em¥vlcere fira toupours trouuée
^WairrmUéf^ufe ^ jpongieife:
(er^aditeÿlcerTmobedtente rebS^
le à clorre cicatrifeK: a laquelle tou¬
te sf ois la longue continuation de medi-
caments
de la teste. cxcviij
cments fortfecs ^ afim^ems , ony.
fdt Quelque sfoh cicatrice : mm toji a-
pres t^lcerefomre & remumlle , à
râifen que Nature ne peut faire ho f on
dement ny engendrer chair louable fur
ïalteratïo ey* carie de ïosdaqueüe cho^
fe eft contre Nature, ^partant doit e-
Jlre oBee , leplufioH quil ferapofihle,
de peur que les mehranes ^ lecerueau
n'aquierent^nemauuaife dif^ojttion
pour la fanie yirulete ^ fætideyjfqnt
de hs altéré, dont la mort f en enfuit le
plusfouuent. Or il nefuffit au (fhimrgîé
fçauoir que losfoit altéré corrompu,
mais aufi faut qu'il fçache fit altéra-
thn eBfuperficielieou profonde,dfn de
diuerfifier les médicaments (^inHru^
ments, pour donneryjjuë à la fanie qui
peut efire en la JuhBance de tos,ou en¬
tre le Crâne la Dure mer e. Et pour
DES PLAYES
faire faatjèparer hs altéré ^ pourry: I
le moyen de ce faire efl de corriger leur I
corruptio,quifira en bien modifiât /*>/-
tere^àfin q^uela fanie ne tombe dejfm,
qu'elle ne le rende humide: pareille^
ment le défichât bien fort tant par me--
dicaméts que par cautères potentiels ou
aSluels.'car le defiichantfortyon lerend
exanguefans nourriture ç^lfk.fe qui
fé peut monflrer par hxeple des arbres,
efquels les fueiües tombent, à caufi que
lefic par lequel fint adhérâtes au pon,
ef défiché . Et de ce adulent que les
fueiües ri ayants plus d'humidité if!
svieff parent àupon yert ^ <zfif:^
ainp confimant l'humidité des os , on
_ , leuroHe la^vie quieB caufdelerfai-
Poudres ^ j u '' n
propres fc fparer.iJonc les poudres apeUees(e
V^^^^^^^^phaliques,fntprpprespourayder à fe-^
os, parer tos qui fra altéré ftperficïeüe^
ment.
de la TESTï. cxcix Slu
ment, cm'tneuflecyefcritejarNico^
^.radicis treos JilueHrk ,arlBoîocht<e
m. 3. /. centaurij i. îj\ cortick fmi
mifie t^puluenjènturjukiltjiime,^
fiitapplîfuéjkrhs altéré,
cAutre . pul,aloes,cret<€ comhuÜ^:^
pompholy^os an. 3. ij. ireos florentke ;
ariHolûchiie , myrrhe , cemjk ,plumhi
rvBl. an.^. j.pul. oflreorum comhuBo-^
rum ^:l^.teranturJùhtlil^.me,fïatpuL
Icelle peut ejîre aypUauee feule, ou auec
fiesmïel^^npeuéeaudeyie, •
Jufi anpeut appliquer de cefl empîa-^
fire qui a faculté d^ayder nature à exr^
traire le s osfaBure^ 0*la faute grojfe
^'vijqueufdes*vlceres.
^.cer£^noua,refniepmgummt am^. Empk-i
moniaci elemnt atf. . dtj.
hmhmie.l .iifpuLmaHicheSjmyrrhie^xtLite
0ê€rm
___ DES PLAYES
durez .f.anflolocht<e rotunda^ims Fh^
rentiæ joloes^opofonacis ç^euphorhîjj
an.y.j.olet rofm q^uàmumfiffcit.'fiat
émplaflrumfecmdum artem . c^up
fakhmplaBreds^ethonka.Ft fid’al
teration nejeut eHreoHee parkeux n-
medes ,Jmt^enir aux cmterespoten^
tklsjqui font hüiÏÏefermtejhuîüe de yt-
imfeauforte leurs fimhlahk^^^
^application defquds eB reiiuk au Chi
YUrpien honm dextérité jde peur que teU
les chojès liquides ne touehet aux leures
de laplaj/e , q^ui firoit caujè dinduire
douleur inflammationxequi eflhie
à euiter: 0^ de ces cautères potetiels
nies contraint s^firquelquesfois P caU'
fe que les patients abhorrent le fer ar-
dant'.Toutesfok ouïe patient 'Voudrait
endurer jles aBuels feraient pim propres
pour ce qu'ils abjùmetc^jeichet mieux
les fa-
cc
de la testd;
îesjùperfluk^^ imhuësenlaJùhBmœ
des os ( qui font caufe rnaterieUe de ca^
rie.) Les cautères aBuels feront apfli-^
Un fera f a fer ledit cauteredufquesjùr
la cane. Et feront de telle figure que fe^
ra la figure de tylcere os corrompu,
fiauoireB ronds, qudrre\fongs, ou au^
trefmt.Parquojgfome i^ay dit au traL
te des play es faites par haqueBïàes ) le
chirurgien doit eBre munjrde plüjîeurs
Csr* diuers cautères ^ infirumets.’àfin
de les aCcoméder aux-^ulneres, no
les yulneres aux injîruments .Partant
ie fay bien youluky en bailler Üiuèrjès
figures, à fin que tu en puijfes choifir àta
commodité.
DES PLAYES
Cautcre a£buel auec Gannülc
de fer.
Le cA^tere aEiuel efiplm commode
AUX os cârleux que le potentiel , àcaujè
qu il opéré plus prompt emet^e^ qu'il ne _
communique fa ^>ehemece u%x parties
proches, i n'èfl caufe de Ji grande
DES EL A YE SC
dmleur , 0ipar confequent ne fait te
attraEîlon d’humeur due le potentiel .
Pareillement corroi
mêla partie, en<o~
fumant les humeurs ç^malice d’keuk,
X^ayde a faire feparation detos cor-
l_P^Lrompu . jbttejoMt aujs} bien noter que
ïlâxïchjds font indeuement^ppllquex^., &éfi à
tropfequentemént^ eu quils fuf
ique'ï ïaijfex trop longuémentfir h s, par
~^~~~~ïeur trop grande ch aleurti^fcciü ferait
* mnfiulementconjùmee l’humiditeju-
perflue de la carie, mais aufi ïhumeur
Jfùbjiantifque,qui doit faire Jèparàtion
del’alterationdela carte , ^produire
chair couuerture entre l’os carilx^
te fain . n^afgmy l application d’içeux
ierot tenui
a ce au on ^erra ortir
lame
aucunement
mmeu]
D E IA T ESTE. cdj
ajdmta
nature d exfolier y feparer ktter hors:
toi corrompu,
T>mant<ige îly a encore mtre ayâe
outre lejclkescauteresyà faire Jèparer les
oSjprtcîpalemetldrs que la carie efl pro^
fonde. OeH les percer en diuers lieux
en profondant iujques à ce quil en forte
•vné humidité fanglante , qui fe fera a^
uec tel inflrumet nomme Trépané per--
foratiue:kfin de donner tranjpirationt
t^ aufi que la ^ertu des remedespuif
fe mieux confumcr F humidité fiperjlue
Trépane perforatiue auec deüx pointes tr^ti
gles , & la petite Ghéüille pour les tenir au
manche du Trepàn.
" 'St^îi^lqtiesfokfamra eshmler *
cernent les os pour ajider Nature à lés
feparer,^ ne feront t'ire^e:<^arrache^^^^^fi,
par*violence^mak- lors qu^on les ^err a fepara
cHre ejîeue^ en haui, ^ ne tenir quaji ^
point, ^eji le Chirurgienefl indifcret
detîrerïos earii y douant que .Nature
ayt fait comierture fur celu^ qui eH
fain: il fera caujh qùilfi fera muuelle
alteratio .Et doitle Chirurgienhienno^ AnngyT”"
ter ce pajfage, lequel n^efl depetiteeonjè —^^^
quence non feulement au Crâne ymak'’^^fié
femhlahlement èttmts les os des autres
parties demB^ corps.
Outrepim apres que nature aura iettl
^ exfolie to s carieux fè faut hiengar^ •
der d'appliquerdejfm médicaments cor
rofifs , de peur de conjumer la chair que
nature aura produit deffomdaqueÜe ^- j^o^uelfe-
fiantnQuueüementengendree,efl moUe
■ ^ . . C‘'f
DESPLAYÉS
moSe^f ^ noHueÜement coagule^
me fro- ^ caufe ^uhl n'y agueres que le fitngy
cBi concret : ^ pourtant fefms donner
garde de la conjumerparmedkaments
acre s. Car auec le temps f endurcit,
Signes de Çq forme en manière de petits grains de
chair. ’ grenade, ^9^1/ oit on lajànie eftre blan¬
che (^quelque sfiis rouge afire,polye,ef-
gale,C9*-glutineufe 0* nonfætide, clA-
donefèrot appliquées dejfus poudres ca^
pitales, ayants faculté de defeicherfins^
nulle merdicatio, comme racine dlreos
de Florence,alo£s laue,maflic,mirrhe,
Jdng de dragon farine. di)rge, (ÿ' leurs-
jemblaMesjFukfam conduire la playe
a ckaîrke,dîuerffiantlesjufdits reme-f
des félon la nature du patient^ricy\
fdféje^it
té oîicmofîî^y^te tmrs.Énf&YrMe hxfé‘^^
l'air (tmhknt qui aurOr tô^^tos mid
é^p^SjcouuenyJefmfv^ueen m^me
é^dce^ttenm : ce gui fe fa^au(^f^
prés Fd^Jication dcs cmteres , ou par
l^henejkeâesfoudrcsceŸhd^ Et
la conimBion é^. ‘vnim^ ( appelé Cal--
lm ) fe fak communément mjii eni'os
ji'aBürépar aidant de hmsr toutesfùk
auxfvm
eommemux teunes:
UUxa
de Mute s leJqueEes chofi^
ner réglé eenaine,^ témpsprefixpom
h, diuerjîû des hahitides^lÿ tempera^
ments. Orfitalîaratiorpjde tos , (g^ con-^
filidation des. playes Jontlrepugnants
aux remedesJuJditS yfaut ordo nner où
patient potion •vulnéraire . (Je que i'ay
fouuéhtesf ois fait auec heureuJeyJpM
„ . ÇdJf
DES PL A YE s.
pour ce que mture fait chofes admira^
êlesajfdeep^K teJlepotlonjian feulemet
auxplayes de teUe , mals auft de tou^,
tes les parties denofire corps .Ceftepo^
Potio vul fiQfi, ehteüe.'^fankula^huglaftlofeU
l^eftmpineüieyCaryophyllatgJherhcecar
pentarijydentkleonüyjummkamm.rur^
htyConfolid^ maiork ^mmm^yCqumA
qmnerm^yhetQnicgJummaattkan^
dgrimom<ey^erhn(e,oJmQdiCt^galkyru^
h^mmmycdkriclày lingmeauk terres.
omnmcapUj^ee&m,ficrdq^ér^^
p&afdM^mçmlyherifÿrührtl^^a
l^uarumpdfaMmundatamglycirrU
, ^^fajkjèmmkhÿpcrkiyt^cd^^
mdlBlan..f^,jltrlu^^
I â'tij.coquamurçQmpletceM aqua com
mmlrpoftea in fine adde ^mi alhh^
fpeüps rofatiÿcimd^momi quatum fiffi^
çitfiat
ccv
de la teste.
at:fiatdecoBh laquelle oftrpaj^^ far
I a chauffe à"hyf ocras, ^ en fera donné
fvneonce derme, oudenx aufatient
aumatln deux heures auam manger,
Bt noteras hy queji ton ne tromoit tou
tes lesjùfdites herhes,que hn/è contenu
te d'^vnepartîe . Q^uffitepukaffeurèr
que ’fay l/m far exferiece ,merueiüeux
effets de telle fotio four les vieille s^h
çeresçacoethesç!f<fifitdes:ceqmfifeut '
aùfft froumr par ratjôn : car tom aiiffi Raifon
quenoMS femmes nourri^ desaliments fgToüon^
que nous prenoMs'^S^fedsfent hohSjf noitrêsrnlnetûtt
eorps.^no^ effrit^fen troîmemddem.^^^^^ff^^
au cQtraire,feils fesmmauuakmtùJmù feds au
mnsmalX)rÜ efeoBifi que a
ylcere oufeBule o u pafehn arthrk - ,
tiqué, fethit qu^il fait quelque deferdre, - , . : ^
efféciaüement afen manger ^ hoke,
Çommefffmange friandes fort
DES PLAYES
ejpieees ou aulx au oignons, yin fort ^
fmseaUi cp* a,ntres chojês cotrains ju-
hit ou toB apresjmtira douleur -^ in-
^ammation en fis articles ou afin
cere,!^ pareillementmutation dejdnie
m icelle, TDontde comluds que tout am^
fiquedohnere^iceüepotionyulneratre
(laquelle a faculté, puijfance cjp* ^ertu
de puri ferla ma fie fianguinaire îatpar
^rims,Jueursqueperhalitum)ajdera
aufii à la cure dejdites rvlceres ^fiflu
les:ce/qmeficpgneuparl"experiecequa^
; ûdiaitOi Etpour retourner à noBripro-^
: por,fmtmterquHafiiperficiedesot^^^
tomhefikdementymaij aufii tout^zm os
enfiajuhBance\€eqmeBprouuépar
Hip. au h. ^uand il dit, l'os ducraneeftant
dclatefte. Méfié fifipare d'auecques le fiat pim ou
moins félon la •vehemece du coüp, ioini
aufii que texperiènçele monflre. Et en
DE LA TESTE. ccvj ni.
tefl endroit te feray récit de ce (jue i*ay
fait eflant en Piedmont, Chirurgien de
deffuntmojteurle MarefehaldeAio- ^^5
teianf qui lors eftoklieutenant du'Roy) ^^^^^
M 1 1 1 rc ^ Goulaines
te pense ^n laquats de dejjunt mojtem
dé (jouliùne s:. (pui fut hlefi i^‘vn coup
d"ef^eefurPospanetdl,partiefeneBrey
nonpenetrant iujpues à lajècode tMe,
quelques iours dpres que faplaye
efokpreJque.cofiMdee^^uarie^arri^
ua à Thurin quelque compagnièJ^foU
dats de fonpaïs de Gafcoigne^mec lef
quels mdtmmengeu des tripes f 4^
cajfees auecquesforce . oignons ePpi-
ces . ne fut uufifms hoire 'w'm fort
etenqudtité^^ftnseau.Doîtoflapres
tomba enfeure continué y ^perdit la
paroüe X^lefenSjX^ luy fumhn grad'
tumeur d toute la teBe ff) au ^fage,
les yeux rouges enflammexyjfants
DES PLAYES
hors la tefte . Ce voyant i^ppeîay
médecins Chirurgiens, pour aduifer
qu^onferoitfour luyjaumrla^k. Et
fujmes tom d’auis dé lefeigner, ^ cli*
fterifer,e!^fàkc applicatio de plufieUrt.
remedesjur la teBe , auec friBions ^
ligatures aux extremke^ : neammiiis;
tout le çoHé de la partie affeBee , queU
^ues iours apres fapoBema . Etayant
fait ouuerture ietta grande q^uantitè de
fame,0* trouuay le cuir mufiuleuxqm
èHbit déprimé , auprès de tas auecques^
le P ericrane, de largeur enmron quatre
doigts ::^finablemenptouteslesdeux^
tahies del*QS furent àkerees , pourries,:;
noires.^ fetides.Etpour corriger ce fie
cQrruptianyappliquayparimemalles,-
éauîeres aBuelsfirnhlahlesà ceux cy.
de DA TESTE; ccvii
k Btcetatfour
^ W ^ssssCQrri^erUfourr-
' ffl» lip - Wrwr^ pour
W iPi ■ faire feparathn
ILai ^11—. qui eHùit
lO |r contrenature,&
j emironl/nmoh
j 1 apres le penjàm
L A \ ï ÿei^firtircertai
/fik il I ï
’ I l m
' U ledit os poürry^
par aucûs trou^de la carie: qui fut eau-
fi de tne faire haHer d^extràire ^ le-
uer ledit os , qui hranflôit long temps a-
udnt . Et dêjjus la Dure mere trouuay
oii nature auoit engendre chair, trois ca-
uite^àmettre le pouce, qui eHoientrem
plies de^ersgroujlants ipf) mouuÀnts,
lefquels eHoient chaeû de grojfiur enuy
: > DES Î^LAYES
rond’^n fer d'ai^uîUette, ayant latefie
noire. Or efloit lafortion do f que Ma^
ture auoitfef are ^de grandeur delapâl
me de la maÀn 0* plus : tellement quà -
ie^îr on- ne pouuoit comprendre, que
\Matùre eufi peu ietter^feparer telle
quantité deîos du Crâne Jans mort, S t
toutesfois ïlen guarit outre hjferance
de tous eeux qui ïamient ^>eu:mais a-
pres la conJoUdation de faplayej.aiica
frice luy demeuragrandemet caue ((Je
qm eH ejèritd’ldipp .) pour ràifon de la
^\^\^^(perdition de ï os qui eh de matière jf er-
vlcera quç matiquejaquetle ne fe peut régénérer je
Ion fapremiere intention. Et auppoUr
quoy les cequela chairnepsutdeuemétcroiB're'
^ eflcomc cho
cauesapres fèeflrange cÿi empruteeâ Nature ^ &
deî’or^^^ parce qu'il plus folide
^ compaB que l as naturel , dont le
de X A TESTE. ccviij
Jkn£nepeutreJtider,^parconJèquent .
Uchàîrnepmt eflrefengendree.
moyen de quoy lors qd'ily a perdition
d*osen quelque partie de noHre corps,
la cicatrice demeure îoujtour s caue:
auQrane ou ily a perditio de fuhBance
des deux tables, hny^oit au fens de la
yeue\-^jènt on à l* attouchement de la
main, *vnepulfathnfahtepar le mou^
I uement du cerueau , a t endroit de la ci¬
catrice, le lieu demeure P arajfe^lo-
gue ejpace de temps plus debile&dm-
loureùx . Et pour ceHecaufejèis faire
audit laquais 'vn bonnet de cuir houil-
ly ( pour rejifler aux iniures externes )
qu’il porta iifquesàce que la cicatrice
fut bien fiUde,^ lapartie fortifiée. Or
ily a d’aucuns fey difants Chirurgiens
(mais pluHoft fent de ces abufiurs,
coureurs ^ larrons ) que lors qu’il^
; > DE-S P L AY E S ^
fim appelle^ pour tramer Iss pî^ts
de teHe 3 ou ily aura iiu€l(]ue portm
dos amputé, font à croire audit patimt \
Csr* aux afîftanu , (pu'au lieu dudit os j
leur fmt mettre nme piece dor . Et |
défait en la prejènce dupatmtdayam '
receuëyla Datent c^la rendent delà f-
gurcdelaplaye e^bappU^uemdeffm
^ difentiju’eüej demeure pourfiruir
du lieu de îos,e^ de couuerture au cer- -
mauimak tofl apres la mettent en leur
hourcci^ le lendetnamfen^ômlaifi,^
fant lepatkntenceflein^rèfiontlesau .
très difem que par leur induBrie
grandfiauoirilsfûnt coalejcer ^nê piè¬
ce de côugourde au lieu de to S amputer
St ainfi ahufent les ignorants, qui ne coi
gnoijfent que tant fenfm que cela fi
puijfe faire , que nature ne peutfôuffrir:
*vnpeptpoil enfermé en^neplaye , oUi
autre
DÉ t A TESTE. cdx V)
^repetk corps eflrage.CequteH prou
ué par Galknjau quatrième üure defà ^
méthode. n?arquoymlhommede hon
ej^rit ne doit croire tels affronteurs . Si
àucml^eut dire qu^^ne hulotte de ploh
tkeepar vne hacquebute,péut demeu-
retlopués armes en quelques parties de
noflre côrp s. £ela ieieureoncedè-parce
que le plomb a quelquefamiliaritè aueé
nojîre juh fiance, corne 'f ay déclaré aux
traiBe^ des play es faittes par hàcque-
hutes:partanrfP'êngendrefft:oflc(>rrùp^
tionXoutësfoümnohfldntiùeüéf^
liarité nature hxpulfè au dehors, Ji hf
peffeur des mufclesjipaments^pannicu
les, euofarêspartiesjolides ne tempeff
chent, ôulafyure de la partie quifèroit'
caue.Parquoy leur ohieBion ne fait rie,
ou peu à propos . Et concluds que ft hn
applique ^ne pièce de plomb au: Crâne
7)d
DES PLAYES
four fermrde couuerture au oermau,
tamak nypourroit Jèruir non flm que
hr ny la courge ou autre matière ejtr’a
ge.St te fuffife desa,lt€raüos,^caries
des os. Mainten'dt il nerefle flm.qu'à
déclarer la mamer& comme l'o daitpra-
ceder à la curation de la conçu^ion ^
commotion du cerueau. Ce que ieferay
fil plaifl à Dieu , le pim hief qu’il
meferapofMe.
La cure de la concuiïion ou cd-
motion & esbranicment du
cerueau. .
'Ejioîis auùns parcy deuat.
déclaré les caujes fgnes eti
accidents de la coneufiom
du cerueau^ Jans play eau.
. cuir mîfuleux nyJraHure à ï os. Par--:
tanta
cé^
DE LA TE S TÉ.
tmt^^prefmtmmfitMftiAerde lâ cu^
rt/Donc lepatient ayant reçeugrandé
Concti^ion à là té^è , ^ lé Chirurgien
ayantcognoi^ance ^uehs n’eHJraSu
ri ^mak a cràinté qu’il y ayt quelque
n)aijfeau rompu au dedans , prompte-
ment luy fuut tirer du fang de la 'yeinê
Céphalique du coHe hle^é , f il en a co-
gnoijjance .8t luy en fera tire ajfe^ bon¬
ne quantité ^ayànt çjgard à la maladie
prefinte ç^futurê , principalement
ala'vertu^-^ cmcres chôfis qu’il fuet
confidefèr dla feignee : àinû que G alie
J / . ^ ^ ^ ^ 1 defangui
aeciaire.r^tpourcejaire, appeleras yn mirsione.
doùle médecin J fil efl en lieu ou l’on en
puijjè recouuretrPuk luy fera rase tout
le poil de la tefe , luy fera appliqué
lecataplafnecy deuantefifiti compo¬
se de farines fuiüerôfat oximeliOU
oMtres repercufifs f olds humide s ^
T)d q
DES PLAYES
îl faut eui lejqueîsjèront renomelle^fommt . Et
percufsifs eulter ceux qui font fecs ff! fon a,-
ïottzÜLTLmjlyiyigeyifs , commc 'vnguentumde holo,
^^^\^ç^y_Q_ufeml?l(thlesfour ce quil$ opüempar-
<]ues au trop gardent que les matierès fuUgi
neufes nefepement exhaler , tant par
les futures que par les porofte-^du Gra
ne Cj^ducuirqm couure lateBeSDonc,
tantfenfaut quils gardaient qu'il ne
firuint inflammation que plufioH par
iceux elle firoit augmentée . ^areiUe^
ment luy faut donner clyfiere s flouuent,
ftl n'a h on centre : afin de garder que
lesyapeursrtemotentaucerueau:qwfe
feraaufiiauecl'aydedesjriEtionsGsrli
gaturesfaites aux hraSyCmflfes e^iam-
é>es,eirparyen(oufis appliquées fur les
efjaules, tsr le phmpres du col que l'on
pourra: lejqueües feront affe^ grandes,
^ auec grand' flambe, pour faire pUts
de la teste. cocj
grdnde t^mlfion^^deflourner le fang
qgil ne monte par trop grande impetm
Jttlau cerne àu y lequel caujeroït inflam
mathn 'e^ autres maumu accidents.
Et le fendemamfaut ouurir la weine
puppe.qni eflfituee an dejjks de la jùm
re La,mhdôïdëJ,aqneüe agrande com^
munie ation mec celles du cerneau ; ^
eflant ouuerte fam commander au pa-
- lient qu’il ferme fa bouche csu l^ ne^, et
qU^d expire le pim fort qu’il pourra, fil
iuy eflp&f ible. Car en csfaifànt lesme
hràms fefleuent par ce moyen le
fang qnifiroit rejpandu entre le Crâne
t^lës membranes, eBeuacué, mais na>
celuyquïefl entre le cerueau e!st*lefdi^
tes membranes. Et ou tel accident ad-
uietlachofeefldefej^eree,fileny a, en
qualité, ou que Nature nefoit ajfe^for -
tepour lejùppurer x^ leietterhors. IJ&
DES PLAYES
peut pareillement ouurir quelque s ioun
apres, celle du milieu du front les ar
ter es des teples , aujli les peines de de/-’
foui? s la langue , afin que par telles ou-
uertures onpuijfefiaireyacuation de la
matière. conioinBe. Pareillement le pa^
Lesacci doit tenir diette tenue , fans hoire
dencsfont nullement a?in,prmipalement iufques
encores quatorzième tour , qui eft le terme
iufques au couBumier ou les accident s font encores
'^^^^i'^^^^’enyigueur. Enfiles médicaments re-^
percufiifsdQluenteflrecQtinueZiufques
au quatrième km: etpuit apres on dek
' <i;emrauxrefilutif s, commençant aux
doux e^amiahles , comme ceHe deco-
BiongL.radickalthe<el.^j.ireoSjÇipe-
ri,cala?niaromaticî,an,l,îj.foliorum
falm^ymaioran^efietoniç^e^florum ca¬
momille, meliloti, rofàrum ruhrarum,
fteçhado.san.m fi faits communisl.iij.
huüiant:
D E L A T E s T ■£. cdiij
huüiant ùmniajtmul fecmdum artem
cufn ^ino mhro aquàfahrom:jïat
decoBîo.'de laquelle on ferafomentatia
deux fokleimrauec feutre sou ef^on-
ges. Et te conuient en c efl endroit noter
quùl ne faut trop efchauffer la te fié: de
peur d'induire douleur inflamma¬
tion. Puis applifuerasle cerat efcrttpar
âeV^igoJLequel a facultè^de refoudre mo ' -
derementjdejèchere^ attirer par les pù
rofte^^Hhumidklqmeflfiuslefrane:
ei^parja^ertm aromatique coforte le
cerneau hjprit animaMequel cerat
tfi en ce lie forme furfuris hene trîtu Cerat de
rau i.uîj .jaring lenmm l.ij .rojamm, propre
mirtilloru, foliorn e^s^granoruem an. coeuf
• ; . . . . ;» fions de las
§-.y . caiamt aromattct | .pjs. camomn- re^^e.
l^^meldotî ari.m.f. nucescuprefi nu-
mero 'vj.oleiroJkcée^camomiUceani
fiij.cerç alhœ f.ÿ.f . thuris^mafiches',
7?d iiîf
DES PLATES^ 7 ”
an.^âij .myrrh4 5 .ij ftiluerifatu pdue-i,
rj/kndis w U^ueJaSip oleù cwn cem
omnm mtfcsmmr adimicem , ^fiât
erk inter formam empl^ -
firi& ceroü.Et dken auoir^slà •vn
gentilhome du duc Z>^ rhin lequel chmt
<^vtfcîé3 jurle pontjamt z^nge
home àii me, la teBefurw^^^
demeurai en terre comme mon , ^
teepar fiîgna par le ne^ bouche , w otieilies.^.
ç^jubiÛaEeB^luy deumt fortenfiee^
enfemUc tmkle. ^fage > mecques cqu^
leurlmde^0:dèmeùr£‘^^^ ioun^
- ' - > prej, eBre Ue^c ,if^sptarter tdujli fut
. ^mgthurikpkmhoire ny'mmger ,fors.
delà gelée fondue/^ des hquiÏÏonsdo
chappon mecjucre mares femhla^
Mes.neamoimfut. guerylVray efl qud
perdit fa mémoire, ^luy demeurakne
kalhaète., <f efl a dire , fm hegue nefça^
de I/A testez^ ccxiij
chmt expliquer ce qu'il defirolt dire. Ce
qui confirme le diré d'Hippôcras lequel
affirme que ceux qui pour quelque eau Quibis *
üontcôncufiwn au ceruéau^euienmnt cerebrum
. *'7 ^ laliqua&c
mcontmnt hegues ou muets . Or en tel ^
ea^ien'eftime de petite efficace no mots
que 7)eu^o Ja faculté d'^zm tel cerat
â'amir prohibé l'apofleme qui fe pôté-
mit ayfementfaire au cerneau. Ce que
-aucuns, bigarre^ hors de, raifin^nelieu-
lent concéder y maîntiennent ne fi
pouuoir faire apoBeme en la Jùb fiance
du cerueau . ^amUementmeroyent
qu'on ne puijfe. efehapper lors quil y a -
portion de laJùbHance du cerueau de-
perdue , ^ donnent des raifons en ï air
que ne rveux icy reciter pour euiter pro¬
lixité mais il mefiiffira le promer par
l'auihorité des ancte s qui ont laifiépar
'efiritteÜesch(fiseByeaduenues:hinU
Hippo.
Apho.x
liu.vi.
Gal.au liu
de inçcjua
li têperie.
Prothais
Couloii.
DBS PLATES
^utpar experietice on le^oit fiment
^ aduentr. Et premièrement Hippa.dk .
(jue celuy (pni agmnd douleur de te-
fte,Ji le Pus flue par le ne^, -^par U
bouche ouparlesoreilIes,celaguariHle
•malade , "Pareillement Çalïênauli-
ure de In§puali temperie,e^ P^fis m
troijieme Imre de fin Continent , chap,
quatrième,-^ (^uïcenm au chap. des
exitûres à la im partie du. iHj Hure cha¬
pitre vingtième, afjîr^ent que Natu¬
re iette lafaniefaiîte aucerueauparh
ne bouche, ^oreilles. Or par expé¬
rience aufii on a ^eu adu^nir iede ch(r-
Jè,St mefiuuient que maiflre Prothak
(pula (finrurgten d&deffunt mefieurâe
Ldgei,m'a recité affirmé, auojr^eu
fvn ieune garfon en lazi^ille du Mms
lequel (^doitafinnûr^negrofiecloe^^^
W fi à.la corde -par laquelle
D E L A T E s T E. ccxiiîj iV-j
fut eleueen haut,^ tomba la teHe pre
rmen jur Us quarreaux.8t Jubit perdit
laparoüed’ouyëc^ layeuë^ toute co
gnoifance 0* raifin, auec rétention des
excrements : puis ioH apres luy juruînt
la ficure auecques déliré , 0* autres
mauuais accidents . Et ne fut le.p.a^
. / \ r , . .
tient tr^ane acauje quon ne trmuott
aucune jraElme au Crâne . Et au
feptieme iour , il luy Juruint ^negran-
dejmtcr ^ fternütàtion^ auecques la^
quelle iett a grande quantité de Pus par
le ne^^oreilles0* bouche. Et apres ce-
fte euacuation les accidents cefferet,^^
guarit. D'auantage fay fait ouuertu-
re feuuente fois pour faire rapport en
iuBice à caufe de la mort de plujleurs
qui auoient eHi bleJfe^ à la teBe , ou îe
trouuois grande, quantité de Pus auec^
ques pourriture de la propre JubBance
DES PLAYES
ducemem, ^^^efemhlahlemetproux
uer que les plaj/es auecquesperditmdé
Juh fiance du cerueau^ ne font necefaU
rement mortelles. Il eB prouuèpar Tm
djorké de Galien qui dit amir wu '^n
desparties enfantgueriré^e playepene^
trame iufquesà I/vn des ventricules
ànterieurs du cerueau.^T^areillement U
Guidon, bonhomme Guidon , recite auoir veu
vneplaye en la tefie ^ partie poBerieu-:^
rerdelaqueüeefiüitfirtydelajubfian.:
ce du cerueaufi^ le patient guérit. Et
quant à moy ie vous puis ajfeurer en a-
Hoir aufii veu . Dont icy en raconter ay
Hiftoire hiBoires,de la mil cinq ces tre,
dvnc^"
ees de
tant mon®, • r r
fîeur leraa de é>nonteian ^penjdy l’vn dejes pat
refchal dô^^^ receut vn coup de pierre à la té-
Monteia.*^» ^ 1 r ' ^
fie : parvn de Jes compagnons , touant
de EA teste. ccicf %iÇ
4upaîet^^le cdup fut furhspàrietdU
partie dextrÇyauecjraBure ^ emhar^
rure dudit os, jortoit par fa play e de
lajuh^ance ducerueau, la^rojfeur de
demie auelaine ou enuiron . Et fuhh
quaperceu^ telle ehofi , dijojs la playe
eÛre mortelle. Et fur ce fait arriua ^'n
ieune médecin, lequel conteHa fort cotre
moy,dtfant quicelleportiondu cerueau
eBottgrejfe, non de lafuhftance du
, cerueau. Auquel te dis qu% lagardafi
iufpues à ce que i'eujfe hahillile patient
quefon direfiroit trpuué de nul ef-
fe^ ,^t apres auoir pensé ledit page > à
fn de prouuer par raifn expérien¬
ce quHceüeportio de cerueau ne^pouuo it
eflre greffe. le luy dy premièrement que
au dedans le Crâne , il ne fi peut faire
grejfe, enco re que les parties fiientfioi-
des : à caufi qüd y a grande quantité
DES SLAVES
d’ef^rhs animaux, qui font trejchauds
^ JukilsJoinB la multitude des sa¬
peurs eleuees de tout le corps à la teHé:
iefqueJles chofes empejchent là générât
tïon delà graijfe * 0.'quanth hxpe^
rlence par la dijfeciiôn des corps morts,
iamais onrpy ‘voit aucune ^raijfe . Et
neanmoins youloit gaigner fin dire par
îoujiours Cûtefler. Enfin luy dis qu^Mr
tre expérience nous mettroit ctaccofd.
Qe que plufieur s gentilshommes au- ,
très afiiBants âefirùrent bien ^oir
entedrexar fi c^eHoitgràijfe ,elienagér
roitfiir leau,au contraire que fi àeHôit
de la fuh fiance du cerueau, qu^elle iroït
au fins. E>’auantagefic’eBoitgraijfe
en la mettant jur *vne pelle chaude elle
finderoit.-^fi c^eBoit du Cerueàu, il fi
deficheroit w demeurefoit aride com¬
me parchemin fans fi fondre ou lique^-
DE LA TESTE. ccxvj
fier ^promptetnetirujlerypour ce qi^tl
eB gluant, humide aqueux . Et fu¬
rent faites telles efi^reuues, dont fut trou
m mon dire eBre yray:^ co mhie que
ledit page euf telle portion de Ujuhfta-
te du cerueau perduë,ilguarit. refie que
il demeura fiurdjD'ahondant n'aguê-
res,maifire Efiienne de la riuiere Chi¬
rurgien ordinaire du^y ; ■^■Loys U
"Srun, Chirurgien iuré à Paris, ^ moy
auonspenséyn nommé maifire IS^hert
courtgemU jVfvn des chantres ordinai¬
res de la chappette du ^y, d'^neplaye
en la tefiefituee au milieu de hsCoro-
nal, faite d'-^n coup d*ejpee,degradeur
de cinq doigt s^u enuiron, a:uecfraH:u-
rex^emharrure d'r^nepiece dudit os,
laquelle éfioitfeparee du touid’auecle
Crâne : pour extraire x^tirerl’os
rompu, le trepanay.pource qu'autremet
DËS PLAYES:
''m neieufifetiamir,^ apres fir4j/ tel
dit üs fraBuri mee<jms eertaimmftm
mets propres pour extraire aucunes pie-i
ees et os de dejfous le Crâne, dont ieien
repr^ente i^ de plujieurs fiftes
peux choijîrà ta commoditL
1
DES PLAYES
parlaplaye
delà JùhJla
ce du cerne¬
au , lagrof-
feur d^ne
auelaine ou
nojtre
maijin^-
Jee doEteur
en théologie,
^ Çojfelin
mathematï
cien ^gar¬
de de la /i-
hrai-
DË LA TESTE^' ccxviii
éralrle du2(py ^ Claude roujjelet ha
chelier en medecineSt neanmoins a le¬
dit de QQurtgenou recôuuert fanté^^ a
frejentefl encor es ornant -, Donc pour
mnclurre ^plufieurs eflants hkjfe^ à la
Cefleparpetiteplaye meurent des autre s
mnoh^ant^n elle fih grande auec
perdkfo de la Juhftançe du cerueauD^U
mnt quelquesfoû , 4upi pareillement
on rç/Qft en certaines régions ^ faijons,
les play es de tefte eflre quaft toutesmor
telles P cheJe eBrage quajt incogneue
par raifinimaùpar feule experiece. Ce
que le référé du tout augrand Archite--
Beurfadîeurde toutes chofes, qui dijpe
fi fÛ détermine m lire vieainfi qu’il
luyplaiH,
Des playes de la face/
DES PLAYES
^ \apres auok ainji tram
mes de
\ la tesle maintenant fam
'^parler de celles de la face,
lejqueücs fe doiuent (oigrteufimeî trait-
terafin que les cicatrices ne demement
laides difformes. Les caùfe s peumt
eHre fèmhlal?les à celles du Q'dne ffça-
mir effexurnes.M ais aux ej^eces
diff wences on peut adiouBèr amputa¬
tion totale de s partie s J comme d"^ne o -
reille oud'^n œil creue^oudu toutjorty
hors de la tefte:auffi le ne^du tout coup
p€j auecques portio de là leurc oU to¬
talité d^icelle . n?areillement laplaye
peut eflre faite de chofe fi yiolente corne
d'yn coup de hacquehute OMre chô- '
fe femhlahlej qui aura rompu em¬
porte portion des os du palais : de façon
que lepatietiamaü puis apres ne pour- .
^ ra parler
DE LA TESTE. ccxix
ŸH parler que lignant, ç*eB adiré par-
lant du ne^:fd n’efl ficouru par le Une,
jice de la Chirmgiç : ce qu'il te fera dé¬
claré cy apres.
Or pour la cure d'icelles ^faut que le
fhirurgie^minijlre' de Nature, ayt cinq^
mutions. La première, epd'ofler lescho
fes eHr anges comme poil, efquiüe s d'os,
^ auaresÇfaucuneseny-a )e^:agran
dir laplaye fd en eflUfein, La f cou¬
de, approcher f^reioindre les leures de
la play e. La troipeme , coferuer lescho-'
fisiointes : ce qui fe feraparhendages,
compre fes, repos, (^future s, fi la playe
le requiert. La quatrième, eH de. confier-
uer la partie enfin tempérament . Car
*vne partie fieiche ( comme font les pau¬
pières desyeux, le ne^,les oreilles:à rài
fin qu'elles font cartilagineufes)dema-
de médicaments pim fies que les oMres
Se iq
DES PLAYES
qui Jontplùs charnéufis.Lacinqieme^
de corriger les accidets comme douleur,
chaleur Jîeure^ àpoHeme,flux de fang,
gangrené, mortification totale , ^ au¬
tres : en ordonnant U régime fur les jix
chofes no naturelle s (félon là necefité)
ainJtqu’amnsmonHrêcydeJfus,
Desplayes Qr doUc nous èomenceros dux playes .
des four- , ^
cils.: desfoUrcds , en continuât les autres par
ties feulement pour U prefent, iufques a ■
la trâchee artère . dAucmësfois il ad-
ment que laplajsférafaiie au trauers
dès fiurùib, ênfrte qué lès mufles ^
pannkule charneux qui les meuuet c?*
eleuet,frdntdutOUtdilaëere^^coüp
pe^. ^donclefStés paupières ne peu-'
ue-nt eslre elèueês , ^ lé s jeux demeu¬
reront clos, de façon que le patient ( fil
^eut’Voir) fera contraint (<vôire après' ..
la conflidation de laplaye ) eleuer de
• fa main
DE LA TESTE ccxx Bd
pi main ladite paupierexe que fay y eu
plupeurÈfdk:(^ tel aecident le pim fou
uemyient dé h'mperhie ou inaduertdcê:
du chirurgien faute d'auoir deuèment
coupi là playë , ^ dy auoir appliqué
çomprejfeîy fait ligature propre . Èt
ou tel accident ferait pruenu, faudrait
coupper du tout amputer autant du.
cuir dupannicule charneux qt^ilen
fera hepin:dpn que lapaupierefe tien¬
ne eleue en haut fans que le patient fit
contraint y mettre la main . Hluisfaut:
coudre dëuBnent la play e ^ de coupure'
de pelletier:^ par dejfm fera appliqué
pour lepremiér i^pcond appareil tel
medkamet.'^.alêi refdti ff . alhumi-
na oui numéro duo^holiarmenicijsdgut
nis dracontSjmapkhes an, ^Jj. agitetur-
pmulpat medicàmentum:C^pitfait~
hddage pf) ligature proprepourtel cas^.
^eiiîj:
DES PLAYES
Puk apres on y fera de Veplaflre Gra^
ùa dei ^^el hetonica , ^el diacalchiteos
Oïl autres fimhlahles , iufjues à ce que
la play e fiitconfilidee: telles play es
Les playcs autres de la facefe cmret façilemet,
de la race ^ ^ ■ p
fecurêtfa-y Jont accompagnées d autres
çilement. mauuak accidents ou que le s patterns
fujfent fort. cacochymes, ,
Des playes des yeux.
S Es playes des yeux
font faites de çhofes
poignantes, trenchan
tes , o,u contondantes
ou autrement, Stfe-
lo n Icelles différences ffaut que le Chi¬
rurgien diuerffe la cure. Or fil y a au-,
cune chofe eÜrange dans læil, faut fu-
hit la tirer hors , renuerfant (fil eft he^
fin)
Jom ) la folfehre doucement auec la
queue de hj^ amie. Et ou ne la pourras
aperceuoir , appliqueras dans
ï œil trois ou quatre grains de Jemence
dOrminmn ou Toutehonne, laquelle a
puijlace de purger etnettoierles ordures
(^petits corps efiranges des yeux , non
toute sfois infere^ ^grandement atta¬
che^ contre les membranes : mais ou la
chojè eBrange ferait adhérante ^ in-
feree aux membranes: a lors ^fras de
c"eB inBmment^ lequel pofiras far l’œil
ouuriras les paupières, e^pre feras
doucemetïæil , ç^par iceluyfira tenu
ledit œil fiable,-^ auecques petites pin
cettes firatiree la chofeBr ange hors.
La figure dudit inBrument eji telle.
Figure dVn inftrument pour dilater & tenir
les paupières fiables : lequel fe peut accroi-
ftre & refèrrer félon la grandeur des yeux. '
DES PLAYES
Or âpres
f ^ trâiEileschà^
V JJ
dans tæil tel
tnêdicamem,
I^renê^ ger^
ims iPœufs
dixoudou^e,
agtte^én^n
fnôrûèr de
plornh, auec-
^Ues ^n peu^
déaurofe^et
lerüèttë^daï
ïæil y^pàr
â Jùrledkætlet
^ partïes^oïjî-
s ferarm repercuÿifteî cpie ceftuy^.
albwnir
DE LA TESTE. ccxxij ^%7^
alhumma, omm mm âiij.fuluerk alu-- .
mmt^/och^cohuflt.^.ij.fmgumhdra^ .
conü ^.j.a^uærofam dn.
ï. ij.dptetUrJtmul,fidtrepercu^mum, .
ducjuêl on ^Jera ^fird réitéré Jouuèt,
Autre. F rené ^ formage fixais ^hien ecrè~
mé J eau rofe ^ hlartc d^iêuf^ fuc de
accactè .Autre pim excellent èl^de pim
grand' force à reprimer là fluxion
ofler l'inflammation, ^.gummi arahU .
ci ^drdgagantian.i.iijpjîlliffidoniô
rumfeminîéportulacx.plantâginUJk-
mach an.-^.ijflat mujtlag. extrahatun
cuma^uaplataginkflÿîanig^rôJarÏÏ^
fiat coüiriuy duquel on ên pourra /èurë^
met‘vferîant au dehors ïûêil quâude^
dans . Et noterai quê^ tom les remedes
que tu appliqueras a l'œil ^ du tour
d'iceluy y Çe doiuet appliquer tiède s. Fay
njeu aucuns ayants playes dmçjpeMX^ _ ,
1
DES PLAŸES
faites parpunBio d’aiguille ou depoin^
fin ou chofis femhUhles.en la fuhflan^
, ce de l’œil (non toute sfoü en la pupille)
finir hone quatite de l’humeur aqueux
^guarir^eny appliquât leremede fuf
dit tels mucilages. ^ .gummi ara-
hici diadragaganti an.^.ij. fiminü
pfillîj cidoniorum an. ^. j. l?uüiant
lento ign'e in fujfcieti quantit. aquœ ro-
fac. donec acquirantformam mucila-
, ginofam. Et par fois foM faire inHiüer .
ou rayer laiB de femme alaiaante <v-
ne 0e(plufioB que d’^n mafle^^par ce
qu’il n’eBJl choM ) lequel a faculté da ■
douàr,^ appaifir la douleur ^mondi-
I fier pfil nettoyer. SemUahlement on
du fang de tourterelle ,pi‘
■ pour fe- geon,ou de poullets,pris fous l’aijle.
der dou- J ceux aufiï refiluet ^mondifient ô^ap-^
yeux. paifentladoideHr . Aufii fera appliqué .
Jurïœil
DE LA TESTE. ccxxiij
fur ïœîl parties yoifneSjCe cataplaf
mejequel a grand’ ^ertu anodine 0*
fédatiue de douleur, -^prohibe lafti-
xion inflammation, '^.camis porno „
rumfah cinere calido decoBorum |
'vitellos ouoru numéro àijxafliceflflulç
receler extraEl^e | .fl.mucilagmispfilij,
althe<e ^ cidoni. an. j. farina hor-
deiparumdncorporentur omnia fimul,
fiatcataplafna.n^areiüement on peutptûi-C^
^fer de poulmos de mouton ou d’autreV
heftes,yn pen parhouiüi^ en laîB,t^
toîis chaux les appliquer dejfm , les ^
renouueler promptement que le patient
fentira qùils feront jroids. St ou cediîre
mede n’auroitpuijfance de feder la dou ,
leur ; à caufe d’^vne extreme chaleur,
fit fait tel remede .'prenez fueiüe s de
iofquiamentme poignee,cuittes fous les ce
drespuis piüees en^n mortier auecques
DES PLAYES
mujtlages de pftÜi 0* cidoniomm , ek^
traits en em de morelle 0 flantaimet
en feit applique entre deu^ linge sjùr ks
jieux 0 temples. <iÂutre, ‘^rene^
mufilages de pftlij ^ 0 cideniorum,
extraits en ^ne deco^ion d? papa-
uer ^ 0 svn peu d’opium aueçquei eau
rofe.Etou la ployé auroit kefiin d’efire
mondifiee , 0 inearnee jfira appliqué
wdf pm- medkàment.'^. Sympl rofati dejic-
pre aux cîs g fmkuli (^: rutha on.'^.ip
pîayesdes oIq^s IptaMi^om on.^.i. mijce
Jumdidlum. SemUaklementlesfiel^
de raye de Heure ^de perdnx dijfoul^ en
eaud’eufiafi ^ fenoil font propres à la
meudifieatiQndkellesplayesrPareiH
lement cè (yllire, aqua hordei I .jé
meük defjfumspi 3. ?ÿ. aloes ter Iota
in aqua plantagink w faeari candq
ana.}.j.fiatcollirmm: 0fil eÜhefoin.
yeux.
de la teste. ccxxiiij
engendrer chaîr^onfvjera de cefiuj,
"^^mnfiUgtnkgumrni olthmijarcoco^
U,(^rahkke^drag<^gmtim,%iij.ex .
traB^ma^mhordei^^hesterlotam
a^m rof^rum i^peemfi ^flî ^
tfthuûfe preparatg .fi. fiat eoütrm,
OrilfminoterquelaçonmnBmeaUr
i 1 n • J • • / / Ea cornu
moyen de Lajomton de eontmmte,[Qua.me^Gtà
autrement )feleue quelques fiok en
grande tumeur pour la defluxm dhu^ naturelle:
meur oulfetofite^^qu'elle comre du tout
I •/; n 1- r 1 1 voit aux
ta pupille, et Jort mn fort hors des pau~ hideri-
pierès,e!s^fe.mUed'^ne€h.a}rJùpefiu^ ques^o-
perdant fd couleur naturelle, e^deum ques,la-
rouge:qmfi fait au moye de la douleur dres , ou
^ chaleur eftrange,aue.ç rnenmpte oSer^^s?
quelque aquofm, en forte que Iml nefe autrescau
peut &uurtr ny clorre . Et me fak trouuè
en compagnie £^n kme Chirurgien^
quifansfnoy/vouloit coupperet adap^
1
DES PLAYES
terremedes corrojîfsfour amputer F
xuherance de ladite QonmnBdue’.mak
te l'engarday,par ce qtCileufl eflè eau-
fe de rendre atieugle fin patient^auquel
ordonnay ’vne fomentation d^yne déco
Pour re- Biondecamomiüejmeliloî^rofes,ahJîn^
SiitSue d'ireos^et
tumefiee de fiuchct^ houiüi^ en laiEl : ^ duecep
çar vente cjponge S furent faites fometations : puis
apres auecques cejie cyplus forte de
Jiccatmey^nuckcuprefi^gaüaruyha-
lauÜioru an. % .j. plataginis, ahjînthf^
hippurû J forum camomille ymeliloti,
rofarum ruhrarum an. m.f. hiiüiant
Jlmulcumaquafahroru,fiatdecoEtio
pro foîu. Pareillement on peut faire c a-
taplajme deladite decoBion,auecques
faringhordeifaharum,pulueris mafli-
ches^myrrh^ejreos. H^uis en la déclinai,
fin de la refilutionfuft ^sé de ceBe li¬
queur
DE LA TESTE. ccxxv
joueur dasfæïl: laquelle agrandi^ime
rvertu dlafiraindre^cojùmerjèicher
rohorer ladite coniunBiue relaxee , qui
telle. Faite s durcir^n œuffrah.e!^
juhitledej^ouiüe^de fa cocque o~
fiente moyeuf dedans le^eHe du
hlanCymettre^<vn firupule deruitrhl
romain en poudre:puis teJpreindre^das
wn linge blanc net ^ ^ dlceüe li¬
queur en foit mis quelques iours dans
l'œil aueçques quelque portion dleau de
■forge, en laquelle m auroit fait bouillir
fumach, rojès rouges. St te puis ajfeurer
que tel remède efl degrant effeSt.Mais
ou le cas aduiendroit , qu'il fefifl chair
fipercroijfante en la coioBiue:elie pour¬
ra eHre co njùmee par ceBe poudre. .
■^.ofisfepig teBarum omrum caU
cinatarum an. 3. j.fatpuluis Jubtilis,
On peut pareillement 'ifr de^'itrioL
Ff.
DÈS PLAYES
cdcm^on dun hmle^ou mtres femhU
hUs: mds auëcques grande diJcretio,en
'vfant toujtours de repercufifs dejjus
î œil ^ à hntour^pour chuter mx aç~
iidets.Or H fmt entendre que laflüxio
peche quelques fois en fi grande quanti--
te et qualité d'humeur agu , que la for
nee p ropt -^fe creued^ prte que tous
les humeurs portent hors , ou par coups
0 U autres caups extérieures . Et ou tel
accident, adutendrok apres la curation
de V'vlcere, on pourra adapter dus tor-
Lite, y n œil fait par artifice, come ceux
cjfigure^,qui font feulemet pourtorne^
ment dupatient.
Yeux artificiels , defquels t efl:
deriiorîftréle deflus ôc Iqdet I
fous,
CesTeux I
ccjgcvi
: ^esyeux artificiels feront d'orjemaih^
h^de couleur fimhlaUe àu naturel,
Ü'auantage icy noteras que pendant
que tu cures les ploy es ^ attires di^o^
fittos mauuaifès des yeux yu dois fituer
la tefle du patient ajje^ haut, tenir;
cio s tmiqur efl fiain: a raijon que toute
partie â^ulnme "doit eflre en repos : ^
par ce qU'i^n ceil mfi peuPmomoir que
l attire ne fie meuue :pour ceHe cauje le
fiain doit eftre tenu bandé cio/; a fin
DES PLAYES
malade demeure en repos :
pour la connexion ç^colligance quils
ont V'vn auecques l'autreparleheneji-
ce des nerfs optiques ^motifs :*t)ure
Piemere, P ericrane jeunes ^arîeres
autres parties rPartant pour la co~ |
nexion^ confentementquils ont
anecqms ï autre : car lors que feu^
fejamrefnt la dguteundéfmcompa
gnm : dé façon quéle Çhimrgkny doit
prendre grande foüicitude^ :pom coque
le pim fiuuentPm ^oitl/ne fluxionfy
f aire f grande Jaquelie par lerremedes
fiifdits, ne peut eftre arreÜee^fice n*eB
f ar ‘vne autre pim extrême^ qui eB le
cautere aSuel auec Seto appliqué der¬
rière le cûldequel al^ne rnerueiüeufe ef-
fcace auxfluclions imeterees : qui foit
njray , texperiencequotidianelemon-
ftre,que toji apres que l'<vlcerefait par
DE LA TESTE.' ccxxvli
ledit cautère, iette èouè)^ia ’veue^Jh
clarifie, y oire a ceux qui ia l’àuoiet qua
fi du tout perdue : ce qui c*èfi 'veu
fiefche mémoire à 'vn homeBe Italien
orfeure^nomme mefiire Pdule, demèu^-
rat en Méfié, près les Auguftins de P a
ris, lequel euft ^ejtuxionfiir lesyeux^
ou pltfieurs tant médecins que Cloirür-
giens^^ autres y auoiènt mis la main,
defqUèlsrecèutpeud*ayde,etnefipou^
uant plus 'voir conduire , m^apelia, ^
luy confiiüay d’aller à fextremereme*,
de, qui eflo it le Setonxe que ‘volontiers
accorda > l’ayant applique, fon
'vicere eBant conuertïè en matière ou
fianie\começa a mieux'vow, àmeju
requefin'vlcerecouioit,toufioursallok
enamedant,defaçon qu’il recouüra du
tout fa 'veuêy^ porta ledit feton enui^
ron 'vn ah ou plus: puis fien fafchapen-
Hiftoire
digne d’<
ftre bien
notee.
DES PLAYES
fmt ne luy faifoit plus aucun pm^
jîtjdont le voulut oHer^ cîorre,
fa playe: maUfix mm apres tomba en
pareil accidet, perdant la ^etw comme
deuant , ^arcjuoy me renuoya quérir
pour luy appliquer de rechef leditfeton^
dont toB apres recouura pareillemet fa
^eue :0* le porte encore à prefent. Or ie
ne tepuUençores affe^ louer l’effet dù*
dit fetonrear depuis peu de tours en ça
l’ay applique par le confeil de- Jacques.
Houlier doBeur regent en la faculté de
me decinejoomme de grande érudition
Ôr* defnguliere doBrine^à ieune ha
me adgé del^mgt ans ou enuironjequel
toboit fiuuentdepilepfe: maisincontu-
nentquefonl^lçere comença àietter fa^
nie i n’eB tombé audit accident: e^
^ray fmblable-que le ^irus ^ene
mfttépretyffue parïztlcere fait dudit
Jeton
DE LA TESTE fccxxvii|
pto.Ie tèlai^e encores à déclarer Çàcaù
fè de iriefuetè ) lesèffets ^ue telle ouuer
ture fait aux arthritiques, à autres
dijpoptiôns contre Mature, que hpere
tedeclarer en mfire pratique 'vniuer^
feüe.Ormamtenatfautdefirireauiew
ne (^hirurgtela maniéré d'appliquer le^ fftrtfiie
dît feto,es* luyenhàiüer la figure.
fŸÙerement faut que le patient fiit
Jùrl^ne ejcaheüé,luy comandÈt l^aifièr-
la teHe en arrière: afin que le cuir auec
que s le panmcule Charneux , fiit pim
laxe. Pukfaufqu'vnmmifiretkee^
eleue en haut ledit cuir,e^ d lors le chk
rurgien pincera le plus profond près
dupoilqu il pourra, ledit Cuir, /ans au¬
cunement touchera aucun muficle dtl^ift^S-
cdl,poUr les accidents qui enpourroient^
aduenir,co mme fpajmes elfi autres: ■■
ferrera les tenailles (à lors qu'il mettra^
DES P LAYES '
Hip.^ph. Ig cautere)ajfe^ fort : par ce moyen
bus ciolo- patient ne fenùra l’aBlon du feu far
ribus &c. deux douleurs enfemUe faites en mef
me partie ^ lieu^a plus grande donne
infenfelnlité à la plus petite, Domertu-
re fe doit faire en log, no entrauers:
car par ce moyen l'euacuation des ma¬
tières fe fer a mieux ( pour la reBitude .
des fbres )ljes tenaiüesferttpercees au
milieu pour P ajfer le cautere au trauers
Ictpueiferaenfinextreinkeagu^triagle
ouq^uarre : àfin quefin aBionfoitplus
propte. P uisfiudatpajferas au trauers
defditestenailles,(^du cuir que tu au-^
rxs cautérisé ^ne aiguille a Seto^enfilee •
de fil de cote en trois ou quatre doulles,
lequel fera imhu ^ trepe dans allume
oui oleum rôfatu . Puis appliqueras
coprejjestrcmpees audit medicamet^^*
feras ligature propre à la partie»
DES PLAYES
Or le lendemain en fera emhrocatiQ
d’huille rofat an tour du col, ^ fer a co^
tinué lejufditremede aufdkes ceprejfes:
le feto fera imbu de dtgeHif fait de
de iaune d"œuf^ huille rofat, iufjues
à ce que ï'vlcere iette bouc: ^ alors on
yfera d’^n tel medicamet autour delà
Le feton dite corde fl de coton. Çi. terebinthin^e
de coton | .f.fuluerü ireos, dtagredij , agarici,
on foyc trocifcati,e^ reubarbari an.^.f.incor-
crânioilic ^ * n % r J*
■j^onàiô.'p^returommajtmul,jiatmeaicam€tu,
catif. duquel on ^fera tant que Ion voudra
tenir lylcere ouuert,pour ce qu'il a yer-
tu d'attirer les matières du profond et
les mondifer fans douleur.
Desçatarâ6tes &: vngula.
DE LA TESTE.' ccxxx
2{^quelquésfoisparcôupou
cheuttes ^ cmires caufes,
font faims catàraBes
ongles auxyeuoc , (jue de^
clareray le plus bref (puSlme fera pofL
lie ^commençant auxcataraBes,
(ataraEie eBappeletdes Grecs Hy Qe?
pôchima^des latins fuffufo^ç^ des ara
les cataraile, du ^>ulgaire maille, '
Or il ne fmt icy di fauter des nosimak
que la chofe f it entendue. P arquoy di^
fins que QataraBe n-efl (mre chofe
qu'vne taye oupetite peau , qui naiH
fous la tunique Qornee a lendroh de là
pupiÜe, ou prunelle de l œil, nageant fur
l-humeur Aqueux: a la differece des ta
thés, macules cicatrices quifent def
Jus ladite fomee ou (oniunBiue .oAu-
cunesfohlapupiUeenefidutoutCQUuer
te, aucune sf ois feulement à moitié.
DES PLAYES
queîquesfois ny a petite porttm
d’icelle . JSt filon icelles différences, F
Bï6 deteeil efl deprmee -^empefehee
ou du tout perdue ^abolie : à raifin
quehf^rit animdl ^ijuël'ne peut ’re-
Lcscaufes luire àu trauersdicèüetdye.Lescaùfis
font extérieures ou intérieures. Les ex¬
térieure f, comme coups ou cheutes eu a-
uoireu trop grand chaleur ou jroidéur
à la, tefle <pui auroient cause queîipte
douleur fluxion auxy eux. Les in¬
térieures font greffes ‘vapeurs fu¬
mées eleuees de tèfomach(par faut ede
bonne digeÜion )au moyen d’auoir 'vsè
indeuement de greffes viandes , ‘tmù
forts, gp*gsneralèmettoutes chofis ya-
■poreufeSjdot font faites greffes ‘vapeurs
•^fumees corrompues, qui montent de
hftamach aucerueau:puis defendetU
auxyeux par quelque efface de temps,
DE EA TESTE. ccxxxj
lej^ueüts fe liquéfient fondent tn
humeur ^ifqueux, fuis fie codenfentx^p*
congèlent fur lu froideur desyeux^ain-
fi que soyons en lu generutio de lugla
çe.Lesfignespeuuet eHreprù deladefiiç^
eriftion prédite ^ pur ce qu'on ^oitprin^
cipulemet lors qu'elle eH confirmée, '^ne
tuye,m€mhr une ou petite pem , Jur lu
pupille, luqueile efi quelquesfoû Hun-
€he,nom,€elefi:e, cendrée oulmde/:itri-
ne , •z/erde,^qu€lquesfokrefimèlunt^^s va-
ùurgent y if, dont icelleejifortmaniu-l^ç^^^^^
Me entre toutes les mures . Toutes lefàQÏ'e^o^
quelles font uînfi colorées félon lu diuer^^^^^f
fille de l'humeur, dont elle s font fuites, yeux^cau-
Tu commencemmt que lu
fe forme,ilfemUe uuputietyoirenl'ùir&lonlems
petites mouchespoils,ret^ ^
uerjès chofis qui montent é!P* d^fi^det,{ontdmer
'^qu'‘vnechofefoitdeux:uufiiquélu^i^^^f^ co
DES PLAYES
îtmkre , ç^ caraBeres ou images luy
femÜet pim petites qu*ils tfauoiem ac^
couflume,k caufique la faculté anima
hyijueüe ne peut deuëmet reluyrepour
ïôhfcurité que fait la taye : amjî que
font les nuees i lefqueUes empefchemla
humtere du fileil ^ de la lune, reluyre
fur la terre » Pareillement lors que la
cataraBeefl en Jonaccroijfement le pa
tient ‘Voit moins en plain imr que vers
le fiir,par Ce que leimr efiant en fa gra
de lumière refont difipcl*ejprit vh
fuël.Et pour ceftecaufe lesjtmulaçresf
images e3r*caraEleresfimUentplmpe-^'
tites enplain iouriqueyerslefoir:à rai^
fin que befirit animal l^ijuëlfifirttfie-
le iourn'eflantenfagrade clarté. D^a^
uantagefildcataraBè n occupe qu*v-
ne portion delà pupille: alors le patient
voitchofisoèfiures^de dmrfesfor-^
met)
de la teste. ccxxxij iMt
mes , comme dé croisants oufeneBres
ohlogues, autres corpsfantajiiques,
Ft quat elle couure du tout la pupiUe^et
qu'elle eficofirmee^ne peut plusrien dis¬
cerner de fa 'veuèfors aucune lueur du
io ur p^ de la lune eBoilles^ou de la
chandelle^
cure des catara-^
Ses jqui commencet
à Je former fe fera en
ordonnant. aupatïet
(on regme. , euitant
njîns forts ^iiandes qui engendrent
facphlegmatique&groSesyapeurs.et
généralement toutes chofes agues y com^
me faleures , efpicenes , aulx , oignons^
moujîardepok,feues,nauets,chajlei-
DES PLAYES
gnes leunJèmUa^les:c^
lementlecoïtimmoderi, (jui en tel cas
eB fort contraire. S'ofain fera fait auec
fenoilypour cequ^il a ^ertude clarifier
la ^em , prohiber les sapeurs de
moter en haut. Et pour cefle caufe apres
le pajl Je patient doit ^fer de cati^ac,
conferue de rofes ou dragee^compofeede
chofes carminatiues . Semblablement
fera purgé fig^é (fil en eft b efein)
filon baduîs dudoBe médecin. Pareil¬
lement feront faîtes fïBlonsdiuerJtueSt
applications de ^etoufes derrière le col.
Àufi le math le patient ^fera de ma-
fiicatoireSjpour faire derluation des ma
tierespitukéufes P aria bouche.
c^ucun ancien praticien nous alaif
fépar efcrit , (pue la fiBion faite des
doigts Jurla palpebre,^ regardât fiu-
uent les f^oilles du ciel, ( ^ quelcpues-
foula
DE LA TESTE. ccxxxiij ,2,iî5
foh lalme enfin plar) ajfirme que teU
les chofis conjùment ^ difiipent la
taye (foute sfik non encore s confirmée)
aufii fiait le regard du miroir d^acier^
CT» despierres precieufis , ^générale¬
ment de toutes chofis ‘verdes : pareille-
nient ïefiation fiaitepar quelque perfin
ne ( âpre sla filBion fiaite furlapalpe-
hre)qui aiMaleine douce, ayant mafi
ch'e fienoil,anls, coriandre, noix de mu-
guette, clou degirofifie, caneüe ffi) leurs
femhlahlesdes ayant encores en fia lou¬
che , luy fiera efifidfion danslœil ç^le
pim près quefiatre fie pourra, faut cp
tinuer teüechofeparplufieurs^ diuer
fiesfiois. Et parce moyen on efehauffe,
Jùltilie,refiut, rompt, ^difiipela ca-
taraBc . Outre pim on doit^fir de ce
collyre qu’efirit de Vigo , lequel a aufii
grand* %^enu de clarifier la ueuë, 0'
DES PLAYES
prohiber que les cataraBes ne fi confir^
ment : ^ mejmement les dipfe fou
uentesfois les cure, Çi .hepatis hirc'mi fit»
ni recemis lih. ij. cdamt aromatici^
meüis an. I .f. Jucct ruth^e^. iij. aqua
chelidonicefæniculi, ÿerhenie et eufia^
Jî(e an.l .ifpiperü lon^i,nucûmufiatÇj
gariophilorum an.^ ,ij. crocî 9 .j.florü ro
rifmarm aliquantulum contriti an.m.
ÿ.farcocoüg^doeshepatki an.^ .iffellü
raygfeporis perdicîs an.%.j.Cescho-
fis fiknt piÜeeSy^puis fiit adioufiéjà
cari aUi I . ij. meüis rofati 3 . ffi) le
tout enfimUefiit mis en Üalemhic de
•verre , difliüé in halneo i^Mari<ey
,^de cefte diftilation en fiit fiuuet mis
aux yeux , Etjt par tom ces remedes
ladite taye nejt cureeynah au contraU
re fie forme engrofiit plus fort : à lors \
la faut laijfir endurcir confirmer, a
h i
DE LA TESTE, ccxxxiiij Lum
jfo qu'on lapmffeguârlr par operation
manuelle ^quife fera en lahatant auec
ques ï aiguille[comme nous dirons lien
toji) carjt elle eB trop tendre lors qu'on
la ^oudroit ahatre , t'aiguille pafferoit '
au trauersy^^ ne la pourroiton ahatre,
qAu cotrairefelle eB trop dure^dtffici^
lement efl ahhatue. Dont eB hefiin au
Chirurgien cognoiflre celles qui font con
firmeeSjOu non confirmées. SemtlaMe^
ment celles qui font cur allés , ^ celles
qui font irtcur ailes : lefquelles chofès fè
peuuetcognôiBreparlesfignesquifen^
Juiuent . Bt premièrement celle qui eft
confirmée lors qu'on fiotteïæilfainw ^omco~
qu'on frotte du poulce doucement celuy gnoiftrc
et 1 CL f' 1 ' câtara
ou e^la cataracte y i^Jubit que L'on qui
l'ouure Csr* on •voit que la pupdle fe di-
latej^ tofi retourne en fon lieu fans de Armées.
meurer efparfe dilatée ^mais retour-
DES PlAYES .
ne promptemet en mejme ejiat ^ cou^
* leur qu'elle efloit AU P armant tauoir
jrottee, Au^ï que le patiet ne peut *votr
dijeerner aucune chofe par le fins
de la^euç, c'eBfigne infallihle que la
CataraBe eB entièrement confirmée*
QyéueontrÀire fi le patient ^oit encore ^
peut dificerner aucunes chofisparla
^euè: ^ aufii que la pupille demeure
dilatée ef^arfe ' apres la filBion de
l'œil,c'efljîgne qu'elle n'eB encore confir
quoy ”le' ^ fçauoir pourquoy lefihirurgie
chirurgie oculiBè pôur cognoiBre files Catara-
fahf&S't curahles e3?* confirmées, cloB
Ja friéhion l'ml fiain du patient, ç^fiotte l'autre? .
eiTla a fin que l'efirit animal
czutzGte.fuel de l'œil fain aille en plus grande a- ,
bondance,à celuy q^ue ton fiotte ^que
ton fiait ouurir promptement fans l'au~
tre?^ti fiait que la pupille fie dilate,
DE LA TESTE. ccxxxy’l^^
la QtmraBefe manifefîe oculairemet. _
' Ories l^ataraEtes qui font
Catara-
âes incu¬
rables.
xunement hranlerlors quon aurajroîtè
la.palpel?re de deffus l'œil, ayat clos pre
mieremem l'œil fain . Et que la pupille
de l'œil ou eft la (^ataraEie , nefejlar-
giHicar telle choJèmonHre qu'ily àeh^ dion des
flruEiion au nerf optique : m moyen de
qmy l'ej^rit animal ^ifuel n'y reluiH nommee
plmEParquoy encore qu'on l'euft ah a^
- • ^ r ' J r.i
tue, on neprofiteroit nen. D'auatage pL liftes, Guc
y a euacuatio ou amegrijfement à l'œil,
ny aura aucune ^utilité ahatre là Qa^
taraEle.AufiJîlaQdtaraBe eflcaufie Pierre fii-
par coup ou cheutte, ^ apresgrande et
extremtdouleur detefie . ^areiüemet hernyes.,
celles quijbnt de couleur gipfeufe, y erde
qgiîj.
Mes,Jont celles quifenfuiuet: c'efi à fça
üoir celle qui esl auecques grande dila¬
tation de pupille, qu^o n ne ^oit au-
É
DES PLAYES
* notre, ploUe/ttrine, ou de couleur idar-r
^ent ^lf,le pim fiuuet font mcurahles:
'Hucotratre celles cjui sot de couléür ce--
TeÜe ou hlmche , ou de couleur de cha^
LcsCzta.-'Jfétpne.font curaMes:c'9> entre toutes Jæ
^'^^pddîëjors quelle efl dçcom^a^nœT
Quelque hUrSieur-^Jrincifalement
quant eüe^atnle en la pupille fuhit
qu'on aura frotté ïæil {comme mm a-
uons d(t)ouJèradadite CataraSle . Et
ayant ainjicogneu par cesjîgnes , eHre
confirmée ^ curable ,fera procédé par
operation manuelle. Toutesfoü fi le pa¬
tient a douleur dé tefîe,toux,ou yomfi-
fementpe luy fadU toucher, iujques à ce
que tels accidents fioient remis , car en
*vain tu lahoreroîs.Stlors que')/oudra^
ouurer, te fa4U elire 'vn tep s propre pour
tell e chojè, c'efl à fçauoir, en decours de
la lune, 0* que nefoit au temps de s fou
dre s
DE LA TESTE ccxxxvj
dres tonnerres. Adonc le Chirurgien
prendra confeil du docie médecin^ afin prédrecô
^ue file patient a hejoin defire purgé
JeignéJe Joit:de peur^u'il ne Juruien cin.
ne amnmauuak accident jq^uiparfiau
te de ce pourrait aduenir . n^uk deux
tours apres auoir fait les chofis'vniuer^
filles J, faut elire^vn lieutnediocrement^^^^^^^^
clair :e^a teim faire Joir le patient jur doit eftre
^n hanc ajfe^ eBroit ^ le 'vifage tourné ie patiene
non 'vk à ^k de la lumière, c^efl à dire
du iour,ou de la chMeJle, mak a cofté:
^ dok de rechef bien noter que la lu¬
mière ne doit eÜre grande, ce qui éft co-
mandé par Hippocras,au Hure de l'of¬
ficine du médecin, luy bander Hœiî
Jain auecques coton ou chofifemblable
afin qu'il ne fi mouue pendant l’œuure.
Puk le Chirurgien faffeoir a Jùrle banc
‘vkal>k de li^ (comme deux four fif
DES PLAYES
Jeux) toutesfoh le Chirurgien ‘vn peu
plus haut, que U malade Juy faifampo
fer les mains à fa ceinBure, doit em
hrafer de fis iamh es, les genoux di^pa
tient, ^ qu^ily ait'vn hon minifire qui
tienne la tefle du patient par derrière, à
fin qu"il ne la tourne ny ça n'y là , aïns
qu^elle demeure ferme jiahle . ft
ayant préparé l'aiguille, qui fira l'auoir
■ mfreeplufteursfoisautrauersdefonho
Prépara- t JJ ï J J . J
ti5 del'ai- net OU autre- acoujtremet,apnde La ren
guille. dre plus polye aucmement efchauf-
fee,àfin d'accGmplir l'œup.re a moins de
douleur '. Ladite aiguille dokeBre de
fer ou d’acier plufioBque déorn'y dar-
gentdaqueüe doit aufii eHré inferee de-
dàs rcjn manche, de peur qu’elle nejva-
àüe,cometupeux %r'oir par ce portrait >
Aig aille pour abatre les catara-
- â:es auecquesfon manche. ,
Jyant
de la teste.
ccxxxvij
fûuceraslapo
Ayat amjtjîtm
le patient pré¬
paré taiguiîle,luy
comanderas ^u^il
regarde *vers Jon
ne^ : adocpojèras
ladite aiguilletout
droit ( tujques en
la cauité de l" œil
h r
-%jans amme cram
1 te)dedans la con-
^ niBiue, entre lepe
^titcanthtis, ^la
l’ tunique Corme,
droitement au mi
lieu des deux, eui-
tatles reines qtù
:Jont en ladite con-
iunEliue, ^a lors
DES PLAYES
nat ÇA làjmjques À ce qti."elle fok au.
milieu de la pupille. Puis eflant làpar-
uenu faut ahatre la cataraBe^en corne
çant à la partie JùperieureJa tournant
toux doucemet par le milieu^^la haif
fer tout au bas de lœil toute entière
fil efl pojiible. Et eHant ainji abaijfee
làj.uy faut laijferda tenant fubietteie
V aiguille par hjpace de dire ^ne pâte-
nofire ou enuiron^&pendat faire mou-
uoirVœil aupatient . ‘^uis faut ret^
rer l aiguille en haut ^peu a peu enU
tournât, e!9*encores ne la tirant du tout
hors de tœil , à caufe que f ia Catara-
Be remontoit ,faudroit die rechef la ra~
hatreuers le petit Canthus, tant de fois
qu'elle jf demeure. 6t faut icy noter que
en faifant telle chofe,fe faut bien doner
garde de toucher à l'humeur Crifîalin
( pource que, comme mm auons dit, il ,
de LA TESTE. ccxxxviii iu%
efl le pmcfalmflmmern delà *vem)
ny pareillement à la pupille, de peur de
la dilater : puis fera laiguille tiree hors
de l"œil doucement en la tournant, ainjt
^tûelle y auoit eBé mifè,pour crainte
(pCone retirajl la CataraBe fur la pu-
pille:e!^ a lors fera mofiré quelque cho-
feau patient , pour cognoifire ti^fea-
uoir Jilœuure efl parfaite . Etfiihiton
appliquera •vn reBraintifJùr tœil
parties ^oifenes non au dedas ,fait
de albumine Quorum ffe) aqua rofaru
enfemhle agite^auec alu de roche crud.
8t ne fautremuer ce remede dupremier
appareil iufques au troiflemeiour ,
le troifleme iour paflé,le faudra remuer
tous les iours : aufli ne faut ohmettreà
bander tæil fàin, corne nous auons dit:
car fil n’eBoii bande fe mouueroit ,
ce fafantflœil malade fe rèmuerok:
Üi
DES PLAYES
aujii : ( pour lu grande coÜtgance
ont enfemhle^commenousams dit)^
partant la Catara5îe pourroit remon¬
ter. Le malade efla,nt aînjt bande, do\t
efireposé das 'vn litJateHe ajje^ hau¬
te. Et ne doit parler <^ue hmoins -^h \
plus bas qu'il pourra, ^ doit e^re hors ■
de grand bruit, ne doit mafchercho-
fes filidesxar en majîicant pourront fai
te, remonter la Qatar aEte : mak xjferd
de panade, orge monde ou amande, eou ■
lis, prejiis , gelée , œufs mollets leurs
femblables.Etayat ainfi demeurepar
l’ejpace de huit iours,lefaM desbander,
.^luy lauer l œil d eau rojè,^ luy co-
mander non regarder promptement grsi
de clarté, luy faifant porterdeuant tœil
taffetas 'vert ou lunettes ,iufques à ce
quilpuiffe bie tolererla clarté fans dou
leur. Etf iladuenoit quelques tours
■ près qus
DE LA TESTE; ccxxxix XVç
presque la (^ataraBeremontaJiJur la
pupille , a lors la fcm rahatre de rechef
comme deffm:mai6 il nefpmpajferl'ai
quille au Ueu.ou elle y aura eflé pofee
parauat, à ratfon quileftplus doulou¬
reux: aup feront euitees les reines qui
font dijfemmees en la conionBiue ^com¬
me a eBé dit.Orquelquesfoü la Catà-
raBe n"eft ahatue entière ^ mais fi ropt
par pièces adoncfaut ahatre toutes les
pièces t^ne apres taufre:(^ encore s
qùilen demeuraft quelquepetiteportm
ne fmadouhterqu'‘eUene fi confimme,
par le henefce de la chaleur naturelle:
pareillement aucunes cataraBes en les
voulant ahatre ydeuiennet corne lait ou^
eau trouhle^àr afin qu’elles ne sot enco
re ajfe^dures: et que telle chofi aduiene
encorey ail efierance de^nar fin, pour
ce que puis apres elle né fi peut raffem-
DES PLAYES
ller,^ Of res quelque tempsï œil fe cU
rijîe prmcipalement aux kunes , S'il
juruenoit quelques accidetsonprendm '
nouueau confeil diuerjtfiat les remedes
feloqu'il en fera hefoin.Orafrefint nom
faut parler de Vngula.
Devnguk.
?'Vtre dij^oftion yiefit
^ aux yeux appeleePh-
^gula ,qmÆ*vne ex-
Çcroijjance.de chair f
^hreufe et mehraneufè,
quipeuÀpeu croïfl Jur la coniunBim,
prenant fin origine leplus fiuuent , dii>
grant angle de l'œilyO^ quelque sfohdi^
petit:aucunesfois couure entièrement U
coniunBiue,e!s;* autresfçis portion de U
fomeej-^aucunesfoisdutoutjq
DE LA TESTE, ccx^ IXO
^ue le paûet neyoit goûte. Aucunes (ont
I de couleur rouge ^ citrine, Irune: les au-
-très blanches: leurs caujèsfontfrîmki-
ues, comme coups, cheuttes autres:
au^ipeuuentnjenïr dés antécédentes,
comme fluxions qtii fe font aux^eux.
Lesjtgnes feront collige^ des chofes pré¬
dites. <lAu commencement faut ^Jèr de
Ion régime, eftre purge, feigne, fil efl he-
fein.6t pour conjumer icelle excroijfan-
ce, prohiber ï augmentation,on met¬
tra feuuent dansïæil de cefte liqueur
dejfus eferittje au chapitre des playesdes
yeux. Faites durcir œuffeak,
tout chaut oflere^lemoyeuf, dans
le refie mettre^ ^ngros de vitriol en
poudre, comme la moitié F^ne feue.
uis fera ledit œuf efiraint dans
linge bien l?lanc,auec ^ne petite portion
d'eau de forge : cb^ d'icelle liqueur fera
DES PLAYES
fomemesfou mis en l’æil. St Ji four tel
remede ne laijfe a prendre croiffance.on
qu"on n’euH efté appelé au commence¬
ment, de forte qu" elle fuÜ confirmée, k
cure fera faittepar operation manuelle,
comme fenjuti. o^yantjîtue lepatknt
fur ^n banCjàla renuerfe,à demj cou¬
ché , tenu ferme par z^n hommrù-
ftreJuyfoiU ouurir lespaupieres,ç^hs
tenir fiallespar l’inftrumem ejcrit au
chapitre des playes des yeux . Lors le
chirurgien eleuera Jufiender a en
hcmt l^ngula par fin milieu,auecqms
certains petits-crochets :(^ Payant eleué
f aut P affer^zmé aiguille enfilee de fil
nientrelacoiunBiueCi^r^ngula.puis
fera oftéle crochet , çss*eleuee l’ncmgula
en haut par le fil, puis commencera à la
feparer doucemet,commençantyers fin
origine, auec <vne petite hiflorie iufepues
DE LA teste; ccxlj Kf
à fin txtremiti^en fe donnant hten gar¬
de de toucher la fiihftace de la Qonion-
BiueouComee.
Les figures des crochets, aiguil¬
le Ôc biftorie font telles.
Crochets*
Aiguille.
l/h
Biliorie.
DES PLAYES
Tuis fera couppee mec cifèaux,
fera appliqué dans tœii albumen mi
cum apuarofarum,^ fera joutent re^
nouueU ceÜuy remede . Au fi foMque
le patiet ouure remue fouuet fin œif
de peur que la palpehre ne Je coalexe ce
tre la partie ou on aura tire t^vf^ula.
Qy^ucuns praticiens font qiien lieu de
feparer l'Z^ngula auecquesla biHorie^
prennent le tuyau d'une plume doye
bien acou^ree ^tranchante cs^ poVie : les
-omresia feparent auecques 'vn poil de
queue de cheuah-^quat elle fera fepa^
ne la foMeoupper auec la potte de cife^:
aux délié ^ et bietrenchats, en figardat
exprejfemet de toucher à lagladule qui
■eji augrant fanthus ,pmr ce que f elle
DE LA TESTE, ccxiij
tfioit cùupfee fonyfàge ferait ferdu,^
le patient ieBeroit larmes toute fa *vie.
Or luy ayant cotfpéfam mafiupuerfel
coma e!s^ducomt^et le mettre das tæil,
de peur (pue la paupière nefireprenea
Vedroit <pùon aura amputé tFhgula.
Aufi pour cefte caujèfmt (^mader au
patient qu'il remue fiuuentesfois P œil,
iu^ues a ce qjie la cicatrice fit faite.
On pourra mettre par de fus lœil des
repercujiifs efiritsaux playesdesyeux^
pour euitCK linfammation^ amres
accidents.
Des fiftules Lachrimales /appe¬
lées des grecs AEgilopes,
SZ/grant Canthus delœil
il y a ~>ne glande coflituee
de nature pour receuoir ^
cotenir^ne humidité, pour
If h ij
DES PLAYES
luhrtjîer ^ humeEler l’oeil, a fin â’ol^
nier qu’il ne fuft parfis mouuemets,de^
fiichexe que mm auons ajfi^ demofirç
cy dejfim en î anatomie de cefie partie.
Or ce fie glande par fiuôctons phlegmo^
neufis ou par matière catarreufi ^pi
tmteufi tombant du cerueau,fapofle^
ipe w ÿlcere, ^ quelquesfoisfi dege^
nere enfifiule,et par quelque teps fefait
carie en l’os:aucune$defdkesfiflules sot
ouuertes par dehors , principalement la
phlegmoneufièles autres par dedas,qm
fi fait de matière catarreufi , de forte
qu’il n appert aucune filutio de confia
nuitépar dehors , fors ^ne tumeur de
groffiur d’^vn pois:e!sr* lors qu’o coprime
defm,on fait firtir t^ne faniefireufiet
toujfe, autre sfoü Manche 0^ n,nfqueufi
par le coin de l! œil ou par dedas le ne^t
aucuns jettent ladite fanie continuelle-
ment.
DE LA TESTE. ccxliii
mmt : les autres font^vn mois ouplm
fans rien ietter (^(pù efile propre d'aucù
nesfiHules}.Les*vieiüesfifiuleslachri
males fôntcaufe dé r'edre toeil atrophié
pf! puante alaine 3 quelquefois de
faireperdre duîoutfaBio de Imlpàr^
quoyeÜhefoin que lepatientappeleco-
fiil tant du médecin que du Chirurgien
pour ohuier a tels accidents,
CP ourla curation il faut quelescho-
Jès ^niuerjèles precedent les particulie
res . DoncfeP^lcere n"eH ajfe^ ample^
fera appliqué dedans tentes d^ejponge:
^ pour corriger conjùmer la chair
fiperflue de ladite glade, on appliquera
dextrement au prof nt , médicaments
catheretiqueSyCome poudre delntriolcal
cin'e ou de mercure, eau forte fuiüe del/i vitriol eft:
triol ou ^n petit cautere potentiel . Btji
tels remedes ne profitent, qu'ily eufiâzingète,.
pfh iîj
DES PLATES
carte en hs, ^que le patietyouluji en^
‘ durer ^on dokyjer de cautere àEîuel, le¬
quel ie loue plus quelepotentkl,pource
que fin operatw eHpluspropte etfeure:
^uous puk h'te djjeurer qu'à plujieurs
laj appliqué , auecques heureufeifim.
En tel cas aucuns praticiens veulent
que ledit cdutere foit d'argent fis autres
d'or ,pour ce difènt ils,que tels métaux
font pim excellents que lé fermais quh.
a moyie ny trouue aucune raifon : par
ce que c'eji toujîours le feu qui opéré
non la matière des cautères. La figure
du cautere doit eHre défiguré triangle
peu agu enfin extrémité^ afin'
que pim promptement il face fin ejfeEi.
Et alors quon Rappliquera, on doit ha
der l'æil jain , de peur que le patient ne
i/oyéle feu.Stluyfira tenu la teHe fer¬
me, depeur qu'il ne la tourne de cofté n'y
d autre.
DE LA TESTE' ccxliü}
d Attire >St fur læil fiflulé feraapfUqui
fvm ftece de fer, en laq^uelley aura l^n
mu (pifera f osé a f endroit de lafifiu- ^
le , par lequel on appliquera le cautere: .
aBuel : ce faifant on ne touchera tmfde
autre partie que tedroit qu’on %ièut cau^
terifer, Etd’ahondant fertpareiüemet
de clorve entierernent l’ml,de peurque h
patient n’apperçoiué ledit cautereda jf
gure duquel eB telle auecques lapiecè:
de fer ,
Lafigumdu eauteic aduei ôç
la piece de fer trouee.
Ef h iiij
DES PLAYES
ta^elechf
mrgteauf
JlaurAef-
£ari que
lors qu^'é
applique¬
ra le:caü-\
terejOûfe^
ra quel ¬
que autre
grade æu-
we de chi
rurgie, co¬
rne couper
Iras,
ou autre
partie du
corps , ou
3. e!^generale-
meut
DE LA TESTE.
mmt toute operation crueüe , iamau ne
doit, fil eBpofihle,permettrey afiBer
aucuns des parents ^ amis du patïet,
fors feulemet fes miniBres, ou ceux ipuï
puifentlfien ratiociner ^entendre, que
telles aElesfefont felo l'art: àfindeluy
donner ay de ^jecours pour la ^uari-
finde fa maladie. Et ceux qui portent
grànde amitié au patient,^ qui peur a
tiocinent , tant fen faut qu'ils donnent
louange a ton œuure, qù au contraire la
vitupéreront, t'appelleront non Chi-
rwgien , mais lourreau :pour ce que la
fciencen'efl iamais cotçmnee ,fi cen'eB^^f^^^
par gens ignares , empiriques , ç^fansV^^^E.
raifn. Et apres auoir deuànent appîi~^^^f
que ledit caut ere, mettras dans l'ouuer^^
ture ^ fiir l'æil ^ parties voifines;
hlac d'ceufs agite^ en eau rofi, plantain
0* morelle:& fera h patiet posé aulit.
DES PLATES
OU en we chaire la te^e %>npeuhaute^.^
fera renouueüi ledit remede fuhit
qiûil commencera à fe déficher .
fra procuré la cheutte de tefarre^auec
*vnpeu de beurre fais: laquelle eBant
tombée fra tylcere mondifiee,puk in--
carnee , ^ cicatr f eflontart : ^ ow
h s fra trouue efire carié feront appli¬
que^ les remedes propres aux Caries^,
des os.'lejquels auonsamplemet décla¬
ré cy deuant.
Et pour dire en fmme des difoftios
detæiljljy fait infammationsfu-
xios,apof emes ^ pm,au milieu d%n- .
tre les deuxfaces de la Cornee, qui f ait \
quelque sfois ^ne exuberace de grofeur
d‘vnpois yCaufe le pim fiuuent dela[
petite ^eroïte^quïrend le patient diffor
me: au fi ulcérés, macules outaches
çicatrjcesjejquellesf elles font a lidroit
DE LA TESTE. ccxlvi
de la pupille, ^ vieilles endurcie^
Id fveuëeH alpoUezàraiJon^uete^frk
animal ^ijml ne peut reluyre au tra^
uers. . - , : ■ ; . ;
Du prurit des palpebres
des yeux..
L fè fait Jouuent grant
prurit au demengefen, aux
palpehres desyeux, caufee
de pituite au phlegme faU^
I ^ui q^uelquesfoisle^'vlceres, deJquelies
I firtynefamequifait que les palpehres
I feglutinent de nuit enfemhle,(ÿrles red
! chafkufisdaquelle chofe donne grande
fafeherie au patient. Et paur la curatia
les chofes ^niuerjèltes premijès,fily a
’vlceres feront lauees,e!9* corrigées auec
ce colly re. Hdrene^ eau de miel,diB.iüee
DES PLAYES
mhalneo avarice S, .Jkcari candii
^.j. aloeslotajjùkilkerpuluerijkta^^,
Ji.mifceJiat collmum. Etjîtelremeàs
nefuffit/vfercisâecefiuyplmfort,
. ynguett(egypùaci,^ .jAiffolutt in a-
^H'aplantagînis quantum fijjîcit ,
auec^npeude linge délié ^ imhu fe¬
ront touchées : foy donnant bien garde
quil n'‘en tombe en l" œil: ^ au Joirlôfs
que le patientyoudra dormir Jè fera af
pliquer de c^efl'vngmt^qui en telcasief
degrantejfeB.
V^^ë^l^^^^u^fporcf^^Iûtéri rëcmsW.
Vnguent
ff.futhicepr§parat'§ ^.fxaphoragra-
— na. iiij. mtfee in mortario plumhi
ducanturper très horas^. o^utres eaux
non mordicatiuerpropyes aufi àdèter-
ger,Jèicher, rohorer,aflraindre, ^ en¬
tièrement guarir le prurit rougéw^
defditespalpehres.
■^.aqu‘^
£)E LA TESTE. Gcxlvîj
,aqu(e euphraJtç,fænieuU,chettdo~
m§an.^.Jifarcocolg nutritç^.ijjvîtrio-
li romani ^.j.mifceantur Jlmut^ hul
liant ^nkaehullitionefoBea coUetur^
(^feruetur ad‘vjum dîBum.
. c^utre.:^,aqugrofatg 'Vini alhi
hni an.ljiij.tuthi§ prçparatg,aîoesaH:.
^.j.fiorü ieris camphoragranaij,
hulliant omnta fecmdum artem,
feruentur tri ^afe njitreo, ^ d^keüem
filet, lauees les palpehres .o^utrefPre-
'vin blanc demie linre , defel corn- ’
mm^. j. t^le mette^m bafiin de
larhjer bien net couuertj le laif^
par hj^ace de cinq oufix iours , en
remuatynefoüte kurîedîtyin^ç^ d"i~
celuy en foient frofues lespalpebres iuj^
que s à la parfaite curation. Autre, pri^
ne^ de l^'vrine du patient , ^ la met~‘
ie^ en ^n bafin de harbier,^ar
DES PLAYES
ee mit^^ d'icelle le patient loue
rafesyeux.
D'ahondantquelcpesfois le poil def
dites palpehres fe reuerfe dans l'œiljpà
eft caufe d'indmre grand douleur, rou¬
geur inflammation. 6t pour la cure
îl'faut arracher le poil auecfa racine:
puis kdcdroitd'kelmijferA
DE XA teste. ccxlviy .,^
[j^pres F application du¬
quel on p'aktera lapants
filo ce fui a eftè d'efirit cy
dejjia: te frffifepourle
prefirndes di^ojîtions de
H œil .'toutes leffueUes ne
fmt négliger pour la gran
deexceUeme definoBio.
Des pkyes des iouës.
^ ^^^^’-^menatnom
iouës.
d i la play e a hefoin de cou
flurejlttfam faire fiiche:à
fn que les cicatrices ne de-
meuret laide s.'carily en a
iufeurs qui craigmttel accidet.St prt-
ipalement les belles damoifeües . Èt
DÉS PLAYER
pour ce faire tu predras deux pièces àt
tollle neufue , cpul ne fera ny trop grojfe
n y trop dellee , degradeur quHl comité
drapour laplayeyouuertcs
yitàïcz- Jirees de tel medicamen7r^.puluerû
^^flff^maftlchesfangulnh draconù, thurkfa
taiefT^rin(€ ^olatllüjtragaganthiplfli ,gypfi,
chcs., plcîsfarcocoü<e,an.^.ij. alhumlnaouo-
rum pu^e fifficlant:fiat medlcamentu.
St ferot appliquées a chacun coHé de la
playCj^ diflant ï^ne de ïcmre d'^n
doigt ou enuiron. St ferot laljfees fechert
puis coîfems enles approchât t^ne cotre
t autre, corne tu ^ois par ceBe figure cy
dejfûUS. Etpar alnfi la playeferaglu-^
tlnee, tant par ladite future que parles
medicamets propres, comprejfes CiT* ha-
dages: tom lejquels hadages de la face
fe doimt attacher a 'vne coeffe ou honet
de nuit que lepatlet aura fiirla tefle.
DE>S PLAYES
Or laplaye efl fort grande ^
profonde,^ les hures diceüe fort difla
tes:à lors telle fktureny pourrait en rien
ou peu feruir . oAu moyen dequoy faut
^jer d^ aiguille s quarrees ou triangles:à
fin qu'elles pénétrant ^pafientplus-aU
fement fans grande douleur, enfilees de
fil cire ,en trauerfant d'keUes les hures
delà playe, ffil replier le fil au tour cinq
ou fix fois ( en la maniéré que les fem¬
mes font jors qu'elles Veulent garder
% leurs aiguiüesjur leur manche -, ou ïes
coufluriers dans leurs bonnets).^ laifi
fir ainfi les aiguilles attachées iujques
a la conjolidation de laplaye. Telle ma
niere de coupure fe fait aux hures, ^
font aufii necejfaires au becs de Heure,
ceB à dire, aux hures fendues de nati-
uttèypar defaut de la wertu formatrice
Adais telle coufture n' aurait aucun ef-
/A
DE LA TESTE, , ccl
feByf ily mon du cutr entre les leures.
Et fartant le foM du tout coupfer , ou
amrement V^nton ne pourroit eftre fai--
te . dAutre maniéré de future s profitent
feu en telle s play es: à raifon que le s par
ties Jont mobiles tant par la maflicatio.
que le parler : partant le fil coupperoit
la chair: encore pourcefte caufe^on
doit par lefdites aiguilles .prendre beau-
coup de JùbHance charneufe , comme il
appert par ce fie figure.
La figure filturès des leures-
&: au deflbtis teft moftré 1 ai¬
guille^ au tour de laquelle eft
entortillé le fil , comme doit
eftre fait aü deflus de la Icure.
• îi ij
Btm endroit te teciterdy^m
hiJtoirCj à fin que fil f adulent entre les
mains tel aecident, que tu faces le fem^
hlahle.fpmme i'eflois à la Fere en Pi~
cardie^deux ioursapres la imrnee faint
Laurent,
DE LA TESm cclî^2i,\
Lduret ^ troùudygrand nombre dèfil^
datsMeJJe^ j entre lefquelsy auok ^n
ga,fcan , c^vd eut njn coup d'ej^ee a,u tra^
uers de la mandibule (kperieure ypenC'^
trant iufquesà la koûche^auec^''gr ode
difformité dumff^e:c^parce^ùila-
mit efté trais iourf apres Ja bl'ejjâure'
fans è^ire habiMr,%nofque'Chimrgien'
iuré à:-ParIs i^,moy ., troimajmesgra^
de quantité de n/ers en fadtteplaye,
grandefætew . n?xomptement luÿ la-
uajmes faplayeauecques ~^ne decoEtio-
d'abjmthe, aloes^aüec^n peu d"e^
gyptiaCjtantpourfaire tomber les ^^S '
que pur îmdifier la pourriture: ç^pour
refoudreïatumeurdes leuresde fapla-^
yefifmes fomentations refolutiues.pa-
reidement luy furent applique^ cata-
plafnes refilutifs. Et Jubit la refolutio
faitte J ledit Einpfque luyfiB plufieurs^
U if
DES PLAYES
points d’aiguille en la maniéré cy def-.
fî'U ejcrite : c^par dejfus dedans fa
playe , ne luy fut mis autre remede que
cefuy. çs. terehinthm<e ^eneta.
gûmi elemni i.q pulMiarmeniciJan^
gumÎ6draconùjmafliches,mirrh§jaloes
an.-^.f. incorporentur fmulyfiat medi^
cametu: Cît» en peu de tours fut la playe
dudit gafcon confolidee , ne reHant que
*vn lien petit trou, près la conionBio de
lamandihule inferieure àla Jùperieu-> ^
re , non plus grand qu’à mettre lateHe
d’^vne efingle: duquel luy frtoit en par
lant ou mafchàt, grande quantité d’eau
ce que i’ay fouuentesfois ^eu,
i^^l^^^Etpour arreHer ïadke^ïquofité,luyfut.
arre^?’ ^fpHq^é au profond dejôn'vlcere y de
IS^ïôIîp h au forte , quelque s fok de la pou-
ny/Vrio/ bruf é . Et par ces rermy^
laioûër" desfujtlapl<^eguarie^r^
DE LA TESTE ccUj
Des playes & fradiires
du nez.
■ ne^efi quelques^
fois hlefé par playe^
foijfure -^^faElur.
réduire en so lku na
furel (fil efipofihle ) auecqda queue
d^'-vue e^^àtule oud^^n h af on de lois
propre ^ enueloppé d^eftouppes, cottonom
de linge ^en efleuant reduifant les os
en leur figure naturelle : apres la re^
duciio faite, feiet mifèscomprefiesaux
parties latérales (pour tenir le ne^ en fa
figure) defqueüe s ferot îrempees im^
lues en un reUrainuffait ex alhumi--
neoufmaflichesfiolo armenia ^fan-
guine draconis, alumine comhufta.Puis'
fit faitte ligature propre, en firte qu"elr>
DES PLATES
le ne prejje Jurîe ne^: depem de rendre
puis apres le patient camu^ ( comme
aucuns ont fait par leur imperitie ).Et
apres ce fait , faut mettre dans les na~
féaux tentes cannulees , lefqueÜes ferot
attachées par ^nfil, à la coiffe ou bon¬
net du patient , de peur pu' elles ne torr^-^
lent : lefpueües feruiront dé tenir les os
faBure^ en leur lieu naturels don¬
ner y ffuë à la fanief ilenya ^ ts^pa-
reillement a pinfpiration 0* expira¬
tion.
La figure des tentes cannu-
: leeseft telle., 1
DE LA TESTE. tdnj iX^
Or le ne^peut eflre du tout couppi ou
quel(pu€sfois tenir encore auecguespor^
thn de chair. SûTeJi du îmttrmmTm
portiond!iceîi^ , il ne peut iamakeÜre
rehîn^ipour ce<pue <vnion mpeuteflre
DES PLAYES
qu'une partie de noflre corps pour e^re
reioïnte ^ conjolidee , a hefim de rect-
uoir nutrition ^ie ^ fentiment des me
ère s principaux, au cotraire desgreffes
qui Je reprennent aux troncs des arbres.
Pdrquoy celuy qui auraperdu fon ne^,
[faut qu'il en face faire ^n autre par ar
\ tifice ,fait d'or ou d'argent ou de papier
j linges colley, de telle figure w (^ou~
I leur, qu'eBoit le Jten: lequel fera lié
\ attaché par certains filets derrière l'occi
\ put, ou a n^n bonnet. Et d abondantf il
aduenoit(comme fouuent fie fait)qu'a^
uecques le ne^ on emportajl portion ou
du tout la leure fuperieure , ie t'ay bien
woulu donner les figures : afin d'ayder
àïornernet du patient, lequel fil portoit
barbe , en pourrai faire adapter ainfi
DES PLAYES
Orjtle ne^ ou portion
du tout tranche ^ ahhatu , ^ quily ,
ayt encore s fùffifamment chair pour dt
ner nourriture , a lors le faut coudre a-
uecques aiguiües ^ canon , comme m
'vouparceBe figure^ j
Aiguilles &: canons.
DES; PLAYES t |
feront appofeesles tantes can^
nuleesfil efl hefotn, <>1 jkr laplajef
ra applique tel médicament,
Çi . terehinthina Iota, in aqua njM I.
nffangumhiraconisjpoliarmemi,^’
loes^maflichesan.^.j. mrpôreturfmà
fiat medicamentum. Lequel demem-
fajur la playe ^our le premier appa-
reil^trok tours fil eftpofiiMeJce^^m
dicament a ‘vertu d’arrejîer le fan^, nf
paijèr la douleur ç^futiner la pUf.
Etnefera^vsTdenul ^eflïfoùj^ü
ratif éprenant indication que c^ejimi
partiefeiche,e!s?^ canal du cerueau.
Des dents rompues.
^elquesfois par nun conj^
orhe ou autrement, Us m
de deuant font rompues'^
qui fait que puis apres k
patient demeure edentè^ dejfiguri}^-
DE LA TESTE.
uecques fa paroUe
deprauee.Parqmy
apres la cure faite,
que lesgenciués
ferot endurcies: luy
m faut adapter
d'autres d'os faite s
par artifice, lefquel
les front liees aux
autresdets proches,
àuecquesfil (dorou
iargent:dejquelles
tu as icy les figures.
Or ie neveux en-
cor' icp me taire que
ne parle de certains remedes propre s ^
approuue^ypour cederla douleur des
dents, laquelle eflquelquesfois fi grande
tsr* extreme, que le s patients courent les
rues, corne infenfe^ detenu^ de ra-
ÿéQ
Dents ar¬
tificielles.
DES PLAYEî>
ge.èt telle douleur e%cmjee commtm
'yiiéWd'vne^uxîon ^*tref-
de forte (j[u^eüe fortifie tt corro^t
lesdentSyles rendant nôtres, pourrie s
pertuifèesmjques en leurs racines: de fa
ço cpue le nerflejuelf inféré en leur fuh^
Jîace,eft defcouuert,^à lors quele pa¬
tient în^irelairf'Ott, ou hoit menge
chofes fioides ,fenî ‘vne extreme dou¬
leur, Et par tant les remedes puif enfui
uent fint propres à ceder ladite douleur
a Jçauoir ,fils peuuentpenetrer iufpues
AU profond de leurs racines : partant ft
leur trou ou ^ermineure^n^ef Jufffam
ment ouuert , ç^ qu'ilfeitd coflé de là
dentale faut àccroiUre aueccjue s petites
limes propres ace faire,amjî cpue îîEpou
par ces portraits .
Limes propres à limer les
dents.
DES ]?LAYES
(ly^pr'esàuoirfiffifammentamplu
fie ^ fait 'vqye à la dent^ermineu^
Je, on mettra das le trou huîUe de (juin^
te ejfence dé chu de ghoffle, muguette,
rojmar in, Jauge., ou leurfemhlahle, a-
Mecque s peu de coton.
oJ^trë^rémeÏÏf. H^rene^ <vnegojjè
d"aux,e^lafaites<vnpeu cuire Jom les
cendres chaude s, puis /oitpelee mife
dedans le trou deladité dent , le pim
chmt^ue hn pourra : pa:reîïïement
fera mh ded^sf oreille^^ cojti de la ,
douleur.
Q:Autre remede. Prenez deux drag-
mesde racine depiretre toqua ffee,fueil
les de Jauge, rojmarin , de chacun <vne
pugiüe , troisfiguesgrajfes , ^ fere^ le i
tout houiüir en l>n demy feptier de ^in
iufques à la conjumptio de tout le y in:
puis prendre^ portïo diceües figues,
DE LA teste; cchiîi ^
t appliquerez Jùr la dent douloureujè
le pim chcm qu’il fera pofihle : lequel
remede fera ietter grande quantité dé
phlegmes.
(iAutre. n^renezgingemhre,poiurel
noix de mugu^tteftretre de chacun de^
mie dragme conquajfez, p^l^
houiüir dans ^npot^en^in ^ vinai¬
gre i en réceuez la fumee a l’endroit
dela dnet douloureufepdryn entonoir
bien Utté^ ainfique tu asky la figure,
figuré dVn pot ôc entonnoir,
pour receuoir la vapeur àc fu-
tneci
DE LA TESTE. ccîix
Stfi^ar touts ces moyens la douleur
perjifle:à lors faut cauterifer la dent a^
uecfüésyn peu d'eau forte, ^ eau de
'Vîemejlees enJèmhle, ou auec ^npeu
de chaux miftîonnee auecf miel
rofat, ou^n grain dé cautere potentiel,
ou y appliquer %^npetltcautere aSuel,
non ^ne feule fois, mais plufeurs. 8t fi
teüeschofes neprofftent , faut ^enir à
hxtreme remede : qui efl de ï extraire
arracher : (^pourplm commode--
ment faire faut coupper é^defihaujfer
la chair d'autour la genciue alueo^
le , qui fe fera auecques defchaujfoirs:
puis la poufer hors de Ijt mandibule a^
uecques ^npoufir,leJquels tuwoispar
cefle figure.
DefchaufToirs &: poufoir, pour
extraire les dents.
DE LA T.E.ST-E cclx
nomme ^ polkants dauîet , camme
m^oüpurcefle figure.
D auiet & policants.
Autre po
lican de
plus grâd ^
induftrie ^
& force
que les
precedéts
DES PLAYES
Stladem
1
€ m00^ chee jlaijje-
I ras jîuer af
I Jè^defang
i I ^jerasla-
\ I uerla hou^
k I che du p4~
que s •vm y
" dus lequel a
I m\ aurafakyn
I m \ houiJUr
I m \
I m \ ^ rojmart
I m Vh.
t\
Jrokypnncl-
palemem le tour qu^on aura tiré fa det.
DE LA TESTE. cclxj
Des playes & frad:urcs des os
du palais.
£s places du paîak
^-foht faites de pluJl->
eurs ff) diuers in^
i flmmetSj corne nom.
auons par cy deuant
dit, Parquoy ft nom pofins le faitqu^y-
neportio dudit palais foit ropue , hrifee
Remportée par coup de haxquehute ou
amrementfiu hienpar^lcere de <veroU.
le que pour ce fie caufe les patients
nepuijfent hienprononcer leur parode,
finon auec grand" dijf culte :ils pourront
recouurer la paroÜeparpay de gemini
fiere de noflre art. Ce qui fe fera en ap¬
pliquant ^n m^rument ^n peu pim
grand que le trou ou los defaudra . Et
ledit infirument ferafaitd"or oud"ar-
m DES PLAYES
£ent, ^ défiguré courhee^ délié
fef^ejjeur d^vn efiu : auquel foit atta^-
ché l'ue ejpoge^par laquelle eflatmisle^
dit injlrument dans le mujl:adite efio-
ge ajfe^ toflfimhihera enflera par
certaine humidité j ^ puis apres tiedra
ferme. Et par ce moyen la reuerheratïo
delaparoüefera retenue en lieu dehs
deperdu : ce que i'ay ^eu aduenir aux
guerres quelque sfiois par coups de hOfC-
quehute el^emtres J e3?^principalement
(comme Cay dit)par ulcérés prouenu^
de la fveroUe, Or tu as icy le pourtraiB
des injiruments dont il eji mention.
Figure des
inftrumêts
pour lepa
DES PLAYES
Des playes de la langue.
■A langue eB meu-
lesfois yulneree auec
erdtüon dejuhflan^
quelque sf ois in
îfee et fendue en log,
autresfois en trauers. S'ily a perdi¬
tion de JuhBance, iamais la piece ne
peut eftre repr'^ pour les raifons fùfdi-
tes :• mais f elle n^eft qn'mcifee en log, fa
cilement eB curee en la reUniant auecq
future elle eft incijee en trauers , et
quil y ait encor es quelque portion de fa
chair pour haiüer'yie^il fefimt hiengar
der de la paracheuer de coupper ( pour
texeeUence de fin ^fage) ;mais la con-
uient recoudre en faijant lejpoints d’aï-
guiUedejfus ^ defious : lafmn^
nir fermement, penfSgu’on la coufty.
auec ^n linge blanc, net délié ,pour
ce quelle
DE LA TESTE. cclxiü
te qu’elle ^lijjemt detre les dmgtSjfour
fa, luhricité ^atnji^ue fait ^ne an^ùh
le)ct couperas lefljlejpluspres duneuâ
jju’il tejira pofiUe.de peurquiceTuym
fit mis entre les dents ^ lors que la lan¬
gue fe meut enla houche : qui pourroit
eHre caufe que les poinBs feraient dila-
cere^ 0* rompus. puis faut commâîÆr
aupatiet qu"il menge orge mundè, laiEt
d' amede s, gelee, coulis pr épis, œuf s mol¬
lets J ff! autres chofes femhlahles . Et
qu’il tienne fouuentenfa houche fucre
rofatjiropt de coings, de cerifes,ius de ce
rifes confites , ou autres femhlahles con¬
fiture s pour ce que telles chofes alimen¬
tent nourrirent le patient, 0^ feeruet
de médicaments agglutinât fs.
Or ie te puis ajfeurer , quonques noy
fVQii en aucun liure , ce que ie feferis dé
la langue , n'y ouy d aucun précepteur
DES PLAYES
mm le l’ay pratique deuxfok , com^
tu orras àprejènt, Vh lourfu^appeîe m
TTa^ës' de deffunt monjleur Couët,
Que prêt-’ aduocut en parlement ,pour penfer<vn
quê'‘coup ^enfils aapé de trois d quatre ans :îe^
quel tomba hmentonjur ^ime pierre^ et
fe couppa de fes dents bonne portion de
hextremitè de la langue , w ne tenolt
qu'dpeu de chair: ^ n ayant ejj^eran^
U qu'elle Je peuji réunir , cuiday para-
cheuerde là luy couper, ntais toute s fois
auecques/un irejgrandrregret, l'eu fie
puis apres n'euëï peuparler,qul mefeift
differer.’cogmlffant quequelquesfois na
ture fait des chojes admirables: ^ que
la langue eji d'^ne chair fougueufe,la~
xe ■^JpongieùJè:aufi qu elle nejljùb-
iette aux iniures extérieures de l'air:a-
d’oc luy fis deux poinBs d aiguille: 1^‘VfP
dejfus l'autre dejJoùs^{^ comman-
dayd
DE LA TESTE. Ccixiiij
dayàlamere dudit enfant qu^eUeeuB
aie nourrir des alimet s prédits.^ 'VOUS
puis ajfeurer qu’en peu de iours hnfant
fut parfaiB:ement guery j^àprefent
parle treshien.
cAutrehiBoirepuis n^ameres d’I/n
charpentier jhomme de lien de fin eBat
nomme maiHre Jehan Piet, demeurât lalaHiüe.
-aux fauxhourgs Saint Germain des
pre^Jèquel tomba d'ajfi^ haut , fur >-
nepiece de lois^ ej?* fi couppaaufi Jex-
tremitè de la lague, pf) Julit 'vint 'vers
moypourlaluyparacheuer decoupper
par ce quelle ne ternit qu’a peu de chofi:
ce que ne luyl^oulus accorder 'veu Jex^
pcriece que t’en auok faite au parauat.
Donc la luy recoujy , toft apres fut
pareiüemetguery auecques les remedes
Jufdits n^arquoy ces chofes entendues
: au terne (hirurgie faut qu’il traitte(f il
DES PLAŸES
n a meilleur moyen )les playes de la la^
gue en la façon dltte , hien 0* honneur
luy en aduiendrà.
amenant faut déclarer l’ayde
que peut donner le Chirurgien à celuy
quiauroit perduportion delà langue.
'Vn quida dlmmrâmayn^^
dâ au^iel nomme 1 uoy le chajieau qm est a dtx^
dou^e lieues de %Qur£es,eu(h portion
Jàngue7^ de là langue eouppee, ^ demeura prej^
de trois ans fans pouuoir par faparoüe,
eflre entend , oAduint que luy eflant
aux chdps aueefuesd^ s faucheurs ,hu~
uat en ^nelfcueÜe de lois affe^ deliee,
t^n deux le chatoiüa, ainji qu'il auoit
ïefiueüe etrejes dûs, et profera quelque
paroüe,en forte quilfut entendu, ^uis
de rechef cognoijfant auoir ainf ' '
reprin^
E>^ teste; ccIxv
H^nntjân ejmeüe^etfe^orça aldmef-
tre en mej^e^tudtion eftoh au
parauant: '^ de rechef^arlok de fine
quonle pmuoithkn entendre auecques,
ladite efiueüe.Stfut temps ^tUa
portoït ej^onjejnppur’îterpreter ce gmT
wouloit dàreM mettant toujîours entre
fis d!ets .Puuquelque teps apresfaduijk
( par ia necefiité ^ui eji maiftrefie des
arts) défaire nan inHrument de hoiSyde
telle figure (jue cejluydequel portoitpen
du à fin col . Mt par le moyen diceluy
fiaifiit entendre par P aroüe, tout ce qu'il
^ouhitdire^ ■ /
ïnftrument pour ayder à parler
à vn patient,lequel auroit por¬
tion de la langue couppee.
Ll
iJ^fage eji tel(A)^uî eB la partie fi
perkure qui doit eflre d’efiejfeur enui-
fm de deux teftonsdaqmüe il ternit en
tre les dents de dèuant, nommées inciji-
ues^no qu’eUe fortift horS;,mais femhloiî
quiln'‘euftrienenfal>ouche,
(^)la partie inferieure plus fihtile , ef
pejfe d"^n double ducat , feulement la
tenait iuftemet contre l' extrémité dure-
fle delà langue qui eji au droit du filet
ou ligament de la langue : ce qui eB
DE LA TESTE. cclivj
fvn feu concaue interkur (qui eft là
troïjteme partie dudit inBrument^mer-
qmepar C) la ternit déjfôm en fa fitua
tion toute platte . Et quant du filet que
tu ‘Vois,c'efitoit pour pendre ledit inftrû-
ment au coL(D )ejl la partie extérieure
dudit injifument.
Orie te puis ajfeurerqu apres auoir re
couuert ledit infirument, ^ la manié¬
ré d^en ’vfer(quifutpar le moyen de m%
peur le Teüier ^ médecin trefdoBe , de¬
meurât à "Bourges) que i^e ay 'veuhx-
perience à ‘vn ieune garfin , auquel on
auoîtcouppi la langue dequelneàmoins
par le henefice dudit infirument^ prof e-
roitfi bien faparotte qu^entierement on
le poumiî entendre de tout cé quil^ou-
hit dire ^ expliquer Et de ce ehacu en
face hjpreuue , lors qu'on fi tromera a
i endroit pour ce faire/
DES PLAYES
De Ranula.
Lfe fait fomente sfok fom
la lague, l^ne agojieme qui -
empefche de bien proférer
la para lie, appelée desgrecs
pourcefte caufe^'Batrachiumj^en la^
tin 2{anula , en no^lre langue
noiüe :pour ce que lespatknts difficile^
ment peuuent articuler.^ interpréter
leur langage qu'en grenoillant . Eüe eB
faite de matière pituiteufe froide ^ humi
de.grojfe ^ifqneufe^tombam du cer
ueau fom ladite langue, en laquelle eB
trouuee ^ne finiegrojfe %>ifrpueufej
ainf que le blanc d'I^n œuf, tant en fub
fance qu'en couleur, quelque sfok
aufi eB de couleur ckrine.Or pour^feu^
rement parfaire la curation, il fautfadg
re apertion ouuerture de ladite apog
fieme auecques cautere a^uel, pluBoB__
que_
DE L A T E S T E cclxvii '
que auecques lancette: àutremet le pim
foüuent réitéré, ^oire par piujieur s ^
dîuerfes fois. Héarpaoy ouurircts ladite
apoéteme ainji quefenjuit . U te con~
ment auùïrnjne pièce de fer , défiguré
camhre comme chaujfe pied, fe¬
ras ouurirla houche dupatfint ,pui6 la
pôfiras fous la langue : ct* du milieu dé
laditte piece de fèr,y dura trou, le¬
quel mettras à l'endroit ou il fera hefim
faire huuerture , ^ par iceluy appli¬
queras le cautereaElueheip^parce moye
ne pourras toucher dudit cautere, nulle
autre partie delà houche . Semhlahle-
ment ne faût ohmettre qu" alor s qu^ ap¬
pliquer as le cautere , eleuer de ton pou¬
ce la tumeur par fom le menton : a celle
fin de ne faillir a bien faire ton œuure:
puis apres happertion faitte, feras ^a-
cuation delà matière . Et le patienp
Ldiif
DES P LAVES
lauerafâ louche dem d'orge , en la^
quelle on aura fait ^npeu louiüirfu^
cre rofat ^ miel . Ce fatfant l'^vlcere
feraguerie tofl apres ^ fans nul acù-
cident.
La figure de la piece de fer Sc du
cautere 2.dî\icï,cÙ: telle.
DES PLAYES
De la relaxation de
r Vu allé,
ZJelquesfois l'^vuuüe par
‘vne grande jiuxhn tohat
du cerueau fur Icelle , f
relaxe ^ tuméfié j de fa¬
çon ^ue le patient eÜ en ^ne extreme
peine ^douleur, ne pouuat auaüer au¬
cune chojéj^ luy sehleppuhl a toufioùrs
%;n morceau en la gorge qu^tl doit aua-
ler . ‘D'auantage^il ne peut bonnement
infpirer ny af^irer :à cauf que ladite
'Uuulle eji fi enfiee^qu'elle prohibe tair
d'entrer ^ fortir en la Trachee artere.
Or iepofe le cas , qùonaye fait toutes
chofes 'vniuerfiUes, comme feignee, pur¬
gation, application de ‘ventoufes fur la
nucque du col, ^ fur les ef^auüe s, fii-
Etions, gargarijme s autres chofes ne-
ce faire s en telle diElpofiûon: neanmoins
lepa-
DE LA TESTE. ccixix
le f n-eB point allégé meurt ^ f il
n^efl tofifecouru par cmre moyen .
lors faut ^^enir à ce remede .y c"eB qu"il
faut lier ladite Vuuüe amant qu^ÏÏj^a
^efoin^auecques tel inflrwnentjlequel a
eBé innom par monfeur CalieÜanus, câftêlîa^
médecin trefdoEle de hon iugement^
- ajfahle &i humain, ordinaire du J^y^
^ premier de laJEoyne meredequel m
yjirwnentp eut pareillement feruir à lier
les Polipm ^ ^verrues du col de la ma '
■. îrice,
' itA (JMonBre l^n anneau dont fa par-
, tie fuperieureeji ^peu caue , c>*
■ peut. eftre d’or, ou d'autre matière.
S "Un filet double cm, lequel f in-
. frededaslacauiteduditanneau,
ferre par le moye d’y n nœud
couUant.
£ %Jn autre fil de fer^dedas lequel le-
DES PLAYES
ditfilpajfe pour eBre fern , lors
qu"on mrd pris tant de ladite
uuüe quil en fera hefiin pour efire
couppee fans aucun flux de fang.
St à lors qu"o voudra referrer le¬
dit filet fera repafié ledit filet par
la ‘verge de fer merquee f (^fe¬
ra ferré tant qu'on ‘voudra:e!^ fe¬
ra Idifié ledit filet îujques au îen-
demain^dont ferp extrémité pedra
hors la houche : puis de rechef fera
ferré comme deuant . Or par cefie
aBrffion on fait tomhervne par¬
tie de ladite 'VmRe,t^par ainfi
le patiet recouure feinte . le fay fait
figurer trois defiits inferumets que
tu peux choifir à ta comodité com¬
me tu 'vois en ceBe figure^
Figure dVn iaftrument pour lier, ôi. faire
tomber l'vuulle trop relaxee.
DES PLAYES
lymmtdgeften laiite/Uuuüe e-
Boit ulcéré comfiue outre qu'elle feuB
relaxee, accopagnee d'influx do ptng^
à lors lu fmdro 'ttccuUerifer ^ coupper
auecques%me telle cmuüe feneflree
caMere- aEluelJi d'extrement: qu'on ne:
touchaB nulle partie de la bouche,
La canulle feneflree auec fon
cautere ^aduel.
DE LA TE:STE. ccîxxj
Dùuanta^e
n ay encoreyou-
lu ohmettre à te
donner Idfgure
des inHruments
pour tenir la hou
cbe du patiet ou
uerte pendant
qu’on fera î ope¬
ration: lefquels
\fint nome^ des
anciens. Spécu¬
la oris.
Speculu^
oxis.
DE LA teste: cclxxii il
Des playes des orcillïs.
|f Aîntènant f lut par-
^ 1er des play & deso-
l veilles : lefquêles font
I aucunesfois lu tout
^ çouppeesou portiod^j'
celles:^ aucunesfois veBe encort quel¬
que portion qui tient, l^arqmyfuu a-
mir egard comme auons dit fil y a en-
core Jùfffante nourriture, ferai [ïm
fc ' ^dejon a^uillene toucheras au ut
fartilage,depeur^ue la partie ne xotn-
^ en gangrené f ceguejbuuentesfoh ep
arrm) mahfeulemet prendras le cuir^
ce peu de chair qui eB autour ledit
fartilage auecques comprefjes,^
bandages remedes propres à ce fai¬
re prohiberas l'inflammation ^autres
accidents. oAufi donneras fi bonôrdre
qu'il ne fe face chair fuperfue au trots
DES PLAYES '
de T 0 relie idejeur <ju"eüe né face ohpft
Bhn J 0* sfiouppe le fœcumforameih;,
^our ajle caufe tuy mettras toujtou^
^nfeuéej^onge : àfndTtenïrTe^M^
de l'oréüe ouuert. Pareillement ^feras^
de melicamets fecs, attedu yaela par^
tie eH \’artilafmeujè , ^ par confequep
fortfi:he. Et ou le cas aduiendroit que
lors die fuB du tout couppee ^ apres la
guerfon ff) ckatrifatio le patient pour^
ra porter (pour cacher fin impefeBion ).
^n. lonnet appelé callote:^ d tendrait
de ladite oreille fera emhourrè de coton
ou drap , pour garder le ^ice de laditte
oreille qui aura eBéamputee.
Or il nom jujfra pour leprefent ^a^
uoir traitte desplayes fiaBures de
la tefle^auecques celles de la face : tou-
tesfois pour toufours inBruïre le ieune
chirurgien , auquel mes efcritsfadref
fent,
DE LA TESTE. cclxxüj
JèntJe luy ^eux Lie èncores fdlre le re^
cit de ces deux htfloires desflayes de la
gorge : à fin ^uef il fi trouuoit à lendroit
de tels accidents,qu^tl face le femhlahlè
ou mieux fil feut . CeU que Jéguisfiéû
de temps eHoient deux c^nglots loge^
enfemhle près la porte faint. Marcel, en
cefte^viüe départs , dontt'Vn auoît
quelque fomme d'efcUs, -^njne ajfi^
grojfe cheine d"or,auecques quelques an
très riches h ague s qu’il portait ordinçù-
rement fur fey.Son compagnon ‘voulat
f emparer de tels ioyaux,fiB tant qu’il
le mena huer ^ers le lois de 'Uincene,
^ eHat dedans les lignes Jty couppa
la gorge , ^ luy donna certains oMres
coups de dague , penfoit bien l’auoir
tué , lelaijfiant prefque en fa çhemifi.
Ayant fait cefte trahyfin mefchan--
ceté, incontinent retourna en cefte ^iÜe.
Mm
21}
DES PLAYÉS
Pm le mure qui auoit feint eflre mort^
Je leua, tS^feiH tant qu'il fe trama à la
maifon d'^vn païfant, lequel par pitié le
feiHpenfer ^ medicameter. 'Puis fut
apporté en ceHe ^ille , ou tofl apres ^n -
de fes compa^nos m enuoy a guérir ^oup
lepenfer:ç^trouuay.quil auoitlaTra
chee art ere auecque s L^fopha^ue^^ ou,
meri ( qui eB la <veye du hoire ^ du
manger) entièrement couppee . Étjuhit
ie recotjy fa playe prenant laTraçhee
artere,0^ raprochant plus près qu'il me
fut pof iUe fis deux extrémité^ l'^ne.
contre l'autre ; mais de Læfiphague,
no. par ce quilfefioit retiré ^ers l'efio-‘
machPuis à fa playe appliquay remer
des auecque s comprejfe ^ ligature pro
pre,^ incontinent qu'il fut ainft hahil-
le' commença a parler ^ çi?* nommer ce^
lüy qui luy auoit fait cefl excès . Dont
le meur-
DE LA TESTE^ cclxxiiii
lè meUŸtrler tofl apres fut prms aux
fauxhmrgsfaint tJMarcel. Stle trou-^
ua onfaijy des hardes dudit patiet, dot
il fut conjiituéprifonmerjt^le fait 've^ ’■
rifié apres la mort dupatient , laquelle
fut le quatrième iour de fa l^lejfeure:e;^
toft apres le meurdrierfut rompu fr la
rom près fairlte katherine du^al des
efcoliers :e^ fut le meurtre vérifié pour
auoir recoujùlaplaye dudit patiety l’a- '
y am fait parler,
tAutrë hiÛoîré prejque femMaÛf^^^
d’^n allemantpenfomaire d’^n h an- ^
quiér nomme *ëPerot y demeurant à la
rue des noyers en ceBe ^iüe deH^aris,
lequeljpar ^ne phrenâ^e folle opi-
nioda nuitfecouppa lapr^e d’%^ncou-
teau^e^fe donaplufeurs autres coups,
tant au Thorax qu’au y entre, dont au¬
cuns penetroiet^tude^s^eiT* les autres
Mmij
ejhietfuperjicieîes . €t le ledemamma,
t'm aucuns de fis compaignons le'vou^
lans yijtterj,e trouuerent fort mal auec
grande quantité defang rej^andu an
tour deluy.St voyant tel jpeEiacle cro-
yoient ^ pefoient quefeuH eHefon fer
îiiîeur qui luy auoit fait tel excès par ce
qùil couchoît en fa chamhre : lequel fut
prinsç^menè prifonnier au çhaÛelet,
en luy mettant Jus auoir atnji meurdry
Jôn maijire. Ork fus enuoyéquerîr pour
*vijlter ^ penjèr le malade. Et ^oyat
la Tirachee artere L^ejophague coup
pe auecques plujteurs autres plàyes,
neu^ aucune eljerance defa^^ie.Par^
quoy fus d’auk qu"dn appelajî, Ejîien-
ne de la rïuiere Qoirurgien ordinaire du
"Eopy (fermain cheual. Chirurgie m~
rédn^aris, fut conclud entre nom
quHlfaiüoit recoudre la playe delâgor
DE LA TESTE. cclxxv
ge, comme il a efie récité cjdeuant:pro^
ptementl^playe coufuë ^ handee, U-
dit patimt alternant commença àpar-
1er . Etconfejfa que luy meJmesfeHok
fait tel exceSjÇ^deJchargea di^ tout fin
panure firuitenr,en nosprefences\^de
plujteurs atUres , ^principalement de
deux notaires ^ d’^n commi faire du
chafielet.par ce moyen fut mis ledit fir^
uiteur hors de prifin,^ ahfius entière¬
ment par la confie f ion que fiH fin mM-
fire. Et puis afeurer qu il ^‘eficut
quatre iours depuis , iaçoit que iamais
depuis fia blejfieure ne fieut aualeraum
ne chofi: mais fut aucunement alimen¬
te par clyfiere s nutritifs chofesodo-
rifierates nutritiues: comme mie de pain
chaut trempee en^in. .Et autres chofis
fiemhlatles que ie te laijfe à dire, a cau-
fie de briefiuetè feulement iefajfieureray
DES PLAYES
que par le henejice de la Chirur^e fuB
donne moyen audit alemant de parler
par hf^ace de trois tours. Et aujii.que
fin Jeruiteur fin hoHe furet du tout
defiharge^, la mérité du fait entië^
rement çogneue.
Conclufion^
'Ufqms icy (amy îeBeur)
t'ay demonftre , grâces a
Dieu^u'^eMeefiolt l'anato¬
mie de latefleyenfimhlela
guertfin défis play es f^aBure s: à
fin que le terne appretif Chirurgien ay^
ant cogneu la nature défis aBipSjpuif
feen apres mettrelamalnà la hefin-
gne auec plmgrandeaffeurancexn ap¬
pliquant remedes cmenahlesjuiuat la
DE LA TESTE cclxxyi m
fjf^ethode tcy par 'moy demoBree.St Ji en
ipuelques endroits i’ay %>se de mots
termes non du tout receu^ appr ou-
ue^ en noflre langue vulgaire Jie tefip-
plie conjtderer que noBre.art afes pro¬
pres vocables 0i dirions à P an , come-
ont au^i toutes autre s fciece s : fajfeurat
au furplus ,gue c'efiœuure neuB eBéfi
tofl produit en lumière fanslahone af-
jèEtion que i'ay d^ apporter quelquelfti--
tk'e a la repuUtque ,la préférant a mon
proffit particulier , comme ie fuis tenu:
'voyant les eBr anges hlefeurest^ non
ueauxinconuenientsqmfuruiennentde
wur en tour . 8t d^Dteu, auquel ie Jup^
plie nous enrichir de fes grâces.
F 1 N..
Table ou inuentaire des matiè¬
res principales de ce prefent
liurc 3 duquel le nombre de-
no te le fueillet: a, la première
pagc:b,Ia fécondé.
■ A
Les accidents font encor’ en vigueur iufques
à quatorze iours. ccxj.b.
Aduertiflèmét au ieune Chirurgie, ccxxvi.a.
AEgilops ou fiftules lachrimales ccxlii.a.
Anatomie eft necqflaire au chirurgien, ix.b.
Alueolès. ‘ Ixi.b.
Définition de l’ame. xxxiiii.a.
Diuers noms del’ame Sepourquey. xxxiüi.b
Amevègetatiue xxxv.a.
Amefênfitiue. ibidem.
Ameraifonnable. ibidem.
Des affedions de l’ame. çlx,b.
T rois maniérés de corps qui viuent. xxxv. a.'
Amour. lÜü.a.
Amigdales ou tQïifiles & IVtilité d’icelles,
xc.b,
Amphibliftroide retiforme xxxviii.b
Amphibliftroidés. ■ Ixxix.a
TABLE.
Apopliyfès clinoides xxiii.b.''
Définition des apophyfes clinoides. xli.b.
Apophyfesmâmillaires&leurvtilité xxxvi.a
Arachnoide Ixxviii.b,
Aranea, fon origine &: vtilité _ ibidem.
Arteres carotides. cviii.a.
B.
La bouche Ixxxv.b.
C. ,
Caluaria viiî.a*
Trois Cartilagesàu Larynx cxiiii.b.
Le Cartilage ScutiForme ou Thiroide idem.
Le Cartilage fans noms ibidem.
Cartilage mnominata ibidem.
Le Cartilage Arithenoide femblable à vn bi¬
beron. ibidem.
La chair nouuellement engendree, eft molle
comme fromage cciii.a& b^-
Dcs cataraâ:es , ccxxix.b.
Cure des cataraâres ÇCxxxiûa.
Çataraâics curables & incurables,
ccxxxv.a.ôcb.
Les caufes pourquoy Tos s’al^re & pourrît
cxcvi.a.
Cautères aduels auec cannule de fer cc.b.’
Cautères aduels & leurs effeds , cci. a.
Cautères ad;uels ccvii.a
Sutures du crâne v.a.
Au Crâne naturel font cinq Sutures, ibidem.
Suture Coronale, ibidem.
TABLE.
. Suture Sagitalle ou, droittc vJ>.
S uture Lamb cioide ibidem .
Suture mendeufèfquameuiê vi.a.
Le Crâne pourquoy il eJft de plulieurs os.vi.K
Diuerfité de Sutures vii.a..
Crâne. viii.a.
Cranium. ibidem.
Les cauitez du Crâne Ixvi a..
Caurere & piece de fer propre aux fîftules la-
cfarimales ccxliiii a.&b,.
Pourquoy on doit icauoir le nonibre des iu-
rures du Crâne vii.bi.
Le Crâne eft compofé de fèpt os viii.a.
Au Crâne y a deux tables xii.b.
Les elpeces de ff aélure du erane cxv.b*
Caufè de fradure du crâne cxvi.b,.
S ign e de fradure du crâne cxvii.
Le crâne neft nourri de moeÜe corne les au-,
très osunais du iàng contenu au diploe
cxxxviii.b
Le trou du crâne Ixiii.b.
Le cerueau & Ton adion xvii.a.
Le cerneau eft double fol.eodem
Cerueau dextre & feneftre , xvii.b.
Les mouuements naturels du cerueau peu-
uenteftre appeliez Sift6^1e& Diaftole x.a.
La ftiperficie du cerueau eft rnolle,& finteri-.
euredure xvm-a.
Ne faut laiftèr le cerueau U fes membranes à
defcouuerc cxxjûüi.a
TABLE
De là commotion ou esbranlêmènt=& côn-
■ cufsion du cerneau exxxvii.b
Cerebelle xvii.b
Ceratoidés Ixxvii.a
-Cæcum foramen ci.b.
Cerat de vigo ‘ cciiii.a.& clxx.a.
lleft neceffaire au chirurgien de toucher Ib
poux au malade fi le médecin n’eft prefent.
clv.a.
Cicatrice, Ivii.b.’
Pourquoy les cicatrices demeurent canes à-
pres famputation de l’os. ecvii.b
CiieauxpourfcparerlePericrane cxx.a
•Le Chirurgien doit prendre confcil dûdobèc
médecin ecxxxvi.a
Choana • vxxiiib
Pourquoy le Chirurgien cloft l’œi^ & fait la
fridion ftir l’œil ou efl; la cataraéib
• ccxxxiiii.b.
Conarium. - xxii.a,
L’vtilité du conarium xxii.b.
Origine de la coniundiue Jlxxvii. a ,
Coniundiue adnata epipephiéteos. ibidem
La coniundiue perd fouuenc fa couleur na¬
turelle ccxxiiii.a
Pour refoudre la coniundiue tumefiee par
ventofîté cc^xüii.b.
Vfage de la coniundliue ibidem
La fécondé eornea ibidem
Çeracoidçs * ibidem
TABLE.
La tierce vuea Ixxvii.b
La quatrième aranea arachnoïde Ixxvüi.b
La cinqieme rétiforme ibidem
De contufion qui eft la fécondé elpece de ffa
clure cxxiiii.a
Double facultez de cotignat clii.a
Compas pour coupper l’os du Crâne
clxxxviii.b
Autre compas pour mefrae vfagejequel fe di
late&ferreparlemoyend’vneviz cxc.b
Coulon ccxiii.b
Crainte Iv.b
Le Cuir Ixvi.b
Le vray cuir Ixvii.a
Le cuir non vray ibidem
Cuir mufculeux - iii.a
Cuticule . IxviLa
Cuiracin ibidem
LVfage du vray cuir Ixviii.a
La cure particulière clvi.b
Cure particulière des playes du Crâne,
clxviii.a
La cure de la coneufsion , commotion 8c eC-
branlement du cerueau.. ccix.b
D
Le danger des cautères aducls indeuement
appliquez cci.b
Dauiet & policants cclxui.b
Trente
table;
Trente deux dents
Ix.b
Dents tren chantes indibires
Ixi.a
Dents œiilcres ou canines
ibidem
Différence des dents entre les autres
os lxii.a
Des dents artificielles
cclvi.a
Des dents moUaires
Ixi.a
Des dents rompues.
ecîvii.b
Deltoide
ciiii.a
D efchaulfoir & pouflbirpour extraire le Di-
ploe
, cclix.b
Le diploé que ç*eft
xii.b
Eftroite diette principalement îufques aqua
torzeiours.
cli.a
Pourquoy furuiët difficulté derefi>irer,quâd
le cerueau eft oirens e i
cxxxix.b
Vtilité du dormir
cliiii.a
Dure mere ou dure taye que c’efl:
xiiii.a
La dure mere defeend parle grand trou par
ou defeend la nucque.
ibidem
La fubftance de la Dure mere
xiiii.b
V tilité de la Dure mere
xv.a
Dure mere incifêe
clxxii.b
E
Eleuatoirc de trois pieds cxxvi.a
Eleuatoires cxxix.b-
Embarrures ou enfonfeures cxxviii.b
Emplaftre propre pour extraire les os frad;u-
rcz cxcix.a
tABLË.
Emundoircs du cerneau cv.a
Enclume xi.a
Enfonfùre au Crâne des petits efans cxxiiii.b
Epidermie kvii.a
L’ytilitédeTepidermc Ivii.b
Epiglotte,& defonvfâgc G.a
Pourquoy Erylîpelas occupe la face cxliiii.a
Remedes propres aux Erylipeles cxlv^a
L’Eftrier xi.a
Elpoir liiii.a
Euacuation cliiii.a
Peux fortes dTxcrements au cerueau xxi^a
Des playes de la face ccxviiiia
Les playes de la face fe curent facillement
ccxx.b
Laface ifo
La Face liii»a
Facultèx animales Xxv^a;&b
Siege de la faculté imaginatiüê xxxi^a
Fibra ci. b.
Figure dVn inftrument pour dilater, & tenir
les paupières ftables ccxxiia
Figures diuerfos de cizeaux , pincettes , &C
maillet de plomb cxxxi.a
Fiftules lachrimales ccxlii.a
Figure de tGnailles_,cautere aduel & aiguille
table;.
iccxxix.a ■ Xj#
Foret pôür commencer à ouurîrîe crâne
clxxxi.a
Fradure fè peut faire au cofté oppofîte du
coup cxxxvi.a
La cinqieme eipece de firadure qui Ce fait dil ‘
cofté oppofîte du coup cxxxv.a
Qmtre efpeces de fradurcs qui peuuent de-
ceuoir le chirurgien, dont le patient eh pe- ’
rift: . cxxxvii.a
Les fradurès de la tefte ne font hors de petil
demortiufquesàcentiours cxlix.b
Il ne faut vlèr de remedes oléagineux aux
play ès& fradurès de la tefte_,fî ce n’eft pouf '
mitiger la douleur clxxi.a
Le front i.b
Fungus & fa génération cxciiii»b.&: cxcv.a
G
Gelafîus ■ îv.a
Gomphofe Ixi.b
Des playes de la gorge oclxxiii.a
Goiift xci.b
Greffe en l’ceil ixxvi.a.
H
Hypochimia que c’eft , éc lès caulès.
ccxxx.a.b
table;
Soignes d’hypochimia ccxxxî.a;
Hiftoire du feruiteur de monfîeur de Grolo,
confeiller du Roy au grand confèil
cxxxi.b.çxxxii.a.
Hiftoite du capitaine Hydron cxxxiii.b
Hiftoire dVn feruiteur de monfîeur du mats,
cxxxv.a.
Hiftoire du feu Roy Henry deuxieme
cxxxix.b.
Hiftoire de monfieur de faintlehan efcuier
du Roy cxLb
Hiftoire de monfîeur le duc de Güifê cxli.a
Hiftoire mémorable de la feignee , clviii.a
Hiftoire dVn foldat quifiit blefséau chafte-
âudehedin clxii.b.a
Hiftoire d’vne fille morfè d*vn lypn clxiiii.a
Hiftoire dVnefemmè à qui les yeux lortirent
horsdelatefte ckxv.a
Hiftoire de monfieur de la breteiche oxciî.b
Hiftoire de monfieur de Pienne cxciiii.a
Hiftoire d’vn laquais de feu môfieur de Gou
laines ccvi.a
Hiftoire d’vn gentilhôme du Duc Vrbin ré¬
citée par de Vigo cciiii.b
Hiftoire dVn page de deffunt mofieur le Ma.
refchal de Montcian ccxiiii b
Hiftoire. ccxvii.a
Hiftoire digne d’eftrc bien notée ccxvii.b
Huillc-de vitriol cft deficcatiue 6c fort aftrin
gente ccxviü.a
TABLE.
I
Iiicus
xi.a.& ciiii.à
Ipyèi. ; ' )
tiiiiïa&liiîi.b
Ineifiojijmerque ou fîege
cxxii.b
Inflammations à la Dure mjerc
clxxvi.a
Desplayes des ioues.
ccxlyiii a
Iris.
ixxv.b
L
L a langue
Ixxxviii.b
LVlàge de la langue
ixxxix. a
La langue efl: doublé
xc.a
Des play es de la langue
cçlxii.b
Hiftoire de la langue prelqüe couppee
ccixiü.,b
Inftrument pour ayder à parler à
vn patient
lequel aùoit portion de lalangue couppeci
.cclxv.b.
L’air efl: cauiê d’alterer l’os
cxcvi.a
Lacuna ou collatoire
xviiLb
Lancettes & biftories
clxxviià
Le Larynx
Ixxxviii.b
Le Larynx
cxiiii.a
Des flitures des leüreS
ccl.a
Limes à limer les dents
cclvii.a
L’vfage dû Larynx
xcvi.a
L’vfage des leures
Ixx.a
Lenticulaire
clxxxvii.iï
Les lieux efquels on doit appliquer Trépanés
Nii
table;
cxci.a
Linîment contre le fpafmc clxx.b
Delà luette, vuuUe ou gargareon Ixxxvii.b
M
Maleolus Xi.aciiii.a
Le marteau ibidem
Luxàcion de la maiidibule - iix.a
Les membranes du cerueau font caufe du fcn ,
timent xvi.b
Fortes médecines font contraires aux com¬
mencements des playes & fradlures de la
tefte. cliiii.b
Médicament epulotique ou cîcatrifatif
clxii.a
M edicamêt reftridif du flux de forig cixix. a
La mémoire xxxi.b
Le fiege de la mémoire xxxiii.a
Dixhuitmufcles delaface Ixix.b
Cinqmufcles pour le mouuement de lamâ- -
dibu le inferieure. ■i Ixx.a
Premier mufole de la face ibidem
Secôd mufcle de la face & le troifleme. Ixx.b
Le quatrième mufcle dejia face Ixxi.b
Le cinqieme mufole de la face. Ixxii.a
Sept mufcles de l’œil Ixxv.'a
Premierjdeuxiemejtroifleme^quatrieme
idem.
Le cinqieme_,flxieme,reptieme Ixxv.b
table;
Quatre mufcles au nez îxxxiiÜ.b
Dix murdes pour le mouuement de la lan-
< gue ^ " kxxix.b
Mufdesderoshyoide xciiii.a
Dixhuit Mufcles du larynx xcv.a
Premier inufcle propre au larynx fecod, troi-
iîemej& quatrième xcvi.b
Ginqieme, nxieme cxvii.a
Des mufcles de la tefté dx a
. Mufcles Iplenetiques ' cix.b
Mufcles entrelacez complexi cx.b
Les Mufcles droits & obliques cxi.b ~
Mufcles maftoides cxii.b.
Mundificatif propre à la Dure mere clxxvi.a
Mündificatif propre aux play es des yeux
ccxxiii.b
N
Natés oü fefles dü cerueaü xxii.b
Nature eft le Dieu Yiüânr
Du nez Ixxxiii.a
Vtilitédünez Ixxxiii.b
Septum cartilaginofiimnafî Ixxxiiü.a
Les aides du nez ibidem
Pourquoy le nez n’a point efté olïèux ibidem
Sept coniugations ou paires de nerfs xxxvi.b
Trente paire de nçrfs xxxvii.b
Première coniugation de nerf du cerueau
xxxviiiia
Nn ii
table-:
La féconde coniugation xxxviii.b
La tierce xxxix.a
La qnatriemejcin^ieme & Exieme xxxix.b
Lafcptieme. xl.a
Nerfs récurrents ibidem
Nerfs optiques ou vifîiels kxxi.a
Seconde paire de nerfs desyeux îxxxii.a
Nerfs de fa langue . xcLa
Nerfguftatif xci b
Nerfs récurrents xeviLb
Obftrudio des nerfs optiques eftnômee des
chirurgies oculiftesjguttafèrena ccxxxv.a
Des play es & fradures du nez cclii.a
Tentes cannulees pour le nez ccliii.a
Portraits des nez artificiels ccliiii.a
Aiguilles & canons pour recoudre le nez^no
dutourabbatu. ccivii.a
O
Occiput ' îi.â
Que c’eft que odeur Ixxxv.a
Organe des odeurs Ixxxv.b
Obieâ: de l’odorat . ibidem
Deux différences d’odeurs Ixxxvi.a
L’hôme n a fi b5 odorat que les belles Ixxxv.a
Trois bouleuers pour la mitron & deffenec
de l’œil. Ixxv.a
Des humeurs de l’oeil lxxix.b
Trois humeurs en l’œil ibidem
Premier
TABLE
Premier aqueux &:fonvtilîté ^ iSicicfn ■
Le fécond nommé criftalin & fbh ^tiUté
Ixxx.a
Le tiers vitreux ou albugincux ibidem
La fîtuation de Fhumeur vitreux ibidem
Pourquoy les humeurs font diaphanes & tra
{parants Ixxx.b
Oreilles ci. a
Des pîayes des oreilles eclxxii.a
Orbites Ixxiîii.b
Os occipital. viii.b
OscoronaP / ibidem
Os parietaL ix.b
Ospetreux x.b
Os^shenoideoubafilaire ibidem
Osethmoide xi.a
Qui font ceux qui ont l’os de-là telte plus dur
xi.b
Les os de là face font {èize Ivii. a
Zigoma ou os paris Ivii.b
Qmnzê os de la face îx.b
L’os hyoide xcü.b
LVtilité de l’os hyoide xeiii.a
Les caufes de rendre l’os purulent - clxvii. b
L’os peut {buffrir la .fiéure cxcvi-b
La maniéré comme fe fait l’ouye cii.b
L’obieét de l’ouye font les fons & la voix ibi.
L’air moyen de l’ouy e ciii.b
Nn id.
ii.a
cclxi.b
TABLE.
Pannicule charneux
Pour le palais troué & pertuisé
cclxii.a
Playes & firaétures des os du palais cclxLâ
Du prurit de^ palpebres des yeux ccxlvi.a
Cautere propre aux palpebres quand le poil
lerenuerfe çcxlviii.a
Pannicule cherneux Ixviii.b
Parotides & leur vfage cv.a& b.
Les palettes de paris peuuét tenir trois onces
&:plus. clix.b
Pharynx ou fauces,en grec parifttnia ^ ci.a
Vfage du Pharynx ibidem
Le palais &:fon vfage Ixxxvi.b
Pericrane que c’eft& dont il vient iiii.a
ytilitédupericrane iiii.b
Le Pericrane eftfort adhèrent du çerueauà
l’endroit des commiflûres.
Periofte iiii.a
Pclùis 2xiii.b &xli.a
Penlêe ' xxxi.b
Phrcnefîe xv.b
LaPiemerc xvi.a
Pia mater ibidem
Lapiece de fer pour appuyer le compas lîir le
, Crâne cxc.a
Pinna ; çi.b^^
En qu’elle fîtuation doit eftre le patient
ccxxxvi.a
Par ou la pituite du cerueau s’expurge xli.a
Des
table.
Des playes 8c fradures gxv. a
Lesefpecesdeplayedela tefte cxlv K
Pfognoftique des playes de la, tefte cxli. b
Les playes faites par morlures 8c pîqueures
demandent autre curation que les autres
clxvi.a
Plexus choroide que c eft xx.a
Dequoy eft fait le Plexus admirable cviii.b
Plexus choroidés ibidem
Lepoilquec’eft&fonvfage ii.b
Différence du poil iii.a
Figure dVn pot & entonnoir , pour receuoir
la fiimee éc vapeur aux mal des dents
cclviii.b
Potusdiuinus cl; a
Poudre propre pour appliquer fur la dure me
re , clxix.b
Poudres catacmatiques & céphaliques & la
vertu d’icelles clxxii.a
Poudre propre pour la dure mere clxxiii.a
Poudres propres pour faire feparer les os
cxcviii.b.
Pourtrak d’inftruments pour plulîeurs fcari-
ficationstoutàvncoup clvii.b.
Poffon vulnéraire , cciiii.b,.
Raifon pourquoy la potion vulnéraire fait
merueilieux effedsau corps humain, ccv.a
Les prelàges 8c fignes dé bonne guerilpa
cxlix.a ■
Prognoftique de mort cxlviL^-
Nn üii
TABLE.
Prôuidetice diuine
îiiii.b
Pfàioide ou fornix
xxi.b.
Pupille & fon vtilité
ixxviii.a
R
Ragoidés
Ixxvii.b
Rafoir pour faire incifion
' Gxx.a
RaifonjratiocinationjCntendement xxxi.b
Siégé de ratiocination
XXX. a
Raifon pourquoy on trépané
cîxxx.a
Régime vniuerièl , qu’il faut
ordonner aux
playes & fradures du Crâne ^ & accidents
d’icelles.
cl.a
Remede pour fêder doleur des yeux ccxxii.b
Remedes
clxxiii.a&b
De Ranula
Gclxvi.b
Piece de fer & cautere actuel
propre àlara-
nule
cclxviii.a
Repos
> clx.b
Il faut euiter reperculsif fort âftringêt ôc era-
plaftique au Crâne
ccx.b
Répercüfsif
clxvi.b
Retiforme
Ixxviii.b
L’vtilité de la rétiforme
Ixxix-a
Rets admirable , glandule bafilairc xl. b
Rets admirable
ibidem
Rhis
Ixxxiii.a
Rùgines ou rafpatoires
Gxxiii.a
Rugines d autre façon que les- precedentes
pour coupper d’auantage l’os. cxxiii. b
La ïàliue deftinee pour ay der à
difeerner des
TABLE,
faueurs •
xcii.a
Dufèns
xci.b
Les cinq (èns extérieurs
xxv.b
La fciénee n’eft iamais meîprifêe que par gés
ignares
ccxlv.a
Les cinq fèns intérieurs
ibidem
Sens commun
xxviii.b
Les aéfeions des fèns extérieurs
apartiennent
au fèns commun .
ibidem
Les actions des fens extérieurs' finifTént au
fèns commun
xxix.a
Sens commun premier de tous les fèns exte-
rieurs
xxix.b
Siégé du fens commun
ibidem
Sens imaginatif ou phantafîe
xxix.a
Sens memoratif
xxxi.b
Deux indications principalles delafeignee
dix, a
Définition du fèntiment
xxvi.a
Qmtre chofès font requifès au
fèntiment' i'b.
Septum lucidum que c’eft
xix.a&b
Septum cartilaginofùm nafi -
Ix.a
Le fèton doit eftrc fait de fil de coton ou foye
cramoifîe
Gcxxi^.b
Lefîfflet
lxxxviii.b
Morceau dedans le fîfflct
xciiina
Sinciput
i.b
Signes pour cognoiftre les catarades
ccxxxiiii.b.
Signes certains
cxviii.b
TABLE.
Les lignes pour cognoiftrel alteration & ca¬
rie de l’os cxcvii.a
Les lignes que Nature afaid feparation de
l’os cSii.b
Signes de bonne chair ibidem
Signes conieduratifz cxvii.a
Syringue ^ ^ cxciiii.a
De fciffiire qui eft première elpece de fradu-
re , cxix.b
Scies propres à coupper les os de la telle
cxxyii.a
La lituation du patient qu’on veut trépaner
clxxxi.a
Les fourcils & leur vlàge Ixvi.b
Cauitez foubs les fourcilZi& dequoy elles fer
uent ix.a
Des play es des Sourcilz ccxix.b
Pourquoy le Spaline vient à l’oppolîte du
coup ^ çxlvi.a
Spéculum oris celxxi.b
■ . T
^ DefFinitipn delà telle & lituation d’icel-
îe i.a
La telle . i b.
Les parties de la telle ibidem
Diùilîon des parties cotenues en la telle ibi.
Les parties contenantes & contenues de la
tcllç . ii.a
Temples
TABLE."
Temples iî.
Tenailles capitalles pour incifer;& brifer le
Crâne cxxx.b
Tirefbns cxxv.a.
Tirefons à trois branches clxxxvii.a
Tracheearrerccouppee cclxxiii.a
Trachee artere couppee tant au thorax qu’au
, ventre cclxxiiii.a
DefFinition de Trépanés clxxxii.b
Figure de Trépanés clxxxvi.a
Trépané exfoliatiue cxxvii.b
T repane perforatiue auec deux pointes trian
gles^& la petite chenille pour les tenir au
manche • ccii.a
Autre Trépané propre. lors qu ou veut faire
plulgrâdes ouuertures: defquelles les poin¬
tes font quadrangulairesj!& s’inferent dans
le manche par le moyen d’vne viz ccii.b.
Une faut appliquer Trépane ny Eleuatoire
for l’os entièrement ftaduré exxxi.b.
Trifteflè Iv.b
Deuxtroux à la fin du palais,&: leur vlàge
, Ixxxvii.a
Vtilité dei’anfraduofîté du trou deros cif.a
Les tuniques de l’œil Ixxvii.a
La première tiwiique de l’œil ibidem
L’origine ôc vtihté de la tunique nomtnee
Cornea Ixxvii.b
La T unique du nez Ixxxv .a
TABLE.
V
Ruption des vaifïèaux par coup orbe xiii;b
Les vaifleaux qui entrent au crâne fe vnilTenc
aurorcular xv.b
La veine puppis vii. a & cvii.b .
Veine torculaire xv^b
Origine de la veine torcular cvii,a
Les vapeurs qui s ’efleuent de l’eftomach mo-
tas aux yeux caulènt-lés catarades ccxxxi.a
V eines St arteres de la langue xci.a
Veines ranules ibidem
V eine iugulaire Sc carotide cvi.a
V ena reda ou frontis evii. a
Veine &artereceruical cviii.b
AdeVenerien clx.a
Ventoufès de diuerfe grâdeur auec lancettes
propres clvi.b
Ventricules du cerueau xviii.a
Quatre ventricules du cérueau xviii.b
La caufe de l’eau qu’on trouue és ventricules
du cerueau xx.a
Vtilité des ventricules anterieurs xxi.a
Tiçrs ventricule & fa fîtuation xxi.b
LVtilité du moyen ventricule xxiiii.a
Qiwtrieme ventricule ibidem
L’vtilité du quatrième ventricule' xxiiii.b
Verecuridia^ ^ Ivi.b
Quec’cftdelaveüe kxxii.a
La veue eft plus Ibu daine que Touye; Ixxxii.b
Les chofes vndueufes Sc oleagincufes prom-
' ' ' ptement
table:
ptcment s’enflamment cxlv.a&b
DeVngula ccxxxix.b
P ourqu oy le vomiflement vient à la fradure
du Crâne cxxxix.a
Vuea 8c fon vtilité Ixxvii.b
Raifon pourquoy nature a fait que l’vuee fuft
noire en fa partie extérieure Ixxviii.a
Relaxation d’vuule cclxviii.a
Vuulerelaxee cclxviii.b
ïnftrument pour lier & faire tomber Tvuule
relax ee cclxix.b
Cannule feneftree, auec fbn cautere aduel
pourl’vuule cclxxi.a
L’vlàgedeiVuule lxxxvü.b
Y
Les yeux Ixxiiii.b
Lafltuationdes yeux ibidem
Vaiflcaux. Ixxxi.a
De playes des yeux , ccxx.b
Yeux artificiels defquels t’eft monftré le défi-
fus 8c deflbus ccxxvi.'a
Affedions des yeux ccxlv.b
Crochets aux yeux
Aiguilles 8c biftorie pour les yeux
GCîdi.a
ibidem
EXTRAîCT DV PRIVILEGE.
SL ejlfemif er oBroyê à mdlflretjmhroi
fe Paré, Chirur^en ordinaire du 5
iuréd Parisyfdire imprimer les Hures tirait-
teKypourtraiéls O' filtres, tant de l’anato¬
mie gae des inîhrumcnts de Chirurgie, çÿ*
iceux mettre (^expofer ènvente par tek
imprimeurs , libraires ^marchands quelonluy femblerat
fans ce qi^ autres libraires, imprimeurs,tailleurs de4gures,do-
minotiers , clT autres de quelque qualité ou condition qu’ils
[oient, ^ pour quelque eau fe que ce fait ,puiffent imprimer,
pourtraire,taiîler, poucher,ny contrefaire ,foit en plus grande
ou plus petite forme, enfemble ny feparemét lefdits Hures, trait-
tex., pourtraits ciy figures durant le temps CT efface de neuf
ans enfumants CT conpcutifx,d compter du iour CT éUtte que
les fufdits liures,traittex pourtraits CT figures tant de l’^na
tomie qiélnslruments de Chirurgie, feront acheuex d’impri¬
mer, fur peine de, confifeation defdits Hures , CT de rejfondre
desdommages CT intereflxdudit pare, & libraires par luy
choifix auec autre peine & amende arbitraire : ainfi que plus
àplain eil contenu aufdittes lettres dupriuilege,fur ce donne’
ÀBloys le i.iour d’OBobre, 1559. Et de nofire régné lepre
mier.
ParlePpyenfoticonfeil,
Bourdin.
Acheué d'imprimer le iS.iour
de Feurier. yô"!.